Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

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Dimanche 5 juillet 2009
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Un texte déjà ancien pour réfléchir sur le Honduras
Jeudi 12 décembre 2002


Le Manuel ou Plan organisatif de la chaîne d’évènements qui mène au parfait coup d’État en Amérique Latine fut élaboré par une équipe de sociologues et de psychologues sociaux aux États-Unis, à la demande de leurs organismes d’intelligence.

Selon toute probabilité, ce fut un sous-produit de la déroute du corps expéditionnaire organisé par la CIA, à la Baie des Cochons, à Cuba. Auparavant, la doctrine golpiste en usage montrait la convenance d’une invasion par un corps militaire organisé, armé et instruit ad hoc, à la façon de l’armée, avec laquelle le Colonel Castillo Armas renversa le Gouvernement démocratique de Juan Jose Arevalo, au Guatemala en 1954, inaugurant un demi-siècle de terreur et d’assassinats de civils.

En divers pays d’Amérique Latine - depuis l’Argentine et le Chili en passant par l’Equateur et le Venezuela, incluant les pays d’Amérique Centrale et le Mexique - on connut publiquement dans la décade des années 60 le recrutement d’intellectuels universitaires ayant de l’expérience dans l’élaboration de rapports et d’enquêtes ( au Venezuela on engagea une étude - bidon - au CEDES ). Ces études provoquèrent une connaissance élevée des caractéristiques psychosociales des peuples latino américains et de logistique de leurs comportements. Le " manuel " encore en usage, utilisait par conséquent des éléments de leur propre idiosyncratie ( par exemple, leur esprit de groupe ou Don Quichotes ), ainsi que leurs faiblesses et leur profil psychologique ( leur vision du machisme, certaines peines ou hontes devant le groupe, particulièrement celui des femmes, etc. ) pour atteindre leur objectif.

Parallèlement à ce Manuel, il exista d’autres documents qui structuraient des réponses pour d’autres situations, telles les guérillas ou les guerres prolongées.

LES LIGNES DIRECTRICES DU MANUEL SONT LES SUIVANTES :

1. L’objectif ultime du Plan conspiratif est d’obtenir l’adhésion d’un segment du Haut Commandement des Forces Armées pour l’utiliser contre un Gouvernement désaffecté, afin de faire assassiner la direction et les politiciens d’inspiration populaire du pays dont il s’agit.

Il ne s’agit pas de gagner la base sociale ou la majorité électorale, mais d’articuler des forces qui ouvrent un espace social et de conscience pour l’utilisation des Forces Armées à l’encontre de leur propre peuple.

2. Il s’agit d’une vision de la lutte sociopolitique que l’on visualise comme une guerre, laquelle se dénoue, en accord avec le Manuel, à partir de l’utilisation de corporations patronales, de syndicats et de groupes militants des couches moyennes, en butte à une gouvernement légitime. Au moment de sa construction, cette approche était en consonnance avec les craintes et l’idéologie de la guerre froide, et que l’on continue d’appliquer au présent, malgré les vacillations dans son application dans les périodes des présidents Carter et Clinton.

3. Le Plan de Déstabilisation ou du Coup, selon ce qui a été appliqué, débute avec la constitution, de la part du département d’Etat, de deux équipes ou " task forces " responsables à la fois de deux voies ou tracks d’actions et de tâches. Ces équipes sont interreliées au niveau d’une direction pour l’action politique dans le pays en question. En général, celui qui dirige les opérations est l’ambassadeur, mais on connait des cas, comme celui du Chili dans les années 70, dans lequel

la direction fut exercée directement par le secrétaire d’Etat Henry Kissinger, et coordonnée localement par un fonctionnaire d’un moindre rang dans l’ambassade. Cela permit de mieux tromper le Gouvernement d’Allende, lequel était confiant dans la rectitude d’un ambassadeur ami, sans s’imaginer que ce dernier, aussi, pût avoir été désinformé.

4. La première de ces équipes ou groupe de travail est,en général, chargée de structurer les mécanismes et les évènements du milieu politique ( promotion de leaders, structuration et renforcement de nouveaux et de vieux partis, réalisation d’alliances, initiatives politiques locales et internationales.

5. La seconde équipe se charge de la captation des secteurs golpistes civils et militaires, incluant lesders et individualités achetables, influencables ou pouvant être soumises au chantage, de partis oppositeurs, et même du secteur populaire. Parallèlement, on s’occupe du paiement à des journalistes vénaux et au maintient financier des journaux, des radios et des canaux de télévision, de l’élaboration de l’information biaisée pour leurs accolytes, et d’autres tâches de guerre psychologique. Progressivement, on fait du sabotage à la structure du Gouvernement ( incluant les infrastructures ) et des actions d’appareils clandestins et de certains secteurs sociaux, influencés, financés ou infiltrés, tels qu’arrêt de travail, mise en place de ’niples’ et blocage de routes, accaparement d’aliment et de biens de consommation, de provisions et rechanges de fournitures agricoles et industrielles, de facon à produire un chaos économique et social tout le long d’un processus qui s’étend sur deux à trois ans.

6. Cette séparation en deux équipes opératives est réalisée afin de centrer chaque groupe sur la résolution centrale de chacun des aspects qui soutiennent l’État de droit en nos pays. Par la suite, la Coordination définit les actions conjointes.

Les aspects qui, on suppose, soutiennent l’État de Droit et qui doivent être affaiblis et minés sont, selon le Manuel :

a) La légitimité institutionnelle

b) L’ordre public

c) L’intangibilité territoriale

Ce dernier élément qui peut remettre en question l’Etat de Droit au travers de problèmes limitrophes ou territoriaux entre états voisins, est utilisé avec précaution par le département d’Etat, puisqu’il provoque de sérieux problèmes d’accentuer le visage du nationalisme, dont le contenu peut être contraire aux intérêts de la Métropole.

7. Le plan s’initie par le recrutement de la part de la première équipe, de quelques politiciens néoconservateurs ou fachistes, et de journalistes vénaux. Avec l’appui de ces promoteurs on donne naissance à la création d’un nouveau parti néofachiste ( Patria et Libertad dans le cas Chilien, Arena au Salvador, Primero Justicia au Venezuela) dans lequel on attire des groupes intégristes tels ceux de Fiducia, TFP et des partis comme celui de Pena Esclusa dans le cas Vénézuélien.Par ce mécanisme débute une campagne de longue haleine vers les secteurs des classes moyennes, les femmes et les groupes d’immigrants afin de les éloigner d’une quelconque sympathie envers le Gouvernement national. Pour eux on utilise l’arrivisme social et une campagne de provocation qui emploie plusieurs fois, faussement d’ailleurs, le nom de groupes du Gouvernement, ou près de ce dernier, qui peuvent reproduire des attitudes xénophobes. Cette campagne est un des premiers actes public du Plan et n’apparaît pas dirigé contre le Gouvernement qu’il prétend déstabiliser. Parallèlement on stimule la xénophobie et le racisme envers les Noirs, les étrangers, les marginaux, les Cubains et même jusqu’aux groupes ethniques considérés comme exotiques comme les Chinois ou les Coréens et les indigènes. Dans quelques pays, comme l’Argentine, on a même inclus les Gitans et les Juifs.

8. Le regroupement politique qui se promeut entre les forces conservatrices ne fonctionne pas toujours spontanément vers une option golpiste, pour lequel on réalise un regroupement ; on réalise alors une alliance politique avec des secteurs conservateurs de l’Eglise. Cette relation est complexe et on préfère utiliser des prêtres de rang moyen et d’ordres non identifiés à l’extrême droite comme celui de l’Opus Dei. L’expression de ce mécanisme est l’image télévisée qu’on construit avec certains prêtres desquels, on les fait, ipso facto,voix du Haut Clergé. Au Chili le Père Hasbun, encore reconnu aujourd’hui comme le curé de la mort joua un rôle étoile. Au Venezuela, on peut observer Mikel de Viana s.j. comme ’’voix’’, quoiqu’il y ait quelques évêques qui désireraient jouer ce rôle. On cherche cette figure ecclésiastique entre les prêtres catholiques et on l’utilise pour projeter un message de haine et de ressentiment envers le Président et ses supporteurs, lesquels passent, dans les médias sous contrôle du Plan, pour des hordes de méchants et des pervers. Ce message prépare les conditions de déshumanisation requises pour la répression extrême ultérieure que le Plan projète d’obtenir. L’expérience en Amérique Latine, jusqu’à maintenant, montre que, malheureusement, cette attitude anti-valorisante est endossée par un vaste secteur du clergé, et que postérieurement au coup d’Etat, le clergé fait la sourde oreille envers l’assassinat de prêtres compromis avec l’humble peuple. Qu’on aille voir sous ce rapport la première année de la répression au Chili, 1973-74.

9. Le Plan se consolide à travers des arrêts de travail et des grèves sectorielles, des corridas bancaires, des attaques à la monnaie, des rumeurs et des actes de déstabilisation qui vont s’interconnectant, et dont l’articulation est assurée avec l’argent de la mafia et les coupoles de syndicats-clés, telles celles des taxis, des chauffeurs d’autobus, des camionneurs et transporteurs. Dans la grande majorité des cas, la défense de leur monnaie de la part de leur Gouvernement facilite paradoxalement le maniement des ressources qui arrivent de l’extérieur avec l’objectif de déstabiliser. Aujourd’hui on sait que pour chaque arrêt de transport au Chili, le ’’task force’’à cet égard, assignait $5. par jour d’arrêt, et pour chaque camionneur, il était entendu que $3. seulement arrivait à ce dernier, le reste revenant à leurs dirigeants. Ainsi un arrêt serait une bonne affaire, particulièrement pour les coupoles corrompues par la dirigeance corporative.

10. Parallèlement à ces faits, on crée une pénurie artificielle. Dans le cas du Chili, très divulgué par les milliers de Chiliens exilés avec Pinochet, on utilisa amplement l’achat massif et direct des marchés locaux par des agents et des alliés golpistes, de matières basiques pour la population ( biberons, aiguilles à coudre, aliments pour bébé, sucre, lait, etc. ) ainsi que la convocation ouverte, de la part de la presse affectée aux golpistes, aux industriels Chiliens, à utiliser l’huile commestible pour faire de la peinture et d’autres actes dissimulés.

11. Le Manuel golpiste informe le secteur qui coordonne cette seconde phase à stimuler l’accaparement de toute classe de biens pouvant être mis en conserve et non périssable. Dans le cas Chilien, pendant la deuxième année de gouvernance d’Allende, les entreprises commerciales retardèrent, de manière artificielle, l’approvisionnement de produits sur les marchés, produisant désordre dans la structure des prix et obligeant à un réajustement de la part du Gouvernement, lequel fut rendu responsable par la machinerie golpiste d’accaparement et de marché noir.

12. Le conflit fut plus évident lorsque vint le temps de la lutte pour l’information et la liberté d’opinion. Le Manuel indiquait également comment faire l’entrée de matériel électronique afin d’affecter le signal du canal télévisé d’Etat ou des radios partisanes. Rentrait aussi l’argent à la presse golpiste afin de compenser la perte de lecteurs, de facon telle qu’on put même en offrir gratuitement. Au Chili, les groupes de l’Intelligence Service assassinèrent, à ce moment, un fonctionnaire du gouvernement local, et la lutte acquit une nuance qui laissa présager son futur.

13. Le ’’task force’’ chargé directement par les golpistes commenca à recruter des militaires, des journalistes - spécialement des femmes - des politiciens et des dirigeants d’entreprises- clées. On préférait des femmes journalistes à la fin d’insulter les militaires et les Forces Armées, dans le but d’affecter plus efficacement leur honneur et leur image et, de ce fait, abaisser leur moral. Célèbre fut cette femme :

Maria Eugenia Oyarzun au Chili ; et d’autres, plus tard, récompensées à l’ONU par la dictature. Au Venezuela, Ibeyice Pacheco, Patricia Poleo, Marianela Salazar et Marta Colomina sont des journalistes dont les sources, fréquemment, sont des oeuvres des laboratoires de l’In- telligence Service étrangère.

14. Cette même équipe ou groupe de tâches s’occupait de capter les femmes et les proches des militaires afin de les assigner à des opérations de démoralisation de ces derniers : leurs tâches initiales, au-delà du foyer, étaient d’apparaître à leurs quartiers et d’humilier, d’effrayer et de cracher sur les Généraux et les Colonels, et de faire pression sur leurs proches. En même temps, la presse banalisait ces faits, les faisant apparaître comme des expressions spontanées de l’imagerie de l’Armée sur la rue, même avec des uniformes noirs et bruns, portant des insignes fachistes ou non. Les canaux de télévision et de radios se détachèrent progressivement des chaînes présidentielles, au début pour quelques minutes, d’autres passant l’auditoire à d’autres chaînes oppositrices, dans lesquelles la presse golpiste indiquait dans ses titres les tâches conspiratives du jour et de la semaine. La SIP dénonca au Chili l’absence de liberté malgré que ces médias qualifiaient le président de lourdeau, de dégénéré sexuel et d’inepte dans ses transmissions et ses éditions, et l’on se dédiait uniquement à la désinformation, selon le rôle conspiratif dévolu.

15. A la suite d’une ou deux grèves patronales et/ou des transports, on réalisa une Répétition ou un Ensemble de répétitions de manière à savoir quelles étaient les inclinaisons des commandements militaires décisifs. Cela fut un des rares moments de faiblesse du Manuel, qui fut cautionné par un Gouvernement conscient du caractère conspiratif du Plan. Au Chili cet évènement, conclu sans de meilleures coordinations, consistant en une mobilisation inconsultée de tanks, fut avorté par la mobilisation populaire et l’Unité du Haut Commandement sous la conduite du Général constitutionnaliste Carlos Prats. Postérieurement au coup d’Etat, ce Commandant en Chef fut assassiné à Buenos Aires.

16. La phase décisive commenca avec les tentatives de neutraliser le commandement de Généraux constitutionnalistes et l’Unité de Corps du Haut Commandement. Au Chili cela se réalisa en contrecarrant le Commandant Général en Chef Prats à travers une série d’accusations, d’évènements et d’épisodes contre lui et sa famille, qui permirent de miner sa confiance à ne plus pouvoir compter sur le plein endossement du Président et de ses compagnons d’armes. L’on monta contre lui des attaques de femmes, de véhicules et d’autres qui le présentèrent isolé, désarmé, sans appui, sans réponse, l’obligeant finalement à renoncer. Au Venezuela ces places stratégiques sont actuellement occupées par les Généraux Lucas Rincon et Bélisario Landis, contre qui, nous verrons dans un futur proche, redoubler les attaques de la conspiration.

17. Une fois que les conspirateurs réussirent à affaiblir l’autorité verticale du Haut Conmmandement, on commenca les violations de la police et, postérieurement, de secteurs de la Force Armée, à l’encontre de secteurs populaires sous quelque prétexte, exagérant les découvertes réelles ou supposées d’armes, de drogues ou de littératures illicites qualifiées de ’’subversive’’. On chercha ainsi à accentuer une contreposition entre l’opposition et la Force Armée, et à générer dans la population un esprit de résignation et de déroute.

18. Aux derniers jours du Président Allende, malgré l’apparent succès d’une gigantesque mobilisation populaire en face du Palais du Gouvernement, celui-ci s’adressa en termes conciliateurs à l’Opposition lui offrant de renoncer avec le simple compromis d’une élection postérieure sous contrôle de l’Opposition. Cette déclaration fut sa sentence de mort ainsi que celles de milliers de chiliens, incluant les Généraux Constitutionnalistes, des prêtres de quartiers, et même des personnages qui se prêtèrent à la conspiration, comme ce fut le cas du Président Frei ( empoisonné postérieurement selon la dénonciation de ses enfants ).

19. Le jour du dernier évènement pré-golpiste, on fit circuler des pamphlets de guerre psychologique avec des photographies truquées montrant des actes contre-nature du Président avec des chiens. On inventa en même temps un Plan Z ( que la CIA donna instruction d’attribuer à la gauche ) qui, prétendûment, compromettait les secteurs de la gauche et les ’’forces spéciales’’cubaines en un soulèvement et ultérieurement à l’assassinat d’officiers de l’Armée. Avec ce qui est dit antérieurement, et la haine fachiste accumulée, le massacre d’amples secteurs du peuple chilien était diaboliquement regardé et préparé par le Plan Conspiratif mentionné.

Si les lignes précédentes peuvent servir afin de transmettre le schéma général du Parfait Coup d’Etat en Amérique Latine, rendu exemplaire par la douloureuse expérience Chilienne, nous nous sentirons avoir accompli un devoir élémentaire de loyauté envers tant d’hommes du peuple, de soldats d’honneur et de nobles dirigeants tels que :

Salvador Allende, les Généraux en Chef Carlos Prats et Rene Schneider, le Général Galindo Bachelet, et des milliers de patriotes civils et militaires, desquels, à un haut pourcentage, depuis plus de 30 ans, on ne retrouve pas encore les corps.


(* ) A la mémoire de Enrique Maza Carvajal, étudiant en Ingénérie, Vénézuélien, assassiné à Vecuna Mackena, Santiago de Chili, pendant le coup d’Etat d’Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973. Enrique Maza (pellizco) fut assassiné, selon les témoins, pour la couleur « brune » de sa peau.

Tiré de la revue Koeyu , Caracas, Venezuela

Traduit de l’espagnol par : Pierre Trottier, Trois-Rivières, septembre 2002

La version originale est disponible sur le site :

Voir en ligne : http://www.koeyu.com
Par luxemb - Publié dans : impérialisme et anti-impériali
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Nos dates

Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...

Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.


Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani



  On y va (rendez-vous militant) :
Rassemblement mensuel devant l'AP le premier jeudi du mois à 18 heures en solidarité avec les militants d'Action directe
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Cela a eu lieu:

. Mars 2005, Hommage à Joëlle Aubron
. Le 13 octobre 2007, Hommage à Bruno Baudrillart
. Semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan après Nathalie Ménigon
. La manifestation de solidarité avec Georges Cipriani à Ensisheim
. Le 30 mai 2008, la cérémonie pour Martin à Sarrebrück
. Révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Cipriani
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Cpriani

Cela a lieu (Pour information) :

. Hospitalisation en urgence de Jean-Marc Rouillan
. Campagne 2009 pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
. Pourvoi en cassation envisagé pour Georges Cpriani

Nos combats:

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO

Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires

Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.
(septembre 2008)

Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Images Aléatoires

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