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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 19:43
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Samuel Autexier

mercredi 10 décembre 2008


Faut-il désespérer des moyens de communications actuels et se résigner à ce que nos mots ne soient jamais entendus ? Faut-il désespérer de ce que peut la littérature ou comme le souligne Philippe Geneste (lire Au delà des miroirs) remarquer que l’actualité d’un écrivain comme Stig Dagerman à qui Jean-Marie Gustave Le Clézio emprunte le titre de son discours doit tout autant à son style qu’à son engagement pour un système politique jamais nommé et jamais essayé - l’anarchie - qui prône la démocratie et l’action directe et peut se résumer dans la phase suivante : “Je suis anarchiste : c’est que je n’aime ni recevoir, ni donner des ordres” ?

Vous pouvez lire comme moi le texte intégral du discours prononcé par Jean-Marie Gustave Le Clézio pour la remise du prix Nobel. Outre le titre, emprunté à Stig Dagerman, Le Clézio y pose la question de ce que peut la littérature.

 

Il y fait un très long commentaire du texte « L’Écrivain et la conscience » dont il cite l’extrait suivant : « Comment est-il possible par exemple de se comporter, d’un côté comme si rien au monde n’avait plus d’importance que la littérature, alors que de l’autre il est impossible de ne pas voir alentour que les gens luttent contre la faim et sont obligés de considérer que le plus important pour eux, c’est ce qu’ils gagnent à la fin du mois ? Car il (l’écrivain) bute sur un nouveau paradoxe : lui qui ne voulait écrire que pour ceux qui ont faim découvre que seuls ceux qui ont assez à manger ont loisir de s’apercevoir de son existence. »

 

Le Clézio poursuit plus loin : « Le paradoxe ne date pas d’hier. François Rabelais, le plus grand écrivain de langue française, partit jadis en guerre contre le pédantisme des gens de la Sorbonne en jetant à leur face les mots saisis dans la langue populaire. Parlait-il pour ceux qui ont faim ? Débordements, ivresses, ripailles. Il mettait en mots l’extraordinaire appétit de ceux qui se nourrissaient de la maigreur des paysans et des ouvriers, pour le temps d’une mascarade, d’un monde à l’envers. Le paradoxe de la révolution, comme l’épique chevauchée du chevalier à la triste figure, vit dans la conscience de l’écrivain. S’il y a une vertu indispensable à sa plume, c’est qu’elle ne doive jamais servir à la louange des puissants, fût-ce du plus léger chatouillis. »


Nous regretterons pour notre part que sa plume qui prend partie avec bonheur pour le peuple et ses enfants ne soit pas plus dur vis-à-vis des puissants, que la conscience de soi ne s’accompagne pas chez lui d’une conscience de classe qui fait écrire à Stig Dagerman dans ce même texte : « Il existe un reproche qui est bien plus fondé que les autres : celui qui porte sur l’absence de prise de position de l’écrivain dans la lutte sociale. Le poète doit comprendre qu’il ne suffit pas de dire que la littérature est un monde à part. Il ne saurait non plus proclamer, avec des trémolos dans la voix, qu’il désire rester libre car personne ne peut être “libre” au point d’être dispensé de prendre position pour les opprimés dans leur lutte contre des oppresseurs qui, malgré tout ce que l’on pourra dire, resteront un fait indéniable tant que durera l’actuel système social. Parler de liberté dans ce contexte est synonyme de paresse, de lâcheté ou d’indifférence. [...] Toutes les réformes et les utopies sociales paraissent futiles dans un système mondial où la faillite paraît la seule chose certaine. Et pourtant, il s’agit de se défendre contre cet ordre-là, voire de l’attaquer, même si l’on est tragiquement conscient du fait […] que cette défense comme cette attaque ne peuvent être que symboliques, mais qu’elles sont indispensables si l’on ne veut pas mourir de honte. »

 

Dans les temps troublés qui sont les nôtres, nous pouvions de manière légitime nourrir l’espoir d’une prise de position plus ferme de la part de M. Le Clézio sur la faillite du système politique qui prend aujourd’hui le plus grand nombre en otage. Nous lui avions demandé par exemple de prendre position sur la réincarcération dont est victime Jean-Marc Rouillan (voir le texte de la pétition ici). Faut-il que des écrivains nobelisés comme Le Clézio, Jelinek, Grass ou Saramago à qui nous avons aussi envoyé cette demande soient sourds et aveugles pour ne pas y avoir répondu (même négativement), ou bien faut-il désespérer des moyens de communications actuels et se résigner à ce que nos mots ne soient jamais entendus ? Non, nous ne nous résignerons pas à ce que des écrivains célèbres aujourd’hui avouent être « en difficulté devant la réalité » et ne puissent plus prendre position sur la faillite d’un système politique qui fait de nous ses otages et sur la répression qui s’abat sur des contestataires que l’on n’en finit plus de dire minoritaires alors qu’ils ne demande qu’à vivre et à expérimenter de nouvelles formes politiques. Des formes plus démocratiques qui ne passent plus par un système de représentation de moins en moins capable de favoriser des échanges qui ne soient pas ceux du commerce et de la marchandise. Et que bien au contraire, le système par la voix de ses représentants semble de plus en plus décidé à criminaliser toute forme de partage et de vivre ensemble.

 

Enfin pour clôre cette introduction, je cite les mots de Jean-Marc Rouillan que le PEN club international par la voix de sa présidente Sara Whyatt ne veut pas défendre au motif de ce qu’il n’était pas encore un écrivain en 1987 [1] ! : « Mes mots, s’ils respirent, ce n’est pas de ramper mais de dire. Et ce que je dis ne plaît pas à ceux qui voudraient qu’on se taise. Car dans mon cas judiciaire, il faudrait que j’accepte le livret de la victime expiatoire à la bonne raison de ne plus rien faire, de ne plus se rebeller ou alors avec des mots sourds et aveugles, étrangement orphelins de leur musique. »

 

Samuel Autexier

P.-S.

Pour lire le discours intégral de Jean-Marie Gustave Le Clézio, c’est ici.

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 20:14
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Alors qu'une première décision favorable est intervenue pour Georges Cipriani, mais que le parquet a aussitôt fait appel

Alors que l'on attend la décision pour Jean-Marc Rouillan, dont la santé est gravement menacée,

Alors que Régis Schleicher est en attente de la décison de libération conditionnelle,

Il reste essentiel d'étre présent au rassemblement devant l'AP.


Rassemblement devant l'AP, jeudi 7 mai

Le 30 avril dernier, le tribunal d’application des peines ayant compétence en matière de « terrorisme » décidait d’accorder à Georges Cipriani, militant d’Action directe, un aménagement de peine sous la forme d’une semi-liberté d’une durée d’un an, première étape avant une libération conditionnelle.

Comme on pouvait s’y attendre, le Parquet a fait appel de ce jugement favorable, nous rappelant que l’État essaie de retenir en prison le plus longtemps possible les militants d’Action directe. Cette nouvelle procédure va encore prolonger de deux à trois mois le temps d’incarcération à temps plein de Georges Cipriani.

Il est en prison depuis plus de 22 ans et a terminé sa peine de sûreté depuis plus de 4 ans. Cela suffit ! Georges Cipriani doit sortir, comme doivent sortir Jean-Marc Rouillan, réincarcéré sous un motif spécieux en octobre dernier, actuellement hospitalisé à l’UHSI de Marseille, ainsi que Régis Schleicher qui connaîtra à la fin de ce mois la décision relative à sa demande de libération.

Pour demander la libération des militants d’Action directe, soyons présents une fois de plus au

RASSEMBLEMENT

Jeudi 7 mai, de 18 h à 19 h

en face de la direction de l’Administration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).


Collectif "Ne laissons pas faire !"

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 23:47
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Mardi 5 mai 2009
par Libérons Georges Ibrahim Abdallah publié dans : Georges Ibrahim Abdallah

La cour d'appel de Paris a rejeté aujourd'hui une demande de libération conditionnelle de Georges Abdallah incarcéré en France depuis 25 ans.


La requête du Libanais est rejetée "considérant que lors de ses différentes auditions (...) le condamné a clairement revendiqué le caractère politique de son action et ses convictions anti-impérialistes", selon les motivations de la cour citées par Me Vergès, l'avocat de Georges Abdallah.


Selon Jacques Vergès «c'est une décision parfaitement pétainiste.», «on dit à quelqu'un qui est Libanais, "engagez-vous à ne jamais vous battre même si le Liban est envahi"».

5 mai 2009

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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 21:21
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Ensisheim 2008

1er signe favorable après 22 années d'emprisonnement de haute sécurité et de mesures juridiques d'exception, la décision favorable du juge pour la libération conditionnelle de Georges Cipriani a vu dans les 24 heures un appel du Parquet.


Que le parquet fasse appel, cela est dans l'ordre des choses. Le contraire aurait été une rupture inouïe avec les pratiques du pouvoir face aux prisonniers d'Action directe.

Cependant, nous gardons toujours le même espoir.

Parce qu'il apparaît logique que, comme pour Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan, la cour d'appel suive la première décision. Parce qu'il faudrait un nouveau dossier alors que celui-ci correspond à toutes les exigences de la libération conditionnelle. Parce que les contraintes émises dans le jugement sont déjà des plus restrictives (la semi-liberté colle exactement aux horaires de travail prévus). Parce que le contraire signifierait des mois et des mois de procédure et de prison et que cela, c'est vraiment inimaginable!

Bien entendu, cette décision est difficile à accepter alors que la demande de libération conditionnelle a déjà fait un interminable parcours de plus de 13 mois de procédures, du fait de l'instauration du CNO et alors même que la procédure était engagée et arrivait à son terme.

Mais nous espérons maintenant une deuxième décision favorable
afin que Georges soit enfin "libre".


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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 17:07
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Ce matin, nous exprimions notre espoir d'une décision enfin positive pour Georges Cipriani - après 22 années d'emprisonnement extrême.

Ensisheim - 2008

Après l'audience de libération conditionnelle de début avril, le juge a donné une réponse positive pour la semi-liberté.

La décision n'est bien sûr pas définitive. Il pourrait y avoir appel. Mais cet interminable processus ne doit-il pas enfin prendre fin?

Alors, en ce trente avril, comme il y a enfin une réponse favorable, bon 1er mai Georges!

(Rappelons que Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher, Georges Ibrahim Abdallah sont encore en attente d'audience ou de décision)
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 16:04
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Nous profitons de cet article pour indiquer que plusieurs initiatives auront lieu en ce 1er mai en soutien aux prisonniers révolutionnaires.

A Paris, des collectifs serons présents avec tracts et banderoles. Nous pourrons nous y retrouver et discuter

Dans le nord, une initiative est prise à Bruay-la-Bussière
:

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:40
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Verra-t-on enfin le "printemps" des libérations conditionnelles (expression de libérez-les!).

Aujourd'hui sera examinée la demande de Jean-Marc Rouillan.
Rappelons l'inouï de ce nouvel emprisonnement : une interview, une campagne médiatique énorme et totalement aux ordres, une décision pour des mots interprétés (rappelons l'expression de la décision "Füt-ce avec ambiguïté"!) et la semi-liberté révoquée après 10 mois à moitié dehors, un réemprisonnement après 22 ans de prison, dans les conditions que l'on connaît.
Et puis il y a cette hospitalisation en urgence, après près de trois semaines sans soins et examens adaptés,  la prise en charge par les pompiers, indiquant qu'il était plus que temps. Et donc, comme il apparaît clairement, un emprisonnement qui représente un risque pour la santé, pour la vie de Jean-Marc Rouillan.

Aujourd'hui, la justice à la possibilité de revenir sur une décision inique avec l'examen de la demande de libération conditionnelle.

Régis Schleicher.
Après Georges Cipriani, c'est  l'audience pour la libération conditionnelle de Régis Schleicher.
Comme les prisonniers révolutionnaires, il a connu tout le parcours imposé depuis la loi Dati et la création de la commission du CNO.
Ceci après 25 années de prison!
Et c'est comme pour Georges Cipriani un moment difficile et complexe que cette audience, avec en prime l'attente ensuite de la décision du juge.

Verrons-nous enfin un printemps des libérations pour ces militants?

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 07:11
Les jours à venir sont chargés d'actualité judiciaire pour les prisonniers révolutionnaires emprisonnés en France depuis plus de 22 et 25 ans.

 

 

Sur liberonsgeorges


Le 28 avril, une demande de libération conditionnelle de Jean-Marc Rouillan sera examinée en appel. En première instance cette demande avait été refusée car Jean-Marc Rouillan n'a effectué que 10 mois de semi-liberté sur les 12 qu'exige la loi. Et pour cause ! En octobre 2008 les juges avaient retiré la semi-liberté à Jean-Marc Rouillan pour quelques mots parus dans la presse. Après un retour à temps plein à la prison des Baumettes au titre de sa condamnation à perpétuité, il a dû être hospitalisé d'urgence le 6 mars dans l'Unité hospitalière sécurisée interrégionale (UHSI) de Marseille. Aujourd'hui Jean-Marc est toujours hospitalisé dans une chambre d'hôpital /prison pour examens médicaux.

Plus d'informations sur le site Nlpf ! Ici

Article sur le rejet en première instance de la demande de JMR sur liberonsgeorges : Ici


Le 28 avril également aura lieu par un Tribunal d'Application des Peines, l'examen en première instance d'une demande de libération de Régis Schleicher qui est en prison depuis plus de 25 ans. Régis Schleicher est passé au Centre National d'Observation de Fresnes cet été en même temps que Georges Cipriani, dans le cadre de la loi sur la rétention de sûreté.

Article sur la commission pluridisciplinaire sur liberonsgeorges : Ici


Le 30 avril sera le jour du délibéré pour la troisième demande de libération de Georges Cipriani déposée le 12 novembre 2007.

Dans un courrier récent, Georges Cipriani détaille le long parcours kafkaïen de cette demande. Article sur Linter : Ici


Et le 5 mai sera le jour du délibéré en appel pour la demande de libération de Georges Abdallah, communiste libanais emprisonné en France depuis bientôt un quart de siècle.

Après 22 ans de prison, deux ans et trois mois d'attente supplémentaire pour Georges Abdallah: Article sur Liberonsgeorges ici

 

Article publié le 22 avril 2009 sur http://liberonsgeorges.over-blog.com
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 09:32
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Appel lancé de Gaza pour la journée de solidarité avec les prisonniers palestiniens
Sur résistances et solidarités. Vendredi 17 avril 2009

Chers tous : Il ne vous faudra que quelques minutes pour lire l’appel à la solidarité avec les prisonniers palestiniens que lance depuis Gaza une coalition de groupes de défense des droits des prisonniers, de militants locaux et internationaux, de familles de prisonniers et de représentants du ministère des détenus.

Le vendredi 17 avril nous célébrons la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens. Un peu plus de 11 000 Palestiniens sont dans les prisons de l’occupation, à l’intérieur des limites de l’apartheid et à l’extérieur des ghettos de Cisjordanie et de Gaza.


Les prisonniers sont une collectivité sous siège qui représente toutes les factions palestiniennes. La solidarité entre les prisonniers à l’intérieur d’Israël transcende tous les clivages politiques. Les prisonniers ont sacrifié leur liberté individuelle à la liberté collective.


Ils ont recours à des actions directes ou à des gestes symboliques (dans le cas des campagnes en faveur des prisonniers, cela suppose des gestes de solidarité simples et visibles attirant l’attention du public sur leur lutte, afin de préserver le moral et la solidarité).


Le 17 avril est la journée internationale de solidarité avec les prisonniers palestiniens. Ils sont plus de 11 000 prisonniers fantômes, des hommes, des femmes et des enfants qui sont oubliés par la communauté et les médias internationaux. Ceux-ci ont porté toute leur attention sur la torture systématique, physique et psychologique, des prisonniers enfermés dans des camps très connus comme celui de Guantanamo Bay et ils ignorent en grande mesure le réseau de Guantanamos israéliens à l’intérieur d’Israël.


****************


Le présent appel émane de Gaza - grande prison à ciel ouvert, lieu de punition et d’exil pour les prisonniers palestiniens de Cisjordanie.


Des milliers de prisonniers palestiniens sont enfermés dans des institutions de haute sécurité comme celles de Nufha, Haderim, Jalamy, et d’Ashkalon et dans ce que l’on appelle « les sites noirs » dont le gouvernement israélien refuse de reconnaître l’existence . Ces prisonniers sont régulièrement et systématiquement torturés, se voient refuser l’accès aux services juridiques, les visites de leurs familles, l’éducation, un abri, de la lumière, des soins médicaux et des médicaments essentiels.


Par le biais de la détention administrative, l’État d’Israël peut à tout moment arrêter et enfermer sans jugement tout homme, femme ou enfant où qu’ils soient et sans qu’ils aient accès aux prétendues preuves que détiennent les services de renseignement contre eux ; la période de cette détention est indéterminée et peut être reconduite.


La majorité des Palestiniens mâles ont été ou seront arrêtés et incarcérés par les forces israéliennes d’occupation à un moment ou à un autre de leur vie . Selon la quatrième convention de Genève dont Israël est signataire, les prisonniers palestiniens devraient être traités par les forces d’occupation conformément aux règles applicables au traitement des civils en temps de guerre.


Presque tous les détenus palestiniens se trouvent dans des prisons éloignées de Cisjordanie (Jérusalem Est compris) et de la bande de Gaza en infraction du droit humanitaire international qui interdit que l’on envoie les détenus dans le territoire de la puissance occupante. Les forces militaires et sécuritaires "israéliennes" violent régulièrement le droit international et les conventions se rapportant aux prisonniers.

Plusieurs générations de Palestiniens vivant à Gaza, en Palestine de 1948 (« Israël ») et en Cisjordanie ont subi l’emprisonnement et la torture.


L’emprisonnement est au coeur de la stratégie d’occupation israélienne qui punit et contient la population palestinienne - non seulement les détenus, mais aussi leurs familles qui souffrent de leur absence et attendent leur libération. Des combattants militaires de la résistance, aussi bien que des militants politiques non militaires, des organisateurs communautaires, des paramédicaux, des médecins, des journalistes, des enseignants et des étudiants sont régulièrement emprisonnés dans le cadre du droit israélien qui criminalise toute forme de résistance à l’occupation.


Les conditions d’emprisonnement inhumaines que subissent les prisonniers palestiniens se détériorent constamment. Après les massacres de Gaza, les Israéliens ont aggravé la punition collective des prisonniers en provenance de la Bande, en leur refusant l’accès aux journaux, à la radio, au téléphone et aux visites de conseillers juridiques. Les prisonniers gazaouis sont maintenant enfermés dans leurs cellules jusqu’à 23 heures par jour et sont classés dans la catégorie des « combattants ennemis » ce qui leur enlève tout droit à une défense juridique.


Les prisonniers palestiniens sont une communauté oubliée derrière les barreaux ; localement, on les appelle souvent les « martyrs vivants ». La question des prisonniers est au coeur de la lutte palestinienne et leur libération est partie intégrale de la lutte pour la justice et la paix tout comme le retour des réfugiés, Jérusalem et les terres volées.


À Gaza, nous organisons une semaine d’activités de solidarité, notamment un marathon dans les rues de la ville en solidarité avec nos proches en prison, une conférence réunissant toutes les organisations de défense des prisonniers et nous célèbrerons la résilience, le sacrifice et la patience des Palestiniens.


Étant donné qu’Israël bascule encore davantage vers l’extrême droite, qu’il jouit d’une impunité jamais contestée et qu’il intensifie l’humiliation des prisonniers palestiniens, nous en appelons à la communauté internationale pour qu’elle prenne position.


Nous demandons la fin du régime des deux poids deux mesures et enjoignons la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il respecte le droit international.


Nous en appelons aux parlementaires nationaux, aux organisations de défense des droits humains, aux syndicats, aux militants et au gens qui dans le monde ont une conscience, pour qu’ils reconnaissent, se souviennent, se fassent entendre, et protestent au sujet du traitement des prisonniers palestiniens cette semaine.


Nous espérons que cette semaine sera le catalyseur qui donnera naissance à des campagnes de longue durée et des engagements durables de solidarité avec les prisonniers palestiniens


Ahmed A. Alnajjar Directeur du bureau des relations internationales Ministère de l’éducation et l’enseignement supérieur Gaza 12 avril 2009


17 avril 2009 - Cet article peut être consulté ici :


http://palestinefreevoice.blogspot....


Traduction de l’anglais : Anne-Marie Goossens

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 17:38
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Journée internationale de solidarité avec les prisonniers/ères politiques
Vendredi 17 Avril 2009 à partir de 19H
Bourse du Travail de Saint Denis
Porte de Paris-2, rue Bobby Sands 93200 Saint Denis. Métro ligne 13-Porte de Paris.


Texte de l'appel : Ici


Entrée libre - tables de presse et d'information, animation musicale avec la k-Bine


 

À l'initiative de : A.G.E.N., Mouvement de soutien à la resistance du peuple palestinien, Suldarita _ Paris (Corse), Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, Comité Pérou, Comité de solidarité avec le peuple basque - Paris, Comité Tayad (Turc), Ka Kiñe (Mapuche), Ne laissons pas faire !, Secours Rouge France, Comité de Coordination Tamoul - France, Association bolivarienne de Colombie, Rwanda

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2