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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:20
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Transmis par libérez-les!


Manifestation à Lesquin le 6 octobre

Un « charter » franco-britannique serait prévu pour le 6 octobre à destination de Kaboul. Alors que les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader en Afghanistan, que les ONG comme le Secrétaire général des Nations unies se déclarent particulièrement préoccupés par la situation, la France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe.
L’Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d’y renvoyer ceux qui s’en sont enfuis à la recherche d’une protection en Europe.
En France, le ministère de l’Immigration se moque des décisions des tribunaux de différentes régions qui ont remis en liberté 130 des 138 Afghans qui avaient été interpellés le 22 septembre, en vue de leur éloignement, lors de la « fermeture » spectaculaire de la plus grande « jungle » de Calais. Ces juridictions ont mis en évidence l’inanité de cette opération médiatique et ont rappelé le respect du droit et des libertés fondamentales des personnes. Plusieurs tribunaux administratifs ont par ailleurs annulé des arrêtés de reconduite à la frontière au motif du non-respect du droit de demander l’asile.
Le gouvernement n’en a cure et reste enfermé dans sa rhétorique de l’« appel d’air », selon laquelle Afghans, Erythréens, Irakiens, Iraniens, Soudanais, etc. ne viendraient pas en Europe pour sauver leur vie et leurs libertés, mais pour des raisons d’agrément et de confort : les rafles actuelles seraient supposées porter des messages dissuasifs dans les pays d’origine. C’est ainsi que sont pris en otages des Afghans du Calaisis pour tenter de dissuader leurs compatriotes victimes des violences au pays.
Les « opérations de nettoyage » se poursuivent et plus d’une cinquantaine d’Afghans ont été à nouveau placés en rétention la semaine dernière. Les « charters conjoints », qui sont contraires au principe d’interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines, au mépris des droits fondamentaux des personnes.
Nous appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d’expulsion vers l’Afghanistan et insistons sur la nécessaire mobilisation de tous pour empêcher cette expulsion collective qui mettrait sérieusement en danger la vie de ces exilés. Nous réaffirmons qu’il est urgent de rendre son sens au droit d’asile en Europe en prévoyant un mécanisme permettant à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix.
En l’attente, la France peut, et doit, suspendre l’application du règlement de Dublin afin d’accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge en Europe.

Le 5 octobre 2009 *Organisations signataires : ACAT France (Action des chrétiens contre la torture), ADDE (Avocats pour la défense des droitsdes étrangers), ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France), Association Primo Levi, Auberge des migrants (Calais), CAAR (Comité d’aide aux réfugiés – Bois-Colombes), Calais Migrant Solidarity, C’SUR (Calais), Cimade, Collectif Migrants (Dunkerque), Collectif Solidarité Migrants (Angres), Collectif de soutien des exilés (Paris), COMEDE (Comité médical d’aide aux exilés), ELENA (European Legal Network on Asylum), Emmaüs-France, Fédération de l’Entraide Protestante, Flandre Terre Solidaire, GAS (Groupe Accueil et Solidarité), GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Itinérance (Cherbourg), LDH (Ligue des droits de l’homme), MRAP (Mouvement contre la racisme et pour l’amitié entre les peuples), PCF (Parti communiste français), RESF (Réseau Education sans frontières), SAF (Syndicat des avocats de France), SALAM (Calais), "Libérez-les!" (59-62),SALAM (Dunkerque), Secours catholique, Syndicat de la magistrature (SM), Terre d’errance (Norrent-Fontes), Terre d’Errance (Steenvoorde), Toits du Monde (Orléans) Contacts presse : * ACAT-France : Florence Boreil / 01 40 40 40 28 / florence.boreil acatfrance.fr * La Cimade : Julie Chansel / 06 82 24 03 47 / julie.chansel lacimade.org * Secours catholique : Philippe Lefilleul / 06 82 98 87 63 / philippe-lefilleul secours-catholique.asso.fr * Gisti : 01 43 14 84 87 + 06 81 90 74 33 – alaux gisti.org * Terre d’errance (Norrent-Fontes / Pas-de-Calais) : 06 23 33 16 83



TOUTES et TOUS
au
Rassemblement mardi 6 octobre 20h aéroport Lesquin.


Suite à l’annonce du charter franco-anglais avec des Afghans (voir communiqué), les infos se précisent.

Le charter partirait de l’aéroport de Lille-Lesquin vers 23h30.

Le vol expulserait des personnes raflées dans la jungle de Calais. Il partirait à 23h30. il faut s’attendre à des transferts depuis le centre de rétention du Mesnil-Amelot et peut-être de celui de Coquelles.


Nous appelons à un rassemblement à 20h ce mardi soir à l’aéroport de Lesquin pour protester contre ce charter.


Pour s’y rendre depuis Lille, une navette part toutes les 20 mn, de 8h à 22h, devant le centre commercial Euralille.

Un charter pour kaboul mardi ?


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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:48
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Grande Marche pour la liberté de Gaza : appel à participation

La "Gaza Freedom March", coalition internationale initiée aux Etats-Unis, et visant à réunir des milliers de volontaires pour dire NON AU BLOCUS DE GAZA, est désormais lancée ! De tous les pays, des femmes et des hommes s'inscrivent pour participer à cette très belle aventure, qui  nous amènera à célébrer le changement d'année en montrant attachement aux droits de l’Homme et au droit international.

L'opération  débutera le 27 décembre 2009, un an jour pour jour après le début des bombardements israéliens à la sortie des écoles de la bande de Gaza, afin d'exprimer notre refus de ce siège inhumain, qui affame 1,5 million de personnes depuis plus de trois ans.

Des milliers d'Américains, d'Européens, d'Africains, vont se retouver à la frontière égyptienne de la bande de Gaza (Rafah), tandis que les Israéliens Contre le Blocus convergeront au check-point israélien de Erez. L'objectif est de se retrouver et de marcher dans Gaza pour y fêter avec les familles meurtries, endeuillées, une année que nous nous emploierons, ensemble, à rendre plus juste, plus humaine.

Les initiatives courageuses du Free Gaza et de Viva Palestina ont donné l’exemple. Nous devons être encore plus nombreux, à la fin de cette année, à montrer, qu’en l’absence de volonté de nos dirigeants, il y a des femmes et des hommes qui relèvent la tête, et qui disent NON à l’injustice, OUI à la liberté. Il s’agit d’une manifestation pacifique, qui s’inspire de décennies de résistance palestinienne non violente.

Cet objectif est à notre portée.  Pour la France, nous espèrons bien atteindre rapidement un premier cap de 100 inscriptions.
De nombreuses associations en France sont parties prenantes de ce projet, avec CAPJPO-EuroPalestine, qui vous propose, si vous pouvez vous libérer du samedi 26 décembre 2009, au samedi 2 janvier 2010, une prise en charge complète, en coordination avec les organisateurs (notamment américains) au niveau international. Le coût total de ce voyage est de 800 euros, comprenant le vol aller-retour de Paris au Caire, le transport jusqu'à Rafah, l'hébergement et l'alimentation durant la semaine. Un  acompte de 150 euros est demandé pour l'inscription. Le reste de la somme est à verser au plus tard le 10 décembre 2009.

Les personnes qui approuvent cette initiative, mais sont dans l'incapacité de se joindre à la marche, peuvent la soutenir et contribuer à son succès par leur aide financière. Leurs dons permettront à davantage de volontaires de participer au voyage. Ils peuvent les adresser également à CAPJP0-EuroPalestine, 16 bis rue d'Odessa. 75014 Paris. Merci bien inscrire au dos des chèques : "marche pour Gaza", et préciser "inscription" ou "soutien".

Un reçu fiscal, pouvant donner lieu à une déduction fiscale de 60 % sur la déclaration d'impôt de 2010 sera envoyé à chaque donateur avant la fin de l'année 2009.
De nouvelles précisions seront régulièrement disponibles sur le site http://www.europalestine.com concernant aussi bien le programme, le nombre d'inscrits au niveau international et français, le montant des dons recueillis, les noms des personnalités qui nous accompagneront, les démarches à faire pour l'obtention des visas... Pour toute question complémentaire, vous pouvez aussi écrire à info@europalestine.com

RENDEZ-VOUS SAMEDI PROCHAIN...

Samedi prochain 26 septembre à partir de 17 H, une grande réunion d'information et d'inscription réunira à la Librairie Résistances, toutes celles et ceux que cette démarche intéresse. A cette occasion, une vidéo conférence nous mettra directement en relation avec les organisateurs américains et européens. Venez nombreux ! ( http://www.librairie-resistance.com )


... ET LE 7 OCTOBRE !

 
Et le mercredi soir 7 octobre, à partir de 19 H 30, deux grands musiciens de jazz, le saxophoniste Gilad ATZMON et le pianiste Frank HARRISON (Grande-Bretagne), viendront donner un concert à la librairie Résistances, au profit de la Marche pour Gaza.  L'entrée sera au tarif de 10 euros (avec possibilité de donner davantage !). Retenez cette date !
 
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 21:05
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Les juges de la 17ème chambre correctionnelle de Paris ont rendu jeudi un jugement déboutant le ministère de la Défense, qui attaquait l’association CAPJPO-EuroPalestine pour ses articles sur l’Afghanistan.

Message de l'association :

"... notre association CAPJPO-EuroPalestine a gagné le procès qui lui était intenté par le ministère de la Défense, à propos des articles critiques publiés sur notre site sur la présence des troupes françaises en Afghanistan. Les magistrats ont rendu, le 17 septembre dernier, un jugement clair, estimant nous avions exprimé "des opinions légitimes dans le contexte d'un débat politique d'intérêt général." Ils ont donc rejeté aussi bien les accusations d'apologie de crimes que celles d'injures envers l'armée. Vous trouverez les attendus de ce jugement sur http://www.europalestine.com/spip.php?article4371 . Merci pour votre soutien, qui nous a été précieux."
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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 17:35
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Transmis par libérez-les


Amira AL KAREM, enfant palestinienne âgée de 15 ans, déposera plainte le 31 août prochain devant la Cour Pénale Internationale à LA HAYE (Pays-Bas). 

Le mercredi 14 janvier 2009, lors de l’opération militaire israélienne « Plomb durci »  dirigée contre la population de la bande de GAZA, Amira a été directement visée par les tirs des chars israéliens qui avaient envahi le quartier de Tal Al Hawa où elle réside. Son père, son frère de 13 ans et sa sœur de 15 ans ont été tués par l’armée israélienne alors qu’ils se trouvaient à proximité de la maison familiale. Grièvement blessée à la jambe droite, elle a survécu à ses blessures, au froid à la faim et à la soif  pendant plus de 60 heures, jusqu’à ce qu’elle soit découverte samedi 17 janvier par le journalis te dans la maison duquel elle s’était réfugiée.

  Elle a été soignée à l’hôpital Shifa par une équipe de médecins français, qui ont organisé sa prise en charge en France. Après avoir été refoulée plusieurs fois au passage de RAFAH, elle a finalement pu rejoindre la France où elle suit un traitement. Amira AL KAREM est déterminée à obtenir justice. Son histoire est emblématique de l’attaque subie par les civils et notamment les enfants – lors de l’opération « Plomb durci » de décembre et janvier derniers, où 1400 palestiniens ont été tués, dont 300 enfants (rapport d’Amnesty International du 2 juillet 2009). Les faits subis par Amira illustrent l'utilisation par Israël con tre des civils d'armes conçues pour les champs de bataille et s’inscrivent dans une offensive délibérément lancée contre la population civile palestinienne. Les actes dont elle a été victime sont constitutifs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au sens du statut de la Cour Pénale Internationale. 


    Le 31 août prochain, Amira AL KAREM se rendra personnellement à la Cour Pénale Internationale, pour y déposer la première plainte d’une victime de l’opération israélienne « Plomb durci ». Elle sera assistée par ses avocats, et soutenue par ses médecins. 

Une conférence de presse sera donnée à cette occasion à 14 heures à La Haye 

    
 Contacts : 

  Dr Mohamed Salem : 06 85 87 89 55         - Me Gilles Devers :     06 14 26 31 69:. 

Un rappel de Libérez-les ! qui a organisé et participé aux manifestations contre la guerre à Gaza:

1315 tués dont : 413 enfants et 104   femmes

 5320 blessés  dont 500 encore aujourd'hui dans des états critiques notamment à cause des obus au phosphore blanc

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 10:23
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Sur le site bellaciao, mardi 18 août 2009 (08h34)

Palestine Un lieu qui pleure


Quelques jours après notre retour de ce qu’on croyait être, jusqu’à récemment, le futur Etat de Palestine, et qui est maintenant la plus grande prison (Gaza) et la plus grande salle d’attente (Cisjordanie) du monde, j’ai fait un rêve.

J’étais seul, debout, dévêtu jusqu’à la taille, dans un désert de grès. Puis la main de quelqu’un ramassait au sol des poignées de terre et me les jetait à la poitrine. Ce geste était empreint de considération et non d’agressivité. Avant de m’atteindre, la terre ou le gravier se transformait en morceaux de tissu déchirés, probablement du coton, qui s’enroulaient telles des bandelettes autour de mon torse. Puis ces lambeaux de tissu se transformaient à nouveau et devenaient des mots, des phrases. Ecrits non par moi, mais par le lieu.

En me remémorant ce rêve, l’expression de « sol écorché » n’a cessé d’aller et venir dans ma tête. Cette expression décrit un lieu ou des lieux où tout, aussi bien au sens matériel qu’immatériel, a été décapé, dérobé, balayé, soufflé, détourné, tout sauf la pauvre terre palpable. *

Il existe dans la banlieue ouest de Ramallah une petite colline du nom d’Al-Rabweh, au bout de la rue de Tokyo. Le poète Mahmoud Darwich est enterré près du sommet de la colline. Ce n’est pas un cimetière. (...) C’est dans ce centre que Darwich a lu certains de ses poèmes pour la dernière fois — bien que personne ne supposât alors que ce fût la dernière fois. Que signifie le mot dernier dans des moments de désolation ?

Nous sommes allés visiter la tombe. Il y a une pierre tombale. La terre creusée est encore nue, et des gens endeuillés y ont déposé de petites gerbes de blé vert — comme il le suggère dans l’un de ses poèmes. Il y a aussi des anémones rouges, des morceaux de papier, des photos.

Il voulait être enterré en Galilée, où il était né et où vit encore sa mère, mais les Israéliens l’ont interdit.

Lors de l’enterrement, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ici, à Al-Rabweh. Sa mère, âgée de 96 ans, s’est adressée à la foule : « Il est votre fils à tous », a-t-elle dit.

Dans quelle arène parlons-nous exactement quand nous évoquons des êtres chers qui viennent de mourir ou de se faire tuer ? Nos paroles nous paraissent résonner dans un moment présent plus présent que ceux que nous vivons normalement. Un moment comparable à celui où nous faisons l’amour, où nous sommes face à un danger imminent, où nous prenons une décision irrévocable, où nous dansons un tango. Ce n’est pas dans l’arène de l’éternel que résonnent nos paroles de deuil, mais ce pourrait être dans un petit appentis de cette arène. *

Sur la colline maintenant désertée, j’essayai de me rappeler la voix de Darwich. Il avait la voix calme d’un apiculteur :

Une boîte en pierre où les vivants
et les morts se meuvent dans l’argile sèche

telles des abeilles captives
dans le rayon de miel d’une ruche

et chaque fois que le siège se resserre

elles désertent les fleurs et font une grève
de la faim

et demandent à la mer d’indiquer la sortie
de secours

Me souvenant de sa voix, je ressentis le besoin de m’asseoir sur la terre palpable, sur l’herbe verte. Ce que je fis.

En arabe, Al-Rabweh signifie « la colline recouverte d’herbe verte ». Ses mots sont retournés d’où ils venaient. Et il n’y a rien d’autre. Un rien que partagent quatre millions de personnes.

La colline suivante, à cinq cents mètres de là, est une décharge. Des corbeaux décrivent des cercles autour. Des enfants fouillent dans les ordures. (...) *

Les mois ont passé, chacun avec son lot de mauvais présages et de silence.

Aujourd’hui les désastres se jettent ensemble dans un delta sans nom, qui n’en aura un que lorsque des géographes, qui viendront plus tard, bien plus tard, lui en donneront un. Rien d’autre à faire à l’heure actuelle que d’essayer de marcher sur les eaux amères de ce delta sans nom. *

Gaza, la plus grande prison du monde, se transforme en abattoir. (...) Jour et nuit, par air, par mer et sur terre, les Forces de défense israéliennes lancent des bombes au phosphore et des obus, dirigent des armes radioactives GBU-39 et des tirs de mitraillette sur une population civile d’un million et demi de personnes. (...) La peste va bientôt emboîter le pas au massacre : la plupart des logements n’ont ni eau ni électricité, les hôpitaux sont dépourvus de médecins, de médicaments et de générateurs. Un blocus et un siège ont précédé le massacre.

Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent dans le monde pour protester. Mais les gouvernements des riches, forts de leurs médias internationaux et fiers de leurs armes nucléaires, rassurent Israël : ils fermeront les yeux sur ce que ses Forces de défense sont en train de perpétrer. *

« Un lieu qui pleure entre dans notre sommeil, a écrit le poète kurde Bejan Matur, un lieu qui pleure entre dans notre sommeil et n’en part jamais. » *

Je suis à Ramallah, il y a quatre mois de cela, dans un parking souterrain désaffecté qui sert d’atelier à un petit groupe de plasticiens palestiniens, parmi lesquels une sculptrice du nom de Randa Mdah. Je regarde une installation qu’elle a conçue et réalisée, intitulée Puppet Theatre.

Il s’agit d’un grand bas-relief de trois mètres sur deux, dressé comme un mur. Sur le sol, trois figures en ronde bosse lui font face.

Le bas-relief, composé d’épaules, de visages et de mains, a été réalisé sur une armature de fil de fer, de polyester, de fibre de verre et d’argile. Ses surfaces sont colorées — verts foncés, bruns et rouges. La profondeur de son relief est à peu près la même que celle d’une des portes en bronze de Lorenzo Ghiberti pour le baptistère de Florence, et le raccourci et les perspectives ont été traités presque avec la même maîtrise. (Je n’aurais jamais deviné que cette artiste était si jeune. Elle a 29 ans.) Le mur du bas-relief est comme la « haie » à laquelle ressemble l’audience dans un théâtre, quand on la voit de la scène.

Sur la scène, face au mur, se dressent trois personnages grandeur nature, deux femmes et un homme. Ils sont faits avec les mêmes matériaux, mais leurs couleurs sont plus pâles.

L’un se trouve à portée de main du public, un autre deux mètres plus loin et le troisième encore deux fois plus loin. Ils portent leurs vêtements de tous les jours, ceux qu’ils ont choisi de mettre ce matin-là.

Leurs corps sont attachés à des cordes qui pendent de trois bâtons horizontaux, qui sont à leur tour suspendus au plafond. Ce sont des marionnettes ; les bâtons sont les tiges au moyen desquelles les marionnettistes absents ou invisibles les actionnent.

La multitude de figures sur le bas-relief regardent toutes ce qu’elles voient en face d’elles et se tordent les mains. Leurs mains sont comme des poules. Impuissantes. Elles se les tordent parce qu’elles ne peuvent pas intervenir. Les figures sont en bas-relief et non en trois dimensions, donc elles ne peuvent pas entrer dans le monde réel, substantiel, ni y intervenir. Elles représentent le silence.

Les trois personnages substantiels, palpitants, attachés aux cordes des marionnettistes invisibles, sont précipités à terre, la tête la première, les pieds en l’air. Encore et encore, jusqu’à ce que leurs têtes éclatent. Leurs mains, leurs torses, leurs visages se convulsent sous l’atrocité de la douleur. Une douleur qui n’a pas de fin. On le voit à leurs pieds. Encore et encore.

Je pourrais marcher entre les spectateurs impuissants du bas-relief et les victimes étalées sur le sol. Mais je ne le fais pas. Il se dégage de cette œuvre une force que je n’ai vue dans aucune autre. Elle s’est approprié le sol sur lequel elle se dresse. Elle a rendu sacré le champ entre les spectateurs frappés d’horreur et les victimes agonisantes. Elle a transformé le sol d’un parking en « sol écorché ».

Cette œuvre prophétisait la bande de Gaza aujourd’hui. *

La tombe de Darwich sur la colline d’Al-Rabweh a depuis été clôturée et recouverte d’une pyramide en verre à la suite de décisions prises par l’Autorité palestinienne. Il n’est plus possible de s’asseoir par terre près de lui. Ses mots, cependant, parviennent à nos oreilles, et nous pouvons les répéter, et continuer à le faire.

J’ai du travail à faire sur la géographie
des volcans de la désolation aux ruines

du temps de Loth à celui de Hiroshima

comme si je n’avais encore jamais vécu

avec une soif qu’il me reste à connaître

peut-être Maintenant s’est-il éloigné

et qu’Hier s’est rapproché

alors je prends la main de Maintenant _ pour marcher à la lisière de l’histoire

et éviter le temps cyclique

avec son chaos de chèvres de montagne

comment mon Demain peut-il être sauvé ?

par la vitesse du temps électronique

ou par la lenteur de ma caravane du désert ?

j’ai du travail jusqu’à ma fin

comme si je n’allais pas voir demain

et j’ai du travail pour aujourd’hui
qui n’est pas là

alors j’écoute doucement, doucement,

le battement de fourmi de mon cœur...

John Berger.

John Berger
Romancier, poète, peintre et critique d’art anglais. Vit et travaille dans un petit village de Haute-Savoie. Ouvrages récents : De A à X, L’Olivier, Paris, 2009 ; D’ici là, L’Olivier, Paris, 2006, et Ecrits des blessures, Le Temps des cerises, Pantin, 2007. A obtenu le Booker Prize en 1972. Édition imprimée — février 2009 — Page 28

Source : Le Monde Diplomatique


De : John Berger
mardi 18 août 2009
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 22:26
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vendredi 14 août 2009 (18h57)

CAMPAGNE de SOUTIEN et pour la LIBERATION d’Amhad SAADAT et de TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS.

Le Secrétaire Général du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) emprisonné détenu depuis 2002, Amhad SAADAT a été transféré le lundi 11 août 2009, de la prison d’Asqelan vers la prison disciplinaire de Ramon dans le désert du Naqab. Depuis le 1er août, il avait été mis à l’isolement complet dans une cellule de 1,40m sur 2,4Om pour avoir communiqué avec un prisonnier d’un quartier de haute sécurité.

Buthaina DUQMAQ, Président de l’association Mandela de soutien aux prisonniers et pour les droits des détenus, vient de déclarer que ce transfert vers la prison de Ramon, était la poursuite de la politique répressive menée par l’administration pénitentiaire israélienne contre Amhad SAADAT. Il s’agit de détruire fermement le leader du mouvement des prisonniers qui s’est organisé au sein des prisons politiques israéliennes en l’affaiblissant autant moralement que physiquement.

Depuis 2002, Amhad SAADAT est transféré de prison en prison, avec des conditions de détention qui se dégradent au fur et à mesure des déplacements. Il subit de plus en plus l’isolement total et la négligence des droits élémentaires en termes de visites et d’accès aux soins. Israël agit de cette manière afin de cacher au monde les conditions déplorables et inhumaines que subissent les détenus politiques palestiniens.

En juin, Amhad SAADAT avait entrepris une grève de la faim deneuf jours afin de protester contre l’utilisation de plus en plus fréquente de l’isolement des prisonniers palestiniens ainsi que la négation de leurs droits, et au terme de cette grève de la faim, ses doléances ont été prises en compte. Mais pour combien de temps, puisque l’unité d’isolement de la prison de Ramon est considérée comme le pire des lieux de détention, où la violation des droits des détenus est systématique et cachée.

Amhad SAADAT purge actuellement une peine de 3O années de prison à la suite d’un procès politico-militaire illégitime qui a été prononcée le 25 décembre 2008 (les années de captivité depuis 2002 ne sont pas comptabilisées) sans sa présence.

Amhad SAADAT avait été extirpé de la prison de Jéricho par un commando israélien où il était détenu sous la surveillance de gardes US, britanniques et palestiniens.

Amhad SAADAT souffre de problèmes de dos qui nécessite une assistance médicale et des soins. Pourtant, l’administration pénitentiaire israélienne lui refuse de consulter un spécialiste, participant de fait à des actes de négligence médicale et de mauvais traitement à détenus.

La campagne de sensibilisation lancée par le mouvement « Liberté pour Amhad SAADAT » (Free Amhad Saadat), exige de mettre un terme à cet isolement à cette barbarie, et invite toutes les forces militantes internationales à protester devant les consulats et les ambassades israéliennes, la liste de ces lieux est disponibles sur : http://www.MFA.gov.il/MFA/Environ + le + ministère / diplomatique +missions / sites + Web + de + israélien +Missions+Abroad.htm

Ce mouvement demande d’interpeller le CICR et toutes les organisations des Droits de l’Homme afin qu’elles prennent leurs responsabilités le plus rapidement possible et exigent des israéliens que Amhad Saadat et l’ensemble des 11 OOO prisonniers palestiniens reçoivent immédiatement les soins nécessaires et que cessent les conditions d’isolement et de négations des droits.

La mission humanitaire du CICR comprend la surveillance des conditions de détention des prisonniers, nous demandons de lui envoyer un courriel afin qu’il prenne en compte la situation urgente de Amhad SAADAT : jerusalem.jer@icrc.org

Il est aujourd’hui urgent que nous venions en aide à Amhad SAADAT et à tous les prisonniers palestiniens qui subissent chaque jour les abus et la répression criminelle israélienne dont ils sont les premières victimes sans oublier l’oppression que subit quotidiennement le peuple et le territoire palestinien occupé.

Pour la liberté de tous les prisonniers palestiniens et de toute la Palestine !

Free Ahmad Saadat

http://www.freeahmadsaadat.org

Info@freeahmadsaadat.org

Traduit par le Comité Libérez-les ! »


De : Comité Libérez-les !
vendredi 14 août 2009
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 10:07
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Vendredi 7 août 2009

Quelques informations parues sur Internet fin juillet / début août 2009

 

« Israël » marchand d’armes

L’Etat sioniste a exporté au premier semestre 2009 pour 3,3 milliards de dollars d’équipements militaire et ses exportations d’armements et de technologie militaire devraient lui rapporter plus de 6 milliards de dollars en 2009 et probablement atteindre un nouveau record.

En « Israël », le secteur de la défense emploie près de 40.000 personnes. Ces dernières années, les industries privées et publiques de l’Etat sioniste se sont notamment spécialisées dans les systèmes électroniques et équipements militaires basés sur la haute-technologie.

 

L’Etat sioniste reconnaît avoir utilisé du phosphore blanc à Gaza

 

Des restes de phosphore achèvent de se consumer près d'une école de l'ONU à Beit Lahia, au nord de la bande de Gaza, bombardée par l'aviation israélienne le 24 janvier 2009.

 

Dans un rapport sur l'attaque à Gaza, l'Etat sioniste reconnait avoir employé l'agent chimique. Le phosphore cause de graves brûlures de la peau, des muscles, voire des os. Sa combustion ne s'arrête que lorsqu'il est privé d'oxygène. L’Etat sioniste ne pouvait plus nier avoir eu recours au phosphore. De nombreux restes de munitions où des traces blanches de phosphore étaient visibles, ont été retrouvés dans Gaza. L'ONU a même affirmé détenir des preuves démontrant que la substance avait été utilisée lors du raid mené contre un de ses entrepôts lors de l'offensive.

 

L’armée sioniste s’apprête à repartir en guerre au Liban

Le Pentagone aurait été informé de préparations intensives de l’armée sioniste en vue d’une opération militaire au Sud-Liban. Les forces spéciales sionistes s’entraîneraient notamment à prendre le contrôle de zones situées le long du fleuve Litani.  Des tanks “merkava” ont été positionnés dans le secteur des fermes de Sheba. En réponse, l’armée libanaise dit avoir déployé des blindés M-113 autour du village de Kfar Chouba qui fait face à l’Etat sioniste.

 

Le ministre sioniste Ehoud Barak a déclaré qu’en cas de conflit avec le Hezbollah les infrastructures du Liban seraient prises pour cible. C’est dans ce contexte que l’armée sioniste vient d’achever des manœuvres de grande envergure sur le plateau de Golan.

 

L’exercice, qui a impliqué plusieurs bataillons de tanks, des unités d’infanterie et des hélicoptères de combat, avait pour objectif principal de tester la coordination entre les différents corps de l’armée en cas d’attaque terrestre syrienne sur le Golan. Les blindés se sont notamment à entraînés faire face à des tirs nourris de missiles anti-tanks en multipliant des mouvements de progression et de repli sur des hauteurs.



Mais la résistance libanaise ne désarme pas.

Des manifestants libanais interviennent contre une action illégale de la FINUL

Samedi 18 juillet une unité de la FINUL décide, en toute illégalité, d’encercler des maisons de la localité de Kherbet Selem en vue de les perquisitionner. La population locale a vivement réagi à cette intrusion et a chassé les militaires à coup de pierres. Quatorze soldats de la FINUL, 3 italiens et 11 français, ont été légèrement blessés. La Finul a dû appeler des renforts et une patrouille a été contrainte de tirer en l'air pour s'extirper de la foule.

 

Rappelons que 12 000 casques bleus occupent le Liban en vue de désarmer la résistance. La France participe activement à cette coalition militaire impérialiste nommée FINUL (Force intérimaire des Nations unies au Liban). Au 1er juin 2009, la FINUL comptait 12 158 hommes, de vingt-neuf pays dont l'Italie (2 662), la France (1 444), l'Indonésie (1 248) et l'Espagne (1044).

 



Article paru sur
http://liberonsgeorges.over-blog.com
le 7 août 2009

 

Source : informations disponibles sur Internet, notamment sur les sites du Monde, du Figaro et sur des sites libanais.

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 10:39
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Communiqué du 03 août 2009

Écrit le 03/08/2009 à 21h52:07

 

Communiqué de Presse du 03 août 2009

du Comité « Libérez-les ! » 

de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques.

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A l’ensemble des média et du mouvement démocratique.

La réponse, de l’Etat français, du Ministre Kouchner et du Préfet du Nord, à la mobilisation et à la conférence de presse pour Mme Shova GAJUREL, exilée politique népalaise, a été de décider de son expulsion/transfert du centre prison de Rétention Administratif de Lille Lesquin, au centre prison de rétention de Bruges en Belgique, via le commissariat de Menin en Belgique.

De prison en prison…de refus en refus…de mystère en ministère…

Shova Gajurel n’est donc plus aujourd’hui  emprisonnée en France mais elle l’est en Belgique, où elle est arrivée vers 14h00 ce lundi 03 août 2009, et où sa rétention administrative peut durer un mois.

L’Etat français qui donne des leçons d’humanisme, de droit de l’homme et de démocratie à la terre entière s’est ainsi lavé les mains en expulsant une réfugiée politique, menacée de mort dans son pays, vers un pays tiers de la communauté européenne qui l’a donc immédiatement réincarcérée.

Cette matinée du 03 août 2009 fût donc un jeu de piste brouillée par la police (à qui ordre avait été donné de faire ce transfert dans la discrétion la plus totale) entre la France et la Belgique.

Des militants du Comité « Libérez-les ! », du Comité des sans papiers de Lille (CSP59) et du MRAP, avaient installé une permanence à la frontière franco-belge…ils furent rejoints par des membres du Secours Rouge Belgique, qui devraient poursuivre la solidarité indispensable avec d’autres collectifs en Belgique.

Après avoir fait le tour de plusieurs postes de police belge, les militants solidaires ont pu rencontrer Shova quelques minutes, elle était particulièrement épuisée et inquiète car son téléphone portable, seul lien pour l’instant avec ses ami(es), a été confisqué par la police.

Cette nouvelle déportation/emprisonnement  est un  acte qui démontre l’ignominie et l’inconscience de nos Etats occidentaux : la chasse et les rafles contre les sans papiers, les demandes d’asile refusées, sont le quotidien factuel d’une politique que nous devons combattre à tout prix et à chaque instant !  

Nous allons poursuivre la dénonciation de cette procédure et de cette décision innommable, prises par l’Etat français concernant Shova GAJUREL, mais aussi poursuivre, conjointement avec les solidaires belges et d’ailleurs, le combat multiforme pour que soit reconnu le droit à un statut de réfugiée politique pour Shova.

NOTRE SOLIDARITE N’A PAS DE FRONTIERE, NOTRE LUTTE EST JUSTE !

Nous envisageons une nouvelle conférence de presse dans les prochains jours.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 23:01
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Salah, un cas unique au monde

Au monde il n’y a qu’un seul Français en prison depuis 4 ans pour des raisons politiques : Salah Hamouri


Nous sommes à J-3 de la décision du tribunal israélien devant statuer sur la demande de libération anticipée de Salah, dimanche 26 juillet. Il faut le redire car ce sont deux questions essentielles :

D’une part, le cas de Salah Hamouri n’est pas un cas parmi des milliers d’autres que connaissent des Français à l’étranger. Il est le seul à être en prison depuis 4 ans pour des raisons politiques : il refuse l’occupation des Territoires et il dit clairement que son combat est politique et uniquement politique. Il a été jugé par un tribunal militaire d’occupation, installé en plein cœur de la Cisjordanie, un tribunal illégal en son principe. Et il a été jugé sans qu’aucun fait ne soit porté à sa décharge. Seulement une « intention » supposée. Un Français. Un prisonnier politique. Jugé par un tribunal illégal. Un dossier vide. Depuis 4 ans en prison.

D’autre part, et c’est bien le signe qu’il vit sous une occupation étrangère condamnée par les instances internationales, Salah Hamouri qui est franco-palestinien de naissance n’est en fait, en droit, de jure « que » Français. Pourquoi ? Parce qu’il habite Jérusalem-Est occupée illégalement, et considérée comme la « capitale unifiée et éternelle d’Israël ». Ce pays est condamné pour cela par le droit international. La Force occupante israélienne lui récuse la dimension palestinienne de sa bi-nationalité. Comme papier il n’a qu’une carte de résident de Jérusalem qui ne porte non pas mention de nationalité mais uniquement de résidence. Il n’est ni palestinien ni Israélien. Le seul papier portant mention de nationalité qu’il possède est son passeport français. Il n’est donc « que » Français.

Salah Hamouri est donc bien le seul Français sur cette planète à être en prison depuis 4 ans pour des raisons politiques. Et on devrait accepter ? Le 26 juillet il doit être libéré. Le Président Sarkozy en a les moyens. Jusqu’à présent il ne les a pas utilisés pour Salah à la différence des autres. Même pas son nom il n’a prononcé publiquement. Cette injustice qui touche aux Droits de l’Homme et cette honte doivent cesser. Agissons encore !

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 21:47
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MedAfrique a interrogé Mme Traoré sur ces thèmes cruciaux et lui a demandé quelles devraient être les tâches prioritaires des Africains pour ne pas "rater le train de l'Histoire". (F.B'Chir)


Les réponses de Mme Aminata Traoré.


Je voudrais commencer par faire remarquer que « le train de l’histoire » va droit dans le mur.

La prétendue moralisation du capitalisme financier qui est à l’ordre du jour n’y changera rien.La crise est systémique, les pays dominés et surexploités ayant été les premiers à en faire l’expérience avec la destruction de l’agriculture familiale et nourricière, de l’emploi et des écosystèmes.

Nous qui tentons depuis des années d’attirer l’attention de nos dirigeants, des Institutions internationales de financement (IFIS) et des grandes puissances sur le coût social, humain et environnemental sous nos cieux, n’avons pas été entendus.Mon essai intitulé « l’Etau ou l’Afrique dans un monde sans frontières» date de 1999.

Il y a, à mon avis, deux manières de lire l’Afrique et d’interpréter sa «marginalisation dans l’économie mondiale », la crise alimentaire, la corruption, les conflits, les flux migratoires et autres tragédies :

- Soit on admet le fait que le continent est projeté, comme d’autres régions du Sud, dans un système économique mortifère qui pille ses richesses, engendre le chômage, l’extrême pauvreté, la corruption et la violence ;

- Soit on fait fi de la nature destructrice du système capitaliste en prétendant que pour l’instant, on n’a rien de mieux, et qu’il suffit de bien en appliquer les règles, pour que tout aille bien dans le meilleur des mondes.C’est cette deuxième lecture qui est la plus courante et qui permet aux puissants de dégager leurs responsabilités, de juger et de classer les Etats élèves et clients que sont devenus les nôtres et de les sanctionner.

La démocratie, la gouvernance et les droits de l’homme sont instrumentalisés dans cette perspective.

Les dirigeants du Sud qui n’épousent pas le dogme libéral ont toutes les chances de subir les sanctions économiques, de mécontenter leurs concitoyens et de devenir « peu fréquentables » C’est dire jusqu’à quel point la crise n’est pas que financière et économique mais également politique et morale du fait du droit d’ingérence que les puissants s’octroient dans leurs rapports à nos pays.

La moralisation est déjà à l’œuvre lorsque il nous est notifié que la croissance sera au rendez-vous si nous nous organisons de manière plus « rationnelle».

Les pays africains producteurs de coton ont appris à leurs dépens que les nations riches trichent : elles subventionnent leurs producteurs dans un contexte où nos Etats sont poussés à se désengager et à tout privatiser.

La liste des crimes économiques ainsi commis contre les peuples d’Afrique au nom de la croissance et de la compétitivité est longue. Mais ils ne doivent pas le savoir ni en débattre lors de ces élections qui entretiennent l’illusion de la démocratie par l’alternance sans que rien ne change quant à l’orientation des réformes économiques.

Dans un tel contexte, la question migratoire est révélatrice de l’invivabilité de nos pays, sauf pour la minorité d’acteurs politiques et d’opérateurs économiques qui ont tout à gagner dans leur rôle d’intermédiaires et d’alliés des grandes entreprises.Quant à la corruption, avant d’être financière, elle est d’abord politique dans la mesure où les financements de la communauté internationale récompensent « les bons élèves », qui excellent dans la mise en œuvre de politiques néolibérales et rendent compte à Washington, Bruxelles et Paris sans se sentir redevables vis-à-vis de leurs concitoyens.

  • La force et le poids de l'Union européenne qui presse les Africains à signer des APE ne sont-ils permis que parce que la capacité de réaction des Africains est faible ?

La crise du système est une raison plus qu’évidente pour nos pays de ne pas signer les Accords de Partenariats Economiques (APE) qui riment avec davantage de libre échange. Il y a même lieu de demander des comptes aux IFIS pour la mise à mort de l’Etat dans nos pays qui avaient et qui ont encore cruellement besoin de la puissance publique dans des domaines aussi stratégiques que l’éducation, la santé, l’agriculture, l’environnement…Diviser pour régner fait partie, comme on le sait, de la stratégie de l’Union Européenne (UE). Elle y parvient en raison de notre manque de lucidité politique, de courage et de solidarité.

Nous serons les dindons de la farce aussi longtemps que nos dirigeants et nos négociateurs continueront à revendiquer les solutions préconisées par des bailleurs de fonds qui roulent dans le sens de leurs intérêts propres. Chaque dirigeant entretient l’illusion de pouvoir s’en sortir mieux que le voisin en séduisant l’UE, les autres puissances occidentales et, à présent, les pays émergents.

  • Nous avons lu un texte assez fort sur le Zimbabwe. Défendez-vous Robert Mugabe ? Dans ce cas, les dirigeants « peu fréquentables » sont légion. Ou bien défendez-vous surtout le droit souverain d'un Etat, le Zimbabwe, contre l'ingérence extérieure ?

L’appel pour la levée des sanctions économiques contre le Zimbabwe que des dizaines de personnes (dont de nombreux intellectuels, militants et des artistes) ont signé est suffisamment éloquent quant à ma lecture de la situation de ce pays martyrisé par la Grande Bretagne, les Etats Unis d'Amérique et l’Union Européenne (UE).

On aura rarement assisté à une telle stigmatisation et à la personnalisation à outrance du débat politique sans que référence soit faite à la terre, l’enjeu majeur du conflit entre les fermiers blancs et le régime de Robert Mugabe.

En plus de la désinformation qui nuit à la crédibilité des médias dominants, il est inacceptable de voir l’Occident infliger des sanctions économiques à un Etat en l’empêchant ainsi de nourrir, d’éduquer et de soigner sa population, juste parce qu’il veut que celle-ci se débarrasse du dirigeant qu’il juge infréquentable.

  • Si vous étiez Zimbabwéenne, accepteriez-vous de vivre sous le régime de Mugabe ?

Si j’étais Zimbabwéenne ? Je me sens Zimbabwéenne parce que persuadée que mon pays, le Mali ou n’importe quel autre pays africain, aurait subi et pourrait subir le même sort que le Zimbabwe en allant à l’encontre des intérêts des pays dominants. La bonne organisation des élections ne change rien à cette donne, puisque le débat politique porte rarement sur la conformité des politiques économiques avec les intérêts véritables des Africains.

L’Afrique peut faire face à la situation actuelle en son sein comme dans ses rapports avec le monde extérieur en puisant en elle-même ces forces et ces valeurs de société et de culture qui lui ont permis de survivre à bien des agressions. Elle y parviendra en misant sur les femmes et les jeunes dont tout le monde parle sans jamais leur donner les moyens et la latitude de comprendre l’état réel des lieux et de s’investir dans la recherche d’alternatives crédibles.


Propos recueillis par : Fathi B’Chir


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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2