Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

Rechercher

Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 00:25


Zone de Texte: Ici, sur les « clandestins » Les listes que suit le blog font passer de multiples informations qui passent sinon plus qu’inaperçues. Alors en voici quelques-unes sur Mayotte pour compléter l’information entamée par linter dès sa création et dernièrement dans l’article sur le livre essentiel publié par les éditions Agône. Une première série concerne les clandestins. Deux autres suivront sur Bacar, réfugiée … à la Réunion. Et sur le statut qui en dit beaucoup sur la colonisation à la française au XXIème siècle Clandestins, sans-papiers, noms donnés par les pouvoirs à ceux qui veulent circuler et ne pas rester là où les Etats veulent qu’ils restent. Situation particulièrement exacerbée dans une île colonisée, séparée il y a à peine 30 ans des autres îles d’un archipel, si unies qu’elles portent le nom commun de Comores. A peine trente ans, cela signifie bien que des familles se sont retrouvées séparées par un mur invisible. Situation où la dimension d’exploitation apparaît de manière criante par des conditions de vie sans comparaison d’une île à l’autre Situation extrême qui voit le nombre de reconduite se compter en dizaine de milliers. Et situation particulière, puisque pour la première le pays dit d’origine décide de refuser ces reconduites. Les listes que suit le blog font passer de multiples informations qui passent sinon plus qu’inaperçues. Alors en voici quelques-unes pour compléter l’information entamée par linter dès sa création et dernièrement dans l’article sur le livre essentiel publié par les éditions Agône Droit du sol : une "tradition française", pour Jego NOUVELOBS.COM | 26.03.2008 | 08:40 Le nouveau secrétaire d'Etat à l'Outre-mer dit ne pas savoir si l'évolution du droit du sol à Mayotte "endiguerait le flux d'immigration", alors que son prédécesseur avait évoqué sa remise en cause. Yves Jégo, le nouveau secrétaire d'Etat à l'Outre-mer (UMP) a qualifié mardi 25 mars le droit du sol de "grande tradition française", dans une interview à France O, alors qu'il doit se rendre dans deux jours à la Réunion et à Mayotte. Interrogé sur les déclarations de son prédécesseur Christian Estrosi (UMP) qui avait évoqué une possible réforme du droit du sol pour les enfants nés à Mayotte de parents en situation irrégulière, Yves Jégo a affirmé que "le droit du sol est une grande tradition française"."C'est un sujet qui mérite beaucoup de respect et qui doit être préservé", a-t-il dit. "Evolution du droit du sol" "La question qu'on se pose aujourd'hui est (de savoir) si une évolution du droit du sol pour les enfants nés dans les maternités (de Mayotte, NDLR) de parents en situation irrégulière endiguerait le flux d'immigration, pour l'instant je n'ai pas de réponse", a ajouté le secrétaire d'Etat. Yves Jégo a dit rechercher les moyens de "stopper le flux d'immigration irrégulière pour ne pas déséquilibrer" la collectivité départementale de Mayotte, qui aspire au statut de département-région. Développement des Comores "La question du codéveloppement est prioritaire, je mettrai mon énergie pour que l'on aide les Comores à se développer", a-t-il dit, alors que les Anjouanais "prennent des risques insensés" pour tenter de rallier l'île française par barques. Assurant vouloir "être le ministre de l'intérêt général des ultra-marins", il a prôné "l'apaisement" à La Réunion, dont la présidente du conseil général Nassimah Dindar (UMP) a été réélue dimanche grâce à 18 voix de gauche. Il a encouragé Nassimah Dindar et son adversaire DVD Jean-Louis Lagourgue "à trouver une voie de sortie intelligente"."L'Etat a besoin de collectivités stables", a affirmé Yves Jégo… (live) Très important : depuis le 1er il est impossible à la préfecture d'expulser les sans papiers (et ceux auxquels on a supprimé le titre de séjour) - le 2 le gouvernement comorien a fait savoir qu'il n'acceptait pas que l'on rapatrie ses ressortissants - à ma connaissance c'est la première fois qu'un pays d'exilés affirme sans ambages que ses ressortissants sont chez eux là où ils ont décidé de s'installer. Si des bateaux s'aventuraient dans les eaux comoriennes avec une cargaison de clandestins il serait saisi puis brûlé ! Du coup sauf à transformer le centre de rétention de petite terre en camp de concentration et à en créer d'autres, nombreux, en grande terre, sauf à faire de Mayotte tout entière une zone d'attente sous contrôle militaire, il n'y a rien d'autre à faire que de relâcher ceux qui ont été pris. Et c'est ce qui se passe, au compte goutte il est vrai. C'est assez fantastique. Mais les bougres mécontents ont prévu de se réunir à Mamoudzou ce dimanche pour envisager des "solutions" à cette "crise" - à moins qu'on en vienne aux négociations d'intérêts - ce qui paraît douteux pour le moment, il vont marcher à fond dans l'impossible et seront tenus par lui comme à la gorge. Ce qui est somme toute assez bon. La situation est franchement extraordinaire : il est interdit à tout Anjouanais n'ayant pas de titre de séjour de 10 ans d'aller vendre quoi que ce soit au marché ou sur les routes, il n'y a donc plus rien de ce qui entre dans la cuisine de base des Comoriens (générique) à manger, mais en contrepartie il est interdit de les envoyer par bateau !!! Matsu Lors d'une intervention télévisée au Sénat, l'un des deux sénateurs de Mayotte, Adrien Giraud (UDF), est revenu sur la décision prise mercredi par les autorités comoriennes de ne plus autoriser les retours des personnes expulsées de Mayotte par les autorités française. Après avoir lu le décret des autorités comoriennes, le sénateur s'est inquiété des conséquences d'une telle interdiction. "D’autre part", a-t-il lancé à l'assemblée, "la conjoncture politique et diplomatique, liée aux difficultés de l’île comorienne d’Anjouan a comporté pour Mayotte – et à Mayotte même – de très graves conséquences en raison des violences exercées sur les personnes par des "clandestins" comoriens. Ces événements sont d’autant plus fâcheux que les autorités de l’Union des Comores paraissent décidées à s’opposer au retour de leurs ressortissants reconduits à la frontière." "Monsieur le Ministre", a-t-il lancé à l'adresse d'Yves Jégo, "les Mahorais ne peuvent admettre que Mayotte, qui n’aspire qu’à la tranquillité au sein de la République Française, devienne le théâtre habituel de violences générées par les affrontements entre les îles voisines. Face à cette situation difficile, pouvez-vous Monsieur le Ministre, nous faire part des mesures d’urgence susceptibles de mieux assurer la sécurité de la population de Mayotte ?" La réponse de secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, a été la suivante : "Une procédure [concernant Mohamed Bacar] est engagée, dans le respect des droits de l'homme mais avec la sévérité et la fermeté nécessaires. Nous sommes conscients des risques pour la sécurité des Mahorais. Les violences ont fait des! blessés graves, mais la réaction de la force publique a été efficace. J'étais sur place pour discuter du dossier de l'immigration irrégulière. Le Gouvernement renforce le dispositif de contrôle, un troisième radar sera prochainement installé dans le secteur sud de l'île et les moyens maritimes seront accrus. Mais le contrôle aux frontières n'a de sens que si nous savons nouer un partenariat avec l'Union des Comores, afin d'organiser les reconduites vers l'archipel. Le dialogue s'impose surtout pour éviter les départs massifs depuis les plages d'Anjouan." M. Jégo a affirmé que "cette question retient toute l'attention du Gouvernement et, depuis mon retour, plusieurs réunions interministérielles se sont tenues." Mardi 15 Avril 2008 Deux morts, quatre rescapés et une quarantaine de disparus : une fois encore la traversée d'Anjouan vers Mayotte a fait des victimes. Autour de Domoni, la côte est très découpée. Seules quelques petites plages permettent d'embarquer. C'est dans la soirée du samedi 12 avril, vers 19 heures, qu'une embarcation a quitté les côtes de Papani, au sud de Domoni, avec à son bord cinquante candidats à la migration. Les hommes, femmes et enfants qui se partageaient les places dans la vedette n'auront même pas parcouru deux cent mètres avant que celle-ci ne chavire. C'est une passagère originaire de Mwali qui aurait nagé jusqu'à la terre ferme pour annoncer le naufrage. Après trois quarts d'heure, les premiers secours -des habitants de Domoni- arrivent sur les lieux. On a entendu le ronflement des moteurs et une minute après c'était le silence, on a cru qu'ils avaient oublié quelque chose. Il faisait déjà noir et on a pas su que la vedette avait chaviré, mais tout à coup, on a entendu derrière! nous que vite, il faut sauver les gens dans la vedette, et on a couru", raconte Kadafi, qui avait assisté au départ de son ami. Un homme de 26 ans qui tenait dans ses mains un bébé de six mois qui 'était pas le sien, a été secouru, de même qu'un autre naufragé qui était resté dans le kwassa, et qui a sauvé la vie d'un enfant de deux ans et demi. Les secours ont aussi retrouvé le corps d'une femme d'environ 45 ans, décédée avant leur arrivée. Au cours de cette nuit, seules ces six victimes - cinq rescapés et deux défunts- ont été repêchées. Ni les autorités, ni les pêcheur, n'ont essayé d'organiser d'autres recherches. "Vu le manque de carburant qui frappe Anjouan, on ne peut pas aller au large", a affirmé un collectif de pêcheurs. On peut penser que la quarantaine d'autres passagers ont été emportés par le courant de Papan! i, l'une des plages les plus agitées de la région. On ignore ! s'il existe d'autres rescapés. Le lendemain du naufrage, dimanche vers 15 heures, le hasard a fait transporter un autre corps au large de Domoni, celui d'une femme âgée d'une trentaine d'années. Les deux passeurs n'ont pas été retrouvés. Il y a tout juste une semaine, 30 autres personnes ont achevé leur route dans les coraux du lagon mahorais. Il a fallu l'intervention de la Police aux frontières (PAF) de Maore pour les transporter saines et sauves au Centre hospitalier de Mayotte (CHM). Depuis ce samedi soir, une partie de la population de la région de Domoni commence à hausser le ton et demande que justice soit faite. Alors qu'il était communément admis que le régime de Bacar collaborait avec les réseaux de passeurs, des citoyens réclament des nouvelles autorités qu'elles se soucient de la question. "Maintenant, qu'est-ce que nos autorités vont encore nous raconter ? On savait que les brigades de gendarmerie n'étaient là que pour sécuriser les départs des kwassas et non la vie des gens. Nous voulons voir traduire ces gens devant la justice" proteste ainsi Mwe Dhoiou, notable à Domoni. -------------------- Une délégation française devait arriver lundi soir 14 avril aux environs de 23 heures à Moroni pour une mission de trois jours. Selon le programme officiel communiqué par le ministère comorien des Affaires étrangères, la délégation rencontrera mardi 15 avril le ministre des Affaires étrangères à 10 heures, le ministre de la Justice à 11 heures, puis le président de l'Union des Comores à 16 heures. Selon Mohamed Nafion, conseiller politique au ministère des Affaires étrangères, cette délégation va sans doute évoquer avec les autorités de l'Union des Comores "des sujets d'intérêt mutuel" afin de relancer le dialogue entre les deux pays. Au menu certainement, le sort de Mohamed Bacar et l'interruption des expulsions pratiquées par la France à Mayotte! Inacceptable selon nos ministres ! Les rafles ne servent plus à rien car les Comoriens refusent les reconduites. Certes il s'agit de la part des Comores d'une pression pour l'extradition du colonel Bacar, homme fort d'Anjouan récemment évincé. Mais il s'agit aussi d'une affirmation par les Comores de leur indépendance et de leur droit à refuser que, chaque année depuis 2006, 16000 ressortissants de leur Etat soient raflés et renvoyés. "Parade" organisée par plusieurs maires de Mayotte : menaces très violentes sur les Anjouanais - menaces de destructions des "bangas" (logements précaires), appel à partir volontairement au plus vite sinon....! Un climat détestable. Marie Duflo Naufrage du kwassa : le bilan corrigé Jeudi 17 Avril 2008 Selon un témoin du drame, le bilan du dernier naufrage de kwassa connu entre Anjouan et Mayotte, intervenu samedi 12 avril au large de Papani, serait moins lourd que prévu. Trois kwassa interceptés à Mayotte La préfecture de Mayotte annonce avoir intercepté dans la nuit du mardi 15 avril deux embarcations de type kwassa au large des côtes mahoraises, entre 1 heure et 2 heures du matin. La première, pilotée par deux passeurs, transportait 29 passagers ; la seconde 38, plus deux passeurs. La veille, un autre kwassa avait été intercepté à l'intérieur du lagon à 17 heures. Il transportait 15 personnes dont deux passeurs, selon les autorités françaises. Le bilan annoncé sur ce même site il y a deux jours faisait état de deux morts et une quarantaine de disparus. Un témoin qui a participé aux premières tentatives de secours des naufragés du kwassa parti samedi soir depuis la plage de Papani, au sud d'Anjouan, estime cependant que ce bilan doit être revu. Selon lui en effet, "de nombreux passagers de la vedette ont pu regagner la côte à la nage, car le kwassa a chaviré à moins de 200 mètres de la plage". Lui-même dit en avoir croisé sur la terre ferme, trempés. "Ils se faisaient discrets". Si d'habitude les rescapés se font connaître, là, "ils sont vite rentrés chez eux" de crainte, indique notre témoin, "de se faire arrêter par les troupes soudanaises". Positionnées dans la région pour sécuriser l'île depuis le débarquement le 25 mars dernier, ces dernières ont notamment pour mission d'empêcher les départs de kwassa à destination de Mayotte, affirme notre témoin. Les rescapés parmi la cinquantaine de passagers du kwassa seraient donc plus nombreux que prévu – combien nous l'ignorons. Le nombre de morts a par contre augmenté : il était mercredi 16 avril de cinq. VM VM (avec APA) ANJOUAN Mouvements sociaux, Syndicalisme Des cailloux jetés sur la voiture de Christian Job Mardi 15 Avril 2008 Christian Job, ambassadeur de France aux Comores depuis 2005, a vu lundi 14 avril son véhicule caillassé par des jeunes lors de son passage dans le quartier d'Itsandra plage. Le pare-brise de sa voiture a été cassé. Les recherches pour trouver les coupables n'ont pour l'instant rien donné. Seules les premières pierres lancées ont été saisies par la gendarmerie en attendant que leurs lanceurs soient rattrapés. Un incident qui fait suite aux mouvements de tension contre les wazungu (occidentaux) en Grande-Comores comme à Mayotte le 27 mars dernier après l'affaire Mohamed Bacar. Voici l'avis très intéressant de la Commission nationale de déontologie de la sécurité qui avait effectué une visite à Mayotte suite au naufrage du mois de décembre. La Commission condamne les méthodes de police en mer qui laisse dériver le bateau feux éteints, cette méthode est contraire aux règles internationales de navigation et "la Commission estime que les risques pris par les fonctionnaires de police, lors de tels abordages en mer, ne sont pas proportionnés au but poursuivi par une telle opération: un contrôle d'identité de personnes soupçonnées d'être en situation irrégulière." Toutes les remarques sur les conditions matérielles de rétention et sur les conditions d'exercice des droits renforcent ce que nous avions déjà relevé. Vous ne manquerez pas de lire dans les recommandations: "Les conditions de vie au centre de rétention administrative de Mayotte portent gravement atteinte à la dignité des mineurs retenus. La Commission demande que les mineurs ne soient plus placés en rétention dans l'actuel centre de rétention administrative de Mayotte, conformément à la réglementation française et internationale en vigueur." Pour lire cet avis, consultez : http://www.gisti.org/spip.php?article1128 Les circonstances de l'accident Alors qu'une enquête judiciaire est en cours pour déterminer les responsabilités du passeur et de la police dans ce naufrage qui avait provoqué la disparition de plusieurs personnes, dont un enfant de 12 ans, dans la nuit du 3 au 4 décembre 2007,la CNDS évoque les circonstances de l'accident dans son rapport. Il ressort du document que le passeur aurait transmis la barre du kwassa au dernier moment à un jeune passager, qui n'aurait su que faire ; dans le même temps, le pilote de la vedette de la PAF qui naviguait tous feux éteints n'aurait vu qu'au dernier moment l'embarcation. "Nous voulions, comme toujours, aborder l'embarcation qui transportait des clandestins en nous positionnant en parallèle par tribord arrière.J'ai soudain constaté la présence d'une masse noire sur notre bâbord avant, sous nous. J'ai ordonné au barreur - et il l'avait déjà fait en réflexe -, de mettre en marche arrière toute, mais la collision a eu lieu tout de suite", a indiqué un membre de la PAF présent. Au même moment, indique lerapport, à la suite d'un choc violent, "les passagers du kwassa-kwassa, dont certains dormaient, sont projetés à la mer. Peu d'entre eux savent nager ; pris de panique, tous ceux qui le peuvent tentent de s'accrocher à ce qu'ils trouvent : au bateau éventré ou à d'autres naufragés." Dans la journée du 4 décembre, vingt-six personnes, dont six mineurs, furent placées au centre de rétention de Pamandzi, avant d'être remis en liberté pour le besoin de l'enquête. Alors que les autorités comoriennes refusent toujours – ce depuis leur retour effectif à Anjouan le 25 mars- les expulsions de Comoriens sans-papiers français depuis Mayotte, les interceptions de kwassa se multiplient dans le lagon. Mardi 22 avril en fin de matinée, la vedette de la Brigade nautique de la gendarmerie de Mayotte a intercepté une embarcation à l’extérieur du lagon, pilotée par un passeur d’origine comorienne, qui transportait 39 passagers. Lundi 21 avril en milieu d'après-midi, la vedette de la Brigade nautique de la gendarmerie de Mayotte a intercepté une embarcation à l’intérieur du lagon. Le kwassa, piloté par deux passeurs, transportait 18 passagers. La veille, deux embarcations avaient déjà été arrêtées dans la matinée, toutes deux à l! 'extérieur du lagon. La première transportait 15 passagers et était conduite par un passeur ; la seconde 32 passagers. Samedi 19 avril, une autre vedette avait été interceptée à l'intérieur du lagon, transportant 20 personnes dont deux passeurs. Dans tous les cas, les passagers ont été libérés. Les passeurs ont quant à eux été mis en examen pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "aide à l’entrée irrégulière". Les barques et moteurs ont été saisis en vue de leur éventuelle destruction, comme d'habitude. La semaine dernière, la Police aux frontières avait intercepté quatre kwassa transportant respectivement 28, 29, 38 et 13 passagers. Depuis le 25 mars et le retour effectif des autorités de l'Union des Comores à Anjouan, le gouvernement comorien refuse d'accueillir les Comoriens refoulés du sol mahorais. VM Inacceptable selon nos ministres ! Les rafles ne servent plus à rien car les Comoriens refusent les reconduites. Certes il s'agit de la part des Comores d'une pression pour l'extradition du colonel Bacar, homme fort d'Anjouan récemment évincé. Mais il s'agit aussi d'une affirmation par les Comores de leur indépendance et de leur droit à refuser que, chaque année depuis 2006, 16000 ressortissants de leur Etat soient raflés et renvoyés. "Parade" organisée par plusieurs maires de Mayotte : menaces très violentes sur les Anjouanais - menaces de destructions des "bangas" (logements précaires), appel à partir volontairement au plus vite sinon....! Un climat détestable. Marie Duflo PARIS, 24 avr 2008 (AFP) - 19h56 Mayotte: Jégo souhaite action ferme de la France vis-à-vis des Comores. Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer Yves Jégo a souhaité jeudi soir "une action diplomatique ferme de la France vis-à-vis des Comores" pour qu'elle puisse renvoyer dans l'archipel ses ressortissants en situation irrégulière. "La situation de Mayotte devient extrêmement préoccupante au titre du nombre d'étrangers en situation irrégulière qu'on ne peut pas renvoyer aux Comores parce que le gouvernement des Comores refuse de reprendre ses propres ressortissants", a déclaré M. Jégo à l'AFP. Le secrétaire d'Etat, qui rencontrera vendredi le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a jugé "parfaitement inacceptables" les propos du ministre de l'Intérieur des Comores affirmant qu'il n y a "pas de raison que les Anjouanais n'aillent pas à Mayotte car Mayotte était une terre comorienne et qu'elle avait vocation à le redevenir juridiquement". Selon le président du conseil général de Mayotte, Ahmed Attoumani Douchina (UMP), des dizaines d'Anjouanais arrivent chaque jour à Mayotte par la mer et sont relâchés ensuite par la gendarmerie après un bref séjour au centre de rétention, qui ne dispose que de 60 places. La France n'est plus en mesure de les reconduire à la frontière et de les renvoyer par avion, la liaison aérienne avec les Comores étant de nouveau interrompue. "On ne peut pas imaginer que Mayotte soit victime plus longtemps de cette attitude qui n'est pas acceptable de l'Union des Comores, nous sommes aujourd'hui en situation de tension extrême", a déclaré M. Jégo. La préfecture de Mayotte a été "obligée d'ouvrir un centre de rétention provisoire", a précisé le secrétaire d'Etat, qui a demandé lors de son récent déplacement "qu'on accélère le projet de construction d'un autre centre de rétention" (de 90 places). La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a qualifié le centre de rétention "indigne de la République", dans un avis rendu public par la Cimade. M. Jégo a confirmé que la France était "en train de mobiliser des moyens aériens" contre l'immigration (un hélicoptère) et qu'"un troisième radar doit être installé en juin, çà c'est une garantie". Le secrétaire d'Etat a par ailleurs indiqué qu'il avait reçu jeudi avec MMe Alliot-Marie une délégation mahoraise au sujet de la départementalisation souhaitée par le conseil général, et qui passe par un référendum local. "L'Etat sera neutre dans la campagne", leur ont dit les ministres. "Le referendum aura lieu fort probablement au premier semestre de l'année 2009, avant le 18 avril 2009", selon M. Jégo. "Un groupe de travail va être mis en place" pour une "départementalisation progressive et adaptée", avec "une campagne d'explication sur les avantages et les bouleversements" qu'elle apportera. "Si les mahorais refusaient la départementalisation, nous apporterions la garantie que

Partager cet article

Repost 0
Published by luxemb
commenter cet article

commentaires

Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2