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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 20:33

UN-HEIL (traduction)

Je n'allume plus la télé que rarement,
Ce qu'on montre m'écœure,
Des foyers de demandeurs d'asile incendiés et des gens qui courent
Pour regarder tout ça en détail,
Des gens qui peuvent applaudir
Et se payer après une petite bière,
Comme si ce n'était qu'un spectacle au zoo,
Qui n'ont jamais vu un étranger de près
Et votent pourtant pour le parti républicain,
Car on raconte que les noirs sentent mauvais, que tous les Turcs volent,
Il y a sûrement du vrai là dedans,
Ces gens vont à l'église le Dimanche matin
Donnent un ou deux Mark pour "amour de leur prochain''
Pour pouvoir s'assurer une place au Ciel
Parfois je me demande : Dis donc, qu'est-ce qu'ils ont dans la tête,
Pourquoi cette haine contre les étrangers et les demandeurs d'asile?
Pendant les prochaines vacances au soleil, ils deviendront eux-mêmes
Des étrangers, comment ça se fait que ça ne leur rentre pas dans la tête?
Des manipulations à la Bild* , des bavures et des chicanes,
Salauds de Nazis, bande de bœufs**, aucune idée des droits de l'homme.
L'oppression, la faim, la guerre, les dictatures et la haine.
Beaucoup de motifs pour que les gens soient obligés de quitter leur pays.
Face à d'autres cultures, ils réagissent avec violence
Et malgré le troisième Reich ils n'ont rien pigé
Il est temps de riposter
Il est temps de résister,
De ne donner aucune chance aux Nazis,
Nous ne sommes forts que tous ensemble,
Là où les politiciens ratent tout, nous montrons la solidarité,
Nous combattons les préjugés;
Révoltez-vous, sinon il sera trop tard.
Ce serait naïf de croire que les flics vont intervenir,
Armes à feu, sécurité, aide ... Tout ça, c'est de la frime
Après Lichtenhagen***, vous n'avez pas encore pigé
Comment notre état "protège" efficacement?
Silvio, Yeliz et Sabri n'avaient rien fait à personne.
Brûlés, assommés, poignardés - Halte à la folie raciste !
Cette chanson est pour les victimes de la brutalité
Et pour chaque personne qui est de notre côté.
Il n'y a pas de raison d'être fier de l'Allemagne,
Où ne poussent que les préjugés.
Il n'y a pas de raison d'être fier de l'Allemagne,
Décidez-vous enfin à intervenir.
Chaque étranger est trop haï,
Parce qu'il bouffe nos impôts,
Et le Noir d'à côté avec son job d'ingénieur
Est coupable du chômage.
Pourtant, on achète plutôt des produits "non-allemands"
Pour pouvoir faire le malin devant les voisins.
Parfois je me demande ...
La haine a un visage, mais on oublie vite
Jusqu'à ce que la violence s'abatte sur une nouvelle victime
Il est temps de riposter ...


*Le "Bild" est un journal à grand tirage qui aimes les scandales
**"bande de bœufs" Ici le mot désigne péjorativement les policiers
***"Lichtenhaen" est le nom donné à la localité où a eu lie l'attentat raciste.


UN-HEIL
Ich mach die Glotze nur noch selten an
 was da gezeigt wird widert mich an
 wie Asylantenheime brennen und die Menschen nur hinrennen
um auch alles genau zu seh'n
 wie Leute auch noch dabei klatschen können
 sich danach in der Bar ein Bierchen gönnen
 als wär das nichts als eine Vorführung im Zoo
 Noch nie 'n Ausländer aus der Nähe geseh'n
 aber dennoch Republikaner wählen
 denn wenn es heisst dass Neger stinken und das alle Türken klaun
ist da sicher was Wahres dran
 Am Sonntagmorgen in die Kirche gehn
 aus "Nächstenliebe" ein, zwei Märker geben
 damit man sich nen Platz im Himmel sichern kann
 
 Manchmal frag ich mich, Mensch, was geht in deren Köpfen vor?
 Warum all dieser Hass auf Ausländer und Asylanten?
 Während der nächsten Ferien in der Sonne werden sie selbst Ausländer sein
 wieso geht das denn nicht in ihre Hirne rein?
 Stimmungsmache à la Bild, Übergriffe und Schikanen,
 Nazischeine, Bullen, von Menschenrechten keine Ahnung
 Unterdrückung, Hunger, Krieg, Diktaturen und Hass
 viele Gründe zwingen den Menschen, sein Land zu verlassen
 Auf andere Kulturen reagieren sie mit Gewalt
 und trotz des dritten Reichs haben sie nichts geschnallt
 
 Es ist Zeit zurückzuschlagen, es ist Zeit zum Widerstand
 Nazis keine Chance geben, stark sind wir nur im Verband
 wo Politiker versagen, zeigen wir Solidarität
 kämpfen gegen Vorurteile
 wacht auf, sonst ist es zu spät
 
 Naiv genug zu glauben, die Bullen griffen ein,
 beschützen, sichern, helfen, alles nur zum Schein
 habt Ihr nach Lichtenhagen noch immer nicht gepeilt
 wir wirksam sie "beschützt", unsere Staatsgewalt,
 Silvio, Yeliz und Sadri hatten niemand was getan,
 verbrannt, erschlagen, erstochen, stoppt den Rassenwahn
 dieses Lied ist für die Opfer der Brutalität
 und es ist für jeden, der auf unserer Seite steht
 es gibt keinen Grund auf Deutschland stolz zu sein
 wo doch nur Vorurteile gedeihn
 es gibt keinen Grund auf Deutschland stolz zu sein
 greift endlich ein!
 
 Jeder Ausländer wird zutiefst gehasst
 weil er unsere Steuergelder verprasst
 und der Schwarze nebenan mit dem Job als Ingenieur
 ist Schuld an der Arbeitslosigkeit
 dennoch schafft man sich eher nicht-deutsch an
 damit man vor den Nachbarn protzen kann
 Deutschland stellt nunmal keine Statussymbole her
 
 Manchmal frag ich mich...
 
 Hass hat eine Gestalt
 doch man vergisst schon bald
 bis sich die Gewalt
 ein neues Opfer krallt
 
 Es ist Zeit zurückzuschlagen...

Amnésie
Ce soir j'ai plus le cœur à rire
J'ai plus la force de t'écouter
La patience de t'entendre me dire
Que jamais rien ne va changer
Que reste-t-il au fond d'tes yeux
Où sont passées tes illusions
Veux-tu vraiment vivre comme eux
Dans l'confort d'la résignation
À n'être que l'ombre de toi même
À tout finir par déléguer
Plus de question plus de problème
Une quiétude bien chère payée
N'avoir qu'une carte qu'un numéro
Comme le seul gage d'identité
Une voie à suivre comme un ghetto
Une hiérarchie pour t'opprimer
Rappelle-toi toutes ces années
À vivre à l'envers du décors
À trop apprendre à subsister
À courir, incontrôlés
Entre leurs désirs de nous croire morts
Entre leurs coups à éviter
À apprendre la solidarité
À casser la loi du plus fort
À partager pour pas crever
À trop lire entre les lignes
On savait à quoi s 'en tenir
C'est pas le moment de tout lâcher!

Le temps des compromis est maintenant fini
Bosser, payer, sa vie, vouloir résister
Gueuler, hurler, sans choix, pas de vérité
Bosser, crever, bosser, crever, bosser, crever....

CONTINGENT DESERTEUR
Sur le quai de cette gare
C’est la patrie qui t’appelle
Un contingent en vert et noir
Futur bataillon de la haine
Arrivé à destination
Les nouveaux murs de ta prison
Des mois à passer dans cette caserne
Et pas question de faire appel

Allez debout le clairon sonne
Il faut lever les couleurs
Faire de toi un patriote
Haïr un ennemi qui fait peur

Partout dans les autres pays
Des armées de toutes les couleurs
Sous le joug des mêmes imposteurs
Qui rêvent de décoration
Jeunes soldats de tous pays
Ne mourrez plus pour vos patries
Les guerres n’ont jamais profité
A ceux qu’en chient dans les tranchées

Aucun pays, aucun drapeau
Ne mérite une goutte de sang
Aucun pays, aucun drapeau
Ne doit faire de l’Homme un jouet sanglant

TZIGANES
Joie de vivre, tribus sauvages
Le feu de camp de l’unité
Le temps qui passe au gré des arbres
Des routes et des fleurs parfumées

Tzigane, la couleur d’une terre sans lois
Tzigane, les voyages de tes enfants rois
Tzigane, les chiens suivent tes pas
Tzigane, réveille le feu qui est en toi

L’insouciance était votre compagne
Et la nature vous protégeait
La longue marche des nomades
Les enfants rois sous votre garde
Tu repenses aux larmes de ton peuple d’autrefois
Plus d’horizon, les chacals et les gardes sont là
Ils dévorent ton cœur
Ils ont choisi ton âme comme proie
Pas de place pour des exilés sans foi

Derrière les murs du silence
La ville endormie
Avancent les roulottes
Guerriers de la nuit
Danse la liberté
La mémoire des sans patrie

L’Histoire vous a fait payer
Les camps de la mort vous ont décimés
Le malheur ne fait que commencer
Les gadgés installent leurs barbelés
Tzigane, les prisons assassinent tes enfants rois
Le sang et la couleur d’une tribu aux abois
Tzigane, réveille le feu qui est en toi !
Tzigane, les chiens ne t’attraperons pas.

PEINE PERDUE
Peine perdue arrête toi
Les tuniques bleues vont faire la loi
Les yeux marqués par la haine
C’est toute ta vie que l’on enchaîne
Sans fric, chômeur et délaissé
18 ans et être enfermé
Tu ne savais pas où donner de la tête
Rien qui t’accroche pour être honnête
Les prisons sont les jouets de l’État
Pour enfermer ceux qui ne comprennent pas
Que le monde est régi par des lois
Faites pour t’aliéner et te piéger
Alors ils enferment des mecs comme toi
Qui volent parce qu'ils n'ont pas le choix

Mort cérébrale, mort illégale
Jugée par des privilégiés

Le pouvoir tue dans les prisons
Derrière ces murs la répression
En finir avec l’incarcération !

C’est pas la fin de la misère
Ils parqueront toujours les enragés
Finir en centrale interné
Tout ça parce que t’es pas bien né
Y’a pas de chromosomes du crime
Personne n’est né pour voler
S’il n’y avait pas toutes ces vitrines
Qui t’obligent à tout casser
Faut qu’on mette fin aux préjugés
Trop d’innocents sont enfermés
Et c’est pas les peines de prisons
Qui arrêteront les contestations

Le pouvoir tue dans les prisons
Derrière ces murs la répressions
En finir avec l’incarcération

 COMMUNE 91
Ils ne portent pas d’uniforme
Ne marchent pas au pas
Mais leur colère raisonne
Dans un monde aux abois
Il est maintenant bien loin
L’esprit de la Commune
Mais l’histoire n’est pas morte
Et ils n’ont pas d’amertume
Demain est un autre jour
Et pourquoi pas le leur ?
Si sa couleur est noire
Ça fera leur bonheur
Le monde qu’ils désirent
Est à mille lieux d’ici
Là où les gamins courent
Sans armes et sans patrie
Là où il n’y a plus de chars
Et plus de politique
Plus de moutons serviles
Et plus de conformisme.

LE BEL ESPOIR

Ils ne savent vraiment pas pourquoi
Où, quand, comment ils sont arrivés là
On leur avait souvent promis le bel espoir
La mort douce et lente
Pire qu’un coup de poignard

La folie douce est leur alliée
La douleur du temps passé
Comment peut-on les apprivoiser ?
La morphine pour oublier
Les blouses blanches vont les résigner
Les murs blancs aseptisés

On a bien dormi
On n’ a pas trop rêvé
On a pris sa dose
On n’a pas crié
On a été sage
Pas le droit d’être aimé
La blessure est profonde
Pas le droit de saigner

Ils ne savent vraiment pas pourquoi
Et pourtant leurs têtes malades n’acceptent pas
D’être parqués en silence, délaissés pas à pas
De retomber en enfance, réduits à l’anonymat

La folie douce est leur alliée
Des murs blancs aseptisés
La douleur du temps passé
Comment peut-on les apprivoiser ?
Les blouses blanches vont les résigner !

On s’est endormi
On ne s’est plus réveillé
On a eu sa dose
On ne peut plus crier
On a été sage
Plus la peine d’être aidé
La blessure comme une tombe
Les murs se sont refermés

Pour pouvoir survivre, il faut payer
Pour pouvoir survivre, il faut payer, payer, payer, payer
Assez, assez payé…


CRIS DE COLERE

Regarde dans la rue
La jeunesse perdue
Racolage politique
Et toujours entendre la même musique
La violence les appelle
Les prisons les harcèlent
Ils ne sont pas sortis
Des longs couloirs de l’ennui
Et le bout du tunnel
Est encore bien loin
Si la jeunesse rebelle
Ne prend pas son destin en main
Le chômage et la rue
Sont leur pain quotidien
Aucune illusion
Sur ce qui arrivera demain

A l’Est comme à L’Ouest
Les mêmes cris de colère
La jeunesse est en proie
Aux actions meurtrières

Le temps de l’agitation
Est maintenant venu
A nous de décider
Quelle terre nous voulons fouler
Fini d’être les victimes
Conquérants anonymes
L’hymne de la liberté
Demain partout sera chanté.


TIERRA Y LIBERTAD

Du côté du Mexique on est sorti de l’ombre
C’est pas des tonnerres de chaleur mais le peuple qui gronde
Il y a plus d’un an déjà guerre armée déclarée
Peu d’informations ont filtré
Pourtant ce soulèvement ne cesse de s’étendre
Le pays tout entier est touché

Acculés à la misère, pas d’autres droits
Que celui de voir crever leurs frères
Chiapas, indiens sur le sentier de la guerre
Culture millénaire, privés par le pouvoir de leurs territoires d’hier
Persuadés que les ancêtres en sont fiers

Le mouvement national révolutionnaire
Combattants Zapatistes, l’histoire est éphémère
Le prix de la liberté se paye avec des morts
Salinas oh là ! t’as fait fort
Bombardements aveugles, des villages ravagés
Des civils tués par milliers

Des villes réquisitionnées, les bâtiments publics pillés et dévastés
L’ État tout puissant humilié
Des prisons sont attaquées, les détenus libérés rejoignent les insurgés
Les guet-apens multipliés

E.Z.L.N. tes revendications s’adressent à tous les indiens
Du nord au sud de l’Amérique pour dire que cette terre vous appartient
Des Tojolabals du Chiapas, aux Mohawks du Canada
Vous n’êtes pas que de la main-d’œuvre docile, bonne à engraisser leurs États

On a atteint le point de non retour, maintenant ce sera tout ou rien
La solidarité amérindienne continuera son chemin
Il y a des siècle que leur Histoire est écrite sur fond de promesses en blanc
De traités bafoués et sordides au bon vouloir des occupants

Tierra y libertad le poing levé ce n’est que le commencement
Soutenons la lutte des peuples engagés qui veulent vivre décemment
Des Tojolabals du Chiapas aux Mohawks du Canada
Tierra y libertad c’est contagieux et ça ne s’arrêtera pas !


LA BOURSE OU LA VIE

Sur des chiffres qui défilent
Des pantins gesticulent avec le rictus débile
Suffit seulement d’ hurler
Un capital en poche c’est l’avenir assuré
C’est la bourse ou la vie
Courtisée par des politicards qui sourient
De Tokyo à Paris
A genoux devant les cours, baver comme pas permis

C’est la fine fleur économique - politique toute la clique
Chacun vos lois c’est la panique
Gardiens des temples et d’un principe – faire du fric plus de fric
Soif de pouvoir c’est mécanique

Des débouchés, des multinationales
Ça se partage les marchés, c’est l’esclavage mondial
Nos vies sont là, devant l’écran de contrôle
Achetées revendues dit comme ça, ça fait drôle
Le Tiers-monde crève, le Quart-monde agonise
Aux besoins de frissons des golden boys en chemise
La boucle est bouclée, finie la théorie
Combien de poubelle fouillées par tous les sans abris ?

La toile est déjà bien tissées, l’empire invisible installé
Le poison dollar est injecté, faut bien faire gaffe
L’ennemi plus que dangereux magouille dans le plus grand secret
Les frontières n’existent pas pour eux
Est-ce que tu sais qui possède quoi dans la jungle des conglomérats ?
Si ce n’est qu’on est déjà leur proie
A rester dans leur dômes à spéculer le profit comme seule vérité
La conscience tranquille de participer
A faire crever cette terre petit à petit convaincus de philanthropie
Bourso-trafiquants en paieront le prix
Personne n’échappe au dictat où que l’on soit c’est une menace
La lutte ne sera que mondiale… combat sans faille.

LE BEL ESPOIR

Ils ne savent vraiment pas pourquoi
Où, quand, comment ils sont arrivés là
On leur avait souvent promis le bel espoir
La mort douce et lente
Pire qu’un coup de poignard

La folie douce est leur alliée
La douleur du temps passé
Comment peut-on les apprivoiser ?
La morphine pour oublier
Les blouses blanches vont les résigner
Les murs blancs aseptisés

On a bien dormi
On n’ a pas trop rêvé
On a pris sa dose
On n’a pas crié
On a été sage
Pas le droit d’être aimé
La blessure est profonde
Pas le droit de saigner

Ils ne savent vraiment pas pourquoi
Et pourtant leurs têtes malades n’acceptent pas
D’être parqués en silence, délaissés pas à pas
De retomber en enfance, réduits à l’anonymat

La folie douce est leur alliée
Des murs blancs aseptisés
La douleur du temps passé
Comment peut-on les apprivoiser ?
Les blouses blanches vont les résigner !

On s’est endormi
On ne s’est plus réveillé
On a eu sa dose
On ne peut plus crier
On a été sage
Plus la peine d’être aidé
La blessure comme une tombe
Les murs se sont refermés

Pour pouvoir survivre, il faut payer
Pour pouvoir survivre, il faut payer, payer, payer, payer
Assez, assez payé…


ECRAN NOIR

Bonsoir à vous téléspectateurs avisés
Voici le sommaire du journal qu’on vous a préparé
Des images chocs d'une guerre aux gagnants du tiercé
Il y en aura pour tout le monde, laissez vos cerveaux végéter
Parodie d’analyse à la vitesse grand V
La réflexion s’arrête aux portes de l’intégrité
Juste le temps de comprendre qu’on est pas mal loti
Que d’autres souffrent encore plus, ah quel vrai bonheur d’être ici.

Des vérités pas bonnes à dire, savoir se taire pour ne pas nuire
On compte sur vous pour nous cacher
Que nous sommes tous au pied du mur et qu’on s’enlise dans ce merdier
Alors remballez vos sourires, les racoleurs des gouvernants
Si vos infos faisaient réagir
Vous ne seriez plus là depuis longtemps à faire les guignols à l’écran.

A ton tour d’être acteur, ferme ta téloche, à ton tour détracteur.

D’une chaîne à l’autre, toujours les mêmes sujets traités
Seule une poignée de types décide de ce que l’on doit penser
L’audimat à la clef, ils feront tout pour vendre
Et à ce petit jeu, vaut mieux Grégory que l’Irlande.

Flash spécial, reportage CNN
C’est du prime-time, l’image est-elle réelle ?
Les yeux dévorent comme des chacals ces scènes
Qui flattent les instincts entre pitié et haine
Ça ne m’implique en rien, mon cerveau n’est pas en éveil.

Et après huit heures de boulot, qui a envie de disserter ?
Un reportage servi bien chaud
Tout le monde saura quoi penser le bien le mal sur un plateau
Au royaume des idées reçues et de la désinformation
Y’a plus grand monde dans les rues
Finies les prises de position, foutu l’esprit de contradiction.

A ton tour d’être acteur, ferme ta téloche, à ton tout détracteur.


ENTRE NOUS

Prétextant la musique comme un moyen de se regrouper
On fait le bilan des troupes dégoûtées par cette société
Quelques heures autonomes dans cette salle qu’est notre territoire
Pour vivre ce que l’on dit, avoir plus de raison d’y croire

Pas question d’être seulement là pour consommer
A chacun de s’y impliquer
Le partage c’est la base de l’unité
Un échange le droit au respect

A quoi ça sert de critiquer
Si on est pas capable de se démarquer
De leur foutues normes, de leur morale
De leurs comportements, de leur violence sociale

Les keufs nous filent des coups ici on danse sans en donner
Les beaufs musellent leurs femmes ici on gueule égalité
L’Etat te marginalise il fait notre solidarité
Il te dit « ferme-la » ici on est là pour s’exprimer

C’est notre rage qu’on doit apprendre à contrôler
Celle qu’on garde et qu’est réservée
A tous ceux qui nous empêchent d’exister
Aux censeurs de notre liberté

Notre avenir c’est ce qu’on en fera
L’alternative est nécessaire pour toi et moi
Consolidons nos positions
Prends garde à toi et n’oublie pas le mort aux cons.

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2