Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

Rechercher

Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 17:32
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

mardi 23 février 2010 - 11h:23

Dominique Vidal - Le Monde diplomatique


Si le boycott d’Israël et de sa production en tant que tel tombe notamment sous le coup des articles 225-1 et 225-2 du Code pénal et de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, en revanche aucune loi ne réprime celui des produits de la colonisation israélienne.

« Je n’accepte pas que des personnes, responsables associatifs, politiques ou simples citoyens, appellent au boycott de produits au motif qu’ils sont kasher ou qu’ils proviennent d’Israël. Je souhaite que le parquet fasse preuve de davantage de sévérité à ce sujet. J’ai donc adressé une circulaire aux parquets généraux, leur demandant d’identifier et de signaler tous les actes de provocation à la discrimination. J’entends que tous les auteurs d’actes soient poursuivis dès qu’ils auront été identifiés et notamment quand les appels auront été faits sur Internet. A cet égard, je salue la détermination du parquet dans l’affaire de l’individu qui avait appelé au boycott de produits israéliens par voie d’affichettes dans un centre commercial de Mérignac (1) . » Ainsi s’exprime Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, le 18 février, dans son discours au dîner de l’antenne bordelaise du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

L’« individu » qu’elle évoque s’appelle Sakina Arnaud. Membre de la Ligue des droits de l’homme, elle participe à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS) dans sa région. Lui reprochant d’avoir apposé des autocollants sur des produits provenant de colonies israéliennes de Cisjordanie, le grand magasin Carrefour de Mérignac porte plainte contre elle pour « dégradation légère ». Le parquet requalifie toutefois la plainte en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse ». Sur cette nouvelle base, le tribunal de Bordeaux la condamne, le 13 février, à une amende pénale de 1 000 euros, plus 1 euro de dommages et intérêts pour les parties civiles (l’association Avocats sans frontières de Gilles-Wiliam Goldnadel, qui vient d’être élu à la direction du Conseil représentatif des institutions juives de France, et la Chambre de commerce France-Israël) et 500 euros de frais de justice. Carrefour, en revanche, est débouté !

Que les autorités françaises aient voulu faire un exemple, nul n’en doute. Mais il y a fort à parier qu’elles n’en resteront pas là. D’ores et déjà, des militants d’autres villes sont convoqués au commissariat ou la Préfecture pour avoir participé à telle ou telle action BDS. Pourtant, le 20 mai 2009, dans une réponse au député Eric Raoult à l’Assemblée nationale, Mme Michèle Alliot-Marie assurait : « Depuis le début du conflit israélo-palestinien au mois de décembre 2008, plusieurs associations de défense de la cause palestinienne sont intervenues dans des grandes surfaces en appelant au boycott des produits en provenance d’Israël ou de pays supposés apporter une aide à ce pays (...). Ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher. » (2)

Le mouvement de solidarité aurait-il, entre-temps, changé d’orientation et de méthodes, pour s’en prendre aux produits, magasins et restaurants juifs observants ? Le ministère de l’Intérieur n’a signalé aucune action de ce type. Et pour cause : l’antisémitisme et le racisme ont toujours été radicalement étrangers au mouvement français de solidarité avec la Palestine. Comment une ministre d’Etat peut-elle se contredire avec autant d’aplomb, pour proférer une contre-vérité reprise à son compte par le premier ministre lui-même (3) ? Et pourquoi cette tentative soudaine pour intimider et discréditer ceux qui dénoncent l’impunité d’Israël ?

La réponse se trouve peut-être dans cet aveu récent de Daniel Shek, l’ambassadeur d’Israël en France : « Nous encourageons des organisations à porter plainte contre les organisateurs du boycott. Nous conduisons des activités politiques à l’ambassade en liaison directe avec des ministres, des organisations, des étudiants et des consommateurs, qui se réveillent (4) ». Etrangement, cette intervention directe dans les affaires intérieures françaises n’a entraîné aucune réaction du Quai d’Orsay. On imagine comment ce dernier aurait réagi si la Déléguée générale de Palestine en France s’était targuée publiquement de se concerter avec des membres du gouvernement et des associations afin d’organiser le dépôt de plaintes contre l’importation en fraude de produits des colonies de Cisjordanie sous l’appellation frauduleuse made in Israël...

Mais l’ingérence de M. Daniel Shek trahit surtout l’affolement des dirigeants israéliens devant leur isolement croisant, avec l’adoption par l’Assemblée générale des Nations unies du rapport Goldstone (novembre 2009) et la ferme prise de position du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne sur Jérusalem (décembre), sans oublier le Dubaïgate (février 2010). Alors que la complicité de la « communauté internationale » conditionne plus que jamais la possibilité pour Israël de poursuivre sa politique anti-palestinienne, cette « série noire » a de quoi inquiéter MM. Benyamin Netanyahou, Avidgor Lieberman et Ehoud Barak.

D’autant qu’une partie de l’opinion, choquée par le massacre de Gaza et lasse de l’impunité d’Israël, entre à son tour dans l’arène, pour faire pression sur les responsables économiques et politiques. Avec de premiers succès. Les gouvernements britannique et irlandais exigent d’Israël qu’il étiquette les produits des colonies. Veolia, à qui son implication dans le tramway de Jérusalem a fait perdre des marchés juteux, envisage de s’en retirer. La banque Dexia cesse de prêter aux colonies (sauf celles de Jérusalem). Le puissant Fonds souverain norvégien désinvestit d’une société chargée de l’électronique du mur. Le Fonds de pension danois PKA et la Danske Bank boycottent la colonisation. Sans parler des « petites victoires » remportées à la base : Nouvelles Frontières modifiant son site et son catalogue, Soda-Club écarté de la Fête des vendanges à Montmartre, etc.

La contre-offensive juridique coordonnée par l’ambassade d’Israël avec des associations pro-israéliennes et l’appui des autorités françaises peut de surcroît se heurter à une contradiction juridique. Si le boycott d’Israël et de sa production en tant que tel tombe notamment sous le coup des articles 225-1 et 225-2 du Code pénal et de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881, en revanche aucune loi ne réprime celui des produits de la colonisation israélienne. Au contraire, ces derniers sont directement visés par plusieurs textes européens et français :


-  l’Accord d’association Union européenne-Israël, qui, par son article 83, exclut les produits des colonies des avantages fiscaux dont jouissent ceux « du territoire israélien ». Autrement dit, ils doivent acquitter des taxes qu’ils fraudent en se présentant comme produits d’Israël. Dans son avis en date du 29 octobre 2009, l’avocat général de la Cour européenne de justice, précise que « le régime préférentiel en vertu de l’accord CEE-Israël ne peut être appliqué à un produit originaire de Cisjordanie et, plus généralement, des territoires occupés » ;

-  le Code français du commerce, qui interdit la falsification des « règles d’origine » des produits (et donc la mention « made in Israël » au lieu de « made in Palestine » ou « made in Westbank », etc.) ;

-  la Directive européenne 2005/29/CE du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2005 « relative aux pratiques commerciales déloyales des entreprises vis-à-vis des consommateurs ». Cette directive est relayée dans le droit français par les articles L 121-1 et suivants du code de la consommation qui prévoient et répriment les pratiques commerciales trompeuses créant une confusion ou reposant sur des allégations ou présentations fausses ou de nature à induire le consommateur en erreur.

Si la campagne BDS choisit de se concentrer sur les productions des colonies (5), elle peut donc s’appuyer sur la loi et porter ainsi un coup d’arrêt sérieux à la contre-offensive concoctée par Daniel Shek. A moins que Mme Alliot-Marie, qualifie le législateur (européen et français) d’« antisémite » et le poursuive comme tel...

Dominique Vidal

(1) « Michèle Alliot-Marie : “Ma présence parmi vous ce soir est l’occasion de réaffirmer la place de la communauté juive au sein de notre Nation” », crif.org.

(2) Séance unique du mercredi 20 mai 2009, Assemblée nationale.

(3) Au dernier dîner du CRIF, le 4 février 2010, M. François Fillon dénonçait les « scandaleux mouvements de boycott des produits casher ou israéliens ».

(4) The Marker, Tel-Aviv, 27 janvier 2010.

(5) Omar Barghouti, qui fut à l’initiative de la campagne et la coordonne du côté palestinien, précise dans un texte très récent : « La direction palestinienne collective du BDS a toujours pensé que les personnes et organisations de conscience qui soutiennent les droits humains connaissent le mieux leurs situations respectives et sont les plus capables de décider des moyens et des rythmes appropriés pour construire le mouvement BDS dans leur environnement. Quelquefois, viser tactiquement des produits faits seulement dans les colonies peut-être le meilleur moyen pour faire progresser une campagne » (« Boycott “Ariel” and the Rest ! All Israeli Academic Institutions are Complicit in Occupation and Apartheid », Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel).

22 février 2010 -


Le Monde diplomatique


Partager cet article
Repost0
22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 21:49
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com
Ce texte nous rappelle un superbe spectacle de Jolie môme sur la dette. Ne jamais oublieren effet que les pays capitalistes sont les débiteurs et que toutes les prétendues reconstructions ne sont qu'un moyen pour le capital de faire encore et toujours plus d'argent.

"Haïti : un pays créditeur, pas débiteur". Texte de Naomi Klein publié le 11 février 2010 dans The Nation

À en croire les ministres des finances du G7, Haïti est en bonne voie d’obtenir quelque chose que l’île méritait depuis très longtemps : l’ « oubli » total de sa dette extérieure. A Port-au-Prince, l’économiste haïtien Camille Chalmers a observé ces développements avec un optimisme prudent. L’annulation de la dette est un bon début, a-t-il déclaré à Al Jazeera Angleterre, mais « il est temps d’aller bien plus loin. Nous devons dorénavant discuter de réparations et de dédommagements pour les conséquences dévastatrices de la dette. » Dans cette optique, toute idée d’Haïti comme débiteur doit être abandonnée. Selon lui, Haïti est créditeur - et c’est nous, en Occident, qui sommes profondément endettés à son égard.


Notre dette envers Haïti a quatre raisons principales : l’esclavage, l’occupation américaine, la dictature et le changement climatique. Ces affirmation ne sont ni fantaisistes, ni le moins du monde rhétoriques. Elles reposent sur de multiples violations de normes et accords juridiques. Voilà quelques - trop brefs - éclaircissements concernant Haïti.


La dette esclavagiste. Lorsque les Haïtiens ont conquis leur indépendance contre la France en 1804, ils auraient pu en toute bonne foi réclamer des dédommagements de la part de puissances qui avaient profité durant trois siècles d’un travail volé. Mais la France était convaincue de l’inverse, persuadée que les Haïtiens avaient spolié la propriété des esclavagistes en refusant de travailler gratuitement. C’est ainsi qu’en 1825, avec une flottille de vaisseaux de guerre mouillée au large des côtes haïtiennes et menaçant de réduire à nouveau en esclavage l’ancienne colonie, le Roi Charles X vint chercher ce qu’il considérait comme son dû : 90 millions de francs-or – dix fois le revenu annuel d’Haïti à l’époque. N’ayant aucun moyen de contester ni de payer, la jeune nation fut enchaînée à une dette qu’elle mit 122 ans à rembourser.


En 2003, le Président haïtien Jean-Bertrand Aristide, qui faisait face à un embargo économique écrasant, annonça qu’Haïti lancerait un procès contre le gouvernement français concernant cette vieille spoliation. « Notre argumentation  », m’a dit l’ancien avocat d’Aristide, Ira Kurzban, « était basée sur le fait que le contrat n’était pas valable, parce que signé sous la menace de nous réduire à nouveau en esclavage à une époque où la communauté internationale considérait l’esclavage comme un mal ». Le gouvernement français se sentit suffisamment concerné pour envoyer un médiateur à Port-au-Prince, afin d’éviter au contentieux de finir devant les tribunaux. Le problème fut finalement réglé : durant les préparatifs du procès, Aristide fut éjecté du pouvoir. Le procès fut annulé, mais beaucoup d’Haïtiens continuent à réclamer des réparations.


La dette dictatoriale. De 1957 à 1986, Haïti a été gouvernée par le régime arrogant et kleptocratique de Duvalier. À la différence de celui de la dette Française, le procès contre les Duvalier s’est déroulé devant plusieurs tribunaux, qui retrouvèrent la trace des fonds haïtiens dans un inextricable réseau de comptes bancaires suisses et de fastueuses propriétés. En 1988, Kurzban gagna un procès mémorable contre Jean-Claude « Bébé doc » Duvalier lorsqu’un tribunal de Miami considéra que le dirigeant défait avait « détourné plus de 504 millions de dollars d’argent public  ».

Les Haïtiens, évidemment, attendent toujours leur remboursement - mais ce n’était que le début de leurs pertes. Durant plus de deux décades, les créditeurs du pays insistèrent pour que les Haïtiens honorent l’énorme dette contractée par les Duvalier, estimée à 844 millions de dollars et dont une bonne partie était due à des institutions internationales comme le FMI et la Banque mondiale. Pour le seul service de la dette, les Haïtiens ont payé 10 millions de dollars chaque année.

Était-ce légal de la part des bailleurs de fonds étrangers de se faire rembourser la dette des Duvalier alors qu’une immense partie de cette dernière ne fut jamais dépensée à Haïti ? Il est fort probable que non. Comme Cephas Lumina, l’expert indépendant des Nations-Unies sur la dette extérieure, me l’a expliqué, «  le cas d’Haïti est l’un des exemples les plus frappants de dette odieuse dans le monde. Rien que pour cette raison, la dette devrait être annulée sans conditions. »

Mais quand bien même Haïti verrait sa dette totalement annulée (ce qui reste très hypothétique), cela ne change rien à son droit d’obtenir des compensations pour les dettes illégales déjà remboursées.


La dette climatique. Défendue par plusieurs pays en développement au sommet sur le climat de Copenhague, la question de la dette climatique est simple. Les pays riches qui ont si spectaculairement échoué à faire face à la crise qu’ils ont causée sont débiteurs envers les pays en développement. Ces derniers sont peu responsables de la crise, mais font disproportionnellement face à ses effets. Pour faire court : le pollueur paye. Haïti y a particulièrement droit. Sa contribution au changement climatique a été négligeable ; les émissions de CO2 par tête d’Haïti représentent seulement 1% de celles des États-Unis. Cependant Haïti fait partie des pays les plus durement touchés - une étude (carte visible ici) a montré que seule la Somalie est plus vulnérable face au changement climatique.


La vulnérabilité d’Haïti au changement climatique n’est pas seulement - ou même principalement - une question de géographie. Oui, l’île fait face à des tempêtes incroyablement dévastatrices. Mais c’est la faiblesse des infrastructures d’Haïti qui change les difficultés en désastres, et les désastres en catastrophes à part entière. Le tremblement de terre, bien qu’il ne soit pas lié au changement climatique, en est un exemple typique. Et c’est là que tous ces remboursements de dettes illégales risquent de représenter un coût encore plus dévastateur. Chaque paiement à un débiteur étranger est de l’argent qui n’a pas été dépensé dans une route, une école ou une ligne électrique. Et cette même dette illégitime donnait le pouvoir au FMI et à la Banque mondiale d’associer d’onéreuses conditions à chaque nouveau prêt, nécessitant la dérégulation de l’économie Haïtienne et des sabrages toujours plus importants dans son secteur public. L’impossibilité de s’exécuter a été renforcée par un embargo sur l’aide humanitaire de 2001 à 2004, sonnant le glas de la sphère publique haïtienne.


IL faut dès à présent faire face à cette question, parce qu’elle menace de se répéter. Les créditeurs d’Haïti utilisent déjà le besoin désespéré d’aide lié au tremblement de terre pour tenter d’obtenir un quintuplage du secteur de la confection vestimentaire, dont les emplois sont parmi les plus exploités du pays. Les Haïtiens n’ont aucun poids dans ces pourparlers, parce qu’ils sont considérés comme de passifs bénéficiaires de l’aide et non comme de dignes participants à part entière d’un processus de redressement et de restitution.


La reconnaissance des dettes du monde envers Haïti changerait radicalement cette dynamique. Il n’y a qu’une seule manière de réparer les dommages : commencer par reconnaitre le droit des Haïtiens à des dédommagements.

Notes

[1] Si le régime de Jean-Pierre « Bébé Doc » Duvalier s’est perpétré longtemps si près des côtes Américaines, c’est aussi que les Américains n’y étaient pas totalement opposés.

[2] Il semblerait que le FMI vient d’accepter de donner - et non prêter - les 100 millions de dollars promis à Haïti (Cf, cet article de la même Naomi Klein dans le Huffington Post) sans assortir les « prêts d’urgence » de conditions dégradant un peu plus le secteur public haïtien (sa pratique habituelle), mais a aussi promis d’effacer l’ensemble des créances qu’il détenait jusqu’ici à l’égard d’Haïti (165 millions de dollars), et que d’autres pays se rallient progressivement à cette idée. Un pas intéressant, mais qui reste loin de l’annulation totale de la dette.

Partager cet article
Repost0
16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 20:11
Pour consulter le blog:linter.over-blog.com
 

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail. com avec copie à :

ccpp69400@yahoo. fr !

 

Zeyneb D., élève de 3ème au collège Claude Bernard de Villefranche- sur-Saône (69400), est victime d'une exclusion de 3 jours pour avoir osé porter en classe un tee-shirt « Palestine libre ! ».

Son professeur d'histoire avait, dans un cours précédent, fait l'éloge d'Israël, reprenant à son compte toute la rhétorique justifiant la colonisation de la Palestine.

Zeyneb a eu le courage de s'opposer à cette propagande en venant le lendemain en classe avec un tee-shirt : « Palestine libre ! ».

Sommée de cacher son tee-shirt ou de quitter le cours, Zeyneb, face aux cris de son professeur, a préféré sortir de classe. Le professeur s'en est alors pris aux défenseurs de la cause palestinienne, les taxant de « charlots » et de « charlatans ».

La direction du collège, prenant fait et cause pour le professeur, a décidé d'exclure pour trois jours l'élève Zeyneb...

Parce que nous n'acceptons pas qu'un enseignant face la promotion d'un état colonial et raciste, parce que nous saluons le courage de Zeyneb de s'être opposée, avec ses propres moyens, au prosélytisme de son professeur :

Nous demandons l'annulation immédiate de la sanction (prévue pour prendre effet le 2 mars) et la pleine et entière réhabilitation de Zeyneb.

Nous demandons en outre que Zeyneb et ses camarades puissent bénéficier à l'avenir d'un enseignement d'histoire de qualité, honnête, neutre et respectueux des principes de la République, qui ne fasse pas l'éloge éhontée de la colonisation.

Écrivez au proviseur du collège de Zeyneb : claudeb69@gmail. com avec copie à :

ccpp69400@yahoo. fr !

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 10:08
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Le combat pour la Palestine passe toujours entre autres par celui contre les intérêts économiques israéliens: plate-forme AGREXCO à Sète, campagne de boycott ...
Cela est plus qu'intolérable pour le pouvoir comme en témoigne ce communiqué publié sur le blog liberonsgeorges.

lire sur le site
http://www.coalitioncontreagrexco.com/

affiche boycott israel
COMMUNIQUE DE PRESSE du comité de soutien à Sakina

Madame S. Arnaud a été poursuivie pour « dégradation légère » par le magasin Carrefour de Mérignac (33) pour avoir apposé un autocollant dans le cadre d’une action collective et pacifique d’appel à boycott des produits israéliens, de la campagne internationale Boycott Désinvestissements Sanctions destinée à lutter contre la politique d’apartheid du gouvernement israélien envers le peuple palestinien.


La plainte du magasin Carrefour a été requalifiée par le procureur en « incitation à la discrimination raciale, nationale et religieuse » sur préconisation de la Garde des Sceaux. Cette requalification visait à transformer cet acte militant en délit d’antisémitisme.

Deux associations, Avocats sans Frontières et la Chambre de Commerce France Israël, défendant les intérêts israéliens en France se sont portées parties civiles en invoquant des dommages imaginaires.


Les organisations soutenant la campagne BDS sont scandalisées par le verdict rendu ce jour.

Mme Arnaud a été déclarée coupable des faits reprochés et condamnée à une amende pénale de 1000 euros. Le tribunal a jugé recevable la plainte des parties civiles condamnant pour chacune Mme Arnaud à 1 euro de dommages et intérêts ainsi qu’à 500 euros pour frais de justice. Paradoxalement, le plaignant Carrefour a été débouté car la dégradation n’a pas été retenue !

Ce verdict illustre, ici en France, la politique actuelle de criminalisation de toute action non violente contre la politique israélienne. Nous n’acceptons pas l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme qui est systématiquement utilisé contre les militants soutenant la cause palestinienne. Ces attaques loin de nous démobiliser ne font que renforcer notre détermination à mener cette campagne.


Dans le cas de l’Afrique du Sud, des années 1970, le boycott a été utilisé avec succès pour vaincre l’apartheid. Aujourd’hui, c’est la société civile palestinienne qui nous demande de nous mobiliser par la campagne BDS, pour lutter contre la politique israélienne d’occupation militaire, de colonisation, d’annexion et d’apartheid.


Les organisations signataires sont solidaires de Mme Arnaud dans son refus de ce verdict et dans sa décision de faire appel."


Bordeaux, le 10 février 2010


PS : Sakina a fait appel du jugement

Comité de soutien à Mme ARNAUD : (sans compter les nombreux soutiens individuels)

Organisations signataires avec la Ligue des Droits de l’Homme section de Bègles, Talence et Villenave d’Ornon (33) et la Ligue des Droits de l’Homme Gironde : AC ! Gironde (Agir contre le Chomage), Association France Palestine Solidarité de Pau, ATTAC 32, ATTAC 33, ATTAC Sète Bassin de Thau, ATTAC Toulouse, ATTAC Béziers (34), ATTAC 84, Cercle Jean Barrué (Fédération Anarchiste 33), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix - Strasbourg, Collectif Dunkerquois pour le Respect des Droits du Peuple Palestinien, Confédération Générale du Travail - Université Bordeaux I, Confédération Paysanne 33, Corsica-Palestina, Europalestine 33, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) 33, Fédération Syndicale Unitaire 33, Génération Palestine 33, Gauche Unitaire 33, Hacktivismes, Ligue des Droits de l’Homme Cannes-Grasse, Ligue des Droits de l’Homme Uzès-Ste Anastasie, Nouveau Parti Anticapitaliste 33, Palestine33, Parti Communiste Gironde, Parti de Gauche Gironde, Repères, Section Universitaire du PCF33, Union syndicale Solidaires 33, Union Juive Française pour la Paix Aquitaine, ...

et Organisations nationales : Association France Palestine Solidarité (AFPS), CAPJPO-Europalestine, Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (CPJPO) du Luxembourg, GUPS (Union Générale des Etudiants de Palestine), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Union Syndicale Solidaires


Article publié sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 12 février 2010


Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Actualité - Mobilisation
- Recommander
Partager cet article
Repost0
6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 10:04
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com


Gaza, 1 an après

Manifestation à Paris

 
Briser 3 ans de siège israélien,
juger les criminels de guerre,
sanctionner Israël


 
Manifestation pour la Palestine, Samedi 6 Février 2010 à 14h
Départ Place de la république en direction de l’ambassade d’Israël, arrivée Place de l’Opéra

Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 20:26
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Karl Marx, le retour

Agone a publié Howard Zinn.
Certains ouvrages sont même disponibles sur le net par le biais de version "lyberagone".
Ci-dessous les liens vers les ouvrages publiés.
Howard Zinn
puce Désobéissance civile et démocratie
Nouvelle édition de « Nous le peuple des États-Unis… »
Préface de Jean-Luc Chappey

À paraître le 17/03/2010
Noam Chomsky
puce De la guerre comme politique étrangère des États-Unis (poche)
3e édition révisée et augmentée de « Le droit d’agression à discrétion comme “nouvelle grande stratégie impériale”. Le test irakien »
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton - Prologue de Howard Zinn - Postface de Jean Bricmont

Howard Zinn
puce Une histoire populaire des États-Unis  - De 1492 à nos jours
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton


lyber L’Impossible Neutralité  - Autobiographie d’un historien et militant
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton

Howard Zinn
puce Karl Marx, le retour
Pièce historique en un acte. Préface de l’auteur. Traduit de l’anglais par Thierry Discepolo

Howard Zinn
puce « Nous, le Peuple des États-Unis… »  - Essais sur la liberté d’expression et l’anticommunisme, le gouvernement représentatif et la justice économique, les guerres justes, la violence et la nature humaine
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton
Préface de Frédéric Cotton & Thierry Discepolo

Howard Zinn
puce En suivant Emma
Pièce historique sur Emma Goldman, anarchiste & féministe américaine
Préface de l’auteur
Théâtre traduit de l’anglais par Julie David

Howard Zinn
puce Le Vingtième Siècle américain  - Une histoire populaire de 1890 à nos jours
Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton


lyber Agone 31 et 32  - « L’exemple américain »
Coordination Michaël Lainé


lyber Agone 28  - « Lutte des sexes & lutte des classes »
Coordination Béatrice Vincent

Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 14:14
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com
En hommage à Howard Zinn

Un des plus grands penseurs progressistes des Etats-Unis vient de nous quitter, à l'âge de 88 ans. Howard Zinn était l'auteur d'une magistrale "Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours", mais aussi d'articles lucides et pénétrants. Nous vous en rappelons quelques-uns ici avec l'hommage rendu par son éditeur français.

Agone - Howard Zinn n'est plus

Howard Zinn - Mythes de l'« exceptionnalisme » américain

Howard Zinn - Les Etats-Unis ont besoin d'un esprit révolutionnaire

Howard Zinn - 27 mois d'occupation américaine - Que faisons-nous en Irak ?

Howard Zinn - La légalisation de l'injustice

 Sur michelcollon.info - Investig'Action
Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 14:05
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

¬ NEWSLETTER #07

FRANCE Ô ANNONCE LA DIFFUSION DU FILM "GAZA-STROPHE, le jour d'après..."
Documentaire de 55 mn réalisé par Samir Abdallah & Kheridine Mabrouk

Mercredi 10 février à 20h35
Rediffusion : jeudi 11 février à 15h15
et samedi 13 février à 16h

www.gaza-strophe.com

et présentation publique

le Jeudi 4 février 2010 à 19h au Cin'Hoche de BAGNOLET

M° Gallieni, 6 rue Hoche

le mardi 9 février 2010 à 21h AU CINEMA CASTILLET DE PERPIGNAN

le jeudi 11 février 2010 a 20h A la CINEMATHEQUE DE LUXEMBOURG
10,rue Eugène Ruppert  L.2453 Luxembourg

le vendredi 12 février 2010 a 20h30 au CINEMA L'ETOILE DE LA COURNEUVE
1, Allée du Progrès La Courneuve 93120  / tel 0149926195

"Les réalisateurs Samir Abdallah et Kheridine Mabrouk sont rentrés dans Gaza le 20 janvier 2009, au surlendemain du cessez le feu annoncé après la dernière grande offensive israélienne, nommée «Plomb durci» et jour historique de l’investiture de Barak Obama. Abu Samer et Joker, deux militants du Centre Palestinien des Droits de l'Homme de Gaza, guident les deux réalisateurs tout le long de l'étroite bande de Gaza, sur les traces des chars israéliens. Des dizaines de témoins de la guerre israélienne de 22 jours contre Gaza (27 décembre 2008 au 18 janvier 2009) témoignent devant la caméra. Leurs récits frappent par la précision des faits et nous font entrer dans le cauchemar palestinien.
Ils sont complétés par des images, dont certaines sont insoutenables, tournées sous le feu de l’offensive israélienne par plusieurs cameramen palestiniens.
Certaines sont insoutenables. Elles hantent les cauchemars de nos amis, et les nôtres aussi. Un documentaire qui raconte la tragédie palestinienne du point de vue de l’intérieur.
Pour prolonger la réflexion, France Ô vous propose à 21.30 le documentaire «Le rêve arabe». Un film pour tenter de comprendre les origines de la colère du monde arabe à l’égard de l’occident."

Plus d'infos sur www.gaza-strophe.com


Vous recevez cette information car vous êtes inscrit
à la newsletter de CINEMETEQUE.COM
Si vous souhaitez vous désinscrire cliquez ici

 

Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 13:58
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Appel à la solidarité avec le peuple haïtien !

Soutenez la PAPDA, membre du réseau international du CADTM et envoyez vos dons !


Le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 a laissé l’île et son peuple dans le plus grand dénuement. Après l’aide d’urgence, la reconstruction du pays est l’enjeu essentiel. Les grandes puissances et les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale…) s’y affairent déjà afin de renforcer leur mainmise sur ce pays.

Il est donc important, pour que la reconstruction se fasse par et pour les Haïtiens et non sans et contre eux, de soutenir et d’accompagner les mouvements sociaux haïtiens qui dénoncent et combattent l’ingérence, la domination, l’exploitation, réclament l’annulation inconditionnelle et immédiate de la dette largement odieuse d’Haïti et revendiquent la pleine souveraineté de leur pays.

La Plateforme Haïtienne de plaidoyer pour un Développement alternatif (PAPDA) est l’une de ces organisations. Membre du réseau international du CADTM, elle milite pour l’annulation de la dette haïtienne et la mise en place d’alternatives socialement justes et écologiquement soutenables ; la PAPDA travaille en collaboration avec de nombreux acteurs internationaux et locaux (mouvements de paysans, mouvements de femmes, organisations de défense des droits humains, etc.). La PAPDA est actuellement membre d'une coordination de plus de 18 organisations qui tentent de répondre conjointement à la situation.

Pour soutenir la PAPDA, envoyez vos dons au CADTM Belgique. Les dons collectés seront intégralement reversés à la PAPDA.

Belgique : Envoyez vos dons par virement au compte du CADTM, avec la mention « soutien PAPDA Haïti » : 001-2318343-22.
Les dons supérieurs à 30€ seront déductibles en 2011 des revenus 2010 pour les personnes soumises à l’impôt sur les personnes physiques. Une attestation sera envoyée en juin 2011.
 

Autres pays : Envoyez vos dons par chèque au CADTM, 345 avenue de l’Observatoire 4000 Liège, Belgique (avec la mention « soutien PAPDA Haïti » au dos du chèque) ou par virement au compte du CADTM, avec la mention « soutien PAPDA Haïti » : IBAN BE06 0012 3183 4322 Code Swift BIC : GEBA BE BB.

Merci de votre soutien !
Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 12:49
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Guerre d'espagne
Soutienavec les prisonniers antifascistes espagnols


A l’occasion de la visite à Bruxelles de la déléguée du Secours Rouge d’Espagne, la camarade Betta, qui a passé 14 années dans les prisons d’Argentine et d’Espagne.

Le Secours Rouge vous invite:

Le jeudi 28 janvier à partir de 19h, à une soirée 'mémoire' consacrée à la guerre civile espagnole dans la salle de cinéma du Pianofabriek, avec projection à 19h30 du film 'Mourir à Madrid' de Frédéric Rossif (1963) retraçant l’histoire de la guerre d’Espagne. La projection sera suivie d’une discussion et du verre de l’amitié. Un stand de livres sur la guerre d’Espagne sera tenu par la librairie Aden.
Le vendredi 29 janvier à 11h, au cimetière de Saint-Gilles, au dépôt d’une gerbe de fleur au monument des antifascistes belges morts en Espagne dans les rangs des Brigades Internationales. Rendez-vous pour le départ de Saint-Gilles brasserie Verschueren (parvis St-Gilles) à 10h. Rendez-vous sur place, à Uccle, au café Le Silence, face à l’entrée du cimetière, 70 rue du Silence (tram 51 direction 'silence', avant-dernier arrêt 'crematorium').
Le vendredi 29 janvier à 19h30, à une soirée d’information sur la situation actuelle des prisonniers politiques communistes et antifascistes détenus par l’Etat espagnol. Cette activité aura lieu dans la salle de réunion du Pianofabriek, et sera suivie d’une discussion sur les possibilités de faire converger en Belgique les solidarités avec les différents groupes de prisonniers antifascistes détenus par l’Etat espagnol (gauche nationaliste basque, anarchistes, etc.).
Toutes ces activités sont 'entrée libre'. Le Pianofabriek se situe au 35 rue du Fort, métro Parvis de Saint-Gilles.
Partager cet article
Repost0

Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2