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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 10:54
Soutien à Jean-Marc Rouillan

La Commune

 

D’aucuns, suite à ses propos mal interprétés, aimeraient bien le renvoyer au zonzon. Car s’il a réglé sa dette envers la société, il n’a jamais baissé la tête, ce qui inquiète les bourgeois qui aiment humilier les anciens détenus et bavent lorsque ceux-ci sont marris et repentants. Notre camarade n’a jamais fait l’apologie du terrorisme, mais a seulement dit que ces terroristes n’étaient pas des couilles molles, comme les médias et la police ont bien voulu les présenter. C’est une opinion et non un délit, encore moins un crime. P.B.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 10:21
En première partie de manifestation, un court texte a été distribué ce 1er mai 2016 à Paris pour informer sur la procédure contre Jean-Marc Rouillan :

 

Jean-Marc Rouillan  est convoqué le 1er juin 2016 à l'audience de la Chambre correctionnelle 10/1  Tribunal de Grande Instance de Paris pour : « avoir fait l'apologie publique d'un acte de terrorisme » selon le juge qui a mené l'enquête.

 

L’écoute de l’interview mais aussi la vie, les combats de Jean-Marc Rouillan parlent contre cette accusation.

 

Et une fois encore, ce sont les mots, les paroles contraires que l'on prétend interdire pour ne pas permettre l'interrogation, le questionnement du monde dans lequel nous vivons. Nous ne pouvons admettre cela.

 

C'est pour que la parole puisse continuer d'interroger le monde que

nous vous appelons à refuser la censure et à venir assister

à l'audience du  1er juin 2016.

 

*******************************

 

Beaucoup de solidarité et beaucoup de questions. Peu de réactions hostiles, en général de personnes non informées. Cette distribution nous convainc de continuer à informer et informer encore, à mobiliser, et mobiliser encore. Jusqu'au 1er juin.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 10:04
 

Publié le par Alternative Libertaire Douai-Valenciennes

http://alternativelibertairedouai.over-blog.com/2016/03/soutien-a-jean-marc-rouillan-signez-partagez-soutenez-luttez.html

 

[SIGNEZ-PARTAGEZ-SOUTENEZ-LUTTEZ]

 

Sachez que ce scénario kafkaïen auquel est confronté notre camarade Jean Marc Rouillan peut toucher tout le monde. Le soutenir c'est soutenir l'ensemble des militants qui s'opposent, d'une façon ou d'une autre, à la doxa du capital (presse, politicailleries, etc.)

 

C'est un épisode qui témoigne de l'arbitraire ambiant. Le soutenir c'est soutenir toutes les victimes de l’État d'urgence. C'est une manière d'affirmer notre opposition à leurs flicages permanents.

 

https://www.change.org/p/ministre-de-la-justice-soutien-%C3%A0-jean-marc-rouillan?recruiter=21597276&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=share_for_starters_page&utm_term=des-lg-no_src-no_msg&fb_ref=Default

 

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 09:54

Travestissement : Jean-Marc Rouillan à nouveau calomnié et menacé. Publié le 10 mars 2016 sur le site révolutiopn permanente

 

Romain Lamel

Depuis deux jours, Jean-Marc Rouillan, ancien militant d’Action Directe, condamné à la réclusion à perpétuité en 1989 et bénéficiant d’un régime de semi-liberté depuis 2011, subit un flot d’injures à la suite de la déformation de ses propos dans un entretien à un journal satirique.

 

Jean-Marc Rouillan, est victime, depuis ces derniers jours, d’une campagne hostile orchestrée par différents médias et le gouvernement. Des propos tenus dans un entretien concédé à une revue satirique, Le Ravi, sont visés. Dans cette interview, Rouillan dit, au sujet des terroristes coupables des attentats de novembre, à Paris, qu’ils « se sont battus courageusement. Ils se battent dans les rues de Paris, ils savent qu’il y a 2 000 ou 3 000 flics. Souvent, ils ne préparent même pas leurs sorties parce qu’ils pensent qu’ils vont être tués avant d’avoir fini l’opération. Les frères Kouachi, quand ils étaient dans l’imprimerie, ils se sont battus jusqu’à la dernière balle. On peut dire qu’on est contre leurs idées réactionnaires, on peut parler de plein de choses contre eux, dire que c’était idiot de faire ça mais pas dire que c’est des gamins qui sont lâches ». L’ensemble de l’entretien ne laisse pas de place au doute : il ne s’agit absolument pas d’une approbation des actes de guerre commis par Daesh mais d’une appréciation factuelle du risque pris par des individus. Il précise d’ailleurs qu’il s’agit d’agissements « réactionnaires ». Les phrases suivantes sont explicites sur la caractérisation technique du degré de prise de risque : « je suis persuadé qu’il est impossible de dire sur les radios ‘ce lâche bombardement de la ville d’Alep par les avions français’ alors qu’on est à 5 000 mètres d’altitude et qu’on balance des bombes qui vont tomber un peu au hasard ».

 

La réaction des hautes sphères gouvernementales est, conformément à la psychose qu’ils essaient d’instaurer depuis le début de l’état d’urgence, disproportionnée. Ainsi, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, demande des poursuites pour « apologie du terrorisme » dans l’objectif de révoquer sa liberté conditionnelle. Il dénonce « une offense à la mémoire des victimes et une blessure supplémentaire pour des familles qui ont déjà beaucoup enduré ». Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, n’a pas hésité à traiter Rouillan de « sinistre imbécile ». Le ministre de l’Agriculture, fidélissime de Hollande, sait de quoi il parle. Ces invectives s’inscrivent dans la dérive autoritaire de ce gouvernement qui veut faire taire toute voix dissidente et empêche la liberté d’expression qu’il a prétendu défendre après l’attentat contre Charlie Hebdo. Il s’agit de manipulations de communication du même ordre que celles qui ont conduit au « saccage du mémorial de la place de la République » par les forces de l’ordre et l’arrestation de plus de 300 militants d’extrême gauche et écologistes fin novembre en accusant les manifestants des forfaits commis par les policiers.

 

L’extrait choisi est d’une rare mauvaise foi. L’entretien de Rouillan est beaucoup plus riche et pointe les responsabilités de l’État français dans ces actes de guerre. « Les aviateurs français qui combattent en Irak et en Syrie, souligne-t-il, favorisent Daech. Quand on bombarde une école, on lève 2 000 combattants pour Daech ». « L’État français est un État colonialiste, assassin. Rien que ce qui s’est passé en Algérie (pendant la guerre d’indépendance) m’empêchera toujours, toute ma vie de chanter la Marseillaise et de mettre le bleu blanc rouge. Parce qu’un million de morts, des disparus, de la torture, l’horreur ! Et venir se présenter comme la patrie des droits de l’homme, ils l’ont fait à Madagascar [en 1947], dans tous les pays colonisés. ».

 

Á partir de sa propre expérience de vingt-quatre années passées derrière les barreaux, Rouillan détaille le processus de politisation et/ou radicalisation dans les prisons et l’absence de solution de l’État face à la diffusion des idées entre prisonniers. Indépendamment des positions campistes et des méthodes opérationnelles choisies par Rouillan et ses camarades, l’attaque qu’il subit est proprement scandaleuse. Que Cazeneuve l’accuse « d’apologie de terrorisme », lui le ministre responsable de la mort de Rémi Fraysse et des flics qui, tous les jours, se rendent coupables de crimes, voilà qui est un peu fort de café. Menacer Rouillan d’une nouvelle incarcération en remettant en cause sa liberté conditionnelle alors qu’il a largement purgé sa peine de sureté de dix –huit ans serait accrocher une autre infamie au compteur des ministères de l’Intérieur et de la Justice.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 09:47

A propos de Jean-Marc Rouillan, DAESH et quelques illettrés

http://lepressoir-info.org/spip.php?article239
 

Une enquête préliminaire contre Jean-Marc Rouillan est ouverte pour "apologie du terrorisme" et fait grand bruit dans la presse médiatique pour des propos tenus sur radio Grenouille (interview diffusée le 23 février 2016) et sur le quotidien Le Ravi de Marseille. Ce texte est en soutien à Jean-Marc Rouillan.

 

Ce serait amusant si ce n’était pas si drôle : voici le titre d’un livre paru il y a quelques temps qui s’applique parfaitement au cirque médiatique et surement judiciaire faisant suite au propos tenus par Jean-Marc. Interviewé sur une radio de Marseille, il parle de DAESH en les qualifiant d’ennemi et poursuit, d’après RTL (rajoutons libé, le figaro...),

 

"ils se sont battus courageusement : ils se battent dans les rues de Paris (alors qu’ils) savent qu’il y a 2000 à 3000 flics autour d’eux"

. Outre la presse, certains ministres du gouvernement socialiste dont Bernard Cazeneuve réagissait vivement en condamnant fermement ces propos et une plainte a été déposé par l’association des victimes du 13 novembre.

 

On serait tenté de rire de ces accusations imbéciles et stupides de la part de quelques grandes têtes molles de ce début du siècle si les conséquences en terme judiciaire ne pourrait pas peser sur la tête de Jean-Marc qui est encore sous le coup des juges pour des faits commis il y a maintenant 30 ans sanctionnant non seulement des faits mais aussi un parcours politique menant de mai 68 à Action Directe en passant par le MIL et les GARI. Evidemment, Jean-Marc considère DAESH comme des ennemis politiques puisque cette organisation religieuse djihadiste armée prône le retour d’un Etat religieux, tout un pan de domination ignoble et inhumaine et une domination généralisée des population : il l’a simplement affirmé. Il n’a introduit qu’une position technique, c’est à dire un début d’analyse objective d’une situation, celle du 13 novembre dernier. Et cela, les autorités le savent parfaitement mais l’utilisent comme prétexte pour le foutre dans la merde au niveau judiciaire.

 

JPEG - 98.7 ko

Dans ces temps de décomposition généralisée, faute de perspectives révolutionnaires, la littérature se limite à BHL et à Jean d’Ormesson sous produit d’une France passablement ridicule et de médias devenus ubuesques, ou à coup de loin anti terroriste, l’Etat démocratique met des gens en prison pour des propos écrit dans des livres vendus à la FNAC ! Ils n’ont d’ailleurs aucune analyse si ce n’est celle du spectaculaire intégré ou ce qui apparait est bon et ce qui est bon apparait. Si l’humour noir sévissait encore (Breton est mort... tant mieux), on pourrait simplement dire que, lors de la nuit du 13 novembre, les quelques illuminés mais militants djihadiste de DAESH ont appliqué à la lettre les propos tenus par Breton :

 

"l’acte surréaliste le plus simple est de descendre dans la rue est de tirer au hasard dans la foule".

 

Mais, cette société ou plutôt ce qu’il en reste n’a pas d’humour et préfère Guillon, Djahmel et Ruquier.

 

Pour en revenir au propos de Jean-Marc, cette analyse d’une situation est essentielle dans le sens ou elle replace chaque protagoniste dans son rôle propre, institutionnel et contribue à nous apporter des éléments de compréhension d’une situation traitée spectaculairement et non pas en terme de rapport de force et de stratégie politique.

 

Cette société est arrivée à un point tellement ubuesque qu’une enquête est décidé pour apologie du terrorisme, c’est à dire de DAESH, alors que, quelques minutes auparavant, cette organisation était qualifié je le redis d’ennemis.

 

Jarry reviens... avec Clausewitz s’il te plait.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 07:12

Une pétition contre les poursuites entamées contre Jean-Marc Rouillan a déjà recueilli plus de 1200 signatures. Il y a la possibilité de dire pourquoi l'on signe. Les réponses peuvent aider chacun à réfléchir ...  et à se mobiliser.

 

"A la lecture de la retranscription de l'émission je ne vois pas d'apologie du terrorisme"

"Pour la liberté d'expression, contre la torture carcérale"

Publié le 25 avril 2016

Je signe parce que ... Contre la procédure contre Jean-Marc Rouillan

Collage de Joëlle Aubron

Le courage peut servir n'importe quelle cause et celle que défend Jean-Marc Rouillan est à l'opposée de la pensée dominante dont la nature impérialiste, capitaliste, colonialiste, anti démocratique n'est plus à démontrer.


Je signe parce que la liberté d'expression est un droit et un besoin vital, face au muselage et aux crimes perpétrés par ces vils milliardaires...

 

Je suis pour la liberté d'expression.


Traiter un coiffeur de «PD» n'est pas homophobe, selon les Prud'hommes. Revue de presse de ce jour. Dire qu'il faut avoir du courage pour combattre 2000 policiers est passible de la réclusion criminelle à perpétuité. Alors je le crie haut et fort et de ce fait je veux passer en correctionnelle avec Rouillan au nom de ma liberté d'expression. Bien à vous Cazeneuve...


Oui à la liberté d'expression et non à sa déformation par cette presse au service des puissants ....


L'inquisition stupide tente de confondre la reconnaissance chez l'adversaire ou l'ennemi de l'évidence du courage avec l'approbation . Hypocrisie des bien pensants que le courage de Rouillan offusque . "L 'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons"


J'ai vu un président décorer un prince saoudien . Je n'ai pas encore entendu l'expression islamo"socialiste"Après Rouillan, des syndicalistes, des militants écolos, des zadistes, mis en garde à vue à qui le tour?


Contre l'insupportable mise dos à dos de l'"extrême gauche" et de l'extrême-droite par les médias et les politiques


Une heure d'analyse politique anti Etatique travestie par les chiens de garde en apologie de Daech, vraiment pitoyable. SOUTIEN TOTAL A JANN-MARC !


On a besoin d'idées et de francs débats pour reconstruire des pensées libres


Comment pourrions-nous nous prétendre libres si même la liberté d'expression n'est pas garantie, pour tous et sur tous les sujets? La liberté est ou n'est pas!


C'est tout simplement n'importe quoi ce qu'il lui arrive. Une polémique de vent sans fond qui fait du mal pour rien.


Si le parti qui est au pouvoir est de gauche alors je suis de l’extrême gauche


Je croyais qu'en France, quand on avait purgé sa peine (purgé quel joli lot !) on redevenait un Homme libre et égal en droits aux autres humains. C'est donc faux.


Militant associatif, je signe en soutien total face à un militant traqué depuis de trop nombreuses années, à qui l'on refuse le droit de reprendre une vie, y compris publique, normale.


Les amalgames douteux, la mauvaise foi et le harcèlement de Jean-Marc, ça suffit


Pour que cesse le travail d'amalgames nauséabonds des médias dominants qui veulent criminaliser toute parole révolutionnaire différente. Et parce que parmi les gens qu’il m'ait été donné de rencontrer en 49 ans, Jean Marc Rouillan quoi qu'on pense de ces actes et de ces idées, est une des personnes les plus intègres, les plus cohérentes et les plus brillantes, qui nous éclairent avec lucidité sur la réalité d’un monde qui va à sa perte


Je persiste et je signe pour défendre un homme qui a le courage de vivre après tout ce que ce shitstème lui a fait endurer dans ce monde immonde, dominé par des lâches, des traîtres, des menteurs, des corrompus, des salopards qui mènent l'humanité à sa perte.


Jean-Marc est quelqu'un de beaucoup mieux que ses détracteurs


Paris, le 11 avril 2016,

Monsieur le Garde des Sceaux,

De quelle justice êtes-vous le ministre ?


Voilà quelques semaines, la Légion d'Honneur a été remise à Mohammed Ben Nayef, prince d'Arabie Saoudite, un royaume dirigé selon des principes que ne renieraient pas les terroristes de l'E.I.


À Calais, à Menton comme dans chaque aéroport ou à la périphérie des grandes villes, des endroits étrangement baptisés « jungles », zones d’attente ou « camps », servent au parcage des migrants et des Roms. Et leurs nuits flambent du feu des gaz lacrymogènes.
Ils ont remplacé en silence les camps de Gurs (Pyrénées-Atlantiques), Le Vernet (Ariège), Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), Montsûrs (Mayenne)… et les dizaines de lieux d’internement ouverts sur l’ensemble du territoire français à partir de la Seconde Guerre Mondiale, et servant successivement à la rétention des prisonniers politiques espagnols, des Juifs, des Tsiganes, des opposants communistes et des harkis.


Même si les livres d’histoire du secondaire omettent de les mentionner, ces lieux ont pourtant gardé une mémoire qui se retrouve dans la méfiance, encore vivace aujourd’hui, des habitants envers les Français d’origine étrangère et les Roms.


Dans les quartiers populaires, les ratonnades des années 1960 ne se sont jamais interrompues.
La peine de mort supposée abolie depuis 1981, continue à sévir sous un autre nom dans les banlieues, les commissariats et les prisons.

Les policiers français auteurs ou complices de crimes sont en effet bénéficiaires de non-lieux, innocentés, voire promus, après des années de procédure épuisantes pour les familles des victimes – quand elles ont eu la chance de se voir restituer le corps de leur défunt dans un état autorisant le travail de la médecine légale.

Abou Bakari Tandia, Samir Abbache, Zyed Benna, Bouna Traoré, Eric Blaise, Eric Mourier, Fethi Traoré, Vilhelm Covaci, Taoufik El-Amri, Guillaume Perrot, Louis Mendy, Lamine Dieng, Elmi Mohammed, Ait Brahim Moulay Mohamed, Joseph Randolph, Larami Samoura, Mushin Sehhouli, Lu Semedo Da Veiga, Reda Semmoudi, Baba Traoré, Abdelakim Ajimi, Joseph Guerdner, Salem Essouli, Fakkradine Zarai Zarai, Abdoulaye Fofana, Naguib Toubache, Hakim Djellassi, Ali Ziri, Mohammed Bemouna, Yakou Sanogo, Mohamed Boukourou, Lassana Diarra, Karim Boudouda, Luigi Duquenet, Louis Klinger, Mamadou Marega, Mostefa Ziani, Wissam El-Yamni, Ahamadou Maréga, Amine Bentounsi, Youssef Mahdi, Yassin Aïbeche Souilah, Lahoucine Aït Omghar, Loïc Louise, Bertrand Nzohabonayo, Dorel Iosif Floare, Abdelhak Gorafia, Houcine Bouras, Timothée Lake, Rémi Fraisse, Abdoulaye Camara, Amadou Koumé, Pierre Cayet, Mehdi Bouhouta … voilà le recensement non exhaustif des personnes décédées entre 2005 et 2015 dans des circonstances que la « justice » dit n’être pas parvenu à élucider, et qui impliquent toujours, par une coïncidence qu’on est en droit de trouver étrange, des membres de la Police Nationale.

Laquelle police est en ce moment même en train de tirer à bout portant flashballs et grenades lacrymogènes, ou de porter des coups de tonfa, sur des citoyens descendus dans la rue pour réclamer que les représentants politiques assument leur charge, à savoir de les représenter, et non de leur imposer, par la force, des lois dont ils ne veulent pas.

Il s’agit surtout de la population la plus vulnérable, celle dont la « justice » voudrait que la société se préoccupe au plus haut point.

La jeunesse qui voit se déployer devant elle un avenir sans perspective ni dignité.
Les ouvriers, exclus les uns après les autres de leurs outils de travail.
Et cette catégorie floue que l’on appelle les « précaires », et qui ne sont autres que des trentenaires ou des quadragénaires, très diplômés comme anciens exclus du système scolaire, se trouvant dans l’impossibilité de subvenir avec simplicité à leurs besoins essentiels (se nourrir, se loger, travailler)… à cause de choix politiques privilégiant depuis plus de 30 ans les intérêts des multinationales au détriment de ceux des hommes et des femmes de ce monde.

Par conséquent, l’on peut admettre qu’il soit désagréable à votre gouvernement que les propos de Jean-Marc Rouillan, tenus lors d’entretiens pour « Radio Grenouille » et pour « le Ravi » (dont vous noterez la portée exclusivement locale), mettent en lumière l'incompétence de cette même Police Nationale et de ses 2000 ou 3000 effectifs déployés en région parisienne… lorsqu’il s’agit d’accomplir sa mission de « gardien de la paix » et de protection des citoyens.
En effet, plan Vigipirate et omniprésence policière n'ont eu aucune efficacité en cette nuit du 13 au 14 novembre 2015 : à quelques pas de fourgons blindés et de périmètres sécurisés, les hommes de l'E.I. ont eu toute latitude pour tuer plus d’une centaine d'innocents.

En admettant, au regard des faits énumérés depuis le début de cette lettre, qu’il soit toujours pertinent d’évoquer le mot de « justice », vous admettrez sans peine qu’il n'est pas juste que l'incapacité du Ministère de l'Intérieur à protéger les Français ou les personnes résidant sur le sol français, et que sa capacité sans cesse renouvelée à les tuer ou à les maltraiter, trouve un bouc émissaire en la personne de Jean-Marc Rouillan. Et ce, en dépit du pourcentage de l’argent public consacrés par ces mêmes Français au service de leur « sécurité ».

Le terme de « bouc émissaire » me semble d’autant plus approprié que Jean-Marc Rouillan a, évidemment, décrit les partisans de l'E.I. comme ses ennemis politiques.
Par quel miracle des fanatiques, religieux, ultra-capitalistes, comme le sont les auteurs de ces attentats, pourraient, ne serait-ce qu’un instant, recevoir le soutien d’un homme ayant sacrifié les plus belles années de sa vie dans vos maisons d’arrêt, précisément par conviction anti-autoritaire et anti-capitaliste ?

Je serais curieuse d’entendre votre explication à ce propos.


Par ailleurs, les membres de l’E.I. sont probablement davantage les ennemis de Jean-Marc Rouillan et des personnes qui le soutiennent, que ceux de votre propre gouvernement.
La vigilance de l’État français quant à l'origine du pétrole fournissant nos stations d’essence reste en effet encore à prouver.

Les relations d’affaires, que ce même État français entretient avec le Qatar et autres pays notablement bailleurs de fonds de l’E.I., sont également aussi étroites qu’opaques.
Il me semble enfin me souvenir que la France a vendu des armes à la Syrie de 2006 à 2009.
Pour davantage de précisions, je vous conseille vivement la lecture des rapports d’Amnesty International à ce sujet. Ils ont également accompli un travail remarquable sur les violations de la France en matière de Droits de l’Homme, qui ne manquera pas, j’en suis certaine, de vous intéresser.


En organisant une répression sans merci, frappant toute initiative politique émanant de la société civile après mai 68, l’État a tenté de nous persuader de renoncer à demander l'impossible.

C’est donc en tout irréalisme qu’à défaut de justice, je me permets de solliciter – ainsi, je suppose, que certains signataires de cette pétition – un peu de bon sens de votre part.

Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Veuillez recevoir, Monsieur le Garde des Sceaux, mes salutations cordiales


Je signe la pétition car je sais que JEAN MARC ROUILLAN n'est pas pour daesh


la liberté d'expression


Ça suffit de vouloir nous imposer ce qu'il faudrait penser


 

Parce que

 


Arrêtez de vous moquer des valeurs de la Justice....et appliquée la, là où elle a autrement plus de sens.


Solidarité humaniste et révolutionnaire !


Marre des délits d'opinion.


A la lecture de la retranscription de l'émission je ne vois pas d'apologie du terrorisme


Arrêtez cet acharnement


Il n'a pas à être jugé


J'ai bien écouté l'émission de radio et l'accusation est fallacieuse. Il n'y aucune éloge du terrorisme, ni incitations, ni provocations d'aucune sorte. Au reste si les juges font leur boulot, il devrait s'en rendre compte eux aussi. Bonne chance


Libertat de paraula


Il est loin, très loin d'être cette interprétation


Parce que même si je ne suis pas d'accord avec le fond de cette citation, elle ne constitue pas une apologie du terrorisme et Jean-Marc a bien le droit de l'exprimer.


Parce que j aimerais en savoir plus. Parce qu'il faut se battre maintenant comme jadis, parce qu'il faut protéger les libertés. Parce qu'Action Directe a été traitée comme des chiens. Parce que je n'aime pas les procès et que l'idée d'une vraie justice nous fuit, jour après jour.


Marre de toute cette confusion entretenue volontairement et insidieusement


Jean-Marc a le droit d'expression comme nous tous. Il doit pouvoir continuer à l'exercice


Je signe parce que j'en ai encore le droit.......


SOLIDARITÉ avec Jean Marc Rouillan, que l'Etat français voudrait ré-emprisonner.


Quand faire son temps ne suffit pas


Je signe par ce que je suis pour la liberté d expression


Pollueurs de planète et pollueurs d'esprits constituent le même ennemi


Tout combattant de la liberté comme JM Rouillan mérite le soutien le plus total


Ce n'est pas la parole qui tue mais les armes fabriquées dans les usines françaises et vendues par le VRP Hollande aux quatre coins du monde!


Je pense que les propos de JM ont été honteusement transformés de façon à mieux l'assassiner!


Mais où va ce pays


Liberté d'expression


Un homme libre doit être et rester libre.


Une voix pour lutter face à l'infamie de la quasi-totalité de la presse
Salut Jean Marc à bientôt à Bayonne


La paix civile dépend de la justice sociale !


“Si la liberté d'expression se limite aux idées qui nous conviennent, ce n'est pas la liberté d'expression.”
Noam Chomsky
Et cela nos riches trafiquants d'armes et d'or le savent mieux que quiconque et font tout pour nous le faire oublier !


La campagne médiatique contre JM Rouillan est indigne d un pays démocratique mais j ai espoir que la France devienne enfin une démocratie respectant les libertés de chacun-e, respectant l égalité de tout-e-s et probant de fraternité.


Je signe car je ne pense pas que M. Rouillan fasse l'apologie du terrorrisme


Pour la liberté d'expression, contre la torture carcérale



"Quand l'ordre est injustice, le désordre est déjà un commencement de justice" Romain Rolland/cité par Jean-Marc Rouillan "De mémoire(2)",editions Agone, Mémoires sociales


Toute parole d'un combattant de ce système pourri qui nous opprime peut être détournée,... Solidaritat !


Je suis pour la liberté d'expression, contre les oppresseurs


Un soutien total à Jean Marc Rouillan et une détermination plus grande encore à dénoncer et lutter contre les atteintes insupportables aux libertés publiques qui découlent de l'état d'urgence. A bas l'état policier.


Ras'l'bol


Interprétation de ce qu'il a dit et ensuite de ce qui a été écrit


Je refuse la lutte de classe menée actuellement par les puissants


On aimerait plus de gascon comme cela!! en sostien a Joan Marc e contra lo monopòli mediatic!!


"... Tolérer, c’est consentir qu’au nom de la liberté, en principe reconnue à tous, d’autres hommes pensent et agissent selon des principes que nous ne partageons pas ou avec lesquels nous sommes en désaccord..." Ne pas oublier que c'est un socle commun à préserver. Je me suis dernièrement prononcé assez clairement contre certains des propos de Jean Marc pour m'opposer à son enfermement au nom de ce principe


solidarité de classe !


Parce que l'arbre est trop mince pour cacher la forêt


 

Stop à l'acharnement


Je signe parce que la liberté n'a pas de prix


L'Etat Français et ses media essaieront toujours d'obtenir le reniement de son passé par Jean- Marc : vengeance de classer


Je suis Jean-Marc Rouillan


Solidarité avec Jean-Marc Rouillan


Poursuivre quelqu'un par rapport à une phrase sortie de son contexte Non merci !


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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 06:37
Un texte à lire pour réfléchir et ... pouvoir agir

Publié le 3 avril 2016

 

31 mars 2016  - Par Didier Martz - Blog : Le temps qu'il fait... dans les consciences

Poser la question au risque de se faire condamner pour apologie.

 

L'acte terroriste est-il courageux ?

 

Jean-Marc Rouillan, ancien membre du groupe terroriste Action Directe, a déclaré qu'il trouvait les terroristes du 13 novembre « très courageux », parce que, dit-il, « 'ils se battent dans les rues de Paris, sachant qu'ils vont mourir. » Cette déclaration a provoqué l'ouverture d'une enquête pour « apologie du terrorisme ». Jean-Marc Rouillan est revenu ensuite sur ses propos en condamnant les terroristes et en comprenant la douleur des victimes.

 

Pour mémoire, Jean-Marc Rouillan fut le co-fondateur du groupe Action Directe. Il est condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de sûreté de 18 ans pour les assassinats du général Audran et du PDG de Renault, Georges Besse. Jean-Marc Rouillan est actuellement en liberté conditionnelle.

 

Question : l'acte terroriste est-il un acte courageux ? Moralement, non. Et comme nous savons depuis peu que réfléchir sur ce type d'actes, c'est d'une certaine manière les excuser voire les encourager et que de la réflexion, même philosophique, à l'apologie, il n'y a qu'un pas, nous serons donc très prudent.

 

Comme le dit André Comte-Sponville dans son « Petit traité des grandes vertus », le courage est une vertu partout admirée et attachée aux héros et à leurs actes. Il est moralement bon et est éthiquement valorisé. Seulement Voltaire rétorquera que « le courage n'est pas une vertu mais une qualité commune aux scélérats et aux grands hommes ». Si le courage est un trait psychologique qui permet de surmonter la peur, de prendre des risques, d'agir sans autre intérêt que celui de l'autre ou d'une cause, alors le courage peut être attribué à tous les hommes qui font montre de ces capacités.

 

Ce qui nous met dans l'embarras. En effet si on suit ce raisonnement, le SS Nazi ou le terroriste peuvent être qualifiés de courageux, ce qui moralement est insupportable. La logique d'une argumentation ne fait pas toujours bon ménage avec la conviction morale ! Alors qui jugera de la valeur de l'action si chacun prétend agir au nom du Bien, d'une bonne cause ou au service d'autrui ? Au nom de quoi pourra-t-on juger qu'un acte est courageux ?

 

Le résistant français agit pour le bien et se met au service des autres et de sa patrie mais il est un lâche terroriste pour l'occupant allemand contre lequel il agit. Et l'affaire se complique dès lors qu'on assimile l'acte terroriste à un acte de guerre. Depuis le 13 novembre nous sommes en guerre a-t-on déclaré. Mais une guerre se fait avec des soldats et un soldat, sauf acte répréhensible, n'a pas à être courageux ou lâche, il a juste à être soldat. Cela vaut-il pour les attentats du 13 novembre ? Sont-ce des attentats ? Ou des actes de guerre ?

 

Et dernière complication, un ex-directeur des Renseignements Généraux déclare que Abdellah Abdeslam qui n'a pas explosé comme ses « frères » est un lâche. Si l'on suit ce raisonnement, tous seraient moralement condamnables mais Abdellah Abdesslam y ajouterait la lâcheté, car il ne prend pas de risques alors que les autres y ajoutent le courage parce qu'ils vont mourir !!!

 

Réfléchir au terrorisme nous place sur un terrain instable où l’idéal et l’abjection morale se rencontrent nécessairement. Comme disait Albert Camus, réfléchir sur le terrorisme, c'est patauger. Aussi pour ne pas sombrer, reste à s'appuyer sur le jugement moral mais à la manière du Baron de Münchhausen qui tente de se sortir du marécage en se tirant par les cheveux. Ainsi va le monde !

 

Didier Martz, essayiste et philosophe

 

 le 21 mars 2016

 

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 00:16
Deux réactions sur le site Bellaciao à l'article de Laurent Cauwet (publié aussi sur notre blog), expressions de ce libre-exercice de la pensée auquel nous appelions. (Publié le 3 avril 2016)
 
 
Qui a peur de Jean-Marc Rouillan ?
2 avril 2016 - 20h00 - Posté par Cyclo 33 - 109.**.107.***

 

Bonne analyse.


C’est vrai qu’il va être de plus en plus difficile de se comporter librement. Participer au boycott BDS, par exemple, refuser le "Je suis Charlie" obligatoire, avec l’état d’urgence qui vise à empêcher toute opposition (type soutien aux zadistes), tout cela nous complique la vie.


Et, pendant ce temps, les plus pauvres sont de plus en plus discriminés : loyers trop élevés (et expulsions consécutives), précarité et chômage de masse, sdf de plus en plus nombreux ...


Mais le patron de PSA, lui, empoche les dividendes des licenciements nombreux ces dernières années.

Qui a peur de Jean-Marc Rouillan ?
2 avril 2016 - 20h41 - Posté par J. - 109.***.39.**
 

 

J’ai écouté Jean-Marc Rouillan qui ne s’est pas exprimé sur une approbation voire une justification quelconques de la lâcheté criminelle des fascistes de DAESH et de l’EI.


Jean-Marc Rouillan a appelé "courage" l’attitude et le geste déterminé ou désespéré de celui qui court au devant de sa propre mort, en réponse à un questionnement trop insistant.


Jean-Marc Rouillan est un écrivain et un poète d’une profonde sensibilité


Ce qu’il a dit m’a troublé, car ses paroles m’avaient semblé plutôt contenir une certaine forme de regret du domaine de l’intime, une réelle souffrance que l’on rencontre quand on le lit.

 

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 00:15

Ecouter l'interview - se mobiliser

contre les poursuites contre Jean-Marc Rouillan

Publié le 25 mars 2016

 

Notre article : http://linter.over-blog.com/2016/03/ecouter-l-interview-de-jean-marc-rouillan-exercer-notre-libre-arbitre-notre-pensee-libre.html

 

Ci dessous, une analyse précise et claire de Laurent Cauwet sur Mediapart:

https://blogs.mediapart.fr/laurent-cauwet/blog/170316/qui-peur-de-rouillan

 

Qui est renseigné sur les engagements passés et présents de Jean-marc Rouillan ne peut penser un seul instant que ce dernier puisse défendre, de quelque façon que ce soit, ce que représente Daesh et l'EI. À moins d'un soudain excès de folie. Et de folie il n'est point question ici, l'écoute de l'entretien qu'il a donné sur Radio-Grenouille ce 23 février confirme, si besoin est, de la lucidité du gars. Sur ce point-là déjà soyons rassurés, sa fidélité à son combat de militant communiste révolutionnaire contre toute forme d'impérialisme, contre toute forme de pouvoir étatique se construisant sur la contrainte des corps et des esprits, reste vive, déterminée, et joyeuse.

 

Ce qui donc mérite d'être étudié, sont les raisons de cette furie médiatique, comment elle se construit (l'organisation des mensonges et approximations), dans quel contexte et pourquoi.

 

Car si la phraséologie produite par les rouages communicationnels de la domination est vulgaire, et surprend par son obscénité, derrière chaque nouvelle poussée de l'obscène une intelligence est à l'œuvre contre notre liberté d'expression.

 

Lorsqu'on écoute cet entretien, on comprend très vite que le hiatus n'est pas, à proprement parlé, sur ce qui se dit sur Daesh (grosso modo, interviewé et intervieweurs sont d'accord sur l'inacceptabilité de ce que propose cet « état » islamique et des moyens qu’il emploie). Ce qui pose très vite problème, est le refus de Jean-Marc Rouillan d’accepter le cadre même de la discussion proposée (qu'être contre Daesh ne peut signifier qu'être du côté de ce contre quoi Daesh se mobilise, c'est-à-dire la France démocratique) et l'assignation qui, conséquemment, lui est faite : être un porte-parole de cette démocratie blessée.

 

On remarquera au passage :

 

1. Que toute l'argumentation montée contre Daesh et l'E.I. se construit sur le traumatisme né du choc d’actes guerriers, sur l’émotion et l’empathie, et sur du religieux : face au monothéisme criminel de Daesh, se construit un monothéisme républicain (comme symbole : la Place de la République devenue sanctuaire, lieu de prière laïque – François Hollande ne s'y trompe pas, qui lui-même poussera des cris d'orfraie et glapira à l'hérésie lorsque, lors d'une manifestation contre l'état d'urgence, ce sanctuaire fut piétiné – cris qu'il ravalera très vite, lorsqu’il fut prouvé que ce saccage, cette inacceptable profanation fut l'œuvre, non des manifestants, mais des CRS eux-mêmes). Ainsi, jamais l'analyse et la critique ne se pose sur le terrain du politique (on se souviendra d'ailleurs du tonitruant « Expliquer, c'est déjà vouloir un peu excuser » de Manuel valls, menace claire cherchant à surseoir à toute velléité d'analyse), mais sur le système binaire immémorial bien guerrier : le mal contre le bien.

 

2. L'assignation faite à Jean-Marc Rouillan – assignation fortement suggérée aujourd'hui à toute personne publique –, s'apparente à un nouveau genre du repentir ; si on connait sa forme habituelle (qui commence par le célèbre « je regrette… », que tou-te-s les prisonnier-e-s politiques du monde entier connaissent bien – Jean-Marc Rouillan a payé le prix fort de ne s’y être jamais plié), celle-là, plus subtile, plus perverse, n’oblige plus au regret, mais au contraire à crier moi aussi. « Moi aussi je suis Charlie »…  Ainsi certaines personnalités de l'ombre ont pu accéder à la lumière ; et d'autres, que des prises de positions courageuses ou sulfureuses avaient renvoyé dans les marges, se sont réinventées une virginité… et cela à moindre frais, crier avec les loups semble sans doute moins compromettant que la terrible solitude du je regrette. Et pourtant…

 

Dans cet entretien, Jean-Marc Rouillan, d'emblée, déplacera les curseurs du débat. Dans un premier temps, en ne se plaçant que sur un terrain politique. Et, dans un second temps, en refusant l'assignation qui lui était faite. Ainsi, si il ne cesse d'être critique quant à la politique de Daesh, il ne l'est pas moins à l'égard de la France, et dans cette guerre, il s’affirme neutre : il y a d'un côté un état islamique conduit par une bourgeoisie sunnite criminelle ultra-réactionnaire nommée Daesh, et, de l'autre côté, un état français qui s'est construit lors de la 3e république sur deux événements : le massacre de la commune (30 à 40000 communard-e-s assassiné-e-s) et le fait colonial (Ce qui s’est passé en Algérie m’empêchera toute ma vie de chanter la Marseillaise et de porter le bleu-blanc-rouge, dit-il). Il réfute tout argument religieux ou relevant du choc des civilisations, répugne à l'utilisation du champ lexical de l'horreur, de l'émotivité et de l'empathie victimaire afin d'éviter que son argumentation ne soit vrillée de trop d'affect, et reste dans une logique dialectique.

 

Le format de l'émission, sorte de discussion à bâtons rompus, n'offre pas réellement le temps ni l'espace de déplier une pensée politique – juste de poser les bases de son argumentation, en expliquant les raisons de sa neutralité dans une guerre qu’il considère ne pas être la sienne. Il rappelle que, hier comme aujourd’hui, son combat est ailleurs, évidemment international, pour l'émancipation des peuples. Et ce combat, il en trouve l’écho en France du côté des quartiers populaires, des bidonvilles, des camps de réfugiés… et de toutes les minorités menacées par un système policier de plus en plus présent et pressant. Jean-Marc Rouillan ne s'y trompe pas, qui voit dans l'état d'urgence la mise en place de nouveaux moyens de contrôle et de soumission de la population, la lutte anti-terroriste n'étant qu'un prétexte – personne n’est dupe, jamais ces dispositifs policiers et militaires n'empêcheront une organisation terroriste telle que Daesh d'agir. 

 

Ainsi, Rouillan perturbe la grande messe consensuelle qui oppose dans un affrontement duel Daesh représentant les forces du mal et la France démocratique incarnant les forces du bien, renvoie dos à dos ces états à leur logique mortifère de domination, et refuse l’invitation qui lui est faite de rejoindre le cénacle bien pensant des experts autorisés pour retrouver sa place, celle de compagnon indéfectible de la plèbe contre laquelle, au bout du compte, se construit l'état d'urgence.

 

De replacer le débat sur des bases politiques, permet à Jean-Marc Rouillan de resituer les attentats de Paris dans leur contexte (une guerre menée par la France en Afrique, au Moyen-orient et au Proche-orient, avec notamment les bombardements en Syrie et en Irak – quand on bombarde une école on lève 2000 combattants pour Daesh, rappelle-t-il – et l'hypocrisie d'un état français qui dit combattre Daesh tout en commerçant avec le Qatar et l'Arabie-Saoudite, notamment en leur vendant des armes – alors qu'on les sait défenseurs d'un Islam radical et sont soupçonnés de financer Daesh. Hasard du calendrier, Alors que Rouillan tient ces propos, nous apprenons que Hollande décerne la légion d'honneur à Mohammed ben Nayef, prince héritier d’Arabie Saoudite. Toujours dans cette même cohérence hypocrite et criminelle, et dans un même temps, Manuel Valls, lors d'un dîner au CRIF, affirme que l’antisionisme est « tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël », disqualifiant et rendant d’un coup hors-la-loi toute forme de dénonciation de la politique d'apartheid du gouvernement israélien. Ainsi, selon leur propre logique, le premier se rend coupable de collaboration avec l'ennemi, tandis que le second se rend coupable d'incitation à la haine raciale, tant son affirmation révisionniste insulte et isole tout une partie de la population, et notamment une grande partie des habitants des quartiers populaires qui soutient effectivement la résistance palestinienne, non pas pour des raisons religieuses ou racistes comme aimerait nous le faire croire les représentants de l’état français (n'oublions pas que l'antisémitisme est une affaire occidentale, et que ce sont des pays européens – dont la France collaborationniste – qui ont rempli les camps de concentration ; il y a donc là une évidente tentative de permutation des culpabilités), mais pour des raisons bel et bien politiques. Ne sont-ce pas là des actes relevant du terrorisme d’état?

 

C'est une vieille habitude, dans notre démocratie, de baliser un débat « publique» puis d’inviter des experts à exercer leur talent de rhétoricien, afin que la population puisse choisir « librement » son opinion. La fabrication du prêt-à-porter de la pensée a toujours très bien fonctionné, l'information ainsi distillée par la presse du pouvoir décide jusqu’à la critique permise. Ainsi, lorsqu’il est question des jeunes des quartiers populaires, nous avons le choix entre deux propositions : ou ils sont racailles (avec l'idée que certaines sûrement sont sauvables), ou ils sont victimes (avec l'idée que certaines assurément vont se muer en racaille) – autant dire qu'ici victime et coupable sont les deux versants du même sujet colonisé, l'un hérité de la droite, qui prône l’asservissement par la force ; l'autre, héritée de la gauche, qui prône un humanisme dont l’idéal serait de soulager sans émanciper (cela peut s’appeler, par exemple, l’intégration). 

 

Prenons deux exemples sur le fonctionnement de ces débats :

 

1. Lors du procès des enfants Zyed et Bouna : tous les commentaires, analyses et observations tournaient autour du thème de la culpabilité : qui est coupable, non coupable, victime ou non, etc. Personne, parmi les médias autorisés, n'a pensé ou voulu revenir à la simple descrition des faits : en France, des enfants, dans certains quartiers, ont peur de la police. Peur au point de fuir. Peur au point de risquer leur vie – alors qu'ils n'ont commis aucun délit. La notion de responsabilité et de culpabilité alors ne se serait peut-être pas délayée dans ce qui a été finalement traité comme un fait divers, voire un regrettable accident – mais aurait pu prendre toute son ampleur politique, avec une remise en question directe de la responsabilité d'état. On comprend que personne, à gauche comme à droite, n’a intérêt à un tel débat.

 

2. Lors des émeutes de 2005, la gauche a inventé ce concept fumeux de révolte non politique, en se basant sur la simple observation que, de cette effervescence, n’émergeaient aucune figure charismatique (aucun chef), aucun mot d'ordre, aucun discours, aucune parole – ou plutôt, aucune parole audible de là où ils étaient. Parce qu'il leur était impossible de penser une séquence spontanée qui se vivait en dehors de leur grille habituelle de réflexion ; parce qu'ils étaient dans l'impossibilité de comprendre ce qu'est une parole doublement confisquée (confisquée par une classe politique de gauche qui a trahi, et confisquée par l'aberration même de ce que vivent ces jeunes) ; et enfin parce qu'ils étaient dans l'impossibilité de comprendre que le geste est une parole, que les corps inventent de nouveaux langages, et qu’une pensée peut s'exprimer par l'action… ils ont enterré dans un débat fermé le sens même de cette émeute, ont abandonné ces jeunes face à une violence policière extrême (certains, 11 ans après, croupissent toujours en prison dans l’indifférence générale) et ont ratifié d’un trait définitif la séparation des quartiers populaires du reste de la population.

 

Dans ce contexte, où la classe politique française dans son ensemble acte sa rupture avec ces populations en révélant son racisme structurel, Jean-Marc Rouillan, à contre-courant, refuse de participer de cette politique de la séparation, déplace les curseurs du débat imposé avec ses logiques binaires et réinjecte de la politique dans le débat public, c’est-à-dire à l'endroit même où se joue habituellement le travail de dépolitisation. Se faisant, il se désolidarise de « l'esprit Charlie » et rejoint la cohorte des soupçonnables tel que définis par Valls.

 

Car de quoi donc accuse-t-on JMR ? D'apologie du terrorisme ? Sa critique à l'égard de Daesh est sans ombre, et il n'est (ne peut être) à aucun moment solidaire de ceux qui ont commis ces attentats. Le terme de courage qu’il a utilisé – et qui lui est fortement reproché – est un terme difficile, qui ne veut pas dire grand chose. On qualifie de courageux aussi bien un geste de résistance admirable, que l'exploit guerrier né d'une obéissance aveugle et stupide à un pouvoir supérieur, que les exploits totalement idiots que l’on trouve dans certains journaux, ou encore dans des livres comme le Guiness des Records – tel ce chinois qui c'est planté 2009 aiguilles dans le corps, ou cet autre saoudien qui s'est introduit 22 scorpions vivants dans la bouche. Courage peut à la fois saluer un geste noble, une détermination sans intelligence, et l'acte le plus imbécile qui soit. Dans le cadre de cet interview, nulle doute que Jean-Marc Rouillan, combattant, c'est imaginé dans la peau de celui qui se trouve traqué par des milliers de policiers armés. Nulle doute qu'il ait déjà vécu ce genre de situation. Et qu'il sait dans sa chair quel sang-froid il faut avoir pour affronter une telle adversité. Lors des reportages télévisuels qui couvraient ces événements, je me souviens de policiers qui étaient eux-mêmes médusés de la détermination de ces jeunes qui non seulement ne reculaient pas mais avançaient droit devant, malgré le tir nourri des armes dirigés contre eux. Appréciation technique donc, où le mot courage trouve mal sa place – ce qui peut sans doute être source de débat voire de désaccord (Jean-Marc Rouillan a d'ailleurs eut maintes fois l'occasion de s'expliquer sur l’emploi de ce mot), mais certainement pas d'une condamnation pour apologie de terrorisme. Par contre, ce que dis Rouillan dans sa critique du terrorisme via Daesh, c'est son esprit totalement capitaliste car basé sur le mortifère, le sacrifice, la mort – qu'il oppose avec l'action directe telle qu'envisagée et pratiquée par certains militants révolutionnaires, où il n'était jamais question de sacrifice, mais, au contraire, de joie, de solidarité et d’espoir.

 

On comprend bien que cette histoire arrive à point nommé pour le gouvernement. Alors que la jeunesse se mobilise contre la loi El Khomri et semble se préparer à une lutte acharnée ; alors que dans divers secteurs, des ouvriers et salariés se mobilisent ; alors que des collectifs s’organisent dans les quartiers populaires ; alors que des ZAD se créent un peu partout et résistent à l’acharnement policier… réveiller « l'esprit Charlie » (ou ce qu’il en reste) reste une carte maîtresse du gouvernement, qui fédère et permet de jeter un mouchoir sur la mise en place de plus en plus évidente d’un gouvernement totalitaire. Jean-Marc Rouillan arrive donc à point nommé dans le rôle du fusible idéal. État d'urgence oblige, il importe d'envoyer un nouveau signal fort pour le renforcer – par exemple ici, en jetant derrière les barreaux le porteur d’une parole libre.

 

Car, au bout du compte, c'est cela qui est reproché à Jean-Marc Rouillan. Malgré ses années de prison ; malgré la maladie que 25 années d'enfermement lui a laissé en héritage ; malgré l’interdiction qui lui est imposée de s’exprimer sur certains sujets ; malgré les contraintes de déplacement (interdit de séjour dans 38 départements et interdiction de passer des frontières) ; malgré les astreintes judiciaires et la surveillance policière… malgré tout cela, il agit en homme libre, refuse cette auto-censure si bien et si largement pratiquée aujourd'hui, et s'exprime comme il veut et où il veut. 

 

C'est cette liberté qui est condamnée par l’état. C’est cette liberté qui vaut à Jean-Marc Rouillan la menace d’être renvoyé en prison, et peut-être définitivement. C’est cette liberté qu’avec lui nous perdons un peu plus, si nous ne réagissons pas. C’est cette liberté que nous devons, coûte que coûte, défendre.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 20:44
1er mai, tract pour informer sur la procédure contre Jean-Marc Rouillan. "Nous vous appelons à refuser la censure et à venir assister à l'audience du  1er juin 2016."

Un 1er mai bloqué par la police.

 

Pendant plus d'une heure, la manifestation tente d'avancer. La photo montre le cortège juste avant un des gazages. C'est la deuxième partie du cortège. La première a été volontairement isolée de ces manifestants qui ont pu avancer malgré tout, malgré plusieurs gazages!

 

*******************************

En première partie de manifestation, un court texte a été distribué
ce 1er mai 2016 à Paris pour informer sur la procédure contre Jean-Marc Rouillan :

 

Jean-Marc Rouillan  est convoqué le 1er juin 2016 à l'audience de la Chambre correctionnelle 10/1  Tribunal de Grande Instance de Paris pour : « avoir fait l'apologie publique d'un acte de terrorisme » selon le juge qui a mené l'enquête.

 

L’écoute de l’interview mais aussi la vie, les combats de Jean-Marc Rouillan parlent contre cette accusation.

 

Et une fois encore, ce sont les mots, les paroles contraires que l'on prétend interdire pour ne pas permettre l'interrogation, le questionnement du monde dans lequel nous vivons. Nous ne pouvons admettre cela.

 

 

C'est pour que la parole puisse continuer d'interroger le monde que nous vous appelons à refuser la censure et à venir assister à l'audience du  1er juin 2016.

 

*******************************

 

Beaucoup de solidarité et beaucoup de questions.

Peu de réactions hostiles, en général de personnes non informées.

Cette distribution nous convainc de continuer à informer et informer encore, à mobiliser, et mobiliser encore.

Jusqu'au 1er juin.

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2