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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 22:32

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Sur le blog: Nous allons donc de nouveau attendre mercredi une décision de justice ... Audience le 2 février pour J.M. Rouillan


Sur le blog lelaboratoire.over-blog.com

 

Il s'agit d'un camarade  qui a subi les pires tortures résevées pour les prisonniers de longue peines. Lyon samedi 29 janvier Laurent jacqua a dit des mots très forts pour décrire la guillotine carcérale

L’audience est enfin programmée pour cette semaine, le 2 février, dans  l’enceinte de la prison de Muret. Georges Cipriani et Nathalie  Ménigon, ses camarades d'Action directe, sont aujourd'hui en  semi-liberté ou en liberté conditionnelle. Le dossier de Jean-Marc  Rouillan satisfait à toutes les conditions demandées par la justice et  rien ne justifierait que la semi-liberté lui soit maintenant refusée.

 

coquelicot-et-colombe16.jpgcollage de Joëlle Aubron

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 21:01

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Nous allons donc de nouveau attendre mercredi une décision de justice, une de ces innombrables décisions auxquelles est suspendue la liberté d'un camarade. En toute attention et solidarité. Pour la libération de Jean-Marc Rouillan.


coquelicot-et-colombe16.jpg

Collage de Joëlle Aubron


Mercredi 2 février: Une audience décisive pour Jean-Marc Rouillan

Jeudi 3 février : rassemblement devant l'AP

 

Dans moins d’un mois, cela fera 24 ans que Jean-Marc Rouillan a été incarcéré pour les actes accomplis comme militant d’Action directe.  


Des années de résistance à l’élimination carcérale, puis une  semi-liberté arrachée en 2008… interrompue après 10 mois - pour cause  de propos qualifiés d’"ambigus" par la justice – avec retour en prison à plein temps.

Une justice d’exception, la seule que les prisonniers politiques  d'Action Directe ont connue depuis leur procès, aggravée par la loi  sur la rétention de sûreté, a encore durci et rallongé les procédures déjà très restrictives qui leur sont appliquées. C’est ainsi que  Jean-Marc Rouillan a dû subir deux ans de prison supplémentaires  (alors que sa peine de sûreté est accomplie depuis 2005) avant que sa nouvelle demande de libérationconditionnelle soit examinée.

L’audience est enfin programmée pour cette semaine, le 2 février, dans  l’enceinte de la prison de Muret. Georges Cipriani et Nathalie  Ménigon, ses camarades d'Action directe, sont aujourd'hui en  semi-liberté ou en liberté conditionnelle. Le dossier de Jean-Marc  Rouillan satisfait à toutes les conditions demandées par la justice et  rien ne justifierait que la semi-liberté lui soit maintenant refusée.

Jean-Marc Rouillan doit sortir de prison : comme chaque mois, en  attendant la décision – que nous voulons rapide - du tribunal  d’application des peines, nous viendrons le dire haut et fort au

 

 

RASSEMBLEMENT
jeudi 3 février, de 18 h à 19 h
AP001.jpg
en face de la direction de l'Administration pénitentiaire
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - Métro L1/L11  
: Hôtel-de-Ville)

 

 

Le Collectif "Ne laissons pas faire !"
nlpf@samizdat.net  -  http://nlpf.samizdat.net/

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:56

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mer20.jpgcollage de Joëlle Aubron

Pour ces camarades incarcérés

 

Pour information, plusieurs personnes sont actuellement en prison pour leur participation
aux luttes contre la machine à expulser et pour des actions de solidarité avec les sans-papiers.
Ainsi, Bruno, déjà incarcéré une 1ère fois en 2008 pour avoir transporté des fumigènes à une
manifestation devant le centre de rétention de Vincennes où les retenus se mutinaient, a été réincarcére pour les mêmes motifs fin décembre 2010.


Voir
http://juralibertaire.over-blog.com/article-quelques-precisions-sur-l-arrestation-de-bruno-manif-a-besan-on-mercredi-19-janvier-64684277.html>http://juralibertaire.over-blog.com/article-quelques-precisions-sur-l-arrestation-de-bruno-manif-a-besan-on-mercredi-19-janvier-64684277.html


La semaine dernière, ce sont 3 personnes, Dan, Olivier et Camille, déjà arrêtées le 15 février
2010 dans le cadre d'une instruction pour des actions de solidarité avec les sans-papiers accusés d'avoir incendié le centre de rétention de Vincennes, qui ont été emprisonnées. Voir
http://paris.indymedia.org/spip.php?article5218>http://paris.indymedia.org/spip.php?article5218


Il y a 2 jours, c'est au tour de François d'avoir été raflé au coin d'une rue, mis en examen et incarcéré pour des actions menées dans le cadre de la lutte contre la machine à expulser et pendant le procès de Vincennes.  Voir :
http://paris.indymedia.org/spip.php?article5353>http://paris.indymedia.org/spip.php?article5353


 

Dans la même intention qui les font placer l'immigration clandestine au 1er rang des fléaux à combattre, multipliant les rencontres internationales pour intensifier la lutte contre ce qui serait selon eux une même menace "l'immigration clandestine et le terrorisme", les Etats européens tendent à transformer les luttes de solidarité avec les sans papiers et contre les politiques de gestion des flux migratoires en "associations de malfaiteurs" ou "bandes organisées" ou autres catégories médiatico-policières telles que "mouvance anarcho-autonome" qui feraient planer des menaces terroristes. On rappellera au passage que lorsqu'on parle de politique d'immigration, ce sont les états et ceux qui votent et décrètent ces lois qui tuent.

Si des milliers de personnes sont mortes, au  fond de la mer  Méditerranée, du fleuve Evros ou de toute autre mer, dans les déserts et les montagnes c'est parce qu'il y a des frontières, des lois et des décrets administratifs qui les empêchent de circuler librement.


Contre les rafles, les expulsions, l'enfermement, l'exploitation et les politiques de surveillance et de contrôle qui nous oppressent toutes et tous, la lutte et la solidarité doivent continuer !


_____________________________________________
ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 11:16

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Dégradation de la situation de Léonard Peltier, incarcéré depuis 33 ans dans les prisons étasuniennes

 

Transmis par liberez-les

 

Il y a 33 ans, Léonard Peltier, militant de la cause amérindienne a écopé de deux peines consécutives de prison à perpétuité.


En 1977, deux policiers avaient été tués au cours d’une fusillade alors qu’ils s’étaient introduits illégalement dans la réserve indienne de Pine Ridge (Sud Dakota) pour surveiller le campement du Mouvement Indien Américain, dont Léonard Peltier était membre. Jamais une preuve formelle de sa culpabilité n’a pu être établie. En outre, il a été prouvé qu’il avait été reconnu coupable sur base de fausses preuves et de témoignages recueillis sous la contrainte.


Il est donc un des martyrs de la sale guerre secrète menée par le FBI dans le cadre du plan COINTELPRO contre le Mouvement Indien Américain. Léonard Peltier est aujourd’hui incarcéré à la prison de Lewisburg en Pennsylvanie, et il est gravement malade d’un cancer de la prostate.

 

Après des mois de pressions exercées par ses avocats, il a quand même subi des examens sanguins en juin 2010, dont il n’a reçu les résultats qu’en novembre dernier. Ceux-ci ont révélé qu’une biopsie était indispensable. Trois mois plus tard, elle n’a toujours pas été réalisée.

 

Léonard Peltier exige d’être transféré à l’hôpital afin d’y subir une évaluation médicale et d’y recevoir un traitement adapté.

 

Le Comité vous propose de signer l'adresse ci-dessous en envoyant votre Nom et Prénom, Ville, au courriel : liberez.les@gmail.com - elle sera adressée à l’Ambassadeur des USA au 2 avenue Gabriel 75382 Paris Cedex 08, le 1er février prochain.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:15

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Et Jean-Marc Rouillan est toujours en prison en 2011…

Publié par P A C O 02/01/2011 à 14h00

 

 

Depuis la révocation de sa semi-liberté pour des propos jugés « ambigus » dans l’hebdomadaire L’Express, Jean-Marc Rouillan a fait plus de deux ans de cabane en rab. Une soirée de soutien est annoncée à Toulouse pour le 21 janvier.


 

Sans la sortie de ses livres et les initiatives des comités de soutien, le nom de Jean-Marc Rouillan aurait depuis longtemps disparu des mémoires. Il ne faut pas compter sur les médias pour rappeler qu’un prisonnier politique ayant terminé sa peine de sûreté en 2005, ayant du boulot chez un excellent éditeur et souffrant d’une maladie aux effets aussi imprévisibles que douloureux (le syndrome de Chester-Erdheim) est toujours en prison à Muret, près de Toulouse. Ça se passe en 2011, en France.


« Qu’on le veuille ou non, ma détention révèle les peurs qui hantent toujours les gouvernements des pays impérialistes. Leurs craintes du fantôme de la résistance. Ma détention résulte de la volonté d’anéantir toute trace d’une alternative radicale aux habitudes rituelles des pétitions et des manifs-promenades, au verbiage hémiplégique des « plus à gauche, tu meurs », aux actions sans lendemain et aux comédies de la rupture avec le système et ses supplétifs », écrivait Rouillan dans Happy birthday, un texte diffusé le 2 octobre 2010 pour « fêter » l’anniversaire de sa réincarcération. « Deux années d’emprisonnement pour des mots… Ma détention repose sur l’arbitraire. Qui est aussi le fruit « ordinaire » de la prolifération des lois et des décrets liberticides. Alors que les gouvernants organisent l’impunité des patrons voyous et des milliardaires voleurs, ils multiplient les lois durcissant le rapport de force contre les exploités. Pas une année ne passe sans qu’on ne fasse voter en toute hâte (et souvent en catimini) une loi ou un amendement serrant encore la vis. »


Après avoir fait traîner en longueur son dossier depuis de très longs mois, on croit comprendre que la justice va enfin examiner sa demande de libération conditionnelle le 2 février.

 

Dans cette perspective, une soirée de soutien est organisée à Toulouse autour de la projection du film Lucio anarchiste, braqueur, faussaire et aussi… maçon. Le documentaire de Aitor Arregi et de Jose-Mari Goenaga (2007, 1h33) revient sur l’histoire extraordinaire de Lucio Urtubia, sur son engagement libertaire et sur ses actions de solidarité internationale aux côtés ou pour de nombreux groupes activistes et de prisonniers politiques.


Rendez-vous le vendredi 21 janvier, à 20 heures, à Canal Sud, 40 rue Alfred-Duméril (métro palais de justice). Sur place, vente des livres de Jann-Marc Rouillan et du DVD Lucio. Entrée libre.

Si vous voulez plus d’informations sur Jean-Marc Rouillan et Action Directe, allez sur :


- http://action-directe.net

- http://action-directe.over-blog.org

- http://linter.over-blog.com/

- http://nlpf.samizdat.net/


La chronique de Jann-Marc Rouillan sur le blog des éditions Agone : http://blog.agone.org/category/La-Chronique-de-Jann-Marc-Rouillan

Pour écrire à Jean-Marc Rouillan, 9590 B 139, centre de détention de Muret, route de Seysses, 31600 Muret.


Lire aussi sur Le Post :


- Jann-Marc Rouillan conjugue son histoire à l’infinitif présent : http://www.lepost.fr/article/2010/10/24/2279793_jann-marc-rouillan-conjugue-son-histoire-a-l-infinitif-present.html

- Les succulents cours de morale (anarchiste) de Lucio Urtubia : http://www.lepost.fr/article/2010/02/28/1964456_les-succulents-cours-de-morale-anarchiste-de-lucio-urtubia.html

- Liberté pour Jean-Marc Rouillan maintenant ! : http://www.lepost.fr/article/2010/11/23/2315589_liberte-pour-jean-marc-rouillan-maintenant.html

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 06:45

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Sonja Suder, Christian Gauger. Les extrader à tout prix?  


Première arrestation en 2000  

Et première procédure d'extradition  

Refusée. La demande est jugée irrecevable en Cour d'appel. "Le nouveau mandat européen pourrat s'appliquer     à  eux".  

Normalement, cela aurait dû mettre un terme à cette procédure.  

C'est sans compter avec l'Europe et ses procédures sécuritaires. Chaque Etat dispose en fait d'un arsenal infini contre ses ressortissants.

Deuxième arrestation en 2007

Et pour le même motif. Procédure d'extradition!

La convention du 27 septembre 1996 est entrée en vigueur. Elle permet l'extradition de personnes même si les    faits ou la peine sont prescrits dans l'Etat requis. Et le mandat européen a maintenant le vent en poupe.

 

Pourquoi cet acharnement. Et pourquoi devons-nous être mobilisés?

 

Pour Sonja Suder et Christian Gauger tout d'abord. Deux militants qui dans cette tourmente, plus de trente ans après les faits, après la reprise d'une procédure qu'ils pouvaient penser terminée, gardent dignité et rectitude. Face à tant de volonté de poursuivre et de détruire. Dans un contexte qui a évolué si défavorablement : face à cette violence de "l'Europe" qui s'ajoute à la violence de chaque Etat.

 

Pour la défense de ceux qui sont accusés d'avoir lutté ou de lutter ensuite. L'application à Aurore Martin du mandat d'arrêt européen montre bien, comme les procédures contre Sonja Suder et Christian Gauger, le sens de ces législations: faire de l'Europe un espace sécuritaire et judiciaire toujours plus oppressif. S'attaquer à ceux qui aujourd'hui ou hier sont accusés d'avoir participé à une action politique.

 

Ce qui rend encore plus visible cet acharnement c'est bien entendu l'âge de ces militants: et il ne s'agit pas là de sensiblerie. Car, c'est bien la même logique qui met en rétention des enfants, qui traînent à terre des femmes tziganes. C'est aussi l'ancienneté des faits.   


 Pour nos combats d'aujourd'hui et de demain. Car nous devons prendre conscience plus fortement encore que ces procédures contre Aurore Martin ou contre S. Suder et C. Gauger sont une menace contre chacun de nos combats  tant les "droits au nom de l'Europe" sont extensifs et remettent en cause jusqu'aux maigres droits que laissaient les législations de chaque Etat.

 

(Lire ici "Comprendre le mandat européen" pour voir que ni le temps passé, ni la nationalité, ni les droits dans chaque Etat, ni le peu de gravité des faits reprochés n'empêchent un Etat d'obtenir l'extradition d'un de ses ressortissants)

 

Bien loin apparaît la mobilisation contre la "Convention antiterroriste" dans les années 70, par laquelle un mouvement avait déjà tenté d'informer et de mobiliser contre une logique qui ne fait que croître et embellir maintenant. mais c'est pourtant ce même combat que nous avons à mener aujourd'hui.

 

En quoi nous devons répondre à la volonté des Etats par notre capacité à nous informer et nous mobiliser au-delà du temps qui passe et des frontières qui, pour ces Etats,  n'existent plus?

 

Ce qui permet ces procédures, c'est en effet notre méconnaissance, notre ignorance.

 

Ainsi qui connaît la fragilité de la procédure en Allemagne contre Sonja Suder et Christian Gauger. Et qui connaît même ces deux militants?

 

Des mobilisations ont déjà eu lieu contre les demandes d'extradition de l'Allemagne: dans les années 70, les mobilisations ont été énormes quand la France a voulu expulser Klaus Croissant. Déjà dans les années 80, elle a été plus difficile quand des militantes allemandes ont été réclamées par l'Allemagne. Aujourd'hui, il faut tout réexpliquer, informer sur une histoire qu fait déjà partie de l'histoire, c'est-à-dire plus d'un vécu actuel et une histoire géographiquement lointaine.

 

Soulignons simplement que les actions qui figurent dans la demande d'extradition sont des actions en solidarité contre l'Afrique du Sud et contre les ventes d'uranium au pays de l'apartheid et que S. Suder et C. Gauger avaient fui l'Allemagne alors qu'on les accusait d'avoir voulu s'attaquer au consulat d'Argentine. Comprenons-nous encore aujourd'hui ce que représentait l'Apartheid et les coups d'Etat en Amérique latine, les 30 000 morts après le putsch en Argentine?

 

Des procédures fragiles. Les points à souligner sont nombreux Les plus importants sont cependant  significatifs et auraient dû en eux-mêmes remettre en cause la demande. L'accusation initiale repose essentiellement sur les interrogatoires dans la clinique même d'un homme très grièvement blessé par l'explosion  de la charge. Alors que les faits allaient être prescrits, une nouvelle qualification de ces faits permettaient de repousser la prescription à 40 ans. En 1999, c'est Hans Joachim Klein qui donne des gages à la police après son arrestation en France, et qui accuse S. Suder : les déclarations de HJ Kein n'ont pas été retenues dans un procès intentée en 2001contre un autre militant!

 

Procédure devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme

 

En France, les recours ont été faits. Le Conseil d'Etat s'est prononcé pour l'extradition. Le gouvernement a signé l'arrêté. Aujourd'hui, c'est à la Cour européenne des droits de l'Homme de prendre ses responsabilités.

 

Et c'est à nous qu'il revient d'aide à protéger la vie et la liberté de deux militants. Dont nous ne pouvons imaginer qu'ils pourraient demain se retrouver ... EMPRISONNES.

 

linter

sur linter.over-blog;com 

 


POUR S'INFORMER :

http://stopextraditions.org/


Suder & Gauger devant la Cour européenne des Droits de l’Homme
(RUE89, 11 décembre 2010)

 

Me Irène Terrel, l’avocate de deux Allemands soupçonnés d’actes de terrorisme en Allemagne, Sonja Suder (78 ans) et  Christian Gauger (69 ans) a annoncé avoir saisi la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), contestant leur extradition par la France, après le rejet d’un recours par le Conseil d’Etat.

 

Réfugiés en France depuis 1978, Mme Suder et son compagnon M. Gauger avaient été interpellés une première fois le 16 janvier 2000 dans le 11e arrondissement de Paris, à la demande des autorités allemandes. Placés sous écrou extraditionnel le 18, ils avaient été remis en liberté trois jours plus tard sous contrôle judiciaire. Ils sont notamment soupçonnés d’être les auteurs d’un attentat à l’explosif le 22 août 1977 à Nuremberg et d’un incendie criminel en 1978 à Heidelberg. Mme Suder est en outre suspectée d’avoir participé à l’organisation du commando dirigé par le terroriste Carlos, auteur d’une prise d’otages, en décembre 1975 à Vienne lors d’un sommet de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Mais elle n’est pas soupçonnée d’avoir pris part au commando, et n’a jamais reconnu les faits.

La cour d'appel de Paris allait, le 28 février 2001, conclure à l’irrecevabilité de la demande d’extradition. Leur arrestation reposait sur trois témoignages que la Berliner Zeitung du 4 décembre, en annonçant le refus du recours par le Conseil d’Etat, estime «sujets à caution».

Sonja Suder et Christian Gauger sont sous l’effet d’une deuxième procédure d’extradition, et ont été interpellés le 30 octobre 2007 à la sortie de leur domicile car entre temps la législation européenne a changé. La convention du 27 septembre 1996 est entrée en vigueur et, comme le rappelait ici la Garde des Sceaux, «l'extradition ne peut être refusée au motif qu'il y a prescription de l'action ou de la peine selon la législation de l'état requis». Les anciens militants des Cellules révolutionnaires (Revolutionäre Zellen, RZ, proches de la Rote Armee Fraktion) subissent donc, par les lois européennes, la loi allemande. Et un mois de détention. Leur écrou extraditionnel prend fin en novembre 2007. Elle a 75 ans, lui 66. Il est malade, depuis un accident cardiaque qu’il a eu dix ans plus tôt, en 1997 (sur l'état de santé de Christian Gauger, lire ici la demande déposée pour lui devant la Cour de Strasbourg).

Le 25 février 2009, la Cour d’Appel de Paris revient sur sa propre décision et autorise l’extradition des deux Allemands, qui vivent chichement en Seine-Saint-Denis. Le 15 octobre 2010, Sonja Suder et Christian Gauger se sont vus notifier un décret d’extradition. François Fillon avait pris cette décision quatre mois plus tôt, le 29 juillet, au beau milieu des vacances.

Entre temps, outre le recours devant le Conseil d’Etat (examiné le 22 octobre 2010), les deux septuagénaires avaient prêté attention au sort de Roman Polanski, arrêté en Suisse en septembre 2009 pour une affaire de mœurs remontant à 1977 et ayant eu lieu aux Etats-Unis. A l’endroit du cinéaste, le président Sarkozy avait estimé que le juger si longtemps après les faits n’était «pas une bonne administration de la justice».

C’est la France du même Nicolas Sarkozy qui s’apprête désormais à livrer, pour “une bonne administration de la justice” personne n'en doute, 32 à 35 ans après les faits reprochés, une femme de soixante-dix-huit ans et un homme malade de soixante-neuf ans.

Fabien Abitbol

 

 


Sur le blog:

. S. Suder, c. Gauger. C'est à nous qu'il revient d'aider à protéger la vie et la liberté de deux…27.12.10

. Procédure d'extradition 35 ans après! Soutien à s. Suder et c. Gauger

. Pas de prescription pour la vengeance d'etat - christian et sonja 01.07.2009

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 11:05

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Vu sur le site de Marginales en lien avec le blog juralibertaire.over-blog.com


Lundi 10 janvier 2011 1 10 /01 /2011 14:57
 

 Manifestation mercredi 19 janvier à Besançon en soutien à Bruno, militant bisontin arrêté dans le cadre d’une action contre les centres de rétention de sans-papiers et actuellement incarcéré.

Mailing, 10 janvier 2011.

 

Quelques précisions sur l'arrestation de Bruno

 

Nous publions quelques nouvelles informations concernant l’arrestation de Bruno à la suite du texte publié il y a deux semaines.

 

Lundi 20 décembre 2010, Bruno a été arrêté à Paris. 
Il est mis en examen dans l’«affaire des fumigènes» depuis janvier 2008 sous enquête antiterroriste, accusé de «transport et détention de produits incendiaires ou explosifs», en l’occurrence des fumigènes, alors qu’il allait à une manifestation devant le Centre de Rétention de Vincennes (voir Mauvaises Intentions).
Il avait été incarcéré pendant 4 mois et demi début 2008, puis avait choisi de se soustraire à son contrôle judiciaire depuis juillet 2008. Il était donc sous mandat d’arrêt. 
Alors que l’instruction devait être close en cette fin 2010, il a été incarcéré ce mardi 21 décembre à la prison de Fresnes.

 

Bruno a été arrêté à Paris dans le métro suite à un contrôle d’identité, un de ces contrôles quotidiens de la police pour faire le tri entre ceux qui ont leurs papiers et ceux qui n’en ont pas.

 

Depuis les arrestations de janvier 2008, nous avons toujours tenté de parler de la répression au sein des luttes, et non de la penser comme un moment séparé. Et cela parce que la chaîne répressive poursuit toujours le même objectif : arrêter par tous les moyens des actes d’insoumission, qu’ils soient individuels ou collectifs.

 

Pendant les trois dernières années, des actions de solidarité ont eu lieu dans différentes villes de France et d’ailleurs. Cette solidarité nous semble d’autant plus forte lorsqu’elle s’exprime non seulement avec des camarades de lutte, mais aussi et surtout avec les actes qui leur sont reprochés. N’oublions pas que face à la répression, l’expression de la solidarité n’appartient à personne et qu’elle peut être reliée de pleins de manières différentes à d’autres luttes pour tenter d’éviter les impasses des combats strictement antirépressifs.

 

Voici son numéro d’écrou à la prison de Fresnes si certains souhaitent lui écrire. Évidemment tous les courriers sont lus à la fois par le juge d’instruction et par les services pénitentiaires de Fresnes. Il faut donc faire attention au contenu des lettres.

BRUNO LAKMECHE
Numéro d’écrou 953738 – Division 3
Maison d’Arrêt de Fresnes
Allée des Thuyas
94261 Fresnes Cedex

 

Liberté pour tous !

La solidarité est une arme !

 

Des textes et analyses liés à cette affaire
dans le dossier «Mauvaises Intentions».

 

Dimanche 9 janvier.

 

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 11:37

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2010 a vu les premiers pas hors de prison pour Georges Cipriani. Cela fait suite à un long combat,  toujours politique  avec ses camarades d'Action directe. N'oublions pas ce que cela a représenté de lutte!

 

Une idée forte de la lutte

 

D'abord, nos "remerciements", pour ce combat en prison de lui et de ses camarades qui fait que au-delà du temps Action directe représente aujourd'hui encore une idée forte de la lutte. Au sein du collectif des prisonniers d'Action directe, avec Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, c'est un combat politique qu'il a mené durant cet emprisonnement. Les grèves de la faim, le journal Front sont des moments de ce combat, Tout comme jusqu'au bout, les audiences lors des procédures pour la libération conditionnelle, où il s'agissait de résister à une demande de "repentir", qui devait sonner comme une condamnation du combat mené.

 

Le combat contre les mesures d'exception, CNO et aujourd'hui contre le mandat d'arrêt européen

 

Ensuite, l'importance de garder présents dans nos combats, celui contre le CNO et toutes les procédures d'exception auxquelles les militants sont confrontés. Nous pensons par exemple à la nécessaire mobilisation au-delà des frontières aujourd'hui pour demander l'abrogation du mandat d'arrêt européen.

 

Ainsi est-il utile de se souvenir que le CNO a été désavoué par le délibéré de la Cour d'appel dans la procédure contre Georges:


Le 1er avril, une décision de semi-liberté a été rendue après 23 années d'emprisonnement pour Georges Cipriani.  Il est sorti le 14 avril 2010. Un extrait du délibéré revêt une grande importance. Il représente  un désaveu cinglant de l'avis émis par la commission mise en place dans le cadre de la loi Dati pour les prisonniers condamnés à de longues peines et demandant une libération conditionnelle : " ... Que force est de constater que la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté qui, aux termes des textes en vigueur, ne peut qu'émettre un avis sur la dangerosité criminologique du condamné dont le cas lui est soumis, a outrepassé sa mission en émettant un avis défavorable à la libération conditionnelle, qu'au surplus, elle s'est fondée à cet effet, plus sur des considérations d'ordre moral, reprochant au condamné son absence de remords ou de compassion pour les victimes, que sur une appréciation objective de son éventuelle dangerosité (...)

 

Ou de relire la longue litanie des étapes qui ont marqué le chemin vers sa libération conditionnelle et que Georges Cipriani a relaté dans sa chronologie de ma 3e demande de libération conditionnelle.

 

Le combat pour la libération de Jean-Marc Rouillan

 

Ce combat a été et est toujours collectif. Il est toujours utile ainsi de rappeler les mots de Joëlle Aubron à sa "sortie" de prison pour raison médicale.


Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :

La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.

La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.

La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

 

Et la colère d'une autre camarade à l'annonce du refus en 2009

 

"A tous ceux qui osent parler et bouger

Le refus de laisser tranquille notre camarade Georges est un
soufflet insupportable à notre espoir de le voir ou l'imaginer
marchant loin de la visibité des murs carcéraux. Car, que veut
le pouvoir!?? Liberté pour Georges et Jean-Marc.
Salut sorel et communiste à tous ceux qui osent parler et bouger."
(Après le refus de libération conditionnelle de Georges Cipriani)


Le combat se poursuit aujourd'hui pour la libération de Jean-Marc Rouillan.

 

 


 

Georges Cipriani semi-libre. " La queue de la baleine

 

Georges Cipriani. Abus de pouvoir de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, acté dans le délibéré!

 

 

 

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 18:47

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

2010 a vu les premiers pas hors de prison pour Georges Cipriani. Un long combat, toujours debout, et avec ses camarades d'Action directe. Ici, les articles qui rappellent un certain nombre de faits qu'il comvient de ne pas oublier! 


 

Georges Cipriani semi-libre. " La queue de la baleine, les camarades emprisonnés ne l'ont pas lâchée"

 

Georges Cipriani est donc depuis aujourd'hui semi-libre.


C'est un moment aussi inouï dans ses sensations que lors de la décision pour Nathalie Ménigon. Que l'on se souvienne, les rassemblements à répétition à  Bapaume. dans le Nord. Les différentes instances, et enfin la première décision favorable et Nathalie qui nous dit de sa prison:


Nous avons saisi la queue de la baleine, ne la lâchons pas.


Et c'était un message pour nous dire qu'elle tenait et que nous devions tenir aussi.

Alors la queue de la baleine, les camarades emprisonnés ne l'ont pas lâchée, Et nous ne l'avons pas lâchée.


Et ce matin, nous étions nombreux en pensée avec Georges Cipriani.


Nombreux depuis plusieurs jours à essayer d'imaginer ce qu'il pouvait ressentir. Et à nous rappeler ce qu'il avait vécu comme ses camarades: les 23 années de prison et de mesures d'exception. Sa résistance et la fierté légitime de sa sortie comme le reconnaît même une décision officielle "sans avoir renié ses choix politiques".


Choqués un peu de savoir que c'est archimenotté

 

que s'est fait ce transfert en premier jour de semi-liberté, charge à nous de ne jamais oublier que la semi-liberté, c'est la semi-détention, un aménagement de peine -que nos camarades semi-libérés, en libération conditionnelle sont toujours prisonniers.


Et qu'elle est octroyée au prix d'un silence imposé.

 

Car si l'Etat n'a pu obtenir la condamnation de leur action politique par ces militants, en échange de leur libération, il leur impose, on le sait, le silence politique sur l'engagement. qui les a conduits en prison. Militants d'Action directe, ils sont, militants d'Action directe, ils restent. Pour l'Etat, un symbole qu'il convient toujours de baîllonner.

 

Georges Cipriani, militant d'Action directe semi-libre,


c'est un moment essentiel pour la libération de tous les prisonniers d'Action directe, la fin d'un long chemin, un espoir réel maintenant pour la libération de Jean-Marc Rouillan.


En ce jour, merci Georges pour ce moment que nous pouvons partager avec toi.

 

linter

le 14 avril 2010

 


Nous faisions référence à une décision officielle. Il s'agit des attendus du délibéré du 1er avril qui consitue un désaveu cinglant de l'avis émis par le CNO - et Georges Cipriani  s'est battu avec force sur ce terrain. Il était important pour lui que soit analysé et dénoncé officiellement le contenu de cet avis, pour cela il avait entamé une procédure en cassation. Pour lui et pour d'autres car voici ce qui est indiqué dans les attendus et qui peut faire jurisprudence:

 

"Que force est de constater que la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté qui, aux termes des textes en vigueur, ne peut qu'émettre un avis sur la dangerosité criminologique du condamné dont le cas lui est soumis, a outrepassé sa mission en émettant un avis défavorable à la libération conditionnelle, qu'au surplus, elle s'est fondée à cet effet, plus sur des considérations d'ordre moral, reprochant au condamné son absence de remords ou de compassion pour les victimes, que sur une appréciation objective de so

n éventuelle dangerosité. (...)"

 

 

Georges Cipriani. Abus de pouvoir de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, acté dans le délibéré!

 

Le 1er avril, une décision de semi-liberté a été rendue après 23 années d'emprisonnement pour Georges Cipriani.  Il est sorti le 14 avril 2010

 

Un extrait du délibéré revêt une grande importance. Il représente  un désaveu cinglant de l'avis émis par la commission mise en place dans le cadre de la loi Dati pour les prisonniers condamnés à de longues peines et demandant une libération conditionnelle :


" ... Que force est de constater que la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté qui, aux termes des textes en vigueur, ne peut qu'émettre un avis sur la dangerosité criminologique du condamné dont le cas lui est soumis, a outrepassé sa mission en émettant un avis défavorable à la libération conditionnelle, qu'au surplus, elle s'est fondée à cet effet, plus sur des considérations d'ordre moral, reprochant au condamné son absence de remords ou de compassion pour les victimes, que sur une appréciation objective de son éventuelle dangerosité (...)


Ce délibéré constate que la commission, contrairement au rôle qui lui a été attribué, à savoir évaluer la dangerosité d'un prisonnier demandant une libération conditionnelle, a justifié un avis défavorable pour Georges Cipriani sur des arguments d'ordre moral.


Il emploie une formule particulièrement grave: "force est de constater que la commission pluridisciplinaire  ... a outrepassé sa mission", fixée  "aux terrmes des textes en vigueur.".


Cela a deux conséquences.


Sur le plan juridique:


. Ce délibéré représente une condamnation officielle, actée dans un jugement, d'une structure officelle, à savoir la commission  pluridisciplinaire des mesures de sûreté.


. Il met en lumière le non respect de sa mission, par cette commission qui est censée rendre des avis objectifs, dans un cadre et sur des éléments précis.


Il peut donc être repris et faire office de jurisprudence pour tout prisonnier qui se trouve confronté au CNO à cette commission.


Concernant Georges Cipriani:


. C'est en grande partie sur l'avis de cette commission que s'est appuyé le parquet lors des deux dernières demandes de libération conditionnelle, ce qui avait entraîné l'échec de la précédente et l'appel - finalement rejeté - de sa dernière demande.


. Cela a représenté plus d'une année de prison supplémentaire et pour lui une pression personnelle et politique importante.


Georges Cipriani s'est battu avec force sur ce terrain et pour que soient mis à jour les abus qui ont marqué la procédure de libération conditionnelle. Il avait produit une chronologie précise de cette procédure, une analyse circonstanciée de l'avis de la commission et entamé une procédure en cassation.

 

C'est finalement la décision de libération conditionnelle elle-même qui acte le non respect de sa mission et l'abus de pouvoir de la commission pluridisciplianaire des mesures de sûreté.

 

 


DOCUMENTS

 

Le texte instituant la commission

La chronologie établie par Georges Cipriani

 

 

Georges Cipriani, semi-libre. " On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant ..."

 

On ne dit pas merci à un camarade, dit-on, et pourtant, c'est bien le premier mot qui nous vient aujourd'hui à l'esprit.


Merci Georges,


coquelicot-et-colombe16.jpg collage de Joëlle Aubron


Et merci à ces camarades pour leur résistance acharnée depuis vingt-quatre ans.

Merci pour ce collectif qu'ils ont formé pendant toutes ces années

Et qui a montré la force d'une résistance collective.

Merci pour cette résistance qui les fait sortir debout.


Malgré l'ensemble des mesures d'exception qu'ils ont connues.

Rappelons, l'arrestation et les conditions spéciales aussitôt créées

en prison et dont il a pu être témoigné ici.

Malgré des procédures d'exception mises en place

Jusqu'à cette rétroactivité de la loi Dati

Qui a reculé de plus de deux ans encore

La décision qui tombe enfin aujourd'hui


Merci à Georges, qui jusqu'au bout a pu résister

Aux pressions , aux chantages.

Il sort, prisonnier d'Action directe, comme il l'avait dit,

Sans que l'Etat ait obtenu ce qu'il voulait,

la condamnation de l'action qui les fit emprisonner.


Cette résistance au lont  terme est un message d'espoir

Pour tous ceux qui subissent ce système, son exploitation, sa répression.

Et pour tous ceux qui mènent un combat.


Sa résistanc montre que notre résistance est possible.

Si nous le voulons.

Mais qu'elle est possible.


Le monde est dur dehors,

Evidemment, puisque c'est ce qui nous conduit à lutter.

Aussi, notre solidarité ne doit pas s'arrêter.


Soyons conscients qu'Il ne s'agit pas encore de liberté, mais de vie semi libre

Les pressions ne s'arrêtent pas, comme nous l'avons-vu pour Jean-Marc Rouillan

- dont la libération doit encore être arrachée.

Et les conditions sont difficiles: travail/prison pendant les mois qui viennent.


Merci donc Georges

Et solidarité.

 

linter

Le 1er avril 2010

 

 

Sinistre yoyo - décision favorable pour Georges Cipriani, appel du Parquet

 

Le parquet s'acharne sur Georges Cipriani

 

Georges Cipriani - information sur les procédures

 

Après le refus de la libération conditionnelle de Georges Cipriani

 

Enfin une décision favorable pour G. Cipriani. Bon 1er mai, Georges

 

 

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 22:24

Pour consulter le blog:linter.over-blog.com

 

AP001.jpgPOUR JEAN-MARC ROUILLAN, 2011 COMMENCE EN PRISON

dimanche 2 janvier 2011


Jean-Marc Rouillan commence cette année 2011 en prison, à temps plein. 23 ans d’emprisonnement, 5 ans de plus que la peine incompressible qui était assortie à sa condamnation, 26 mois d’incarcération supplémentaires depuis que son régime de semi-liberté a été brutalement révoqué, deux mois avant d’obtenir une liberté conditionnelle.

Si la justice bourgeoise a la main particulièrement lourde pour les insoumis, les révolutionnaires, pour tous ceux qui refusent l’ordre capitaliste, Nathalie Ménigon a arraché la liberté conditionnelle et Georges Cipriani continue un régime de semi-liberté (la journée, dehors pour travailler, la nuit et les week-ends en prison).

La demande de libération conditionnelle de Jean-Marc Rouillan sera examinée le 2 février prochain : , nous demandons que soient appliqués aux militants d’Action directe, et notamment à Jean-Marc Rouillan encore emprisonné à temps plein, les mêmes aménagements de peine obtenus par ses camarades d’Action directe et que les textes prévoient pour tous les prisonniers.

Ce mois-ci encore, nous viendrons le dire lors du

RASSEMBLEMENT
jeudi 6 janvier, de 18 h à 19 h

en face de la direction de l’Administration pénitentiaire
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard
(Paris 4e - Métro L1/L11 : Hôtel-de-Ville)

Le Collectif "Ne laissons pas faire !" nlpf@samizdat.net - http://nlpf.samizdat.net/


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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2