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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 22:27

Le texte ci-dessous est le début d'un long article publié par le juge Pascal dans la revue Les Temps modernes. On y lit clairement la méthode et les véritables raisons du dessaissement du juge Pascal.  Nous en continuerons la publication dans le cadre de notre rubrique Histoire, notre Histoire.

 

Lire aussi notre article http://linter.over-blog.com/article-il-y-a-40-ans-lievin-1974-125138701.html

Lievin - Le juge Pascal - Les Temps modernes. Histoire, notre histoire.

Quelques réflexions à propos de la catastrophe de Lievin

Temps Modernes, N° 354, janvier 1976, Justice, discipline, production.

Henri Pascal

 

I. Le juge et les techniciens

 

Il est d’usage, pour les catastrophes minières, d’incriminer en premier lieu la fatalité, comme d’ailleurs pour toutes les catastrophes dans lesquelles interviennent des phénomènes naturels.

 

En réalité, se retrancher automatiquement derrière la fatalité, c’est renoncer à progresser, c’est aussi renoncer à être juste. Il ne s’agit pas d’une catastrophe naturelle comme un tremblement de terre, c’est l’homme qui va au devant du danger, et cela, il le sait. Une telle catastrophe a donc pour cause, au-delà d’un phénomène naturel, soit un manque de connaissances que l’on doit déplorer, soit un défaut de précaution que l’on n’a pas le droit de se contenter de déplorer.

 

Cette recherche des causes, qui nécessite toujours des investigations très poussées, ne peut être effectuée que par des spécialistes. C’est donc tout naturellement, semble-t-il au premier abord, qu’elle est légalement confiée aux ingénieurs du service des Mines.

 

Mais ce choix est loin d’être aussi naturel qu’il le paraît au premier abord. D’une part en effet les investigations sur la façon dont les règles de sécurité ont été respectées sont ainsi confiées à ceux-là même qui, avant la catastrophe, étaient chargés de veiller à l’application de ces règles. D’autre part, les ingénieurs du service des Mines dépendent du ministère de l’Industrie qui est précisément celui dont dépendent les Houillères nationales. Enfin, n’étant pas des experts désignés par le juge d’instruction, ils ne sont pas soumis à son contrôle. Le juge d’instruction n’a même aucun moyen pour faire activer leur enquête et ne peut compter que sur leur bonne volonté ou sur l’impatience que le retard mis par eux à déposer leur rapport pourrait susciter dans le public.  Il ne faut pas oublier, par ailleurs, que les ingénieurs des Mines basent leurs travaux sur les résultats des recherches des Charbonnages de France.

 

Il n’est évidemment pas possible d’écarter de l’enquête de tels spécialistes, mais il paraît nécessaire que le juge d’instruction ne se contente pas de cette enquête administrative, effectuée par des fonctionnaires qui adresseront le résultat de leur enquête au ministre de l’Industrie, qui le communiquera au Parquet, lequel le communiquera enfin au juge d’instruction. Celui-ci doit faire également appel pour la recherche de la vérité :

  • - au personnel des Houillères nationales (cadres, mineurs chargés de la sécurité, et même d’autres mineurs qui ont souvent une parfaite connaissance de la mine) ;
  • - à des techniciens choisis parmi les experts judiciaires ;
  • - à des experts médicaux, qui peuvent, les uns examiner les victimes et même pratiquer leur autopsie, d’autres effectuer  les examens et analyses des prélèvements opérés sur elles par les premiers ;
  • - au délégué mineur
  • - aux parties civiles, qui, si elles sont représentées par des personnes techniquement compétentes (comme c’est le cas à Liévin, où les parties civiles sont des syndicats professionnels), peuvent présenter au juge de nombreuses et minutieuses observations.

 

Le juge d’instruction lui-même doit mettre la main à la pâte : il doit effectuer un travail de synthèse, de surveillance, de coordination. Cela est essentiel, car la recherche de la vérité doit se faire en toute objectivité et se dérouler dans un climat de parfaite et loyale collaboration, chacun devant apporter à l’oeuvre commune, qui sa science, qui sa technique, qui son expérience, qui son sens de la mine. Le juge d’instruction doit veiller à ce que les résultats des recherches des uns soient communiqués à tous les autres.

 

En matière d’accidents d’aviation, l’article C 356 du code de procédure pénal stipule que le juge d’instruction ne doit pas hésiter à user, le cas échéant, de son autorité et des pouvoirs que lui confère la loi pour trancher les conflits éventuels entre experts judiciaires et enquêteurs techniques. Or, l’article C 356/2 de ce même code indique que pour les accidents de mines les mêmes règles doivent être  suivies qu’en matière d’accidents d’aviation ; c’est donc au juge de trancher.

 

Pour cela, il doit pouvoir comprendre toutes les explications qui lui seront données, afin de pouvoir se faire une opinion valable sur la valeur des arguments qui seront exposés devant lui, il ne doit pas être un juge aveugle qui entérine purement et simplement, sans les comprendre, certaines explications techniques, et qui en repousse d’autres sans les comprendre davantage. Aussi ne doit-il pas hésiter à se rendre sur les lieux, c’est-à-dire à descendre au fond de la mine, dès la première phase de l’information, la phase de la recherche des causes, afin d’être prêt à aborder, le moment venu, la deuxième phase, celle de la recherche des responsabilités pénales.

 

C’est pourquoi, dans l’affaire de la catastrophe de Liévin, non seulement j’ai désigné des experts judiciaires et fait appel à toutes les personnes que j’ai indiquées plus haut, mais j’ai aussi effectué cinq visites minutieuses au fond de la mine, qui m’ont permis de recueillir un très grand nombre de renseignements et d’explications extrêmement utiles, j’ai procédé à soixante auditions, j’ai effectué dix autres transports à Liévin, en particulier dans les bureaux, j’ai commis dans cette affaire sept experts (autopsies, dosage du gaz méthane dans les corps, expertise technique). Sans tous ces actes d’instruction, je n’aurais jamais pu procéder convenablement à la si importante confrontation du 23 mai 1975 entre d’une part, les experts judiciaires MM. Klein et Dycke, qui avaient relevé une série de fautes commises par les Houillères, d’autre part les ingénieurs du service des Mines, qui étaient en désaccord avec eux sur les causes techniques de la catastrophe, jugeant pour le moins prématurées leurs affirmations, mais ne soufflant mot de la rupture du flexible dont ils feront état par la suite, après mon dessaisissement, lors du dépôt de leur rapport.

 

La désignation d’une autre catégorie d’experts a présenté en outre un avantage inattendu, celui de leur permettre de faire certaines découvertes techniques et scientifiques : chargés d’évaluer le taux de gaz méthane (principal composant du grisou) contenu dans le sang et les viscères des mineurs autopsiés, ils ont réussi à mettre au point un procédé pour évaluer ce taux, qui jusqu’alors ne pouvait être fixé ; ils ont d’autre part établi que le méthane ne s’éliminait que très lentement de l’organisme humain, à tel point qu’un mineur qui travaille habituellement en milieu grisouteux, conserve très probablement dans son corps, d’une façon constante et définitive, une certaine quantité de méthane résiduel. Des recherches beaucoup plus poussées apparaissent donc désormais nécessaires, notamment en ce qui concerne les dangers possibles de l’accumulation de ce gaz dans le sang, dans les poumons, dans le foie, dans le cerveau.

 

II. Rechercher quoi?

 

Pour qu’un coup de grisou se produise, deux conditions sont nécessaires : la présence de grisou, et la mise à feu de ce grisou. Il a toujours été dit jusqu’à présent que les Houillères nationales luttaient constamment contre cette présence du grisou, mais chaque fois qu’une catastrophe s’est produite tous les efforts du service des Mines ont porté sur la question de la mise à feu. Il est nécessaire en effet, pour éviter autant que possible le renouvellement de telles catastrophes que cette recherche soit effectuée. Mais elle ne peut jamais aboutir à un résultat certain en ce qui concerne, pour chaque cas précis, l’origine de "l’étincelle" : celle-ci peut toujours provenir de causes imprévisibles et inévitables, telles que l’électricité statique ou la présence de courants vagabonds. Il en résulte, d'une part que la recherche de « l’étincelle » ne peut déboucher sur l’inculpation de qui que ce soit puisqu’un doute subsistera toujours, d’autre part qu’il est impossible d’éviter une explosion d’une façon certaine lorsque la mine est pleine de grisou. Les véritables recherches à faire dans le domaine judiciaire doivent porter sur les causes de l’arrivée du grisou dans les galeries, sur sa non-évacuation par un aérage approprié, sur sa non-détection, sur les raisons pour lesquelles une propagation de l’explosion sur une très longue distance n’a pu être évitée, etc.

 

Si tout n’a pas été fait pour tenter d’empêcher cette arrivée du grisou dans les galeries : si, ce grisou étant survenu, tout n’a pas été fait pour tenter de l’évacuer ; si, ce grisou n’étant pas évacué, tout n’a pas été fait pour en détecter la présence comme l’affirment les experts judiciaires dans l’affaire de la catastrophe de Liévin, le quartier a été mis en situation de risque, et il suffisait d’une étincelle pour que l’explosion se produise. Il est d’ailleurs à remarquer que la confrontation à laquelle j’ai procédé entre les experts judiciaires et les ingéneiurs du service des Mines n’a porté à aucun moment sur la recherche de l’étincelle : j’ai veillé à ce qu’elle porte uniquement sur la présence du grisou lui-même.

 

III. Réactions : tenter d’annuler la procédure

 

Cette nouvelle façon de procéder de la part d’un juge d’instruction n’a pas manqué de susciter les plus vives réactions. Aussi ne faut-il pas s’étonner que certains incidents de procédure qui se sont produits dans cette affaire sortent de l’ordinaire, au point de changer complètement le cours de l’information.

 

Ainsi en a-t-il été des annulations de certains de mes actes d’instruction.

 

Je suis descendu cinq fois au fond de la mine sans être accompagné d’un greffier. Mais je n’y ai accompli aucune audition, je n’y ai fait aucun interrogatoire, je n’y ai pratiqué aucune saisie, j’ai simplement voulu me rendre compte sur place de l’état des lieux (comme je pourrais me rendre à un carrefour la veille d’un interrogatoire portant sur un accident de la circulation qui s’y serait produit). C’est à la remontée sur le carreau de la mine, avec l’assistance de mon greffier, que j’ai procédé aux auditions.

 

D’autre part, après que le chef du siège 19 de Lens dont je venais de procéder à l’inculpation m’eut déclaré qu’il préférait ne pas s’expliquer tout de suite, je lui ai notifié les conclusions du rapport de mes experts judiciaires concluant à des fautes, commises par le service de sécurité et à la responsabilité des Houillères. Il a alors déclaré spontanément qu’il n’avait commis aucune faute et qu’il n’avait rien à se reprocher.

 

Dans le premier de ces deux cas de « nullité », j’aurais dû, a-t-on dit, être continuellement accompagné d’un greffier ; dans le deuxième cas, j’aurais violé les droits de la défense. La chambre d’accusation de Douai a déclaré qu’il s’agissait bien là de deux cas de nullités.

 

Mais le Parquet général voulait aller plus loin : il a requis la Chambre d'accusation de déclarer nuls, non seulement mes transports au fond de la mine, mais également onze dépositions de témoins que je n'avais cependant entendus qu'après la remontée. Mieux encore : le Parquet général a requis l'annulation d'un transport effectué par moi, non pas sans greffier au fond de la mine, mais avec mon greffier au Centre de rééducation d'Oignies et à Liévin, où j'étais allé entendre les rescapés de la catastrophe, annulation qui devait avoir évidemment pour effet de faire disparaître du dossier leurs précieuses déclarations.

 

Rejetant ces  réquisitions, la Chambre d'accusation n'a annulé et retiré du dossiert que les pièces suivantes

1° Les cinq procès-verbaux établis par moi à la suite des cinq descentes effectuées au fond de la mine;

2° Les trois procès-verbaux d'auditions du chef du siège 19 de Lens, dont le premier était celui de son inculpation, ce qui a entraîné l'annulation des deux autres.

 

Mais tout ce qui a été établi durant mon information demeure établi et mon successeur a actuellement à sa disposition, pour poursuivre ma tâche, exactement les mêmes éléments que ceux dont je disposais au moment de mon dessaisissement. En effet, je n'ai jamais procédé au fond de la mine, je le répète, à l'audition de qui que ce soit, et l'annulation des procès-verbaux d'audition du chef de siège n'a pas fait disparaître ses explications, pour la simple raison qu'il ne m'en a donné aucune. Subsistent donc dans le dossier absolument toutes les pièces touchant, de près ou de loin aux causes et aux responsabilités de la catastrophe. ...

LES INNOMBRABLES CATASTROPHES MINIERES

  1. 04/1823 : Compagnie d’Anzin. Grisou. 22 morts.
  2. 07/1825 : Fosse Saint-Ignace (Boulonnais). Grisou. 2 morts.
  3. 1868 : Fosse 2 à Oignies. Grisou. 4 morts.
  4. 11/1869 : Fosse 1 à Bully. 18 asphixiés suite à un incendie.
  5. 02/1872 : Fosse 1 à Bauvin. La cage retombe dans le puits. 8 morts.
  6. 06/1873 : Fosse 2 à Auchy-au-Bois. Grisou. 7 morts.
  7. 01/1875 : Pont de la Deûle, Fosse 3. Chute au fond du puits. 5 morts.
  8. 1876 : Fosse Soyez à Roost Warendin. 2 cages se rencontrent dans le puits. 13 morts.
  9. 04/1882 : Fosse 3 à Liévin. Grisou. 9 morts.
  10. 1883 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens. Grisou. 4 morts.
  11. 02/1884 : Fosse 2, Ferfay. Grisou. 17 morts.
  12. 01/1885 : Fosse 1 à Liévin. Grisou. 28 morts.
  13. 06/1885 : Fosse 1 à Noeux. Coup de poussières. 3 morts.
  14. 08/1885 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens. Grisou. 10 morts.
  15. 11/1900 : Fosse Fénélon à Aniche. Explosion de dynamite. 21 morts.
  16. 03/1901 : Fosse 1 à Hénin-Liétard. Grisou. 7 morts.
  17. 03/1906 : Courrières. Grisou et coup de poussières. 1 099 morts.
  18. 01/1907 : Fosse 5 à calonne Liévin. Grisou. 3 morts.
  19. 09/1912 : La Clarence. Grisou. 79 morts.
  20. 04/1917 : Fosse 9 à Hersin-Coupigny. Grisou. 42 morts.
  21. 07/1929 : Fosse 8 à Auby. Grisou. 8 morts.
  22. 03/1943 : Fosse 9, Annequin. Grisou. 16 morts.
  23. 03/1946 : Fosse 6, Ostricourt. Grisou. 8 morts.
  24. 03/1946 : fosse 1, Oignies. Grisou et éboulement. 9 tués.
  25. 12/1946 : Fosse 15, Loos-en-Gohelle. Eboulement. 9 tués.
  26. 04/1948 : Fosse 4, Sallaumines. Coup de poussières. 16 morts.
  27. 12/1948 : Fosse 7, Avion. Explosion. 7 tués.
  28. 04/1949 : Fosse 11, Grenay. Coup de poussières. 18 blessés.
  29. 07/1949 : Fosse21, Noyelles-sous-Lens. Explosion. 2 tués.
  30. 02/1951 : Fosse 5 bis, Bruay. Coup de poussières. 11 morts.
  31. 08/1952 : Fosse Schneider, Lourches. Coup de poussières. 9 morts.
  32. 01/1953 : Fosse 7, Mazingarbe. Eboulement. 2 tués.
  33. 06/1954 : Fosse de la Clarence. Grisou. 10 tués.
  34. 03/1957 : Fosse 6 bis, Bruay. Eboulement. 2 tués.
  35. 03/1957 : Fosse 3, Liévin. Coup de grisou. 10 tués.
  36. 02/1958 : Fosse 4 sud, Méricourt. Accident de cage. 11 tués.
  37. 06/1962 : Fosse 13, Hulluch. Eboulement. 6 tués.
  38. 06/1964 : Fosse 5, Auchel. Accident de cage. 5 morts.
  39. 02/1969 : Fosse 7, Avion. Grisou. 16 tués.
  40. 03/1969 : Fosse 10, Leforest. Accident de cage. 5 morts.
  41. 11/1969 : Fosse Barois, Pecquencourt. Eboulement. 4 morts.
  42. 02/1970 : Fosse 6, Fouquières. Grisou. 16 tués.
  43. 02/1971 : Fosse 4, Lens. Chute dans le puits. 4 tués.
  44. 11/1971 : Fosse Barois, Douai. Eboulement. 4 tués.
  45. 01/1972 : Mazingarbe, usine. Explosion. Pas de victime.
  46. 04/1974 : Fosse Agache, Fenain. Eboulement. 2 morts.
  47. 12/1974 : Fosse 3 bis, Liévin. Coup de grisou. 42 morts.
  48. 02/1975 : Cokerie de Drocourt. Explosion. 3 tués.
  49. 08/1975 : Terril de Quenehem, Calonne-Ricouart. Explosion. 6 mortsor
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 21:41

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Une cathédrale, des bougies,

Un discours, même des applaudissements

Tout ce qu'aurait vomi Charlie

Petite ville de province

Réduction de ce qui se passe nationalement.

Et une seule envie montrer ses fesses, à la Charlie.

Pour dire notre tristesse

Et ce que nous pouvions partager

Avec ceux qui sont morts aujourd'hui.

 

Les sociétés dites occidentales sont en guerre.

Au nom de prétendus idéaux, nos sociétés interviennent dans le reste du monde.

Après le colonialisme, on continue l'exploitation sous d'autres formes.

L'attaque contre Charlie est un acte de guerre,

mais c'est un acte de guerre des plus opprimés.

Et qui comme souvent, comme toujours,

se tourne contre ceux-là mêmes

qui combattaient ce qui crée

leur oppression, leur exploitation.

 

Car c'est bien le capitalisme qui depuis des siècles exploite

les peuples, qui crée ceux qui

passent à l'acte sous la pire des manières.

C'est le capitalisme qui crée la révolte brutale et aveugle

Comme elle avait créé le nazisme

qui était aussi affaire de gens exploités et modestes.

C'est ce capitalisme que nous tolérons sans le combattre

Qui à force de racisme, de chômage, d'a-culture

Produit ceux qui aujourd'hui tuent et par les assassinats de Charlie

nous tuent.

 

C'est notre société qui la première a montré  sur le net

l'exécution de S. Hussein ou la traque de Khadaffi

  a montré la voie  de l'horreur numérique,

et a cristallisé et radicalisé toujours plus ceux

que ces "spectacles" n'ont pu que bouleverser et déstabiliser.


 

Nous sommes une société de racisme, d'injustice

d'exploitation

Une société sans réflexion et sans espoir.

Une société qui alimente tous les fascismes

qui alimente une pensée et une action ...

 

qui ne peut accepter de Charlie.


 


 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:13

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Décagés  à Angoulême

 

decages.jpg

 

Renversé à Calais

 

renversant.jpg

 

Grilles, grillages, murs, ils peuvent être fragiles ... Reconstruits, relevés, masqués, ils restent toujours à abattre!

 

Ecrit le 29.12.2014

 

linter Message (1) pour le 1er janvier 2015


Des grilles et des grillages. De Calais à Angoulême ... Ce sont les mêmes que l'on exclut.

 


Sans oublier le pire des murs érigé aujourd'hui

qui enferme toute une population en Palestine.

 

Palestine.jpg

  http://www.youphil.com/fr/article/01082-au-pied-du-mur-en-palestine

 

 


C'est ainsi qu'auraient dû être masqués les bancs. C'est ainsi qu'ils le seront peut-être. Moins visible, la même volonté se serait exercée et s'exercera peut-être. Exclure les pauvres. Satisfaire les marchands ...

 

empierres.jpg

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 19:09

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Télescopage de symboles

terriblement réels cependant.

 

les-bancs-grillages-a-angouleme-devraient-etre-reamenages-a.jpg

 

Des bancs en cage à Angoulême

contre les "populations marginalisées" (dixit le maire)

à la demande des commerçants (sacro-sainte consommation)

 

Et le mur de la honte à Calais

contre les migrants dont on ne veut pas.

 

arton2557-24bd1.jpg

 

 

Source des photos :

http://www.sudouest.fr/2014/12/24/-ce-qu-on-veut-c-est-pouvoir-travailler-

http://www.migreurop.org/local/cache-vignettes/L634xH420/arton2557-24bd1.jpg


 

Sans oublier le pire des murs érigé aujourd'hui

qui enferme toute une population en Palestine.

 

Palestine.jpg

 

http://www.youphil.com/fr/article/01082-au-pied-du-mur-en-palestine

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 17:06

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  Le mineur accuse. Emblème de la commission populaire d'enquête 

 

 Cher(e)s camarades Merci de relayer ! Le 22 mars 1975 à l'issue d'une manifestation à travers les rues de Liévin, les 
membres de la commission populaire d'enquête
posaient une plaque sur les murs
de la fosse 3 (siège de l'une des plus meurtrières catastrophes minières du siècle)
e
n hommage aux "42 mineurs envoyés à la mort" par les Houillères et l'Etat-patron. A l'occasion du 40e anniversaire de la catastrophe de Liévin (décembre 1974,
42 morts), le Collectif "Liévin 1974" appelle à un rassemblement ce : samedi 27 décembre à 16h au pied de ce mémorial quartier Saint-Ame Liévin


A lire sur le site de Croix du Nord : http://www.croixdunord.com/il-y-a-40-ans-a-lievin-la-plus-meurtriere-catastrophe-miniere-de-la
pres-guerre-20017.html



 Rappel historique

1er Tribunal populaire de Lens (décembre 1970)

  • 4  février 1970 : catastrophe de Fouquières-lez-Lens (16 morts).
  • 16 février 1970 : attentat contre le siège des Houillères à Hénin-Liétard revendiqué par la Nouvelle Résistance populaire d’Olivier Rolin, bras armé de la Gauche prolétarienne (GP)
  • 12 décembre 1970 : Tribunal populaire organisé à Lens par le Secours rouge, sous l’autorité de la GP, en présence du philosophe Jean-Paul Sartre
  • 14 décembre 1970 : comparution des auteurs présumés de l’attentat d’Hénin-Liétard devant la cour de surêté de l’Etat.

2ème Tribunal populaire de Lens (mars 1975)

  • 27 décembre 1974 : catastrophe de la fosse 3 à Liévin (42 morts)
  • 5 janvier 1975 : première réunion à Liévin de la commission populaire d’enquête sur la sécurité du travail animé par des militants du Parti communiste révolutionnaire – marxiste-léniniste (PCR – ml) d’inspiration maoïste
  • 22 mars 1975 : tribunal populaire réuni au cinéma L’Apollo à Lens
  • 23 janvier 1981 : condamnation pécuniaire de l’ingénieur en chef de la fosse 3 rendu responsable de la catastrophe.

 Lire l'article sur le blog de linter le 3.12.2014: Il y a 40 ans : Liévin 1974, 42 mineurs meurent 

Dans le cadre de ce 40e anniversaire de cette catastrophe, le collectif « Liévin 1974 » propose différentes manifestations propres à la revisiter afin de ressaisir le faisceau et l’agencement de ses causes ; de gripper par ce geste la machine commémorative officielle où la « fatalité » de la mort au travail revient à « enterrer » un peu plus chaque année les mineurs sous l’invocation récurrente du « courage » et du « sacrifice », certes dramatique, mais finalement consenti, à une cause nationale et économique.

PDF - 1.8 Mo

Extraits de notre article en juin 2008: Meeting de Calonne - Liévin, Brel, 14-18 et André Théret


En revenant du meeting de Calonne-Ricouart en solidarité avec les prisonniers révolutionnaires, et en revivant cet accueil incroyable dans une mairie dont le maire communiste a mis à disposition la grande salle  (Mais, est-ce possible ailleurs qu'en pays ouvrier?), en repensant à ces proches d'André Théret présents des heures durant et écoutant les interventions, en réécoutant en pensée Dominique Grange et ses "gueules noires", c'est toute l'importance d'avoir pensé et voulu ce meeting, là, dans cette ville qui nous est apparue.  Et le souvenir de la "catastrophe de Liévin" comme on dit qui est remonté en mémoire ... 

 

 

LES INNOMBRABLES CATASTROPHES MINIERES

  1. 04/1823 : Compagnie d’Anzin. Grisou. 22 morts.
  2. 07/1825 : Fosse Saint-Ignace (Boulonnais). Grisou. 2 morts.
  3. 1868 : Fosse 2 à Oignies. Grisou. 4 morts.
  4. 11/1869 : Fosse 1 à Bully. 18 asphixiés suite à un incendie.
  5. 02/1872 : Fosse 1 à Bauvin. La cage retombe dans le puits. 8 morts.
  6. 06/1873 : Fosse 2 à Auchy-au-Bois. Grisou. 7 morts.
  7. 01/1875 : Pont de la Deûle, Fosse 3. Chute au fond du puits. 5 morts.
  8. 1876 : Fosse Soyez à Roost Warendin. 2 cages se rencontrent dans le puits. 13 morts.
  9. 04/1882 : Fosse 3 à Liévin. Grisou. 9 morts.
  10. 1883 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens. Grisou. 4 morts.
  11. 02/1884 : Fosse 2, Ferfay. Grisou. 17 morts.
  12. 01/1885 : Fosse 1 à Liévin. Grisou. 28 morts.
  13. 06/1885 : Fosse 1 à Noeux. Coup de poussières. 3 morts.
  14. 08/1885 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens. Grisou. 10 morts.
  15. 11/1900 : Fosse Fénélon à Aniche. Explosion de dynamite. 21 morts.
  16. 03/1901 : Fosse 1 à Hénin-Liétard. Grisou. 7 morts.
  17. 03/1906 : Courrières. Grisou et coup de poussières. 1 099 morts.
  18. 01/1907 : Fosse 5 à calonne Liévin. Grisou. 3 morts.
  19. 09/1912 : La Clarence. Grisou. 79 morts.
  20. 04/1917 : Fosse 9 à Hersin-Coupigny. Grisou. 42 morts.
  21. 07/1929 : Fosse 8 à Auby. Grisou. 8 morts.
  22. 03/1943 : Fosse 9, Annequin. Grisou. 16 morts.
  23. 03/1946 : Fosse 6, Ostricourt. Grisou. 8 morts.
  24. 03/1946 : fosse 1, Oignies. Grisou et éboulement. 9 tués.
  25. 12/1946 : Fosse 15, Loos-en-Gohelle. Eboulement. 9 tués.
  26. 04/1948 : Fosse 4, Sallaumines. Coup de poussières. 16 morts.
  27. 12/1948 : Fosse 7, Avion. Explosion. 7 tués.
  28. 04/1949 : Fosse 11, Grenay. Coup de poussières. 18 blessés.
  29. 07/1949 : Fosse21, Noyelles-sous-Lens. Explosion. 2 tués.
  30. 02/1951 : Fosse 5 bis, Bruay. Coup de poussières. 11 morts.
  31. 08/1952 : Fosse Schneider, Lourches. Coup de poussières. 9 morts.
  32. 01/1953 : Fosse 7, Mazingarbe. Eboulement. 2 tués.
  33. 06/1954 : Fosse de la Clarence. Grisou. 10 tués.
  34. 03/1957 : Fosse 6 bis, Bruay. Eboulement. 2 tués.
  35. 03/1957 : Fosse 3, Liévin. Coup de grisou. 10 tués.
  36. 02/1958 : Fosse 4 sud, Méricourt. Accident de cage. 11 tués.
  37. 06/1962 : Fosse 13, Hulluch. Eboulement. 6 tués.
  38. 06/1964 : Fosse 5, Auchel. Accident de cage. 5 morts.
  39. 02/1969 : Fosse 7, Avion. Grisou. 16 tués.
  40. 03/1969 : Fosse 10, Leforest. Accident de cage. 5 morts.
  41. 11/1969 : Fosse Barois, Pecquencourt. Eboulement. 4 morts.
  42. 02/1970 : Fosse 6, Fouquières. Grisou. 16 tués.
  43. 02/1971 : Fosse 4, Lens. Chute dans le puits. 4 tués.
  44. 11/1971 : Fosse Barois, Douai. Eboulement. 4 tués.
  45. 01/1972 : Mazingarbe, usine. Explosion. Pas de victime.
  46. 04/1974 : Fosse Agache, Fenain. Eboulement. 2 morts.
  47. 12/1974 : Fosse 3 bis, Liévin. Coup de grisou. 42 morts.
  48. 02/1975 : Cokerie de Drocourt. Explosion. 3 tués.
  49. 08/1975 : Terril de Quenehem, Calonne-Ricouart. Explosion. 6 mortsorts.
Récit-souvenir de chti: le journal de cheminée - André Théret
par janpi le, 21/03/2006

Dins ches in.nées quater-vingt, j'ai ouvré à Bétheune, et j'armeuros à Houdain (Haut). J'ai rincontré Indré Théret, ainciain mineur qui avot fait un "tribunal populaire" aveuc Jin-Paul Sartre in 73, suite à l' catastrophe ed' Liévin. I sin.not êt' inconnu au bataillon, sauf qu' ches journalisses ed télévision du monne intier v'nottent à s' majon pou li poser des questions... Infin...
Je l'ai conduit, comme beaucop d' comarates, jusqu'à s' dernière majon.
I m'avot espliqué, qué quind il étot arrivé à Houdain pour ouvrer à l' fosse d'Haillicourt, il avot r'çu la visite du gart' à s' mason. Et comme il avot pas eu l' timps d'installer sin poële à carbon, ch' garte s'étot approché dé l' kéminée et avot ravisé queu journal bouchot ch' tro. Comme ses visins l'avottent prév'nu, il avot mis la Voix du Nord.
Y avot des imprudints qu'i avottent mis l'Humanité et qui s'étottent fait repérer tout d' suite in arrivaint!

Jean-Pierre Darras

     

Gueules noires, Dominique Grange

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 21:49

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Le mineur accuse

Emblème de la commission populaire d'enquête 1974 - 1975

Il y a 40 ans : Liévin 1974 - 40e anniversaire de la catastrophe de Liévin (décembre 1942 / 42 morts)

Dans le cadre de ce 40e anniversaire de cette catastrophe, le collectif « Liévin 1974 » propose différentes manifestations propres à la revisiter afin de ressaisir le faisceau et l’agencement de ses causes ; de gripper par ce geste la machine commémorative officielle où la « fatalité » de la mort au travail revient à « enterrer » un peu plus chaque année les mineurs sous l’invocation récurrente du « courage » et du « sacrifice », certes dramatique, mais finalement consenti, à une cause nationale et économique.

 

 

 

 

L’ensemble du programme est en téléchargement :

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Mercredi 3 décembre 2014 à 19h - au Lieu auto-géré (LAG), 23, rue Jean Jaurès à Liévin : Conférence de Bruno Matteï - « La mythologie du mineur et le sens d’une célébration »

Le 27 Décembre 1974, la plus grande catastrophe minière de l’après-guerre fait 42 morts. 40 ans plus tard, quel sens conférer à un rendez-vous citoyen de commémoration ? Par-delà les mythologies et les mensonges entretenus depuis si longtemps, de quoi devons nous « faire souvenir collectivement » pour qu’un Hommage aux Mineurs prenne la mesure d’un tel événement ? Cette conférence-débat offrira notamment l’opportunité de se pencher sur la confiscation de la parole des mineurs, la mythologie de la Mine, la notion de « fatalité » en matière d’accidents du travail et sa dénonciation.


Philosophe, Bruno Matteï est l’auteur de « Rebelle, rebelle ! Révoltes et mythes du mineur 1830 ­- 1946 ». Il a couvert la catastrophe de Liévin et ses suites pour le quotidien Libération dont il était le correspondant dans le Nord.

Samedi 6 décembre à 2014 à 15h - au Lieu auto-géré (LAG), 23, rue Jean Jaurès à Liévin : Table ronde « D’un Tribunal populaire à l’autre » animée par Jacques Kmieciak en présence de Bernard Leroy et Jacques Lacaze

Imaginés par les organisations maoïstes dans la foulée des catastrophes minières de Fouquières-lez-Lens (février 1970 / 16 morts) et de Liévin (décembre 1974/ 42 morts), les tribunaux populaires de Lens du 12 décembre 1970 et du 22 mars 1975 seront l’occasion de faire voler en éclat la notion de « fatalité » trop souvent mise en avant pour expliquer les accidents du travail et ainsi de stigmatiser l’attitude des Houillères accusées de privilégier le rendement à la sécurité.


Jacques Kmieciak, journaliste, travaille sur le mouvement maoïste dans le Nord-Pas-de-Calais. Il est notamment l’auteur de « Il y a 40 ans, le tribunal populaire de Lens. Quand les « maos faisaient le procès des Houillères » (Gauheria n° 77. Juin 2011). Il est l’animateur de l’association des Amis de Joseph Tournel.


Bernard Leroy était élève-ingénieur des Mines en 1970. Membre de la Gauche prolétarienne, il fut l’instigateur de l’occupation de l’école des Mines de Paris puis organisateur et juré lors du tribunal populaire de Lens (avec Serge July, Marcel Debout, et Joseph Tournel) qui s’est tenu à l’hôtel de ville en présence du philosophe Jean-Paul Sartre. Il fut enfin juré, à partir du 14 décembre 1970, devant la cour de sûreté de l’Etat au Palais de Justice de Paris lors du procès des accusés d’Hénin-Liétard poursuivis pour avoir commis un attentant contre le siège des Houillères à Hénin-Liétard. Il démontrera devant cette cour la responsabilité des Houillères dans le drame de Fouquières-lèz-Lens et contribuera ainsi à l’acquittement des prévenus.


Jacques Lacaze, médecin, était l’un des animateurs de la Commission populaire d’Enquête consécutive à la catastrophe de Liévin de décembre 1974. Il présida au cinéma L’Apollo de Lens le tribunal populaire du 22 mars 1975. Il était responsable de la cellule du Liévinois du Parti communiste révoltutionnaire marxiste-léniniste - PCR (ML) en 1975.

Samedi 6 décembre à 20h - à l’Espace Ronny-Coutteure à Grenay : « PUTAIN DE GUERRE ! » Et chansons de Mai 1968 Par Dominique Grange et Jacques Tardi

Dominique Grange est une chanteuse engagée. Militante de la Gauche prolétarienne au début des années 1970, elle est notamment l’interprète des « Nouveaux Partisans », le véritable hymne de la GP. Elle interprète des chansons de cette époque, et l’intégrale de son spectacle « Putain de guerre ! » imaginé en collaboration avec Jacques Tardi, l’auteur de bandes dessinées, internationalement reconnu. Composé de chansons, de lectures et d’une projection d’oeuvres de Tardi, « Putain de Guerre » propose une approche résolument critique des célébrations liées à la Grande Guerre. Dominique Grange chante ses propres textes, ainsi que des textes de Montéhus, Sébastien Faure, Boris Vian... et aussi ceux de combattants anonymes ("La Chanson de Craonne " ou "Gorizia"). Tardi dit des textes résolument antimilitaristes et antipatriotiques, extraits des Tomes 1 et 2 de son album « Putain de guerre ! », réalisé avec l’historien Jean-Pierre Verney. Ses dessins sont projetés sur un grand écran et plongent les spectateurs dans une évocation puissante de la « Der des Ders ».

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Message d'un camarade

 

samedi 6 décembre à partir de 20h. 

   

Durant tout le mois de décembre 2014, le Collectif « Liévin 1974 », dans lequel le LAG est investi, se propose en ce mois de décembre 2014 de programmer, pour en faire surgir des traces fécondes, différentes manifestations propres à revisiter la catastrophe du 27 décembre.

 

Bien sûr, nous n’irons pas verser les larmes de crocodiles rituelles des officiels de la commémoration de Liévin sur ces « pauvres et courageux mineurs qui se sont sacrifiés ». Mais nous  prendrons un temps pour la restauration de la plaque commémorative posée en hommage aux mineurs par la commission d’enquête qui précéda le tribunal populaire de Lens (mars 1975).

 

Par-delà les mythologies et les mensonges entretenus depuis si longtemps, cette célébration offrira l’opportunité de se pencher sur le sens d’une commémoration, la confiscation de la parole des mineurs, la justice populaire, la mythologie de la Mine, la désindustrialisation, la notion de « fatalité » en matière d’accidents du travail et sa dénonciation : une série de réflexions abordées dans le cadre de conférences, tables rondes, exposition et concert.


La chanteuse Dominique Grange et le dessinateur de bandes dessinées Jacques Tardi seront à l'espace culturel Ronny-Coutteure à Grenay le samedi 6 décembre à partir de 20h.

 


 

Extrait de notre article en juin 2008: Meeting de Calonne - Liévin, Brel, 14-18 et André Théret


En revenant du meeting de Calonne-Ricouart en solidarité avec les prisonniers révolutionnaires, et en revivant cet accueil incroyable dans une mairie dont le maire communiste a mis à disposition la grande salle  (Mais, est-ce possible ailleurs qu'en pays ouvrier?), en repensant à ces proches d'André Théret présents des heures durant et écoutant les interventions, en réécoutant en pensée Dominique Grange et ses "gueules noires", c'est toute l'importance d'avoir pensé et voulu ce meeting, là, dans cette ville qui nous est apparue.  Et le souvenir de la "catastrophe de Liévin" comme on dit qui est remonté en mémoire. Alors, un petit mélange de musique et de mots, d'images et ... de chiffres.


 

LES INNOMBRABLES CATASTROPHES MINIERES
  1. 04/1823 : Compagnie d’Anzin. Grisou. 22 morts.
  2. 07/1825 : Fosse Saint-Ignace (Boulonnais). Grisou. 2 morts.
  3. 1868 : Fosse 2 à Oignies. Grisou. 4 morts.
  4. 11/1869 : Fosse 1 à Bully. 18 asphixiés suite à un incendie.
  5. 02/1872 : Fosse 1 à Bauvin. La cage retombe dans le puits. 8 morts.
  6. 06/1873 : Fosse 2 à Auchy-au-Bois. Grisou. 7 morts.
  7. 01/1875 : Pont de la Deûle, Fosse 3. Chute au fond du puits. 5 morts.
  8. 1876 : Fosse Soyez à Roost Warendin. 2 cages se rencontrent dans le puits. 13 morts.
  9. 04/1882 : Fosse 3 à Liévin. Grisou. 9 morts.
  10. 1883 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens. Grisou. 4 morts.
  11. 02/1884 : Fosse 2, Ferfay. Grisou. 17 morts.
  12. 01/1885 : Fosse 1 à Liévin. Grisou. 28 morts.
  13. 06/1885 : Fosse 1 à Noeux. Coup de poussières. 3 morts.
  14. 08/1885 : Fosse 7 à Courcelles-les-Lens. Grisou. 10 morts.
  15. 11/1900 : Fosse Fénélon à Aniche. Explosion de dynamite. 21 morts.
  16. 03/1901 : Fosse 1 à Hénin-Liétard. Grisou. 7 morts.
  17. 03/1906 : Courrières. Grisou et coup de poussières. 1 099 morts.
  18. 01/1907 : Fosse 5 à calonne Liévin. Grisou. 3 morts.
  19. 09/1912 : La Clarence. Grisou. 79 morts.
  20. 04/1917 : Fosse 9 à Hersin-Coupigny. Grisou. 42 morts.
  21. 07/1929 : Fosse 8 à Auby. Grisou. 8 morts.
  22. 03/1943 : Fosse 9, Annequin. Grisou. 16 morts.
  23. 03/1946 : Fosse 6, Ostricourt. Grisou. 8 morts.
  24. 03/1946 : fosse 1, Oignies. Grisou et éboulement. 9 tués.
  25. 12/1946 : Fosse 15, Loos-en-Gohelle. Eboulement. 9 tués.
  26. 04/1948 : Fosse 4, Sallaumines. Coup de poussières. 16 morts.
  27. 12/1948 : Fosse 7, Avion. Explosion. 7 tués.
  28. 04/1949 : Fosse 11, Grenay. Coup de poussières. 18 blessés.
  29. 07/1949 : Fosse21, Noyelles-sous-Lens. Explosion. 2 tués.
  30. 02/1951 : Fosse 5 bis, Bruay. Coup de poussières. 11 morts.
  31. 08/1952 : Fosse Schneider, Lourches. Coup de poussières. 9 morts.
  32. 01/1953 : Fosse 7, Mazingarbe. Eboulement. 2 tués.
  33. 06/1954 : Fosse de la Clarence. Grisou. 10 tués.
  34. 03/1957 : Fosse 6 bis, Bruay. Eboulement. 2 tués.
  35. 03/1957 : Fosse 3, Liévin. Coup de grisou. 10 tués.
  36. 02/1958 : Fosse 4 sud, Méricourt. Accident de cage. 11 tués.
  37. 06/1962 : Fosse 13, Hulluch. Eboulement. 6 tués.
  38. 06/1964 : Fosse 5, Auchel. Accident de cage. 5 morts.
  39. 02/1969 : Fosse 7, Avion. Grisou. 16 tués.
  40. 03/1969 : Fosse 10, Leforest. Accident de cage. 5 morts.
  41. 11/1969 : Fosse Barois, Pecquencourt. Eboulement. 4 morts.
  42. 02/1970 : Fosse 6, Fouquières. Grisou. 16 tués.
  43. 02/1971 : Fosse 4, Lens. Chute dans le puits. 4 tués.
  44. 11/1971 : Fosse Barois, Douai. Eboulement. 4 tués.
  45. 01/1972 : Mazingarbe, usine. Explosion. Pas de victime.
  46. 04/1974 : Fosse Agache, Fenain. Eboulement. 2 morts.
  47. 12/1974 : Fosse 3 bis, Liévin. Coup de grisou. 42 morts.
  48. 02/1975 : Cokerie de Drocourt. Explosion. 3 tués.
  49. 08/1975 : Terril de Quenehem, Calonne-Ricouart. Explosion. 6 mortsorts.

Récit-souvenir de chti: le journal de cheminée - André Théret
par janpi le, 21/03/2006

Dins ches in.nées quater-vingt, j'ai ouvré à Bétheune, et j'armeuros à Houdain (Haut). J'ai rincontré Indré Théret, ainciain mineur qui avot fait un "tribunal populaire" aveuc Jin-Paul Sartre in 73, suite à l' catastrophe ed' Liévin. I sin.not êt' inconnu au bataillon, sauf qu' ches journalisses ed télévision du monne intier v'nottent à s' majon pou li poser des questions... Infin...
Je l'ai conduit, comme beaucop d' comarates, jusqu'à s' dernière majon.
I m'avot espliqué, qué quind il étot arrivé à Houdain pour ouvrer à l' fosse d'Haillicourt, il avot r'çu la visite du gart' à s' mason. Et comme il avot pas eu l' timps d'installer sin poële à carbon, ch' garte s'étot approché dé l' kéminée et avot ravisé queu journal bouchot ch' tro. Comme ses visins l'avottent prév'nu, il avot mis la Voix du Nord.
Y avot des imprudints qu'i avottent mis l'Humanité et qui s'étottent fait repérer tout d' suite in arrivaint!

Jean-Pierre Darras


                                               



Pour écouter deux titres de Dominique Grange, de 68 et de 81, ce site de 45 tours qui renferme de toutes façons des tas de titres à écouter.

             http://www.myspace.com/dominiquegrange

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 10:33

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groszcollage Joëlle AubronCollage de Joëlle Aubron

 


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Message de La Cantine

 Bonjour à tous, Voilà les nouvelles: La semaine dernière, suite à la tentative d'ouverture d'un nouveau local, 
nous avions rendez-vous avec le Directeur de Cabinet de la mairie du 20e,
Mr Roy. Le jour du rendez-vous nous avons été reçu par une cinquantaine
de policiers et Mr Roy, accompagné, nous avait alors
signifié qu'il ne nous recevrait pas. Il est maintenant bien clair
qu'il n'y a aucune entente possible. Nous avons décidé de prendre le temps de réfléchir à ce que deviendra
la cantine, et de chercher aussi des solutions plus pérennes. Demain, Samedi 18 Octobre, aura lieu le dernier repas en extérieur de La Cantine des Pyrénées, au 331 rue des Pyrénées. Venez Nombreux ! La Cantine
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 21:51

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Transmis par une camarade.


Bienvenue


Par le biais de cet espace, nous partageons avec vous les quatre livres de texte des cours « La Liberté Selon les Zapatistes », premier degré, traduits en français, et les deux DVDs sous-titrés en français.


Ces matériels ont été distribués aux élèves lors de la Petite École zapatiste qui a eu lieu en 2013 et 2014 dans les cinq Caracoles zapatistes, au Chiapas, Mexique.


Ce travail de traduction a été fait collectivement par des hommes et des femmes de plusieurs horizons et de plusieurs endroits, non-spécialistes pour la plupart, qui ont traduit, corrigé, relu, homogénéisé les textes des livres, transcrit et sous-titré les DVDs le mieux possible afin de rendre ces matériels accessibles à tous ceux et celles qui ne parlent pas l'espagnol et souhaitent pouvoir les lire et les connaître.


Vous pouvez dès maintenant les consulter, les lire et les partager. Nous y avons ajouté pour la version française un petit glossaire et un schéma du Gouvernement Autonome Zapatiste. Pour l’élaboration du schéma, nous nous sommes servis des tableaux qui ont été présentés à la Petite École zapatiste.

Pour chaque livre vous trouverez trois versions :

  • Une version écran qui vous permet de lire les livres sur un écran.
  • Une version imprimable qui est de meilleure qualité pour une impression.
  • Une version livret qui est prévue pour une impression en livret sur du A3. (sélectionnez recto-verso et deux pages par feuille au niveau de votre imprimante)

Bonne lecture !


2 août 2014.


Les participant-e-s à la traduction des matériels de la Petite École zapatiste en français. 


Livres de texte du cours

"La Liberté selon les Zapatistes" 

Premier Degré


Gouvernement Autonome I

 

Gouvernement Autonome II

 

Participation des femmes dans le Gouvernement Autonome

 

Résistance Autonome

 


DVDs sous-titrés en français


Note : Les sous-titres apparaîtront dès que vous lirez les DVD, ne cherchez pas de menu sous-titre, il n'y en a pas...


À venir une version fichier des vidéos. 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 20:12

Pour consulter le blog : linter.over-blog.com

 

Un camarade de stopextraditions nous a adressé ce mail.

Communique--Cantine.jpg(Pour lire le communiqué de la Cantine, cliquer sur l'image)

 


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Salut  à tou(te)s

 

Nous revenons vers vous pour vous informer et appeler à la solidarité avec « La Cantine des Pyrénées », expulsée de son local le 11 août.  

 

Vous trouverez en pièce jointe un texte de présentation rédigé par ses membres.


Les camarades animant cette expérience nous ont témoigné, tout au long de la campagne de solidarité avec Sonja et Christian, leur intérêt (la plupart sont d’une génération pour laquelle la mémoire du puissant mouvement anticapitaliste des années 70 n’a pas été transmise, et ils s’en sont emparés à travers nos discussions ) et leur soutien. Plusieurs fois ils nous ont prêté ce lieu pour des repas de solidarité, nous permettant ainsi de desserrer l’étau financier, mais aussi et surtout de rompre l’isolement dans lequel nous a plongés le silence des médias, des organisations politiques et des associations « humanitaires » ou « de droit ».


Ce lieu de résistance au monde que le système capitaliste en crise structurelle veut nous imposer était devenu en quelques mois (1 an ½) dans le quartier un vrai pôle de rencontres entre les gens, insufflant des dynamiques individuelles et collectives fortes. En cela, il rompait avec une des nuisances les plus insidieuses des « politiques sociales » actuelles : inoculer aux individus isolés les uns des autres par la mise en concurrence dans le système pervers travail-valeur absolue/chômage-fatalité dégradante, la conviction paralysante qu’ils sont la cause de leur impuissance à mener une vie digne de leurs désirs humains, qu’ils « ont besoin d’aide », et que « on » (les milliers d’assos subventionnées pour « les animer » socialement ou « culturellement ») va les aider .

 

A « La Cantine », personne n’était « au service » de personne, il n’y avait pas des « assistés » et des « solidaires », pas de « bénévoles » (c à d de « travailleurs » acceptant de toucher un salaire nul , (d’ailleurs de plus en plus mis en concurrence avec des « demandeur(euse)s d’emploi » surtout du secteur de « l’aide à la personne) mais seulement des activités directement articulées sur des besoins et une volonté d’y répondre ensemble : manger à un prix acceptable ou gratuitement, échanger ses expériences de vie, apprendre le français, s’orienter dans le labyrinthe des démarches administratives, organiser des actions de résistance aux loyers trop chers, voir des films et en discuter, organiser des soirées d’information et de débats sur des expériences mal vécues surgies dans le quotidien des activités (meurtre sexiste d’une jeune femme du quartier, scènes d’incompréhension et de violence entre des personnes posant la question des limites à la tolérance des comportements « hors-normes », atteintes actuelles aux droits des femmes en regard des luttes pour le droit à l’avortement dans les années 70, question des formes de soutien à des luttes « revendicatives » …)


De nombreux collectifs, comités de lutte, grévistes, se sont appuyés sur ce centre de solidarité vraie.

 

Aujourd’hui, nous nous devons de participer à la mobilisation pour la reconstruction de cette expérience. Il est impératif qu’elle reprenne au plus vite dans de nouveaux locaux. Tous les samedis, de midi à 14h, sur le trottoir devant La Cantine, au 331 rue des Pyrénées, des tables sont dressées, un repas complet est servi. Chaque semaine nous sommes plus nombreux, et il faut que ce rendez-vous devienne, pour les « autorités » locales qui nous ont baladés de promesses en mensonges depuis des mois, un véritable abcès de fixation

 

Des rendez-vous de participation aux activités (récupération de légumes et fruits auprès des vendeurs du marché et des commerçants, collages, d’affiches, diffusion de tracts…) sont donnés

 

Pour les contacter, écrire à  contact.cantine.des.pyrenees@gmail.com

 

 

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13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 00:37

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Après Rosa, Moi, Manon, marionnette géante...


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http://quinzainerosaluxemburg.blogspot.fr/

La marche de Manon

D'Avignon à Chalon

 

 

 

« Moi, Manon, marionnette géante, je marcherai. Aux côtés de tous les précaires, je marcherai. D’Avignon à Chalon-sur-Saône, du 4 au 27 juillet, 380 km je marcherai. Contre l’accord du 22 mars concernant l’assurance chômage, pour un vrai dialogue social, contre la précarité du travail, pour les chômeurs fragilisés, pour que les propositions existantes viables et équitables soient entendues… Moi, Manon, marionnette géante, je marcherai… Et j’appelle le monde à nous rejoindre pour la refonte de l’Unédic, pour une culture publique et la justice sociale.

 a justice sociale ! »

http://lamarchedemanon.com

http://vimeo.com/102918881

http://vimeo.com/102899838

 

 

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2