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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:13
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"Depuis la première pétition lancée par notre Collectif en 1999 jusqu’à ces dernières semaines, Daniel Bensaïd a toujours répondu présent pour élargir ce combat, pour en expliquer les enjeux politiques, pour refuser que soit brisé le lien d’une histoire commune."
Le Collectif "Ne laissons pas faire !" salue la mémoire du camarade Daniel Bensaïd dont nous venons d’apprendre la mort trop précoce. Sa disparition vient interrompre une vie de militant révolutionnaire, d’intellectuel marxiste, d’internationaliste en actes.

La solidarité avec les militants frappés par la répression a aussi marqué l’engagement de Daniel Bensaïd, et nos camarades d’Action directe ont pu le voir s’investir en première ligne dans la campagne pour leur libération.

Depuis la première pétition lancée par notre Collectif en 1999 jusqu’à ces dernières semaines, Daniel Bensaïd a toujours répondu présent pour élargir ce combat, pour en expliquer les enjeux politiques, pour refuser que soit brisé le lien d’une histoire commune.

Daniel Bensaïd s’exprimait avec force sur la démocratie, sur la violence des classes dominantes et sur la lutte armée ; il refusait de renoncer aux principes qui étaient les siens depuis ses débuts dans la lutte révolutionnaire. Et selon lui, les militants d’Action directe appartenaient "au même ensemble de ce qui s’est fait dans la diversité de ces années 60-70-80". Daniel Bensaïd  ne dénonçait pas seulement "l’état d’exception judiciaire" qui frappait les prisonniers d’Action directe, il nous aidait aussi à analyser cette exigence de repentance adressée au "parti des vaincus", repentance qui était pour lui "une notion théologique, l’exigence d’abjurer, une manière de dépolitiser le débat". Il reliait ce chantage fait aux prisonniers révolutionnaires à la logique de la "guerre préventive contre le terrorisme", qu’il voyait dériver "vers une guerre morale traitant l’adversaire comme une incarnation du mal".

Quand les militants d’Action directe seront enfin tous libérés, et longtemps après, nous nous souviendrons du soutien fraternel du camarade Daniel Bensaïd.

Le Collectif "Ne laissons pas faire !"
Paris, le 12 janvier 2010

nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:12
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La mort de Daniel Bensaïd a profondément touché toutes les personnes impliquées dans le soutien aux prisonniers d'Action directe.

Au-delà de la simple signature d'une pétition pour leur libération, il a participé fortement à certaines initiatives telles la conférence de presse organisée dans le cadre de la "campagne des vingt ans ".

Il a aussi apporté comme Labica disparu lui aussi il y a si peu de temps, une dimension de réflexion, une réflexion politique, que peu d'intellectuels ont su développer, s'éloignant ainsi des distanciations d'usage pour souligner l'importance de la mobilisation
pour la libération de militants révolutionnaires.

Sa participation était d'autant plus précieuse qu'elle s'inscrivait dans une analyse marxiste, communiste de combat contre la société capitaliste, impérialiste, analyse qui a sous-tendu de même l'action politique de ces militants.


Transmis par un camarade de nlpf :

Dans ContreTemps n° 4 (éd. Syllepse, 2009), qui vient de paraître, une note de lecture (p. 1561-153) par Daniel Bensaïd du deuxième volume des Mémoires de Jean-Marc Rouillan.
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 11:10
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« L'État est prêt à me liquider pour quelques mots exactement comme je suis prêt à mourir pour une histoire vieille de trente ans. »

« Le temps carcéral, pour les très longues peines, est un analgésique qui te laisse juste assez de vie en toi pour que tu puisses t'observer mourir. »

« Ne voir aucune arrogance dans ma position de résistance. Peut-être de l'orgueil », écrit-il, face à des institutions qui « savent que, sans nos regrets, la boucle ne serait jamais bouclée. Voilà le sens de l'acharnement judiciaire. »

 

« Certains pisse-froid vont m'accuser d'avoir tout inventé. » ... « On me soignera quand les séquelles seront irrémédiables, c'est-à-dire quand je serai crevard de chez crevard ! »


Rouillan se dit « fidèle », d'une fidélité « orpheline », au « camarade garotté un matin dans une prison catalane ; à celui assassiné d'une balle dans la nuque; à celui devenu fou sous la torture ».


Ces phrases sont reprises dans un article de libéMarseille qui informe sur la sortie du livre de Jean-Marc écrit après son réemprisonnement, sur sa situation depuis la révocation de la semi-liberté, sur sa fidélité politique, sur les menaces qui pèsent sur santé .

8.01.10 – LibéMarseille

JEAN-MARC ROUILLAN: « JE SUIS EMPRISONNÉ DEPUIS TREIZE MOIS POUR UNE PHRASE »


Atteint d'une maladie orpheline rare, la maladie d'Erdheim-Chester, le cofondateur d'Action directe réclame un transfert du centre de détention de Muret vers la Pitié Salpêtrière à Paris, pour qu'on le soigne. Sans succès. Alors, Jean-Marc Rouillan écrit. Sur la maladie. Sur la détention. « Je suis emprisonné depuis treize mois pour une phrase », indique-t-il dans un nouveau livre. Cette phrase qu'il avait lâchée à L'Express et qui, interprétée comme une absence de regrets, lui a valu, en octobre 2008, de retourner à plein temps en prison, après dix mois en semi-liberté.


Dans ce livre qui sort le 20 janvier chez Agone, éditeur marseillais (1), Rouillan affirme que, lorsqu'il était encore détenu aux Baumettes, il a reçu la visite de deux magistrats du Parquet.


L'un lui a dit, selon Rouillan: « Il est indispensable de faire preuve d'un repentir. Sinon, rien n'est possible. »

Il a rétorqué: « Je suis emprisonné depuis treize mois pour une phrase. »


Drôle de face-à-face. « L'État est prêt à me liquider pour quelques mots exactement comme je suis prêt à mourir pour une histoire vieille de trente ans. »


L'ancien d'Action directe, condamné deux fois à perpèt' pour complicité d'assassinats, a déjà vécu 23 ans derrière les barreaux.


Il a cru en sortir, goûtant pendant dix mois à la semi-liberté, à partir de décembre 2007.


Mais une phrase ambiguë à L'Express, interprétée comme une absence de regrets sur les assassinats de Georges Besse et René Audran, pour lesquels il a été condamné et qu’il n’a pas le droit d’évoquer, lui a valu de repartir en taule (2).


Ironiquement, en préambule, ses éditeurs préviennent: « Par la révocation de sa semi-liberté et son renvoi en prison début octobre 2008, l'administration pénitentiaire et le juge d'application des peines ont offert à l'auteur les conditions nécessaires à la poursuite de son œuvre. »


Car « c'est une fois le quotidien de Jean-Marc Rouillan redevenu carcéral à plein temps que l'écrivain est revenu habiter le détenu ».


Il remplit des feuilles à carreaux d'écolier. Il (s')observe : « Le temps carcéral, pour les très longues peines, est un analgésique qui te laisse juste assez de vie en toi pour que tu puisses t'observer mourir. »


Et son témoignage donne l'impression, pour Agone, « que le dernier moyen fourni à l'auteur est de jouer cette fois lui-même le rôle du mort ».


Depuis qu'il se sait atteint de cette maladie orpheline rare, détectée en avril 2009, Rouillan réclame d'être transféré à la Pitié Salpétrière à Paris.


C'est le seul hôpital capable, à ses yeux, de le soigner correctement, car « le seul centre français possédant une expérience clinique (et non pas seulement théorique) de la maladie », selon le docteur Patrick Barrot, anesthésiste, ami et médecin traitant de Rouillan.


L'administration pénitentiaire n'a pas fait suite à cette demande.


Son avocat, Me Chalanset, a porté plainte, début décembre à Toulouse, pour non-assistance à personne en danger, estimant que son client est privé de soins.


Mais l'inspection générale des affaires sociales (IGAS) a estimé, après enquête, qu'il n'y a « pas d'insuffisance » dans la prise en charge du détenu Rouillan, transféré fin octobre des Baumettes, à Marseille, vers le centre de détention de Muret, près de Toulouse.


« Jusqu'à présent, le traitement qui vous a été proposé est conforme aux recommandations actuelles qui s'appliquent à votre affection », lui écrit l'inspecteur général, le 4 décembre.


Rouillan réclame aussi une suspension de peine pour raisons de santé. Sans succès.


Cet homme de 57 ans, à qui les jeunes en taule donnent du « Papy » ou de « L'Ancien », sait que l'on va douter de sa maladie : « Certains pisse-froid vont m'accuser d'avoir tout inventé. »


Et il fait part de son pessimisme : « On me soignera quand les séquelles seront irrémédiables, c'est-à-dire quand je serai crevard de chez crevard ! »


Dans ce livre, il revient aussi sur ces « regrets » que certains veulent l'entendre exprimer.


« Ne voir aucune arrogance dans ma position de résistance. Peut-être de l'orgueil », écrit-il, face à des institutions qui « savent que, sans nos regrets, la boucle ne serait jamais bouclée. Voilà le sens de l'acharnement judiciaire. »


Rouillan se dit juste « fidèle », d'une fidélité « orpheline », au « camarade garotté un matin dans une prison catalane ; à celui assassiné d'une balle dans la nuque; à celui devenu fou sous la torture ».


Aujourd'hui, il lui reste l'écriture. Celle d'un type, « guenille d'homme, trouée de part en part », qui souffre de la détention mais a peur de la liberté : « La liberté fait peur car le prisonnier sait qu'il découvrira à ce moment-là, en franchissant la porte, l'ampleur de l'amputation intime qu'il a subie au cours de ces années. »


Michel Henry


(1)  Paul des Epinettes et moi. Sur la maladie et la mort en prison. Agone. 225 pages, 10 euros.

(2) Rouillan, interrogé sur l’assassinat de Georges Besse le 17 novembre 1986, y répond : «Je n’ai pas le droit de m’exprimer

là-dessus… Mais le fait que je ne m’exprime pas est une réponse. Car il est évident que, si je crachais sur tout ce qu’on avait fait, je pourrais m’exprimer. Par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique.»

 

http://www.libemarseille.fr/henry/2010/01/rouillan-je-suis-emprisonn%C3%A9-depuis-treize-mois-pour-une-phrase-.html

 

Publié le 10.01.2010

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 20:25
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

A l'annonce du transfert possible de Jean-Marc au CNO fin janvier, un camarade fait paraître un article sur le site "en-dehors".


. C'est le moment de rappeler le scandale que constitue l'instauration de ce centre d'observation devant lequel tout prisonnier condamné à de longues peines doit maintenant passer.

Constitué de soi-disants experts, de différentes autorités pénitentiaires et juriciaires, jusqu'aux associations de victimes, il avait été au départ proposé pour les prisonniers condamnés pour délit sexuel. L'utilité en a vite été ressentie par le pouvoir qui l'a étendu à toutes les longues peines, et en particulier bien entendu aux militants révolutionnaires

On prétend ainsi évaluer le caractère dangereux des militants politiques ou des prisonniers rebelles, lesquels trouvent d'autant plus rarement grâce aux yeux du pouvoir, qu'il s'agirait en fait non seulement qu'ils  renoncent à leur engagement pour l'avenir, mais surtout qu'ils remettent en cause la validité du projet politique qu'ils ont poursuivi dans le passé. C'est le sens hautement politique des avis négatifs émis par cette instance contre Georges Cipriani et Georges Ibrahim Abdallah auxquels on reproche avant tout la cohérence politique.

. Le moment de rappeler aussi  la profonde violence que représente ce passage au CNO après des décennies de prison.

A lire, sur les blogs

Pourquoi Georges Cipriani reste-t-il emprisonné?
Rejet de la libération conditionnelle de Georges Cipriani. Un refus tellement politique
Le refus de laisser tranquille notre camarade Georges ... salut sorel et communiste
Pour Georges Ibrahim Abdallah , voir sur le blog liberonsgeorges.over-blog.com

Une pétition peut être signée:
Une initiative dans le cadre de la campagne pour la libération de Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan: Une pétition que chacun de nous porte et s'attache à faire connaître et signer

affiche_20_ans______jo__lle_aubron.jpgC'était en 2007.  Et le combat pour la libération ... continue!

L'article de l'en dehors: La « dangerosité » de Jean-Marc Rouillan va être examinée
Jean-Marc Rouillan pourrait être transféré au Centre National d’Observation (CNO) de Fresnes le 31 janvier 2010. Prévue par la loi, cette mesure déterminera si l’ancien militant d’Action Directe est… « dangereux » !

 Depuis le 27 octobre dernier, Jean-Marc Rouillan est incarcéré au centre de détention de Muret, près de Toulouse. Atteint par une grave maladie rare et évolutive, le syndrome de Chester-Erdheim, il est sans soins depuis de nombreux mois. Un scandale qui a conduit, en décembre, Jean-Marc Rouillan à porter plainte pour non-assistance en danger. Sans suite.

 Au pays de l’arbitraire, passons sur le fait que Jean-Marc Rouillan a terminé sa peine de sûreté en 2005. Passons sur le fait que Jean-Marc Rouillan devrait pouvoir bénéficier de la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, et obtenir une suspension de peine pour raisons médicales. Passons sur le fait que, jusqu’au piège médiatico-politique qui a suivi la fameuse interview à L’Express, Jean-Marc Rouillan a pu bénéficier sans encombre d’une semi-liberté entre décembre 2007 et octobre 2008 en travaillant aux éditions Agone, à Marseille. Passons sur le fait que Jean-Marc Rouillan a adhéré à un parti légal, le NPA. A l’évidence, tout ceci ne suffit pas pour libérer l’écrivain insoumis. « Vous êtes devenu dangereux par les mots », lui a déclaré un représentant de l’Etat qui réclame repentance et reniement.

 Au pays de l’arbitraire, Jean-Marc Rouillan est loin de voir le bout du tunnel. La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté rend obligatoire l’avis d’une commission pluridisciplinaire lorsqu’une personne condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité fait une demande de libération conditionnelle. Cette commission est composée d'un président de chambre à la cour d'appel, d’un représentant du préfet de région, d’un représentant du directeur interrégional des services pénitentiaires, d'un expert psychiatre, d'un expert psychologue, d'un représentant d'une association nationale d'aide aux victimes et d'un avocat, membre du conseil de l'ordre. Cette commission doit demander le placement du prisonnier pour une durée d'au moins six semaines, dans un service spécialisé chargé de l'observation des personnes détenues aux fins d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité. Durant cette période le détenu sera « auditionné » par un directeur de la prison, un médecin du travail, un représentant du service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation, un psychologue et deux psychiatres.

 Ensuite, le CNO de Fresnes rendra son rapport à la commission pluridisciplinaire qui transmettra un avis favorable ou défavorable à un juge. Ce juge examinera alors la demande de libération. Cela peut encore prendre des semaines… ou des mois. Pendant tout ce temps, il n’est pas dit que Jean-Marc Rouillan pourra être vu par le seul spécialiste français du syndrome de Chester-Erdheim qui se trouve pourtant à Paris, à la Pitié Salpétrière. C’est le SEUL examen dont Jean-Marc Rouillan a impérativement besoin. Histoire de rappeler que sa maladie n’est pas du cinéma et que des soins immédiats sont indispensables.

 Deux pétitions circulent pour demander la libération de Jean-Marc Rouillan et de Georges Cipriani qui déposera une nouvelle demande de semi-liberté début février. En France, en Belgique, en Allemagne, des collectifs se mobilisent. Une banderole a été déployée le 10 janvier à Berlin à l’occasion de la manifestation annuelle en l'honneur de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht. Des projections de films, des débats, des concerts sont prévus à Strasbourg, Grenoble, Dijon, Paris, Le Havre, Angers, Bordeaux, Saint-Etienne, Toulouse, Tours… « Nous ne demandons ni sympathie, ni adhésion à ce qu’a été Action Directe, mais simplement que les principes d’un Etat qui se proclame laïque et démocratique soient appliqués », expliquent les comités de soutien à Georges Cipriani et à Jean-Marc Rouillan.

. Plus d’informations sur les initiatives et les pétitions sur le blog. Voir sur Le Post à propos de Jean-Marc Rouillan :

Les mots dangereux de Jann-Marc Rouillan (sur la sortie de Paul des Epinettes et moi, le 21 janvier, aux éditions Agone).

Une pétition pour libérer Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan.

 Jean-Marc Rouillan porte plainte pour non-assistance à personne en danger.

. En illustration, une affiche de soutien à Georges Cipriani et à Jean-Marc Rouillan réalisée à partir d’un collage de Joelle Aubron, militante d’Action Directe libérée pour raisons médicales le 16 juin 2004 et décédée le 1er mars 2006.

Paco
Mis en ligne par Paco, le Dimanche 17 Janvier 2010, 20:51 dans la rubrique "Actualité".
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 11:09
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sur liberonsgeorges


Nous apprenons le décès de Daniel Bensaïd, militant révolutionnaire, soutien indéfectible aux prisonniers politiques d’Action directe et de Georges Abdallah.


Le communiqué du NPA : http://www.npa2009.org/node/15530


Nous reprenons ci-dessous l’intervention audio de Daniel Bensaïd à l’occasion d’une conférence de presse pour les prisonniers d’Action directe en février 2007 .



Daniel Bensaïd, après avoir rappelé « l’exigence de la libération immédiate et inconditionnelle des détenus d’Action directe » revient sur la violence et la démocratie, sur la lutte armée et sur la repentance. Avant d’évoquer la situation de Georges Ibrahim Abdallah, il précise « nous appartenons au même ensemble. ».

DanielBensaid
 Article publié sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 12 janvier 2010

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 22:00
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Tous les ans à Berlin a lieu une manifestation d'une grande importance en mémoire de Rosa Luxemburg et K Liebknecht. Elle rappelle le combat du courant révolutionnaire dans l'Allemagne de 1918 et fait le lien avec nos combats d'aujourd'hui.

Cette année, une banderole demandait la libération des militants d'Action directe. Information à lire sur le blog action-directe.over-blog.com

Banderolle Liberte pour les camarades AD Berlin 2010



Ce dimanche 10 janvier 2010 a eu lieu à Berlin la manifestation annuelle en l'honneur de Rosa Luxembourg et de Karl Liebknecht, les cofondateurs du parti communiste d'Allemagne (KPD) qui étaient étroitement liés à la révolution de novembre 1918. Tous les deux ont été assassinés le 15 janvier 1919 par les soldats des Corps Francs.

 

L'hommage à Luxembourg et Liebknecht relie la gauche anticapitaliste allemande à son histoire.

 

Malgré les conditions climatiques difficiles, plus de 9000 personnes sont venues manifester. Toutes les générations étaient représentées à cette manifestation qui  partait du Frankfurter Tor pour se rendre au mémorial.

 

D’innombrables drapeaux de différents groupes socialistes, communistes et de la gauche radicale ont coloré de rouge cette manifestation. Les mots d’ordre des tracts, des slogans et des banderoles portaient sur la lutte contre le capitalisme, le retrait des troupes d'Afghanistan, l’antifascisme, l’antiracisme, l’internationalisme et la demande de libération des prisonnier-e-s politiques.


Cette année on a pu voir une banderole qui exigeait spécifiquement la libération des prisonniers d’Action Directe.

 

Photos de la banderole pour les prisonniers d’Action directe : http://action-directe.over-blog.com/album-1546231.html

 

Photos de la manifestation : http://www.carookee.com/forum/freies-politikforum/1/25627620#25627620

 

Par Camarades
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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 19:55
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23 ans d'emprisonnement, 23 ans de résistance.
Et l'Etat pour lequel Action directe reste le symbole d'une lutte qu'il faut taire, faire taire.
Par l'emprisonnement, l'interdiction d'une existence politique,
même d'une simple expression politique.
Au mépris de la vie!

Dans le cadre de la campagne pour la libération des militants d'Action directe, une initiative commune est engagée par ceux qui sont conscients de l'urgence de la situation de ces deux camarades: une pétition que chacun d'entre nous porte et s'attache à faire connaître et signer.

Nous la publions donc sur le blog avec une adresse où vous pourrez envoyer votre signature  à l'adresse mail suivante:

sout.ad@orange.fr

Vous pouvez  aussi imprimer la pétition afin de la faire circuler et l'adresser avec les signatures aux différents groupes de soutien dont linter.



APPEL POUR LA LIBERATION DE GEORGES CIPRIANI ET JEAN-MARC ROUILLAN

"Bien qu'ayant accompli leur peine de sûreté depuis février 2005 et après l'élargissement des autres prisonniers d'Action directe, Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont maintenus en prison. Nous demandons des soins appropriés immédiats pour Jean-Marc Rouillan et leur libération dans les plus brefs délais"

 

  Nom                                        Qualité                                  Lieu                          Signature                           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 21:52

Je suis de tout coeur avec Jean-Marc et Georges seulement je ne saurai être présent à cette nouvelle manifestation en faveur de leur libération à cause de ma non proximité actuelle de Paris.


A 2010, et à eux surtout !

AP001.jpg
Commentaire sur Faisons de 2010 l'année de la libération de Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan - Rassemblement devant l'AP le 7 janvier

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 21:50
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AP001.jpg
jeudi 7.01 : rassemblement pour la libération de G.Cipriani et Jean-Marc Rouillan
FAISONS DE 2010 L’ANNÉE DE LA LIBÉRATION DE GEORGES CIPRIANI ET DE JEAN-MARC ROUILLAN !

Dans deux mois, cela fera 23 ans que Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan sont incarcérés pour les actes accomplis comme militants d’Action directe.

Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan a pu obtenir une semi-liberté, interrompue après dix mois par son retour en détention à plein temps. Georges Cipriani n’a pu encore bénéficier d’un seul jour en dehors de la prison.

Jean-Marc Rouillan souffre d’une maladie dégénérative pour laquelle il n’est pas soigné. Il faut qu’il soit libéré en 2010 !

Georges Cipriani a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle, après un rejet incompréhensible de la précédente en 2009. Il faut qu’il soit libéré en 2010 !

Inaugurons 2010, année de la libération de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan, en nous rassemblant

jeudi 7 janvier, de 18 h à 19 h

en face de la direction de l’Administration pénitentiaire,  carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - Métro L1/L11 : Hôtel-de-Ville)

Collectif « Ne laissons pas faire ! »

nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/
 
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 00:00
Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

grosz-01.jpgcollage de Joëlle Aubron

A nos camarades toujours emprisonnés,
Pour leur libération.
A nos camarades disparus
A tous ceux qui luttent
contre le capitalisme, l'impérialisme.
Pour le communisme toujours.

linter


L'INTERNATIONALE
écouter-voir

Couplet 1 :
Debout ! les damnés de la terre
Debout ! les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère :
C’est l’éruption de la fin
Du passé faisons table rase
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous et demain
L’Internationale
Sera le genre humain.

Couplet 2 :
Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
Ni Dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu'il est chaud !

Refrain

Couplet 3 :
L’État comprime et la loi triche ;
L’impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s’impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C’est assez languir en tutelle,
L’égalité veut d’autres lois ;
« Pas de droits sans devoirs, dit-elle,
Égaux, pas de devoirs sans droits ! »

Refrain

Couplet 4 :
Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu’il a créé s’est fondu.
En décrétant qu’on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Refrain

Couplet 5 :
Les Rois nous saoulaient de fumées.
Paix entre nous, guerre aux tyrans !
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l’air et rompons les rangs !
S’ils s’obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Refrain

Couplet 6 :
Ouvriers, Paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs ;
La terre n’appartient qu’aux hommes,
L'oisif[3] ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours !

Refrain

 

 

bruno23-1.jpg

carte de Bruno Baudrillart

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2