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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 21:49
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« Jean-Marc Rouillan a été jugé, condamné, il a purgé sa peine. Nous n'accepterons pas qu'on rejoue une deuxième fois son procès […] . Nous dénonçons l'acharnement de l'Etat qui se poursuit par cet odieux chantage aux regrets, dont le but est de l'empêcher de parler et d'avoir une activité politique », a signifié Alain Mantin, au nom du collectif.
Auch. Ils soutiennent Jean-Marc Rouillan (Action directe). Extrait de l'article de la Dépêche.
A l'appel du Collectif Sud-Ouest pour la libération des prisonniers d'Action directe, une trentaine de manifestants se sont réunis, hier, à 11 heures, devant le tribunal d'Auch, pour protester contre le retour en prison de Jean-Marc Rouillan, après l'interview accordée à l'hebdomadaire « L'Express ». La réunion s'est déroulée dans le calme, seule une banderole ayant été apposée quelques instants devant la porte principale de l'enceinte. Autour de Marcelle Rouillan, la mère de Jean-Marc, les portes parole du collectif, de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), ainsi que les anarcho-syndicalistes de la Confédération nationale du travail (CNT) ont uni leurs voix pour dénoncer l'action de la justice ...

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 21:15
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Après 18 ans de peine incompressible (dont 7 à l'isolement), plus 3 années de prison supplémentaires, le parquet vient de demander la révocation de la mesure de semi-liberté qui s'applique depuis 10 mois à Jean-Marc Rouillan, préalable à sa libération conditionnelle prévue en fin d'année.
 
Cette demande fera l'objet d'une audience contradictoire et d'un débat sur le fond le jeudi 16 octobre.
 
Parmi les conditions très restrictives de sa semi-liberté, il était interdit à Jean-Marc Rouillan d'évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné. Il ne lui était aucunement interdit de rencontrer des journalistes, de donner des interviews ni de s'exprimer sur la situation politique d'aujourd'hui et sur son nouvel engagement militant.
 
L'interview publiée dans L'Express a servi de prétexte au ministère public pour réagir de manière précipitée, provoquant un emballement médiatique. Pourtant, Jean-Marc Rouillan n'a pas parlé des faits, il n'a fait que commenter l'interdiction d'en parler.
 
En suspendant provisoirement la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan, en le menaçant de révoquer celle-ci et donc de le renvoyer en prison, les autorités ne tentent-elles pas de l'empêcher de s'exprimer librement, une fois sa peine accomplie ?
 
On ne peut rejouer une nouvelle fois le procès de Jean-Marc Rouillan. Il n’y a aucun fondement juridique à lui imposer un chantage au reniement, aux regrets: la notion de repentance n'existe pas en droit français.
 
On ne peut accepter qu'un (ex-)prisonnier politique soit contraint de n'avoir qu'une bonne parole, le repentir. Ce serait une sérieuse remise en cause de la liberté d'expression.
 
Le Collectif « Ne laissons pas faire ! »
Paris, le 13 octobre 2008
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 08:00
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le mercredi 15 octobre 2008
18 h devant le Palais de Justice (et non plus à partir du vieux port)
Attention changement de lieu : rendez-vous à 18h devant le Palais de Justice

Une conférence de presse a lieu mardi 14 octobre, 11 heures à Librairie Païdos (54 cours Julien, 13006 Marseille)

Jean-Marc Rouillan réincarcéré... pour ce qu’il n’a pas dit : conférence de presse et manifestation à Marseille

Jean-Marc Rouillan a été jugé et condamné, il a purgé sa peine. Nous n’accepterons pas qu’on rejoue une deuxième fois son procès.

Après plus de vingt ans de résistance dans le système carcéral, il a intégralement respecté toutes les conditions très restrictives de sa semi-liberté. Il n’y a non plus aucun fondement juridique à exiger de lui qu’il renie son engagement politique, passé, présent ou à venir.

Nous dénonçons l’acharnement de l’État qui se poursuit par cet odieux chantage aux regrets, dont le but est de l’empêcher de parler et d’avoir une activité politique.

Le 1er octobre, suite à un entretien paru dans L’Express, le parquet de Paris a annoncé qu’il demandait la révocation du régime de semi-liberté auquel Jean-Marc Rouillan était astreint depuis dix mois, et qui devait l’amener à une libération conditionnelle en fin d’année. Cette demande doit faire l’objet d’une audience judiciaire le 16 octobre prochain. Or, une ordonnance de justice a décidé sa réincarcération « à titre provisoire », pour « éviter tout nouveau contact avec les médias et sans préjuger de la décision du tribunal ».

Sa mise en cause sur la base du prétexte trouvé par l’État n’a aucun fondement juridique. Comme Jean-Marc Rouillan l’a déclaré suite à cet entretien : « J’ai pris connaissance de la demande du parquet de Paris de la révocation de ma semi-liberté. Ma première réaction, c’est de penser qu’il s’attaque là au droit à la liberté de parole. Dans l’entretien que je vous ai accordé, je n’ai enfreint aucun des termes des quatre conditions qui régissent ma semi-liberté. Selon ces termes, je dois payer mes amendes et continuer à rembourser les parties civiles, je ne dois pas parler des faits pour lesquels j’ai été condamné et je ne dois ni porter ni détenir une arme. Si, après vingt ans de prison, on doit me coller une "perpét" pour ce que j’ai affirmé dans cette interview, cela en dira long sur l’état de la liberté de parole en France. »

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:29
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Le FDHF organise une réunion de travail au laboratoire


Extrait du communiqué: voir l'article sur le blog "Soutien à Jean-Marc Rouillan"

"On comprend que l’Etat n’ait pas envie que les idées révolutionnaires soient portées haut et fort : c’est ainsi qu’il faut interpréter cette décision du parquet.

Nous réclamons donc la libération immédiate de Jean-Marc Rouillan et qu’il lui soit accordé un régime de liberté complète.

Nous réclamons aussi la libération de Georges Cipriani encore détenu."

Dans cet objectif nous organisons une réunion de travail Lundi 13 octobre à 20h au Laboratoire  8 place St jean  Valence.
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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 20:20
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Adressé par un camarade, sur une liste, un des seuls articles apparemment de la presse étrangère?

Lutte armée: l'infinie vengeance de l'Etat

Paru dans le Courrier (Suisse) le Mardi 07 Octobre 2008
OLIVIER CHAVAZ    

L'information n'a étonnamment pas franchi les frontières de l'Hexagone. En France, le cofondateur du groupe de lutte armée Action directe, Jean-Marc Rouillan, a été privé de son régime de semi-liberté quelques heures après la publication, jeudi dernier, d'une interview sur le site internet de L'Express. En attendant une audience sur le fond fixée au 16 octobre, l'homme ne ressortira plus du centre de détention marseillais qu'il quittait chaque matin depuis neuf mois pour rejoindre son employeur, les éditions Agone. Un coup d'arrêt brutal après vingt et un ans d'emprisonnement. Avec quatre autres personnes, il avait été condamné pour les assassinats d'un haut responsable du Ministère de la défense et du PDG de Renault dans les années 1980.

Qu'a donc bien pu faire Jean-Marc Rouillan pour retourner à la case prison? Il lui est reproché d'avoir enfreint, dans un passage de l'entretien, l'interdiction de s'exprimer publiquement sur les infractions pour lesquelles il a été condamné. La réalité est peut-être plus subtile. A la question de savoir s'il regrette les actes d'Action directe, le militant d'extrême gauche répond: «Je n'ai pas le droit de m'exprimer là-dessus. Mais le fait que je ne m'exprime pas est une réponse. Car il est évident que si je crachais sur tout ce qu'on avait fait, je pourrais m'exprimer. Mais par cette obligation de silence, on empêche aussi notre expérience de tirer son vrai bilan critique.»

Imposant des conditions de détention extrêmement dures aux membres d'Action directe –isolement total pendant cinq ans, transferts incessants, humiliations, etc.– qui ont régulièrement été dénoncées par les organisations de défense des droits humains, l'Etat français ne s'est jamais résolu à l'idée de leur libération. Le Parquet s'était d'ailleurs opposé à la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan. Pour une simple raison: comme plusieurs de ses compagnons de lutte, il refuse de renier son passé, même s'il est apparemment loin d'en faire l'apologie. Et il se déclare «convaincu que la lutte armée, à un moment du processus révolutionnaire, est nécessaire». Tout en précisant que ce discours est «théorique» et ne constitue pas «un appel au meurtre».

Quoi qu'on puisse penser de la violence politique employée par les membres d'Action directe, et même des opinions actuelles de Jean-Marc Rouillan, un constat s'impose: ils ont été punis pour leurs crimes et ont payé ce que certains appellent «leur dette envers la société». Ils doivent désormais jouir du droit normal à une réinsertion, qui n'est en rien lié à un éventuel acte de contrition. La notion de réinsertion reste d'ailleurs très abstraite après deux décennies d'enfermement et le cortège de séquelles physiques et psychiques qui les ont accompagnées. Dès lors, l'acharnement dont fait preuve l'Etat français s'apparente à une vengeance. En prenant le risque de retourner derrière les barreaux pour dénoncer cette injustice, le cofondateur d'Action directe mène aujourd'hui un combat légitime.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:23
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Jean-Marc n'a jamais été libre.
Il faut le savoir ...

La semi-liberté, la libération conditionnelle ne sont qu'un continuel état de pression
sur les prisonniers révolutionnaires.


Le collage est de Joëlle Aubron.

Un camarade nous rappelle les points suivants qui montrent combien depuis le début Jean-Marc a dû faire face à des conditions extrêmes qui trouvent leur épilogue dramatique dans sa réincarcération à temps plein

Depuis décembre 2007 où il a obtenu le régime de semi-liberté,

- Il n'a obtenu que trois permissions en 10 mois
- Chaque permission accordée par le juge d'application des peines était annulée, suite à un appel du procureur.

- Ajoutons qu'il n'a même pas pu aller voir sa mère et sa petite-fille.

Jean-Marc n'a jamais été libre.
Jamais l'Etat, jamais le Procureur
n'ont accepté cette "liberté ...

Nous devons être conscients de cela
Et nous battre pour sa liberté.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:03

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Bien sûr , c'est le lot de toutes les prisonniers et de leurs proches. Mais après plus de vingt années de prison et pour une simple interview dont chacun - s'il prend le temps de la lire - verra qu'il n'y a rien qui justifie cet emprisonnement - ce retour brutal à l'isolement carcéral est terrible. Jean-Marc est rentré en prison après son travail, jeudi. Depuis impossible de tisser quel que lien que ce soit. Que ceux qui hésiteraient sur le soutien nécessaire, soient conscients du risque énorme qui pèse sur Jean-Marc.

(Le collage est de Joëlle Aubron)


Les Baumettes – Service des parloirs

Le service social des Baumettes avait prévenu. Il est très difficile de joindre par téléphone le service de réservation des parloirs. Vérification que le numéro d’écrou de Jean-Marc Rouillan est inchangé, 147 575, puis première tentative d’appel lundi matin. Après une quinzaine d’essais, impossible de joindre le service.

Nouvelles tentatives mardi matin. Après deux ou trois sonneries, inlassablement la même voix enregistrée susurre « Bonjour. Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées. Nous vous remercions de renouveler votre appel ultérieurement. ». Une, deux fois, dix fois ce message, et imperturbablement utilisation de la touche rappel, et de nouveau cet agaçant « Bonjour. Toutes les lignes… ». Enfin au bout d’une trentaine de tentatives, la sonnerie continue au-delà de quelques secondes, la voix enregistrée ne se déclenche pas. Il faut laisser sonner en espérant que quelqu’un décroche. 5 sonneries, 10 sonneries et enfin un « Service des parloirs j’écoute. ». Une personne aimable comme une porte de prison a décroché. Vite, il faut demander un parloir en précisant la date souhaitée.. Et là, mauvaise surprise. Il est trop tôt pour réserver pour la date proposée. Il faudra rappeler vendredi …

Jérôme

7 octobre 2008 : Georges Abdallah, Georges Cipriani, Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher sont toujours emprisonnés. Le soutien aux prisonniers politiques, dans le respect de leur identité révolutionnaire, est plus que jamais nécessaire.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 21:00
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La notion de regret et de repentir a accompagné tous les instants de l'emprisonnement des militants d'Action directe. Il a été sans arrêt un moyen de pression. Il est aujourd'hui - de manière terrible - le prétexte du réemprisonnement total de Jean-Marc.

Comme le disait Nathalie alors emprisonnée depuis 20 ans

"Cependant, l’Etat s’en moque ; sa vengeance, il la veut par un repentir et nos têtes baissées ! Ce qu’il n’aura jamais".
(repris sur le blog le laboratoire. Voir aussi sur le blog de linter  dans "Nathalie)

Ici l'article publié en septembre 2007 par linter.

Cet article du blog pour revenir sur la notion de regret, élément central de ce qui est demandé aux prisonniers révolutionnaires pour prix de leur liberté.

On demande, pour le prix de la liberté,
aux militants politiques d'exprimer
repentir, regret, remords.
Une  illustration sur le blog liberonsgeorges inspire
http://accel23.mettre-put-idata.over-blog.com/0/45/19/24//repentance.jpgquelques réflexions et surtout la suivante.

    Repentir, regret, remords
    Repentir, regret, remords
    Cette notion, qui n'est pas dans la loi est aujourd'hui partout


Les Etats- et avec eux les sociétés dont ils sont l'émanation -
se dédédouanent ainsi de ce qu'ils ont commis.

Petite génuflexion pour le génocide des populations juives.
Mais on attend toujours d'ailleurs
pour les tziganes et autres militants politiques
Reconnaissance de la responsablité de l'Etat français dans la collaboration
de la société française pour l'esclavage,
mais c'est moins facile pour le colonialisme
Pas de repentir non plus pour les sans papiers qui se noient,
- Au contraire, on quantifie le refus: objectif 25 000 -
les immigrés qui brûlent dans les logements insalubres
les ouvriers qu'on exploite
les populations dans le monde sans soins, sans toit
l'Irak à feu et à sang
la Palestine des camps
et la liste est sans fin.

Les Etats - et avec eux les sociétés dont ils sont l'émanation -
font alors l'économie de ce qui mène à ces formes extrêmes
de l'oppression, de l'exploitation.
L'économie de ce qu'ils sont structurellement:

l'expression claire et nette des sociétés capitalistes,
les éléments d'une politique mondialisée,
qu'on appelait avant impérialisme

    Repentir, regret, remords

Dans la société du spectacle et de la consommation, de l'image et du mot bref
C'est quelque chose d'utilisable pour et par l'Etat.

Qui n'a rien à voir avec la réalité
Quelque chose à voir et à consommer

Et ce que l'on demande aux militants politiques
C'est bien la petite phrase, que chaque média pourra reprendre
qui gommera tout ce qui a fait leur engagement.

Cette connaissance, ce refus d'une société toujours inégale,
fondamentalement oppressive,
fondée sur une réalité : l'exploitation.

(linter)

(mis en ligne le 05.09 à 10h24)

Et c'est sous ce prétexte qu'aujourd'hui Jean-Marc est réemprisonné totalement.
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 20:27
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La campagne médiatique a puissamment aidé le Parquet a réemprisonner Jean-Marc Rouillan: la majorité des"journalistes" affirmant qu'il s'exprimait directement sur Georges Besse et n'évoquait aucun regret. La lecture de l'interview montre bien que cette information est inexacte et met en évidence les liens entre le pouvoir, la justice et les médias. Et la responsabilité de ces derniers.

Peu de journalistes se sont apparemment donnés la peine de lire et d'analyser ce qui se passait. C'est le cas de Laure de Vulpian le 3 octobre lors du journal de 12 h 30 sur France-Culture. Nous transcrivons ici cette émission.

L'animateur du journal: ".... la décision du juge n'est sans doute apparemment pas étrangère à des considérations politiques?"

Laure de Vulpain:

"Alors, en tout cas sur l'enchaînement des faits, la situation est claire et limpide. En droit, Jean-Marc Rouillan bénéficiait depuis 10 mois d'une mesure de semi-liberté qui lui avait été accordée au terme de 20 ans de détention dont 7 à l'isolement total et 6 en centrale de sécurité. Une condition très stricte lui avait été posée: il lui était interdit d'évoquer les faits pour lesquels il avait été condamné ... Sans plus.

Rouillan pouvait donc donc tout à fait rencontrer des journalistes, donner des interviews et s'exprimer sur son nouvel engagement politique aux côtés d'Olivier Bezancenot.

Mercredi donc, l'Express met sur son site l'interview de Rouillan incriminée par le Parquet. Le ministère public demande aussitôt la révocation de la mesure de semi-liberté.

Mais la raison invoquée semble un peu tirée par les cheveux. Explicitement, Rouillan n'évoque pas les faits. Mais implicitement, il met plutôt en avant une sorte d'obligation qui lui serait faite de n'avoir qu'une bonne parole, le repentir.

Hier soir, le Juge d'application des peines compétent en matière de terrorisme, il n'y en qu'un en France, emboîte le pas au Parquet et suspend la mesure de semi-liberté en attendant le débat contradictoire. Et je peux vous dire que Jean-Marc Rouillan vient d'être transféré à la prison des Baumettes à Marseille.


L'animateur du journal interroge Laure de Vulpian sur l'ordonnance du juge.

Laure de Vulpain:

"Alors, il est écrit que les déclarations de Jean-Marc Rouillan ont "profondément troublé l'ordre public. Qu'un débat s'est installé sur le bien-fondé de cette interview et que pour éviter tout nouveau contact avec les médias et sans préjuger de la décision du Tribunal de l'application des peines, il convient de suspendre la mesure".

Alors, ces motivations sont surprenantes dans la mesure où l'interview elle-même n'avait pas provoqué de réactions dans les médias. En fait, c'est la réaction du Parquet qui a conduit les journalistes à faire des papiers et des interviews sur le sujet. On voit donc que le Parquet s'appuie sur le trouble qu'il provoque lui-même pour justifier la mesure qu'il défend et que le juge a prise.

Mais pourquoi cette précipitation. Rouillan va-t-il prendre la fuite alors que cette affaire d'interview n'est pas jugée? Elle le sera le 16 octobre. Présente-t-il un risque de récidive? Certainement pas, sinon il n'aurait jamais eu de semi-liberté.

C'est donc bien une motivation politique qui a dicté sa conduite au Parquet. Les terroristes font peur à vie. Un bon terroriste est un terroriste repenti. Or cette notion de repentir n'existe pas en droit français. Et la loi ne fait obligation à personne de présenter un repentir ou des regrets.

Et en fait, on vient de lui signifier un retour en prison pour l'empêcher de parler de politique peut-être, en tout cas de critiquer le système."
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 20:04
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"[...] La parole d’un homme emprisonné depuis 21 ans et qui décide de renouer avec la vie politique (tout part de là) me semblait, et me semble toujours, intéressante à porter à la connaissance des lecteurs.

[...]La suspension de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan a été provoquée par sa réponse à l’une de mes questions. Cette réponse est complexe et, visiblement, sujette à interprétation. Le parquet a estimé qu’elle enfreignait les termes des conditions de sa semi-liberté. Le débat sur le fond aura lieu le 16 octobre. Pour Rouillan, qui a validé l’entretien – ce qui était la seule condition à la réalisation de l’interview – je pense que cette phrase était un commentaire, non pas sur les faits et gestes d’Action Directe, mais sur l’interdiction qui lui est faite de parler globalement de ces faits historiques. Rouillan explique que, selon lui, cette interdiction empêche un «bilan critique» de l’expérience d’Action Directe et que s’il « crachait sur tout », il pourrait parler. L’emballement médiatique a réduit cette réponse à «Rouillan ne regrette rien». Ce qui a provoqué, dans l’opinion publique, une réaction épidermique et l’embrasement.

Pour conclure, la rapidité de la réaction de la justice pose aussi plus globalement la question de la liberté d’expression. En remettant pr-visoirement Jean-Marc Rouillan en prison a-t-on voulu l’empêcher de s’exprimer encore? Après l’Express, après Libération, craignait-on qu’il donne encore une interview ? A-t-il le droit, après 21 ans de détention, de parler aux journaux ? Aujourd’hui, en tant que journaliste, en tant qu’homme, je me pose la question. Il me semble d’ailleurs que c’est la plus importante."

Gilles Rof, journaliste indépendant
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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2