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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 21:11

linter.over-blog.com

 

Tegucigalpa, 20 Juil. ABN (Antonio Núñez Aldazoro, envoyé spécial).- Face à un important dispositif de sécurité, la manifestation convoquée par le Front National de Résistance contre le coup d’Etat au Honduras devant l’Assemblée Nationale (Congreso de la República), a commencé à se masser dans le centre de la capitale, Tegucigalpa.


Des Organisations populaires, ouvrières et paysannes participent à ce rassemblement décidé hier au siège du Syndicat des Travailleurs de l’Industrie des Boissons et Réfrigérants (Stibys).


C’est la première action de rue depuis la rupture des discussions qui se déroulaient dans la ville de San José, Costa Rica, sous l’égide du Président de ce pays, prix Nobel de la Paix, Oscar Arias.


Arias a exprimé hier sa préoccupation sur l’éventuel déclenchement d’une guerre civile au Honduras, qui traverse une forte crise institutionnelle, depuis le putsch militaire qui a destitué par la violence le Président légitime de ce pays, Manuel Zelaya Rosales, et instauré un régime dictatorial dirigé par le député “libéral” Roberto Micheletti.


C’est la raison pour laquelle le Prix Nobel a déclaré poursuivre ses efforts de médiation et demandé un délai supplémentaire de 72 heures pour parvenir à un accord.


Juan Barahona, dirigeant du Front National de Résistance, nous a déclaré hier que l’échec de ces pourparlers ne faisait que confirmer leurs soupçons quant au fait que ces discussions n’étaient qu’une manœuvre dilatoire visant à démobiliser le peuple du Honduras.

 

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191471&lee=16

 

 

Un dirigeant du mouvement social du Honduras dénonce le soutien économique des USA au régime putschiste

Caracas, 20 Juil. ABN.- Le Secrétaire International du Mouvement Communal du Honduras, José María Meza, a déclaré que le Gouvernement des U.SA. finance le régime putschiste conduit par Roberto Micheletti et le général Romeo Vásquez Velásquez.


Lors d’un entretien téléphonique diffusé sur une chaîne vénézuélienne de télévision, Venezolana de Televisión, ce leader du mouvement social du Honduras a précisé que “ce financement s’effectuait sous couvert “d’aide humanitaire” acheminée par la base de Soto Cano' (Base US située au Honduras, ndt).


Simultanément, Meza a abordé la question de l’échec des pourparlers en affirmant que les mouvements sociaux et politiques du Honduras étaient convaincus que cette médiation menée par le Président du Costa Rica, Oscar Arias, ne déboucherait sur aucune issue pour le conflit hondurien.


Il a considéré que ce processus de négociations impulsé par les Etats-Unis n’avait pour objectif que de “donner le temps aux putschistes de consolider leur pouvoir'.


Meza a dénoncé les assassinats dont ont été victimes à leurs domiciles Roger Iván Bados et José Murillo, dirigeants du Parti de l’Unification Démocratique qui soutient et organise des manifestations dans la ville de San Pedro Sula pour exiger le retour du Président Manuel Zelaya.


En concluant, José Meza a déclaré que la résistance du peuple du Honduras contre le coup d’Etat se poursuivra en alertant également sur les intentions du régime putschiste d’intensifier la répression.


'Nous continuerons dans les rues à résister contre ce régime putschiste, même si nous savons que la présence policière et militaire va s’intensifier  pour réprimer tous ceux qui s’opposent à ce coup d’Etat mais qu’elle  n’arrivera pas à stopper le peuple du Honduras dans son combat”, a-t-il répété.

 

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191475&lee=16

 

Les manifestations anti-putschistes se poursuivent dans un climat politique tendu au Honduras

 

Tegucigalpa, 20 Juil. ABN.- Les manifestations populaires contre le coup d’Etat se poursuivent, lundi 20 juillet, au Honduras dans un climat politique très tendu après l’échec de la médiation du Président du Costa Rica, Oscar Arias.


Les mouvements sociaux regroupés dans le Front National contre le Coup d’Etat se sont rencontrés pour définir leurs stratégies de lutte quelques heures avant que soient connus les résultats des pourparlers en cours à San José, capitale du Costa Rica, a communiqué l’agence de presse Prensa Latina.


Les représentants du gouvernement de fait ont rejeté les propositions de Arias permettant d’envisager un retour du Président Manuel Zelaya, sous certaines conditions, entre autres, un gouvernement de coalition, une amnistie et le retrait du projet de référendum visant à convoquer une Assemblée Constituante.


Après une longue réunion de plus de trois heures, les dirigeants du Front ont confirmé à une assistance déterminée qui se pressait dans l’auditorium du Syndicat des Travailleurs de l’Industrie des Boissons et Réfrigérants (STIBYS) la poursuite du combat pour un état de droit, mis à bas par le putsch militaire du 28 juin dernier.

Le Président de la Fédération Unitaire des Travailleurs (FUTH), Juan Barahona, a ajouté que les trois centrales syndicales se réuniront lundi 20 juillet pour coordonner l’organisation de la grève générale jeudi  et vendredi prochains.


Il a précisé que les marches, manifestations, occupations et barrages routiers se poursuivront participant à la bataille pour obtenir le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour de Zelaya.


Le Secrétaire Général de la FUTH, Israel Salinas, a également déclaré que les syndicats d’enseignants se joindront au mouvement, dès la reprise des cours prévue ce lundi après trois semaines de grève contre le putsch.


Une des autres décisions majeures de cette seconde réunion nationale des organisations du Front a été de renforcer les structures internes afin de favoriser une meilleure coordination des luttes et une plus grande communication avec ses forces à travers le pays.


Le dirigeant syndical et candidat indépendant au scrutin présidentiel, Carlos Humberto Reyes, comme les autres orateurs, a réaffirmé la volonté de continuer la lutte jusqu’à conquérir le rétablissement de la légalité démocratique.


Les interventions ont été suivies avec enthousiasme par les participants à ce rassemblement qui ont entonné de nombreux slogans, dont celle qu’ils ont clamé en premier : « Maintenant ou jamais » ont-ils scandé les poings levés.

 

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191462&lee=16

 

 

traduction Pedro DA NOBREGA

Le peuple du Honduras manifeste devant l’Assemblée Nationale

Tegucigalpa, 20 Juil. ABN (Antonio Núñez Aldazoro, envoyé spécial).- Face à un important dispositif de sécurité, la manifestation convoquée par le Front National de Résistance contre le coup d’Etat au Honduras devant l’Assemblée Nationale (Congreso de la República), a commencé à se masser dans le centre de la capitale, Tegucigalpa.


Des Organisations populaires, ouvrières et paysannes participent à ce rassemblement décidé hier au siège du Syndicat des Travailleurs de l’Industrie des Boissons et Réfrigérants (Stibys).


C’est la première action de rue depuis la rupture des discussions qui se déroulaient dans la ville de San José, Costa Rica, sous l’égide du Président de ce pays, prix Nobel de la Paix, Oscar Arias.


Arias a exprimé hier sa préoccupation sur l’éventuel déclenchement d’une guerre civile au Honduras, qui traverse une forte crise institutionnelle, depuis le putsch militaire qui a destitué par la violence le Président légitime de ce pays, Manuel Zelaya Rosales, et instauré un régime dictatorial dirigé par le député “libéral” Roberto Micheletti.


C’est la raison pour laquelle le Prix Nobel a déclaré poursuivre ses efforts de médiation et demandé un délai supplémentaire de 72 heures pour parvenir à un accord.


Juan Barahona, dirigeant du Front National de Résistance, nous a déclaré hier que l’échec de ces pourparlers ne faisait que confirmer leurs soupçons quant au fait que ces discussions n’étaient qu’une manœuvre dilatoire visant à démobiliser le peuple du Honduras.

 

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191471&lee=16

 

 

Un dirigeant du mouvement social du Honduras dénonce le soutien économique des USA au régime putschiste

Caracas, 20 Juil. ABN.- Le Secrétaire International du Mouvement Communal du Honduras, José María Meza, a déclaré que le Gouvernement des U.SA. finance le régime putschiste conduit par Roberto Micheletti et le général Romeo Vásquez Velásquez.


Lors d’un entretien téléphonique diffusé sur une chaîne vénézuélienne de télévision, Venezolana de Televisión, ce leader du mouvement social du Honduras a précisé que “ce financement s’effectuait sous couvert “d’aide humanitaire” acheminée par la base de Soto Cano' (Base US située au Honduras, ndt).


Simultanément, Meza a abordé la question de l’échec des pourparlers en affirmant que les mouvements sociaux et politiques du Honduras étaient convaincus que cette médiation menée par le Président du Costa Rica, Oscar Arias, ne déboucherait sur aucune issue pour le conflit hondurien.


Il a considéré que ce processus de négociations impulsé par les Etats-Unis n’avait pour objectif que de “donner le temps aux putschistes de consolider leur pouvoir'.


Meza a dénoncé les assassinats dont ont été victimes à leurs domiciles Roger Iván Bados et José Murillo, dirigeants du Parti de l’Unification Démocratique qui soutient et organise des manifestations dans la ville de San Pedro Sula pour exiger le retour du Président Manuel Zelaya.


En concluant, José Meza a déclaré que la résistance du peuple du Honduras contre le coup d’Etat se poursuivra en alertant également sur les intentions du régime putschiste d’intensifier la répression.


'Nous continuerons dans les rues à résister contre ce régime putschiste, même si nous savons que la présence policière et militaire va s’intensifier  pour réprimer tous ceux qui s’opposent à ce coup d’Etat mais qu’elle  n’arrivera pas à stopper le peuple du Honduras dans son combat”, a-t-il répété.

 

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191475&lee=16

 

Les manifestations anti-putschistes se poursuivent dans un climat politique tendu au Honduras

 

Tegucigalpa, 20 Juil. ABN.- Les manifestations populaires contre le coup d’Etat se poursuivent, lundi 20 juillet, au Honduras dans un climat politique très tendu après l’échec de la médiation du Président du Costa Rica, Oscar Arias.


Les mouvements sociaux regroupés dans le Front National contre le Coup d’Etat se sont rencontrés pour définir leurs stratégies de lutte quelques heures avant que soient connus les résultats des pourparlers en cours à San José, capitale du Costa Rica, a communiqué l’agence de presse Prensa Latina.


Les représentants du gouvernement de fait ont rejeté les propositions de Arias permettant d’envisager un retour du Président Manuel Zelaya, sous certaines conditions, entre autres, un gouvernement de coalition, une amnistie et le retrait du projet de référendum visant à convoquer une Assemblée Constituante.


Après une longue réunion de plus de trois heures, les dirigeants du Front ont confirmé à une assistance déterminée qui se pressait dans l’auditorium du Syndicat des Travailleurs de l’Industrie des Boissons et Réfrigérants (STIBYS) la poursuite du combat pour un état de droit, mis à bas par le putsch militaire du 28 juin dernier.

Le Président de la Fédération Unitaire des Travailleurs (FUTH), Juan Barahona, a ajouté que les trois centrales syndicales se réuniront lundi 20 juillet pour coordonner l’organisation de la grève générale jeudi  et vendredi prochains.


Il a précisé que les marches, manifestations, occupations et barrages routiers se poursuivront participant à la bataille pour obtenir le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour de Zelaya.


Le Secrétaire Général de la FUTH, Israel Salinas, a également déclaré que les syndicats d’enseignants se joindront au mouvement, dès la reprise des cours prévue ce lundi après trois semaines de grève contre le putsch.


Une des autres décisions majeures de cette seconde réunion nationale des organisations du Front a été de renforcer les structures internes afin de favoriser une meilleure coordination des luttes et une plus grande communication avec ses forces à travers le pays.


Le dirigeant syndical et candidat indépendant au scrutin présidentiel, Carlos Humberto Reyes, comme les autres orateurs, a réaffirmé la volonté de continuer la lutte jusqu’à conquérir le rétablissement de la légalité démocratique.


Les interventions ont été suivies avec enthousiasme par les participants à ce rassemblement qui ont entonné de nombreux slogans, dont celle qu’ils ont clamé en premier : « Maintenant ou jamais » ont-ils scandé les poings levés.

 

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191462&lee=16

 

 

traduction Pedro DA NOBREGA
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 14:41
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Transmis par libérez-les!


www.cofadeh.org/

traduction Gloria Gonzalez Justo

2009/09/07


Alerte au peuple du Honduras


La conjoncture nationale actuelle révèle des faits qui, s’ils étaient passés sous silence, pourraient mettre en péril la vie de nombreuses personnes. Des militaires, membres de l’escadron de la mort 3-16 dans les années 80, se déclarent aujourd’hui porte-drapeaux de la Constitution de la République, et lancent des appels pour mettre en pratique leur vieille stratégie de la terreur.

C’est le rôle que joue aujourd’hui, Jackeline Foglia Sandoval, membre de la structure du 3.16 en 1987, nommée chef de la Section d’analyse, par le décret N° 02-81 du 12 janvier 1987. Cette information est disponible dans le rapport « Les faits parlent d’eux-mêmes », présenté en 1993 par Leo Valladares, commissaire national des droits de l’Homme.

La tâche de la Section d’analyse n’était autre que celle de rassembler, dans le cadre de la Doctrine de la sécurité nationale, les profils de civils considérés comme des objectifs militaires, et plus tard de les faire disparaître, de les torturer et de les assassiner.

Le danger est de revoir se mettre en place ces méthodes pour commettre des actes de violation des droits de l’Homme.

Ces dernières heures, Jackeline Foglia Sandoval entrepris son travail en sourdine, par courrier électronique, dans lesquels elle appelle ses collègues militaires à se rallier au camp de « la défense de la patrie ».

Les organismes des droits de l’Homme signalent qu’en 1987, les Honduriens, Luis Antonio Rodríguez, Cosme Osorio Murillo, Martín Antonio Lazo M., Julio López, Marco Tulio Sosa, José Estanley Castellón y René McClellan Andino ont disparus ; leurs familles attendent toujours que justice soit faite.

Les renseignements sur Foglia Sandoval indiquent qu’elle a commencé ses études à l’académie militaire de West Point, N.Y., aux Etats-Unis et de 1984 à 1995, elle a été officier de l’armée du Honduras, dans plusieurs unités militaires.

Les préoccupations sont sérieuses face à la réapparition de ces violateurs des droits de l’Homme, dont les crimes sont toujours en attente de châtiments ; ils jouissent toujours de la plus complète impunité, grâce à la complicité des instances de l’Etat qui ont le devoir de poursuivre ces criminels.

Nous appelons le peuple du Honduras à ne pas oublier ces événements abominables et à être attentifs à identifier ces personnages qui aujourd’hui ont l’audace de se présenter comme les défenseurs du peuple
--
Visitez : http://www.liberez-les.info/
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 21:28
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ARTICLES DE MICHEL COLLON
Lundi, 06 Juillet 2009 17:20   Imprimer Envoyer  
  Notre fil rouge pour décoder l'info : les 5 règles de la propagande de guerre
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A chaque guerre, coup d’Etat ou agression menée par l’Occident, les grands médias appliquent ces cinq « règles de la propagande de guerre ». Employez vous-même cette grille de lecture lors des prochains conflits, vous serez frappé de les retrouver à chaque fois : 1. Cacher l'Histoire. 2. Cacher les intérêts économiques. 3. Diaboliser l’adversaire. 4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés. 5. Monopoliser l'info, exclure le vrai débat.
Application au cas du Honduras
Juillet 2009...


1. Cacher l'Histoire. Le Honduras est l’exemple parfait de la « république bananière » aux mains des USA. Dépendance et pillage colonial ont provoqué un énorme fossé riches-pauvres. 77% de pauvres selon l’ONU. L’armée hondurienne a été formée et encadrée - jusque dans les pires crimes - par le Pentagone. L’ambassadeur US John Negroponte (1981-1985) était surnommé « le vice-roi du Honduras ».


2.  Cacher les intérêts économiques. Aujourd’hui, les multinationales US (banane Chiquita, café, pétrole, pharmacie…) veulent empêcher ce pays de conquérir son indépendance économique et politique. L’Amérique du Sud s’unit et vire à gauche, et Washington veut empêcher l’Amérique centrale de suivre la même voie.


3. Diaboliser l’adversaire. Les médias ont accusé le président Zelaya de vouloir se faire réélire pour préparer une dictature. Silence sur ses projets sociaux : augmentation du salaire minimum, lutte contre l’hyperexploitation dans les usines-bagnes des firmes US, diminution du prix des médicaments, aide aux paysans opprimés. Silence sur son refus de couvrir les actes terroristes made in CIA. Silence sur l’impressionnante résistance populaire.


4. Blanchir nos gouvernements et leurs protégés. On cache le financement du putsch par la CIA. On a présenté Obama comme neutre alors qu’il refusait de rencontrer et de soutenir le président Zelaya. S’il avait appliqué la loi et supprimé l’aide US au Honduras, le coup d’Etat aurait été vite arrêté. Le Monde et la plupart des médias ont blanchi la dictature militaire en parlant de « conflit entre pouvoirs ». Les images de répression sanglante ne sont pas montrées au public. Bref, un contraste frappant entre la diabolisation de l’Iran et la discrétion sur le coup d’Etat hondurien « made in CIA ».


5. Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La parole est réservée aux sources et experts « acceptables » pour le système. Toute analyse critique sur l’info est censurée. Ainsi, nos médias empêchent un vrai débat sur le rôle des multinationales, des USA et de l’UE dans le sous-développement de l’Amérique latine. Au Honduras, les manifestants crient « TeleSur ! TeleSur ! » pour saluer la seule télé qui les informe correctement.
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 21:11
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SPECIAL HONDURAS N° 3
sur
www.michelcollon.info - Investig'Action

Après une interruption due à un problème technique, vous pouvez à nouveau consulter nos infos, témoignages et analyses venant du Honduras et du monde. Cette résistance populaire, largement ignorée des médias traditionnels, a besoin de notre solidarité.
Michel Collon et toute l'équipe Investig'Action vous invitent à diffuser ces infos, protester auprès des autorités US, organiser des actions de solidarité dans votre pays. Sur le site, vous trouverez aussi de nombreux articles en espagnol que nous n'avons pu traduire. Et anglais pour diffuser partout.

REPRESSION, RESISTANCE :
Eva R-sistons - Ce qui s'est passé à l'aéroport

Yamila Blanco - Des députés du Congrès exigent le retour de la démocratie

Michel Collon et Cédric Rutter - Brèves Honduras - 6 juillet 2009

MEDIAS :
Michel Collon - Notre fil rouge pour décoder l'info : les 5 règles de la propagande de guerre
Comment tester l'info ? Application au cas actuel du Honduras

Thierry Deronne - CNN et "le Monde" angoissés par le retour de Zelaya

Thierry Deronne - Libération ment à nouveau

Gilbert Léonard - Le silence ahurissant des medias occidentaux

COMMENT AGIR ?
Ligia Uribe - Lettre au gouvernement belge
Comment agir ?

ETATS-UNIS :
Michael Parenti - Obama est-il innocent ?

Osly Hernandez - Que se passe-t-il derrière le coup d'Etat ?

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 16:56
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Transmis par une amie

Bonjour
 

Merci de faire diffuser l information largement. Il faut agir contre ces voyous et extremistes.  Bien a vous

Chères amies, Chers amis,

Un commando de 5 hommes, la plupart masqués, déclarant ouvertement appartenir à la Ligue de Défense Juive (LDJ) ont attaqué vendredi 3 juillet en début d’après-midi la Librairie Résistances (4 Villa Compoint, 75017 – Paris).

Deux femmes travaillant à la librairie étaient présentes, ainsi que deux clients. Après les avoir bousculés, les nervis se sont attaqués avec frénésie à l’établissement, arrosant d’huile plusieurs milliers de livres, et détruisant les ordinateurs, avant de prendre la fuite à bord d’une automobile. Cette attaque est intervenue au lendemain d’une conférence, donnée à la librairie par Mahmoud Suleiman, maire du village palestinien d’Al-Masara, sur le thème des actions de résistance non violente contre le mur d'annexion israélien.
La librairie Résistances, qui propose, notamment, de nombreux livres sur la Palestine et sur Israël, a été attaquée et menacée à de nombreuses reprises par les fascistes sionistes. Mais alors que les agissements de cette bande sont archi-connus de la police, le pouvoir politique a jusqu’à présent systématiquement manifesté sa sollicitude à leur égard.


Voir la video sur http://www.vimeo.com/5462395


De nombreuses organisations, librairies, réseaux de bibliothèques, appellent à un rassemblement devant la librairie Résistances ce mercredi soir 8 juillet à partir de 18 H 30, pour exiger la dissolution de la Ligue de Défense Juive, organisation terroriste qui multiplie les agressions en France (voir sur notre site le récit de l'attaque du Conseil municipal de Vitry-sur Seine le 23 Juin).

Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont aidé à nettoyer la librairie et aux nombreuses personnes et associations qui nous ont fait parvenir de chaleureux messages de soutien.



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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 21:08
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Un texte déjà ancien pour réfléchir sur le Honduras
Jeudi 12 décembre 2002


Le Manuel ou Plan organisatif de la chaîne d’évènements qui mène au parfait coup d’État en Amérique Latine fut élaboré par une équipe de sociologues et de psychologues sociaux aux États-Unis, à la demande de leurs organismes d’intelligence.

Selon toute probabilité, ce fut un sous-produit de la déroute du corps expéditionnaire organisé par la CIA, à la Baie des Cochons, à Cuba. Auparavant, la doctrine golpiste en usage montrait la convenance d’une invasion par un corps militaire organisé, armé et instruit ad hoc, à la façon de l’armée, avec laquelle le Colonel Castillo Armas renversa le Gouvernement démocratique de Juan Jose Arevalo, au Guatemala en 1954, inaugurant un demi-siècle de terreur et d’assassinats de civils.

En divers pays d’Amérique Latine - depuis l’Argentine et le Chili en passant par l’Equateur et le Venezuela, incluant les pays d’Amérique Centrale et le Mexique - on connut publiquement dans la décade des années 60 le recrutement d’intellectuels universitaires ayant de l’expérience dans l’élaboration de rapports et d’enquêtes ( au Venezuela on engagea une étude - bidon - au CEDES ). Ces études provoquèrent une connaissance élevée des caractéristiques psychosociales des peuples latino américains et de logistique de leurs comportements. Le " manuel " encore en usage, utilisait par conséquent des éléments de leur propre idiosyncratie ( par exemple, leur esprit de groupe ou Don Quichotes ), ainsi que leurs faiblesses et leur profil psychologique ( leur vision du machisme, certaines peines ou hontes devant le groupe, particulièrement celui des femmes, etc. ) pour atteindre leur objectif.

Parallèlement à ce Manuel, il exista d’autres documents qui structuraient des réponses pour d’autres situations, telles les guérillas ou les guerres prolongées.

LES LIGNES DIRECTRICES DU MANUEL SONT LES SUIVANTES :

1. L’objectif ultime du Plan conspiratif est d’obtenir l’adhésion d’un segment du Haut Commandement des Forces Armées pour l’utiliser contre un Gouvernement désaffecté, afin de faire assassiner la direction et les politiciens d’inspiration populaire du pays dont il s’agit.

Il ne s’agit pas de gagner la base sociale ou la majorité électorale, mais d’articuler des forces qui ouvrent un espace social et de conscience pour l’utilisation des Forces Armées à l’encontre de leur propre peuple.

2. Il s’agit d’une vision de la lutte sociopolitique que l’on visualise comme une guerre, laquelle se dénoue, en accord avec le Manuel, à partir de l’utilisation de corporations patronales, de syndicats et de groupes militants des couches moyennes, en butte à une gouvernement légitime. Au moment de sa construction, cette approche était en consonnance avec les craintes et l’idéologie de la guerre froide, et que l’on continue d’appliquer au présent, malgré les vacillations dans son application dans les périodes des présidents Carter et Clinton.

3. Le Plan de Déstabilisation ou du Coup, selon ce qui a été appliqué, débute avec la constitution, de la part du département d’Etat, de deux équipes ou " task forces " responsables à la fois de deux voies ou tracks d’actions et de tâches. Ces équipes sont interreliées au niveau d’une direction pour l’action politique dans le pays en question. En général, celui qui dirige les opérations est l’ambassadeur, mais on connait des cas, comme celui du Chili dans les années 70, dans lequel

la direction fut exercée directement par le secrétaire d’Etat Henry Kissinger, et coordonnée localement par un fonctionnaire d’un moindre rang dans l’ambassade. Cela permit de mieux tromper le Gouvernement d’Allende, lequel était confiant dans la rectitude d’un ambassadeur ami, sans s’imaginer que ce dernier, aussi, pût avoir été désinformé.

4. La première de ces équipes ou groupe de travail est,en général, chargée de structurer les mécanismes et les évènements du milieu politique ( promotion de leaders, structuration et renforcement de nouveaux et de vieux partis, réalisation d’alliances, initiatives politiques locales et internationales.

5. La seconde équipe se charge de la captation des secteurs golpistes civils et militaires, incluant lesders et individualités achetables, influencables ou pouvant être soumises au chantage, de partis oppositeurs, et même du secteur populaire. Parallèlement, on s’occupe du paiement à des journalistes vénaux et au maintient financier des journaux, des radios et des canaux de télévision, de l’élaboration de l’information biaisée pour leurs accolytes, et d’autres tâches de guerre psychologique. Progressivement, on fait du sabotage à la structure du Gouvernement ( incluant les infrastructures ) et des actions d’appareils clandestins et de certains secteurs sociaux, influencés, financés ou infiltrés, tels qu’arrêt de travail, mise en place de ’niples’ et blocage de routes, accaparement d’aliment et de biens de consommation, de provisions et rechanges de fournitures agricoles et industrielles, de facon à produire un chaos économique et social tout le long d’un processus qui s’étend sur deux à trois ans.

6. Cette séparation en deux équipes opératives est réalisée afin de centrer chaque groupe sur la résolution centrale de chacun des aspects qui soutiennent l’État de droit en nos pays. Par la suite, la Coordination définit les actions conjointes.

Les aspects qui, on suppose, soutiennent l’État de Droit et qui doivent être affaiblis et minés sont, selon le Manuel :

a) La légitimité institutionnelle

b) L’ordre public

c) L’intangibilité territoriale

Ce dernier élément qui peut remettre en question l’Etat de Droit au travers de problèmes limitrophes ou territoriaux entre états voisins, est utilisé avec précaution par le département d’Etat, puisqu’il provoque de sérieux problèmes d’accentuer le visage du nationalisme, dont le contenu peut être contraire aux intérêts de la Métropole.

7. Le plan s’initie par le recrutement de la part de la première équipe, de quelques politiciens néoconservateurs ou fachistes, et de journalistes vénaux. Avec l’appui de ces promoteurs on donne naissance à la création d’un nouveau parti néofachiste ( Patria et Libertad dans le cas Chilien, Arena au Salvador, Primero Justicia au Venezuela) dans lequel on attire des groupes intégristes tels ceux de Fiducia, TFP et des partis comme celui de Pena Esclusa dans le cas Vénézuélien.Par ce mécanisme débute une campagne de longue haleine vers les secteurs des classes moyennes, les femmes et les groupes d’immigrants afin de les éloigner d’une quelconque sympathie envers le Gouvernement national. Pour eux on utilise l’arrivisme social et une campagne de provocation qui emploie plusieurs fois, faussement d’ailleurs, le nom de groupes du Gouvernement, ou près de ce dernier, qui peuvent reproduire des attitudes xénophobes. Cette campagne est un des premiers actes public du Plan et n’apparaît pas dirigé contre le Gouvernement qu’il prétend déstabiliser. Parallèlement on stimule la xénophobie et le racisme envers les Noirs, les étrangers, les marginaux, les Cubains et même jusqu’aux groupes ethniques considérés comme exotiques comme les Chinois ou les Coréens et les indigènes. Dans quelques pays, comme l’Argentine, on a même inclus les Gitans et les Juifs.

8. Le regroupement politique qui se promeut entre les forces conservatrices ne fonctionne pas toujours spontanément vers une option golpiste, pour lequel on réalise un regroupement ; on réalise alors une alliance politique avec des secteurs conservateurs de l’Eglise. Cette relation est complexe et on préfère utiliser des prêtres de rang moyen et d’ordres non identifiés à l’extrême droite comme celui de l’Opus Dei. L’expression de ce mécanisme est l’image télévisée qu’on construit avec certains prêtres desquels, on les fait, ipso facto,voix du Haut Clergé. Au Chili le Père Hasbun, encore reconnu aujourd’hui comme le curé de la mort joua un rôle étoile. Au Venezuela, on peut observer Mikel de Viana s.j. comme ’’voix’’, quoiqu’il y ait quelques évêques qui désireraient jouer ce rôle. On cherche cette figure ecclésiastique entre les prêtres catholiques et on l’utilise pour projeter un message de haine et de ressentiment envers le Président et ses supporteurs, lesquels passent, dans les médias sous contrôle du Plan, pour des hordes de méchants et des pervers. Ce message prépare les conditions de déshumanisation requises pour la répression extrême ultérieure que le Plan projète d’obtenir. L’expérience en Amérique Latine, jusqu’à maintenant, montre que, malheureusement, cette attitude anti-valorisante est endossée par un vaste secteur du clergé, et que postérieurement au coup d’Etat, le clergé fait la sourde oreille envers l’assassinat de prêtres compromis avec l’humble peuple. Qu’on aille voir sous ce rapport la première année de la répression au Chili, 1973-74.

9. Le Plan se consolide à travers des arrêts de travail et des grèves sectorielles, des corridas bancaires, des attaques à la monnaie, des rumeurs et des actes de déstabilisation qui vont s’interconnectant, et dont l’articulation est assurée avec l’argent de la mafia et les coupoles de syndicats-clés, telles celles des taxis, des chauffeurs d’autobus, des camionneurs et transporteurs. Dans la grande majorité des cas, la défense de leur monnaie de la part de leur Gouvernement facilite paradoxalement le maniement des ressources qui arrivent de l’extérieur avec l’objectif de déstabiliser. Aujourd’hui on sait que pour chaque arrêt de transport au Chili, le ’’task force’’à cet égard, assignait $5. par jour d’arrêt, et pour chaque camionneur, il était entendu que $3. seulement arrivait à ce dernier, le reste revenant à leurs dirigeants. Ainsi un arrêt serait une bonne affaire, particulièrement pour les coupoles corrompues par la dirigeance corporative.

10. Parallèlement à ces faits, on crée une pénurie artificielle. Dans le cas du Chili, très divulgué par les milliers de Chiliens exilés avec Pinochet, on utilisa amplement l’achat massif et direct des marchés locaux par des agents et des alliés golpistes, de matières basiques pour la population ( biberons, aiguilles à coudre, aliments pour bébé, sucre, lait, etc. ) ainsi que la convocation ouverte, de la part de la presse affectée aux golpistes, aux industriels Chiliens, à utiliser l’huile commestible pour faire de la peinture et d’autres actes dissimulés.

11. Le Manuel golpiste informe le secteur qui coordonne cette seconde phase à stimuler l’accaparement de toute classe de biens pouvant être mis en conserve et non périssable. Dans le cas Chilien, pendant la deuxième année de gouvernance d’Allende, les entreprises commerciales retardèrent, de manière artificielle, l’approvisionnement de produits sur les marchés, produisant désordre dans la structure des prix et obligeant à un réajustement de la part du Gouvernement, lequel fut rendu responsable par la machinerie golpiste d’accaparement et de marché noir.

12. Le conflit fut plus évident lorsque vint le temps de la lutte pour l’information et la liberté d’opinion. Le Manuel indiquait également comment faire l’entrée de matériel électronique afin d’affecter le signal du canal télévisé d’Etat ou des radios partisanes. Rentrait aussi l’argent à la presse golpiste afin de compenser la perte de lecteurs, de facon telle qu’on put même en offrir gratuitement. Au Chili, les groupes de l’Intelligence Service assassinèrent, à ce moment, un fonctionnaire du gouvernement local, et la lutte acquit une nuance qui laissa présager son futur.

13. Le ’’task force’’ chargé directement par les golpistes commenca à recruter des militaires, des journalistes - spécialement des femmes - des politiciens et des dirigeants d’entreprises- clées. On préférait des femmes journalistes à la fin d’insulter les militaires et les Forces Armées, dans le but d’affecter plus efficacement leur honneur et leur image et, de ce fait, abaisser leur moral. Célèbre fut cette femme :

Maria Eugenia Oyarzun au Chili ; et d’autres, plus tard, récompensées à l’ONU par la dictature. Au Venezuela, Ibeyice Pacheco, Patricia Poleo, Marianela Salazar et Marta Colomina sont des journalistes dont les sources, fréquemment, sont des oeuvres des laboratoires de l’In- telligence Service étrangère.

14. Cette même équipe ou groupe de tâches s’occupait de capter les femmes et les proches des militaires afin de les assigner à des opérations de démoralisation de ces derniers : leurs tâches initiales, au-delà du foyer, étaient d’apparaître à leurs quartiers et d’humilier, d’effrayer et de cracher sur les Généraux et les Colonels, et de faire pression sur leurs proches. En même temps, la presse banalisait ces faits, les faisant apparaître comme des expressions spontanées de l’imagerie de l’Armée sur la rue, même avec des uniformes noirs et bruns, portant des insignes fachistes ou non. Les canaux de télévision et de radios se détachèrent progressivement des chaînes présidentielles, au début pour quelques minutes, d’autres passant l’auditoire à d’autres chaînes oppositrices, dans lesquelles la presse golpiste indiquait dans ses titres les tâches conspiratives du jour et de la semaine. La SIP dénonca au Chili l’absence de liberté malgré que ces médias qualifiaient le président de lourdeau, de dégénéré sexuel et d’inepte dans ses transmissions et ses éditions, et l’on se dédiait uniquement à la désinformation, selon le rôle conspiratif dévolu.

15. A la suite d’une ou deux grèves patronales et/ou des transports, on réalisa une Répétition ou un Ensemble de répétitions de manière à savoir quelles étaient les inclinaisons des commandements militaires décisifs. Cela fut un des rares moments de faiblesse du Manuel, qui fut cautionné par un Gouvernement conscient du caractère conspiratif du Plan. Au Chili cet évènement, conclu sans de meilleures coordinations, consistant en une mobilisation inconsultée de tanks, fut avorté par la mobilisation populaire et l’Unité du Haut Commandement sous la conduite du Général constitutionnaliste Carlos Prats. Postérieurement au coup d’Etat, ce Commandant en Chef fut assassiné à Buenos Aires.

16. La phase décisive commenca avec les tentatives de neutraliser le commandement de Généraux constitutionnalistes et l’Unité de Corps du Haut Commandement. Au Chili cela se réalisa en contrecarrant le Commandant Général en Chef Prats à travers une série d’accusations, d’évènements et d’épisodes contre lui et sa famille, qui permirent de miner sa confiance à ne plus pouvoir compter sur le plein endossement du Président et de ses compagnons d’armes. L’on monta contre lui des attaques de femmes, de véhicules et d’autres qui le présentèrent isolé, désarmé, sans appui, sans réponse, l’obligeant finalement à renoncer. Au Venezuela ces places stratégiques sont actuellement occupées par les Généraux Lucas Rincon et Bélisario Landis, contre qui, nous verrons dans un futur proche, redoubler les attaques de la conspiration.

17. Une fois que les conspirateurs réussirent à affaiblir l’autorité verticale du Haut Conmmandement, on commenca les violations de la police et, postérieurement, de secteurs de la Force Armée, à l’encontre de secteurs populaires sous quelque prétexte, exagérant les découvertes réelles ou supposées d’armes, de drogues ou de littératures illicites qualifiées de ’’subversive’’. On chercha ainsi à accentuer une contreposition entre l’opposition et la Force Armée, et à générer dans la population un esprit de résignation et de déroute.

18. Aux derniers jours du Président Allende, malgré l’apparent succès d’une gigantesque mobilisation populaire en face du Palais du Gouvernement, celui-ci s’adressa en termes conciliateurs à l’Opposition lui offrant de renoncer avec le simple compromis d’une élection postérieure sous contrôle de l’Opposition. Cette déclaration fut sa sentence de mort ainsi que celles de milliers de chiliens, incluant les Généraux Constitutionnalistes, des prêtres de quartiers, et même des personnages qui se prêtèrent à la conspiration, comme ce fut le cas du Président Frei ( empoisonné postérieurement selon la dénonciation de ses enfants ).

19. Le jour du dernier évènement pré-golpiste, on fit circuler des pamphlets de guerre psychologique avec des photographies truquées montrant des actes contre-nature du Président avec des chiens. On inventa en même temps un Plan Z ( que la CIA donna instruction d’attribuer à la gauche ) qui, prétendûment, compromettait les secteurs de la gauche et les ’’forces spéciales’’cubaines en un soulèvement et ultérieurement à l’assassinat d’officiers de l’Armée. Avec ce qui est dit antérieurement, et la haine fachiste accumulée, le massacre d’amples secteurs du peuple chilien était diaboliquement regardé et préparé par le Plan Conspiratif mentionné.

Si les lignes précédentes peuvent servir afin de transmettre le schéma général du Parfait Coup d’Etat en Amérique Latine, rendu exemplaire par la douloureuse expérience Chilienne, nous nous sentirons avoir accompli un devoir élémentaire de loyauté envers tant d’hommes du peuple, de soldats d’honneur et de nobles dirigeants tels que :

Salvador Allende, les Généraux en Chef Carlos Prats et Rene Schneider, le Général Galindo Bachelet, et des milliers de patriotes civils et militaires, desquels, à un haut pourcentage, depuis plus de 30 ans, on ne retrouve pas encore les corps.


(* ) A la mémoire de Enrique Maza Carvajal, étudiant en Ingénérie, Vénézuélien, assassiné à Vecuna Mackena, Santiago de Chili, pendant le coup d’Etat d’Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973. Enrique Maza (pellizco) fut assassiné, selon les témoins, pour la couleur « brune » de sa peau.

Tiré de la revue Koeyu , Caracas, Venezuela

Traduit de l’espagnol par : Pierre Trottier, Trois-Rivières, septembre 2002

La version originale est disponible sur le site :

Voir en ligne : http://www.koeyu.com
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 16:03
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Transmis par libérez-les

Que fait-on ? Quand, comment et où ?

la solidarité est notre arme

 

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coup

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Proclamation de José Manuel Zelaya,

Président Constitutionnel de la République du Honduras,

à la nation, le 4 juillet 2009.

Camarades,

Compatriotes honduriens,

C’est votre président, Manuel Zelaya Rosales, qui vous parle.

Je veux vous dire que mon destin personnel est étroitement lié au destin du peuple hondurien.

A l’aube du 28 juin, alors que je m’apprêtais à aller exercer mon devoir de vote sur une enquête populaire réclamée par le peuple hondurien, j’ai été victime d’abus : attaqué à main armée, brutalisé, enlevé et expulsé de mon pays par les forces militaires du Honduras, ces forces militaires qui aujourd’hui se sont mises au service de l’élite vorace qui opprime et asphyxie notre peuple, et en sont donc complices. Elles obéissent à ses ordres, ayant renoncé à défendre notre nation et la démocratie.

Ce sont autant de coups portés à la nation hondurienne. Ils mettent en évidence aux yeux du monde qu’il existe encore au Honduras une forme de barbarie et des personnes inconscientes du tort qu’elles font à notre pays et aux futures générations.

J’exige, par la voie des médias, que le peuple reste le protagoniste de notre démocratie et continue de participer aux solutions à apporter aux graves problèmes de pauvreté et d’inégalité que connaît notre nation.

Nous, Honduriens, nous avons affronté de nombreux problèmes et nous avons toujours su nous unir pour aller de l’avant. Ceci est l’occasion de montrer au monde que nous sommes capables de faire face à ces problèmes et d’aller de l’avant, malgré les obstacles posés par cette secte criminelle qui prétend aujourd’hui s’approprier les destinées de la nation et de nos enfants.

Je vous parle aussi à vous, putschistes, traîtres, Judas qui m’avez donné l’accolade pour ensuite porter un tel coup à notre pays et à la démocratie.

Votre devoir est de rectifier au plus vite votre conduite : vous êtes assiégés. Le monde a fait le vide autour de vous, toutes les nations du monde vous ont condamnés, sans exception, vos actes suscitent l’indignation générale. Vous devrez rendre compte devant les tribunaux internationaux du génocide que vous avez commis contre la nation en supprimant les libertés et en réprimant notre peuple.

J’organise mon retour au Honduras. Je demande aux paysans, aux femmes au foyer, aux citadins, aux indigènes, aux jeunes, à toutes les organisations de travailleurs et d’entrepreneurs, à tous les amis politiques que je compte dans le territoire national, aux maires, aux députés de m’accompagner dans mon retour au Honduras, parce qu’il s’agit du retour du président élu par la volonté souveraine du peuple.

Les présidents du Honduras sont élus, c’est notre droit et ne le perdons pas, ne laissons pas des particuliers prendre des décisions qui incombent au peuple hondurien et qui relèvent, légitimement, de la volonté populaire.

Je suis prêt à tous les efforts et à tous les sacrifices pour obtenir la liberté dont notre pays a besoin.

Nous serons libres ou, si nous n’avons pas le courage de nous défendre, esclaves à jamais !

Ne prenez pas d’armes, aucune arme ! Pratiquez ce que je vous ai toujours enseigné : la non-violence.

La violence, les armes et la répression sont le fait des putschistes, et je les tiens pour responsables de la vie de chaque personne, de l’intégrité physique et de la dignité de chaque Hondurien.

Nous allons nous présenter à l’aéroport international du Honduras, à Tegucigalpa, accompagné de plusieurs présidents et membres d’organismes internationaux et nous serons dimanche, ce dimanche, à Tegucigalpa, pour vous embrasser, vous accompagner, faire valoir ce que nous avons défendu notre vie durant et qui est la volonté de Dieu s’exprimant à travers la volonté du peuple.

Je vous salue, chers compatriotes.


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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 15:37
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 15:32
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Le coup d’état au Honduras, par Jorge Martin
  

Cliquez sur la photo pour la visualiser dans sa taille originale.

 
Jorge Martin

Tôt dans la matinée du dimanche 28 juin, 200 soldats ont encerclé la résidence du président du Honduras, Manuel Zelaya. Après 20 minutes de combat avec les 10 membres de sa garde personnelle, le président a été arrêté. Il a alors été expulsé par avion au Costa Rica, où, dans une conférence de presse, il a dénoncé un coup d’Etat à l’instigation « d’oligarques de droite ». Il a également appelé la population à se mobiliser, dans la rue, et promis de revenir.

L’origine immédiate de ce coup d’Etat réactionnaire est le référendum que Zelaya voulait organiser sur la convocation d’une Assemblée Constituante.

Le Congrès (dominé par la droite), le Haut Commandement de l’armée et la Cour Suprême s’opposaient à ce projet.

Zelaya avait remporté les élections présidentielles de 2005 sous le drapeau du Parti Libéral du Honduras. Il avait devancé de peu le candidat du Parti National. Il est lui-même un riche propriétaire terrien, mais la polarisation politique de ce petit pays d’Amérique centrale l’a poussé à prendre un certain nombre de mesures favorables aux pauvres, aux travailleurs et aux paysans. Il s’est réclamé du « bolivarisme ». Rapidement, il a perdu le soutien de sa propre formation, le Parti Libéral (centre-droit), et a donc été forcé de s’allier avec des organisations ouvrières et paysannes. Voici ce qu’il dit dans une interview accordée au quotidien espagnol El País : «  J’ai voulu faire des changements dans le schéma néo-libéral. Mais les riches ne font aucune concession – pas même un centime. Ils ne veulent pas renoncer à la plus petite partie de leurs fortunes. Ils veulent tout garder pour eux. Alors, bien sûr, pour changer les choses, il faut mobiliser le peuple. »

Le Honduras est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique latine. 50% de la population vit sous le seuil de pauvreté. L’illettrisme frappe 20% des citoyens. Plus d’un million d’habitants – sur les 7,8 millions que compte le pays – a dû émigrer aux Etats-Unis pour chercher du travail. Dans ces conditions, même les mesures progressistes les plus modérées devaient inévitablement se heurter à l’hostilité brutale de la classe dirigeante, des propriétaires terriens et des grands médias.

Parmi les réformes progressistes du gouvernement, il y avait une campagne d’alphabétisation basée sur les exemples cubains et vénézuéliens, une tentative d’améliorer la santé des sections les plus pauvres de la population (via l’accès à des médicaments moins chers et l’octroi de bourses pour étudier la médecine à Cuba), une baisse des taux d’intérêts pour les petits fermiers et une augmentation de 60% du salaire minimum.

Le gouvernement a également pris des mesures contre certains des privilèges les plus flagrants de la classe dirigeante hondurienne. Il a brisé le monopole des multinationales sur l’importation du fuel, grâce à un accord passé avec Petrocaribe, basée au Venezuela. Zelaya a également pris des mesures contre les multinationales pharmaceutiques qui contrôlent 80% de tous les médicaments vendus au Honduras, et qui les vendent au prix fort. Pour ce faire, Zelaya a signé un accord avec le Venezuela et Cuba pour importer des versions génériques – et donc moins chères – des médicaments les plus couramment utilisés. Le président a également dénoncé le monopole de l’oligarchie sur les médias de masse et supprimé les subventions de l’Etat aux grands groupes de l’industrie médiatique.

Sur l’arène internationale, Zelaya a rallié l’ALBA (Alternative Bolivarienne des Amériques), une alliance régionale initiée par le Venezuela.

Toutes ces mesures ont contribué à accroître la popularité de Zelaya parmi les couches les plus pauvres de la population – et à alimenter l’hostilité de l’oligarchie locale, qui depuis deux siècles dirigeait le pays (conformément aux intérêts américains). Pendant la plus grande partie du XXe siècle, le Honduras a été une « République bananière » dominée par la compagnie United Fruit, qui contrôlait la plupart des meilleures terres agricoles du pays et les exploitait comme son jardin privé, sans se soucier de ce qu’en pensaient les gouvernements officiels du pays. Périodiquement, les marines américains intervenaient pour renverser des gouvernements qui tentaient de limiter le pouvoir d’United Fruit. L’indépendance formelle du pays n’était qu’un écran de fumée. L’impérialisme américain était maître à bord. Les marines américains sont intervenus au Honduras en 1903, 1907, 1911, 1912, 1919, 1924 et 1925. En 1911, le nouveau président du pays a été directement nommé par un médiateur américain. En 1930, lorsqu’une grève solide a éclaté, dans les plantations bananières, un bateau de guerre américain a été envoyé pour la réprimer.

Le Honduras a également une longue histoire de présidents libéraux qui, pour avoir tenté de timides réformes, ont été renversés par un coup d’Etat – avec le soutien et la participation directe des Etats-Unis.
Ce fut le cas du président Vincente Mejía (1929 – 1933), qui a été remplacé par la dictature du général Carías Andino. Il a conservé le pouvoir jusqu’en 1949. La même chose est arrivée au président Villeda Morales, qui, après avoir engagé une réforme agraire très modeste, fut renversé par le coup d’Etat de López Arellano. Appuyé par les Etats-Unis, Arellano dirigea le pays de 1965 à 1974. Enfin, dans les années 80, le Honduras est devenu la principale base d’opération des contras, ces milices contre-révolutionnaires organisées par les Etats-Unis qui luttaient contre la révolution sandiniste, au Nicaragua.

Face à l’opposition de la classe capitaliste et de l’impérialisme, Zelaya espérait pouvoir s’en sortir en organisant un référendum sur la convocation d’une Assemblée Constituante, suivant le modèle du Venezuela, de la Bolivie et de l’Equateur. Il a proposé d’organiser un référendum, le dimanche 28 juin, pour décider si un autre référendum serait organisé, dans le cadre des élections générales de novembre prochain, pour convoquer une Assemblée Constituante. Mais le Congrès et la Cour Suprême ont déclaré cette consultation illégale. Le Haut Commandement de l’armée refusa d’apporter son soutien logistique à l’organisation de cette consultation – avant d’arrêter Zelaya, le 28 juin.

La classe dirigeante hondurienne n’a pas perdu de temps. L’Etat d’urgence et un couvre-feu ont été décrétés. Le Congrès a immédiatement désigné un nouveau président, Roberto Micheletti, qui était jusqu’alors le président du Congrès. Des militants de gauche et d’organisations ouvrières et paysannes ont été arrêtés. Cesar Ham, un candidat de gauche à la dernière présidentielle, a échappé de peu à une arrestation. Le Congrès a ordonné l’arrestation de nombreux dirigeants d’organisations populaires ou sociales, dont Juan Baraona (Bloc Populaire), Carlos H. Reyes (Bloc Populaire), Andrés Padrón (Mouvement des Droits de l’Homme), Luther Castillos (un dirigeant syndical), Rafael Alegrón (Via Campesina), César Han (Conseil Civique des Organisations des Peuples et des Indigènes du Honduras, CCOPIH), Andrés Pavón (CCOPIH), Marvin Ponce (CCOPIH), Salvador Zúñiga (CCOPIH) et Berta Cáceres (CCOPIH).

Les ambassadeurs du Venezuela, de Cuba et du Nicaragua ont été détenus par des militaires masqués, qui les ont tabassés, puis relâchés. Exactement comme lors du coup d’Etat d’avril 2002, au Venezuela, la chaîne d’Etat – Canal 8 – a été fermée par les putschistes, qui ont également publié une fausse lettre de démission de Zelaya.

Il est évident que les Etats-Unis étaient au courant de la préparation de ce coup d’Etat. Des dirigeants du Congrès en avaient discuté avec des responsables de l’administration américaine. Echaudés par l’expérience du coup d’Etat d’avril 2002, au Venezuela, les Américains semblent leur avoir conseillé de poursuivre dans la voie d’un « coup constitutionnel » (empêcher la tenue du référendum), sans aller jusqu’à arrêter Zelaya, à ce stade. Malgré ces possibles désaccords tactiques, l’administration américaine et l’oligarchie du Honduras sont d’accord sur l’objectif du coup d’Etat : empêcher Zelaya de se maintenir au pouvoir et de poursuivre sa politique de réformes sociales.

La réaction d’Obama au coup d’Etat était très modérée. Il a appelé « tous les acteurs politiques et sociaux du Honduras à respecter les normes démocratiques et l’autorité de la loi », ajoutant que la situation « doit être réglée de façon pacifique, sans interférence extérieure ».
Ainsi, alors qu’un président démocratiquement élu a été illégalement arrêté et expulsé de son pays, Obama appelle « tous les acteurs politiques et sociaux » à respecter les normes démocratiques. C’est un soutien implicite à l’argument des putschistes selon lequel Zelaya aurait violé la loi en cherchant à organiser un référendum.

En substance, la position des impérialistes est la suivante : on rejette le coup d’Etat, mais on en soutient l’objectif. Comme l’explique le quotidien réactionnaire El País, « ce qui est en jeu, finalement, c’est le rapport de force en Amérique latine. Si Zelaya était parvenu à rendre possible sa ré-élection, le chavisme aurait gagné du terrain en Amérique centrale. » C’est parfaitement clair. El País considère que le coup d’Etat n’était pas la meilleure méthode, mais soutient pleinement l’objectif de bloquer la progression du « chavisme » dans la région.

Il y a deux leçons majeures, dans les événements au Honduras.

Premièrement, la classe dirigeante ne peut même pas tolérer les réformes progressistes les plus modestes. La lutte pour la santé publique, l’éducation, la réforme agraire, l’emploi et le logement ne peut être victorieuse que dans le cadre d’une lutte pour le socialisme. Deuxièmement, on ne peut mener une authentique révolution en laissant intact l’appareil d’Etat bourgeois, qui sera toujours utilisé, tôt ou tard, contre la volonté de la majorité du peuple.

Les organisations syndicales du Honduras, y compris la CGT, ont appelé à une grève générale contre le coup d’Etat. C’est la bonne réaction. Seule une mobilisation massive des travailleurs et des paysans peut faire échouer le coup d’Etat. Un appel à la base de l’armée est également nécessaire, pour inciter les simples soldats à refuser d’obéir aux ordres de leurs officiers. Hugo Chavez l’a dit dans ces termes : « Soldats, videz vos fusils sur l’oligarchie, pas sur le peuple ».

Nous devons un soutien sans faille aux travailleurs et aux paysans du Honduras dans leur lutte contre ce coup d’Etat. Nous en appelons au mouvement ouvrier international pour qu’il manifeste son opposition à ce coup. En particulier, les organisations ouvrières et paysannes d’Amérique centrale et du Mexique ont un rôle déterminant à jouer. Des manifestations et des rassemblements, devant les ambassades, encourageraient les masses du Honduras.

A bas le coup d’Etat réactionnaire au Honduras !

Mobilisation de masse et grève générale !
Soldats, tournez vos fusils contre vos officiers – et ralliez le peuple !

Jorge Martin[1]
Le 29 juin 2009

Source : Publication le mercredi 1er juillet 2009 par La Riposte

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:27
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HONDURAS... A Paris, la mobilisation continue   !
vendredi 3 juillet 2009 (21h09)
APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS

LA MOBILISATION CONTINUE !

RASSEMBLEMENT Place de la Fontaine ST MICHEL

(Métro St Michel, ligne 4)

DIMANCHE 5 JUILLET DE 16H00 A 18H00

POUR LE RETOUR du PRESIDENT ZELAYA !

NON A LA BARBARIE DES FORCES MILITAIRES HONDURIENNES !

NON AUX HEURES SOMBRES DE LA DICTATURE !


Dimanche dernier au Honduras s’est produit un coup d’état contre la démocratie. Le Président constitutionnel, Manuel ZELAYA, a été séquestré et expulsé de force par l’armée. Une oligarchie des plus réactionnaires s’est installée depuis au pouvoir, personnifiée par Roberto Micheletti, ancien militaire et puissant homme d’affaires.

Le Peuple, qui s’était soulevé pacifiquement depuis l’enlèvement de son président élu, est réprimé de plus en plus violemment par la police et les militaires. La répression se fait aussi sentir par la censure de la presse nationale et internationale et par l’instauration de la terreur dans la population à travers des couvre-feux et des coupures systématiques de l’électricité, de l’eau potable et des télécommunications.

Nous ne pouvons nous résoudre au retour en Amérique Latine de dictatures militaires déguisées en démocratie, qui tentent d’empêcher les réformes nécessaires au progrès de cette région.

Nous devons tous nous mobiliser pour réaffirmer notre solidarité avec le peuple hondurien qui attend le retour sur le territoire de son président légitime. Nous devons tous exiger la fin de l’état d’urgence, le rétablissement des libertés publiques et du fonctionnement démocratique des institutions.

Ici, en France, nous appelons toutes les associations de solidarité internationale, les partis politiques, les syndicats et mouvements citoyens à se mobiliser et faire entendre leur voix pour soutenir le peuple du Honduras et accompagner le retour de son Président, Manuel Zélaya, seul Président démocratiquement élu.

 

Signataires de l’appel à la solidarité avec le peuple du Honduras

AAW-Americans Against the War. France

Argentin@s en el exterior

Association des Ex-Prisonniers Politiques Chiliens en France

Association de Femmes Uruguayennes Lourdes Pinto - AMULP

Association France Amérique Latine

Association Nuestra America en Marcha

Association Raices Cubanas

Association Simon Bolivar (Rennes)

ATTAC-France

CALPA-Coordination de soutien aux Luttes du Peuple Argentin

Carta Abierta Francia

Casa de Santa Fe - Paris

Cercle Bolivarien de Paris

Civimed Initiatives

Collectif des gaullistes de gauche

Collectif Manos Limpias

Collectif des Péruviens en France

Collectif Paraguay

Collectif de soutien à l’Alba (Grenoble)

Colores Latino Americanos (Lille)

Comité Apoyo International du Parti Nationaliste Péruvien

Comité d’Information sur l’Amérique Latine de Nanterre

Comité Pérou

Communistes du Pérou en France

Conseil Pro Bolivia

Coordination des Associations de Cubains résidents en France

Coordination Populaire Colombienne à Paris

Coordination de Solidarité avec Cuba

Cuba Si France (Bretagne et Lorraine)

Donde estan ? – Uruguay

Europe Solidaire Sans Frontières

FASE - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

France Cuba

HIJOS - Paris

IPAM – Réseau Initiatives pour un Autre Monde

La Plume

Le Parti de Gauche

Les Alternatifs

Les Verts

MJCF 94 - Mouvement des Jeunes Communistes du Val de Marne

Mouvement de la Jeunesse Communiste

Mouvement de la Paix

MRAP - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les peuples

Mémoire des Luttes

NPA - Nouveau Parti Anticapitaliste

Parti Communiste Français

Parti Humaniste Parti Socialiste Français

Radio Latinos

Red Cuidadana Europea

SICSAL - Service International Chrétien de Solidarité avec l’Amérique Latine

Tribunal International d’Opinion (cas de sud bolivar)

Union des Associations Latinoaméricaines en France

UNIPOMA. Université Populaire Mariátegui

Union syndicale Solidaires



De : cal-lists.riseup.net
vendredi 3 juillet 2009
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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2