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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 20:15

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

  On y va (rendez-vous militant) :

Rassemblement mensuel devant l'AP le premier jeudi du mois à 18 heures en solidarité avec les militants d'Action directe
Campagne 2010 pour la libération des militants d'Action directe

un-jour--je-fouille-ma-cave-copie-1.jpg








Cela a eu lieu:

. Mars 2005, Hommage à Joëlle Aubron
. Le 13 octobre 2007, Hommage à Bruno Baudrillart

. Semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan après Nathalie Ménigon
. La manifestation de solidarité avec Georges Cipriani à Ensisheim
. Le 30 mai 2008, la cérémonie pour Martin à Sarrebrück
. Révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Cipriani
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  en appel pour la libération conditionnelle de Georges Cipriani
. 2ème avis négatif  en appel pour la libération conditionnelle de Georges Cipriani (férier 2010)

- 1er avril, semi-liberté pour Georges Cipriani


Cela a lieu (pour information) :

; Demande de libération conditionnelle pour JM Rouillan


CAMPAGNE POUR LA LIBERATION DES MILITANTS D'ACTION DIRECTE

VENDREDI 09 OCTOBRE
 Niort - Projection et Concert de soutien pour les prisonniers d'Action Directe avec:
LES KAMIONERS DU SUICIDE - (reggae punk guerilla - sans terre)
LA FRACTION - (punk chanson - Paris)
RAB - (truc de bidule - Machin)
+ GUEST - (de nouveau en tournée)

 

Ont déjà eu lieu

- BORDEAUX : samedi 20 février, 15 h
Rassemblement, Place Saint-Projet

- FRESNES: samedi 20 février, 14h30

Rassemblement devant la prison

-TOULOUSE : samedi 20 février, 11 h
Rassemblement, devant la préfecture, place Saint-Étienne

STRASBOURG : dimanche 21 février, 16 h
Projection-débat, au Molodoï, 19 rue du Ban-de-la-Roche
-

- GRENOBLE : samedi 27 février, 19 h
Projection-discussion, au Lokal autogéré, 7 rue Pierre-Dupont

- PARIS : jeudi 4 mars, de 18 h à 19 h Rassemblement mensuel devant la Direction de l’Administration pénitentiaire, Paris 4e

-  DIJON : samedi 6 mars, 19 h
Projection-concert, à l’Espace autogéré des Tanneries, 15 boulevard de Chicago

- BAGNOLET : dimanche 14 mars, 17 h Projection-concert hip-hop, au Parvis de Bagnolet, 27 rue Adélaïde Lahaye

VENDREDI 26 MARS - 18H
PARIS: Expo-vente de dessins, peintures, collages en soutien, tables de presse, infos et spectacle avec Dominique Grange, Jacques Tardi et Philippe Mira(extrait de leur spectacle antimilitariste sur la guerre de 14-18 "Des lendemains qui saignent"). Espace Louise Michel, rue des Cascades, 75020 Paris.
SAMEDI 27 MARS
concert-info avec le COLLECTIF MARY READ (anarcho hip hop st etienne) + un groupe hip hop local. 19h30 - Le Filet Flambé, ruede Paris, 93 montreuil - Metro Croix de Chavaux
SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 MARS - 15H
Suite de l'expo-vente à l'Espace Louise Michel, rue des Cascades Paris XXe.
JEUDI 01 AVRIL
SAINT ETIENNE: week end organisé par La France Pue, Les Créations du Crâne, CNT, Le Numéro Zéro. 20H : Projection "RETOUR SUR MON PARCOURS MILITANT" entretien avec Joëlle Aubron avant son décès. Débat/discussion, infos et soirée spoken word. Expo cartes postales des collages de Joëlle Aubron - bar Le Misanthrope 68 rue Antoine Durafour 42000 Saint Etienne.
PARIS: 18 a 19h précises. Pour que 2010 soit l'année de la libération de Georges Cipriani et de Jean-Marc Rouillan, en nous rassemblant en face de la direction de l’Administration pénitentiaire, carrefour
rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - Métro L1/L11 : Hôtel-de-Ville)
Collectif « Ne laissons pas faire ! »
VENDREDI 02 AVRIL - 20H30
Les Kamioners du Suicide (reggae punk/Florac)
Bière Sociale (punk / Paris) + guests
Sfero Squat / Entrée rue Jean Barbier (quartier plaine achille, derrière le quike) / Saint-Etienne / 20k30 / Prix Libre
01 AU 30 AVRIL - 18H à 02h00
Reprise de l'expo-vente de collages, dessins, peintures en soutien aux prisonnier-es d'Action Directe.
LE MALDOROR, rue du grand Prieuré, 75011 Paris - Métro: Oberkampf.
LUNDI 05 AVRIL - férié - 17h
Projection de "ROUGE BANDIT" de Charlie Bauer. Débat avec les collectif de soutien et Charlie Bauer.
La Belle Etoile (Compagnie Jolie Môme) 14 Allée Saint-Just, 93210 SAINT-DENIS

DIMANCHE 11 AVRIL - 18H
Projection de 30 minutes d'autres extraits du dernier entretien de Joêlle Aubron (qui ne se trouvent pas dans la version longue) LE MALDOROR, rue du grand Prieuré, 75011 Paris - Métro: Oberkampf.

VENDREDI 17 ET SAMEDI 18 AVRIL

Mobilisation dans le Nord et le Pas de Calais (Lille-Hellemes et Mont Saint Eloi) Cliquer ici pour le programmme
DIMANCHE 18 AVRIL 2010 - 17h
Projo, débat et concert.
MOPISH MOMENT
(dub punk hardcore - Bordeaux)
+ 2 autres groupes
CICP 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

 

TOUS A MURET !

Rassemblement national à 15 heures devant la prison de Muret

Pour la libération de Jean-Marc Rouillan


VENDREDI 23 AVRIL - 18H

Tours : projection "RETOUR SUR MON PARCOURS MILITANT", puis débat et repas collectif . Librairie libertaire La Niche, 133, quai Paul Bert (à 5 mn). Apportez à manger et à boire pour continuer la soirée!
VENDREDI 30 AVRIL - 19h30
Lectures des Chroniques carcérales de Jean-Marc Rouillan par Zéro de conduite à la librairie Le Bouqui'n'oir au Havre.

Mardi 4 mai 2010 - 19 heures

Toulouse, librairie Terra Nova, 18 rue Léon Gambetta. Avec Thierry Discepolo
Présentation du livre de Jean-Marc Rouillan, Paul des Epinettes et moi - Sur la maladie et la mort en prison
Vendredi 14 mai 2010 - 19h
Montpellier, MJC des Clapiers - Projection-débat: Rouge bandit (C. Bauer)
Mercredi 26 mai 2010  - 19 heures
Toulouse, librairie la Renaissance
Projection-débat: rouge banditn(C. Bauer) et entretien avec M. Benasayag
UN ETE POUR LA LIBERATION DES MILITANTS D'ACTION DIRECTE

C'est l'été.

De moins en moins. Pour chacun. Il y a ceux qui par dizaine de milliers ont découvert le chomage après la soi-disant crise, vidés des usines, et qui apprennent à survivre avec les allocations chomage et le Pôle Emploi en embuscade. Il y a les ceux qui par miilions vivent dans les minimas et les dettes et qui qui font face aux prix de la vie quotidienne.

Il y a de notre côté, tous ceux qui n'abandonnent pas la conscience au seuil de juillet pour la reprendre doucettement en septembre.

Et il y a nos camarades que nous accompagnons. En libération conditionnelle hautement surveillée, en semi-liberté étroitement réglementée. Et encore et toujours emprisonné: Jean-Marc Rouillan. En septembre, il y aura une nouvelle décision, qui nous l'espérons, sera sa libération. En attendant, c'est de nouveau pour lui l'été à l'ombre.

Aussi nous nous proposons de publier régulièrement des contributions pendant ces deux longs mois.  De ces camarades bien entendu, de Jean-Marc naturellement, mais aussi de ceux qui voudront bien joindre linter en exprimant leur attention et solidarité.


les-chroniques-de-jean-marc-rouillan

 

le-fait-de-devoir-etre-reincarcere-chaque-fin-d-apres-midi-jm-rouillan-paul-des-epinettes-et-moi

 

Depuis-des-semaines-que-la-maladie-occupait-ma-vie-jean-marc-rouillan-paul-des-epinettes

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 09:42

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La commission pluridisciplinaire a depuis enfin donné son avis - favorable - à la libération. Et c'est fin janvier - début février que devrait avoir lieu, plus de deux ans après cette"ré"incarcération" pour une interview, l'audience attendue.

 

A lire sur torpedo

Relire aussi: "Les cellules pénitentiaires sont dotées d'un tableau d'affichage ...". Jean-Marc Rouillan, extrait d'infinitif présent. Et, "L'espérance se lèvera demain soyons-en certains..." . Très beau texte et très beau livre.

Que l’année 2011 libère Jean-Marc Rouillan

Catégorie politique

 

Il a été arrêté avec Joëlle Aubron, Georges Cipriani et Nathalie Ménigon en tant que militants d’Action directe. Tous les quatre ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans. Action directe était une organisation de guérilla qui dans les années 80 a mené la lutte armée en Europe de l’ouest.

Georges Cipriani est en semi-liberté pour un an depuis le 14 avril 2010. C’est une épreuve obligatoire avant l’obtention éventuelle d’une libération conditionnelle. Nathalie Ménigon après une année de semi-liberté, est en liberté conditionnelle depuis le 3 août 2008 pour une durée de 5 ans.

Joëlle Aubron est sortie de prison le 16 juin 2004 aprés une campagne pour obtenir sa suspension de peine pour raisons médicales. Elle est décédée le 1er mars 2006 après avoir mené un combat pour la libération de ses camarades et contre la maladie

Jean-Marc Rouillan a eu sa semi-liberté révoquée le 16 octobre 2008 pour quelques lignes d’une interview. Le 27 octobre 2009 il a été transféré à la prison de Muret. Une demande de semi-liberté a été déposée mi-novembre 2009. Jean-Marc a été transféré à la fin janvier 2010 pour six semaines au CNO de Fresnes (Centre National d’Observation).

Le 1er mars il a été transféré à l’UHSI de la Pitié-Salpétrière pour une semaine d’examens médicaux.

Il a été depuis de nouveau retransféré à la prison de Muret en attente du rapport du CNO et de l’avis de la commission pluridisciplinaire.

A ce jour, sa dernière demande de semi-liberté n’a toujours pas été examinée.

Source : A.D



Publié le 31 décembre 2010  par torpedo

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 12:51

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Message de anarsixtrois sur l'article Rebelles

 

Lundi 20 décembre 2010, Bruno a été arrêté à Paris.

Il est mis en examen dans l'”affaire des fumigènes” depuis janvier 2008 sous enquête antiterroriste, accusé de « transport et détention de produits incendiaires ou explosifs », en l'occurrence des
fumigènes, alors qu'il allait à une manifestation devant le Centre de Rétention de Vincennes (voir Mauvaises Intentions).

Il avait été incarcéré pendant 4 mois et demi début 2008, puis avait choisi de soustraire à son contrôle judiciaire depuis juillet 2008. Il était donc sous mandat d'arrêt.

Alors que l'instruction devait être close en cette fin 2010, il a été incarcéré ce mardi 21 décembre à la prison de Fresnes.

Plus d'infos bientôt.

Liberté pour tous !
La solidarité est une arme !

- Dossier “Mauvaises Intentions”: (voir Mauvaises Intentions).
- Quelques notes sur le contrôle judiciaire: Quelques notes sur le contrôle judiciaire

lu sur http://anarsixtrois.unblog.fr/2010/12/25/paris-arrestation-et-incarceration-de-bruno/

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:55

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Nos avons pris connaissance un peu tard tard et par le biais d'un lien vers linter de ces séminaires. Nous informons donc sur cette initiative.

 


Quelques autres liens sur le blog :

 

Page : le fond de l'air est rouge, mémoire, notre mémoire ...

 

Articles:

(archives) Klaus Croissant n'a pas cédé. Texte de Jean-Jacques de Felice

Appel de Sartre après la mort d'Holger Meins (RAF) en grève de la faim

A propos de J.M. Straub et D. Huillet. "Le déserteur de la guerre d'Algérie en est toujours au Für Holger Meins ..."

Jean Genet et la lutte menée par la Fraction armée rouge. A lire et relire.

Dans une cellule de Fresnes durant la guerre d'Algérie. Extrait du livre de Robert Davezies "Les abeilles"

Maurice Fanon . "Un bar de Fresnes entre les dents"

 Salut à toi - Les Bérurier noir

 

(Archives). Lutte des prisonniers de la RAF dans Actualité.

(Archives). Un bulletin anti-impérialiste: actualité de la résistance anti-impérialiste

L'Insoumission dans "Actualité". Archives de linter

Archives de linter - L'arrestation d'Antonio Bellavita dans "Actualité" - Réflexions sur un soutien

Création du Comité International pour la Défense des Prisonniers Politiques Européens - 1974

Archives de linter - Le comité de soutien aux prisonniers de la RAF

Nouveau fascisme, nouvelle résistance : après la mort d'Holger Meins

"actualité" - face aux expulsions et à la politique anti-immigrés. Archives de linter

article - 20/08/07 - Nous publions un extrait du tract: MONSIEUR ET MADAME DEWAERE (affaire de bruay en artois) "Pourquoi sommes-nous solidaires des gens victimes des vexations policières…

Lutte des Noirs américains dans l'Empire. Dossier de l'Internationale 1983 (3). Chronologie des principaux événements de 1979 à1982.


Devoir de mémoire - Rosa Luxemburg - Sur la prison ...

Rosa Luxemburg. Vous demandez "A quoi bon tout cela". Réflexions sur l'emprisonnement

Rosa Luxemburg - "Après un parloir". Pour nos camarades emprisonnés

 

Par fidélité et par urgence - réunion d'information au CICP pour les prisonniers d'Action directe Pour connaître ou se souvenir de ...

"Les cellules pénitentiaires sont dotées d'un tableau d'affichage ...". Jean-Marc Rouillan, extrait d'infinitif présent. Et, "L'espérance se lèvera demain soyons-en certains..."


Séminaire autogéré sur l'émancipation : PROGRAMME DES PROCHAINES SEANCES

Voici le programme des prochaines séances arrêté lors de la dernière séance :

 

1) Le lundi 10 janvier, de 19h à 22h, en salle Pasteur, 45 rue d'Ulm : "Prisons en lutte dans les années 70 (2).


On travaillera sur deux textes :


- "Entretien avec les maos", débat sur la Justice Populaire entre Foucault et des maos, dans Dits et Ecrits, I.
- "Justice et Etat", de Sartre, dans Situations X.


L'enjeu de la séance sera d'éclairer le passage du Groupe d'Intervention Prison au Comité d'Action Prisonniers en 1972, par l'analyse des débats sur le complexe Justice-Etat-Prison comme lieu historique de subjectivation. L'analyse des effets matériels produits par l'étatisation de la justice, et la carcéralisation de la répression vise à rendre intelligible le problème spécifique des rapports entre classe ouvrières et luttes des prisonniers. Elle permet de faire éclater la figure unitaire de l'ouvrier, pour faire apparaître ses contours flottants, marginalisés et criminalisés. L'émergence de la voix des prisonniers, d'un lieu politique pour sa diffusion et sa mise en circulation, permet de déplacer et de complexifier les figures du peuple. Une telle opération est alors indissociable d'une certaine manière de dire la lutte, de décrire et d'écrire la révolte, de mettre en scène les résistances, ce que certains appelleront une poétique, ou une esthétique du discours.

 

2) Le lundi 17 janvier, de 19h à 22h : Atelier de lecture "Féminisme et études post-coloniales", lecture de Mohanty, présenté par M. Salins.

 

3) Le mardi 18 janvier, de 17h à 19h : Discussion avec L. Paltrinieri, F. Taylan, B. Faure (Séminaire sur "Les usages de Foucault" à l'EHESS), et A. Cavazzini (Groupe de Recherches Matérialistes, Toulouse II-Le Mirail-ENS Paris), autour de son article sur l'archive chez Farge et Ginzburg, disponible à http://acrh.revues.org/index1635.html

 

4) Le vendredi 21 et le samedi 22 janvier : Journées PRISONS EN LUTTE dans les années 70, au 48 Bvd Jourdan, programme à suivre. Avec le séminaire itinérant du Groupe de Recherches Matérialistes (Toulouse II-Le Mirail-ENS Paris).

 

5) Le lundi 24 janvier : rappel, séance du labo ACAE de LYON, avec un billet remboursé pour quelqu'un du séminaire.

 

6) Atelier de lecture Balibar (2)


Séminaire sur l'émancipation : les luttes en prison

La prochaine séance du séminaire sur l'émancipation portera sur les luttes en prison, les relations entre le théâtre et ces luttes, la question des liens entre engagement politique et détention, et leur histoire contemporaine du début des années 1960 au début des années 1970 avec les Black Panthers, le Groupe d'Information sur les Prisons, le Groupe Action Prison, etc.


Lundi 13 décembre 2010 de 19h à 22h en salle Pasteur, au 45 rue d'ULM.
Interventions de Quentin Mathias, Jean Daniel, Benjamin Faure.


A lire sur Internet :


La préface de Jean Genet sur la mort de George Jackson, brochure du GIP intolérable n°3 : http://linter.over-blog.com/article-13390556.html

Séminaire sur l'émancipation : Balibar et Wallerstein - Race, nation, classe

Séminaire sur l'émancipation : Balibar, Wallerstein - Race, nation, classe
Lundi 29 novembre 2010, à 19h
ENS-ULM en salle Pasteur (45 rue d'Ulm)

Les deux textes joints - deux chapîtres extraits de Etienne Balibar, Immanuel Wallerstein, Race, nation, classe, Les identités ambigües, La Découverte, 1997 - seront présentés et discutés lors de la prochaine séance du séminaire sur l'émancipation.

Au plaisir de vous y retrouver !

CINEMANCIPATION : la classe ouvrière va au paradis

Le séminaire émancipation vous invite à venir nombreux au Ciné-mancipation pour sa première projection publique :

La classe ouvrière va au paradis, de Elio Petri

Projection à l'Ecole Normale Supérieure,au 45 rue d'ULM (RER Luxembourg) en salle des Actes, au 45 rue d'ULM, Lundi 22 novembre, à 19h30.

Le séminaire autogéré émancipation est un collectif de recherche qui tend à travailler de manière autonome à l'articulation des luttes politiques et des productions de savoir. Le thème de cette année : Questions de minorités, nous permet d'affronter le problème des voix et de leurs représentations, des identités singulières et collectives, des combats dans lesquels s'engagent les questions du propre et du commun.

Séminaire sur l'émancipation : Dans le désordre des discours

La prochaine séance du séminaire sur l'émancipation aura lieu le lundi 1er novembre 2010 de 19h à 22h en salle Pasteur au 45 rue d'Ulm : Projection improvisée et discussion.

Texte en document joint : Benjamin Faure, Dans le désordre des discours, et quelques citations pour support d'intervention.

Ce qu'il faut aborder ici, c'est la possibilité d'un désordre des discours. Ces articles, ces brochures, ces livres, ces rapports, ces lettres, ces brèves et ces comptes rendus, dont on tente d'entrevoir les stratégies, les articulations, la rigueur des dispositifs par lesquels ils tentent de faire exister une autre voix (voie) au sein des constellations discursives ordonnées qui façonnent leurs situations.

Séminaire sur l'émancipation : La condition d'étranger

La prochaine séance du séminaire sur l'émancipation aura lieu le lundi 25 octobre 2010 de 19h à 22h en salle Pasteur au 45 rue d'Ulm.
Texte en document joint : Introduction de Guillaume Leblanc, Dedans, dehors : la condition d'étranger, Seuil, Oct. 2010.

La question des minorités émerge directement des luttes de sans papiers qui ont mobilisées certains des participants du séminaire et fait suite à la première année du séminaire, poursuivant le constat d’une disparition d’un référent commun de l’émancipation (peuple, prolétariat, multitude), et de la dissémination des luttes, fondée sur la politisation de dimensions jusque là exclues du champ politique. Si une telle situation de spécification des luttes, d’investissement politique des identités permet de combattre une certaine universalité abstraite des grands mouvements d’émancipation historique, elle risque également de nous confiner dans la séparation des identités, des rôles et des places orchestrée par la police néolibérale.

CR de la 1ère séance du Séminaire sur l'émancipation (2010/2011) et esquisse d'un programme

SEMINAIRE EMANCIPATION : perspectives pour l’année 2010/2011

Reconfigurations des figures du sujet politique : questions de minorités
(à corriger, amender…)

Horaires : 19H/22H, trois lundis soir par mois, au 45 rue d’ULM, salles affichées dans l’entrée le jour même (pour l’instant).

Questions de rythmes et d’organisation

1) Activités évoquées. Quatre types d’activités évoquées :

AVENTURES DE L'EMANCIPATION. Autour du Maître ignorant, Jacotot, Rancière et cie…

«  C’est l’histoire de chacun de nous, quelque soit votre spécialité, berger ou roi, vous pouvez causer sur l’esprit humain. »

MARDI 11 MAI 21010
9H30/13h et 15H/18H en SALLE A2 A l’ENS (Campus Jourdan)

MATIN - 9H30 / 13h - Questions d’éducations.

- Petit déj’/ Documentaire radio : « L’école pirate ». Voir le site de Pédagogie nomade : http://www.peripleenlademeure.be

- Brèves présentations des problèmes et discussions.


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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 20:12

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

  


Une lettre d'Aurore Martin

 

"Me voilà amenée à vous écrire une lettre d’un genre particulier.


Je m’adresse à vous tous aujourd’hui pour vous exprimer toute mon indignation, mon inquiétude, ma peur, mais aussi toute ma détermination et ma volonté de me battre.


Il est l’heure de défendre nos droits civils et politiques avec force, ce précédent ne laisse rien présager de bon.


L’inacceptable est-il acceptable ? Bien sur que non ! Cependant l’histoire du Pays Basque nous a souvent démontré que l’inacceptable était possible  : les extraditions, les multiples mandats d’arrêt européens délivrés à des dizaines de militants politiques (Segi, Askatasuna, Udalbiltza…), l’existence des législations et tribunaux d’exceptions à Paris et Madrid, la pratique de la torture dans les commissariats et casernes espagnoles, les partis politiques interdits, deux quotidiens fermés et ses journalistes torturés et incarcérés, les arrestations massives, la disparition et la mort de Jon Anza… Tout cela existe, cette répression est normalisée, c’est le lot quotidien du Pays Basque, des Basques. Cela est possible car les principales formations politiques en France et en Espagne, avec la complicité de leurs relais locaux, le permettent, le défendent et pour certains le laissent faire par leur silence coupable.  Il est temps de prendre vos responsabilités !


Je n’ai pas été surprise par le verdict de la Cour de Cassation. Nous le savions depuis longtemps, dans les affaires basques, les justices espagnole et française sont là pour appliquer des décisions politiques. Depuis mon incarcération à Seysses, les dés étaient jetés, le reste n’était que de la mise en scène, une belle mascarade. Tout cela pour arriver à leur fin, l’illégalisation de fait de Batasuna par l’Etat français, de toute la gauche abertzale, et plus s’ils le jugent nécessaire. Une illégalisation sournoise menée main dans la main avec l’Espagne.


Une preuve de plus que l’Etat français est un acteur majeur et direct du conflit politique basque. En acceptant ce MAE, Paris ne fait que renforcer ses choix politiques : la répression et la négation du Pays Basque ; une négation qui est à l’origine de ce conflit. Il n’y aura pas de solution juste donc définitive tant que la France ne reconnaîtra pas l’existence politique du Pays Basque nord.


Ce nouveau saut répressif a lieu au moment où la gauche abertzale multiplie ses efforts en faveur d’un processus démocratique de résolution de ce conflit. Mon Mandat d'Arrêt Européen et le maintien dans l’illégalité de la gauche abertzale sont des obstacles à sa mise en place. Tous les acteurs du conflit doivent pouvoir participer à ce processus en toute normalité ; dans ce sens, la gauche abertzale doit être légalisée sur l’ensemble du Pays Basque et toutes les poursuites judiciaires à son encontre stoppées.


Malgré cette répression, ces provocations, Batasuna réaffirme son engagement en faveur de ce processus démocratique. Dans ce sens, nous mettrons tout en œuvre pour qu’il puisse aller jusqu’à son terme.


Je n’ai pas l’intention de me soumettre aux autorités espagnoles, ni de faciliter à la France l’exécution de mon Mandat d'Arrêt Européen. Depuis quelques jours, ma vie a quelque peu changé. En effet, mon activité politique est interdite en France, en Espagne et en Pays Basque. Je n’ai pas d’autre choix que de me cacher pour pouvoir continuer mon activité politique au sein de Batasuna. J’ai donc décidé d’arrêter mon contrôle judiciaire et de ne plus me montrer publiquement. Je suis en Pays Basque, parmi vous, grâce à vous, grâce aux nombreux amis et soutiens qui m’ont accueillie et ouvert leurs portes. En Pays Basque, il y a une valeur qu’on ne nous enlèvera jamais, c’est celle de la solidarité.


Merci à tous, proches, amis, militants, élus… pour tout le travail accompli. Sans vous tous, cela ne serait pas possible. Continuons ce travail, rassemblons-nous, créons entre tous un rempart contre la répression, créons les conditions de la résolution de ce conflit, créons les conditions de la reconnaissance politique du Pays Basque nord.  


Pour terminer cette lettre je vous demande d’avoir une pensée pour les militants incarcérés ou réfugiés, et leurs familles, qui, comme moi, vont passer les fêtes de fin d’année loin de leurs proches. Merci.


Aurore Martin, le 20 décembre 2010

 

Euskal Herriko Kazeta – Le Journal du Pays Basque

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:14

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SOLIDARITÉ AVEC AURORE MARTIN                     
 
FRANÇAISE, MILITANTE DE LA CAUSE BASQUE, MENACÉE D’EXTRADITION VERS L’ESPAGNE ! 
 
Nous refusons l’extradition vers l’Espagne d’Aurore Martin ressortissante française et membre du parti indépendantiste basque Batasuna.
Non au mandat d’arrêt européen contre les opposants politiques.

Le 8 novembre 2010, Mme Aurore Martin ressortissante française, vivant au Pays basque français,  s’est vu notifier par la gendarmerie une convocation à se  présenter devant le tribunal de Pau pour le 9 novembre.
Le motif étant  le mandat d’arrêt européen lancé à son encontre et émanant  de l’Espagne, et plus précisément de l’Audience Nationale, tribunal d’exception traitant des affaires  de terrorisme.
Acharnement en Espagne contre la disidence basque :
Cette cour a, ces dernières années, engagé un bras de fer contre la gauche indépendantiste basque ;    la cible principale, mais pas unique, étant le parti indépendantiste basque Batasuna.
Celui ci a d’ailleurs été mis hors-la-loi en 2003. Ses dirigeants, mais aussi des militants, ont été arrêtés, emprisonnés, condamnés à des peines de prison à plusieurs reprises. L’un de ses porte-parole connu, Arnaldo Otegi est toujours incarcéré. Un procès se déroule actuellement à Madrid, un autre est programmé en 2011 où devra comparaître son ancienne direction et qui devrait aussi statuer sur le bien-fondé de  la mise hors-la-loi de ce parti.
Pour les autorités espagnoles et ses tribunaux, l’ensemble des mouvements revendiquant un processus menant à terme à l’indépendance du Pays basque, dont le parti politique Batasuna, sont considérés comme faisant partie de l’appareil, de l’organisation ETA.
C’est dans ce cadre qu’Aurore Martin est poursuivie par l’Espagne en raison de son appartenance au parti Batasuna, parti certes illégal en Espagne, mais légal sur le territoire français.
Acharnement en France contre Aurore Martin et son parti :
Aurore Martin a déjà fait l’objet de demandes identiques de la part des autorités espagnoles, ces demandes, comme celles à l’encontre d’autres membres français du parti  Batasuna ont été, jusqu’à aujourd’hui, rejetées  par le tribunal de Pau. Refus avec l’argument aggravant que ces tribunaux d’exception espagnols avaient cautionné des actes de torture.
Aurore Martin est accusée de « participation à une organisation terroriste » en fait, pour un travail politique publique au nom du parti Batasuna en temps que porte-parole pendant plusieurs années.
Les autorités espagnoles lui reprochent sa participation à des conférences de presse, un article paru dans le quotidien basque Gara et d’avoir été un temps salariée du Parti communiste des Terres basques. Parti depuis mis aussi hors-la-loi ; ce qui n’était pas le cas dans la période où Aurore Martin en était la salariée.
C’est pour ces faits, et rien d’autre, qu’Aurore Martin, a été incarcérée le 9 novembre à la prison de Seysses (Haute-Garonne) pendant une semaine, puis relâchée sous contrôle judiciaire.
Sa comparution le 23 novembre devant le tribunal de Pau a confirmé les inquiétudes de ses amis et soutiens politiques. En effet  la cour d’appel de Pau a accepté qu’Aurore Martin soit extradée, livrée à l’Espagne où elle encoure une peine de 12 ans de prison.
Aujourd’hui en Pays basque le « cas Aurore Martin » a soulevé un vaste mouvement de protestation.
Un panel très large d’organisations, de syndicats, mais aussi plus de 150 élus (maires, députés…) se sont prononcés contre la remise à l’Espagne d’Aurore Martin.
Les organismes des droits humains, la LDH, FIDH et AEDH ont fortement protesté  et dénoncent ce qu’elles considèrent  comme « une entente entre Etats pour museler des opposants politiques ».
Deux importantes manifestations unitaires se sont déroulées à Bayonne, le 27 novembre (1200 manifestants) et le 4 décembre (plus de 2000 !).
Les organisations signataires :
1/ Dénoncent la procédure du mandat d’arrêt européen à l’encontre de militants politiques, son utilisation aujourd’hui contre d’Aurore Martin est totalement inacceptable, les faits reprochés ne peuvent être en aucun cas considérés comme une quelconque activité terroriste.
2/ Estiment que la cour de Cassation de Paris qui doit statuer sur le recours déposé par les avocats d’Aurore Martin se doit d’invalider la décision intolérable de la cour d’appel de Pau.
3/ Exigent que l’Etat français mette fin à cette collaboration répressive avec l’Espagne à l’encontre d’opposants politiques privés d’expression politique et civique depuis de nombreuses années.
4/ S’inquiètent de cette procédure qui, comme le déclare Batasuna, serait un pas nouveau visant à interdire peut être ce parti sur le territoire français.
5/ Exigent que cesse l’acharnement policier et judiciaire de l’Etat français à l’encontre de ce parti.
6/ Invitent chacun à se prononcer avec ses moyens propres auprès des autorités françaises en leur demandant qu’Aurore Martin ne soit pas extradée.

Comité Solidarité Basque de Lille                                                                                                                                     
 Comité « Libérez-les ! » de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59 – 62)

Ligue des Droits de l’Homme (LDH) 59-62. –                                                                                                                          
Alliance Rouge et Noir
                      
Proposition de texte à envoyer au ministère de la Justice
Monsieur Michel Mercier                                                                                                                                                              Ministère de la Justice                                                                                                                                                                
13, place Vendôme                                                                                                                                                                   75042 Paris Cedex 01

 
Nous (nom, prénom) refusons l’extradition d’Aurore Martin                                                              
et l’application du mandat d’arrêt européen qui permet                                                               
d’incriminer des faits non illégaux en France. »
                                                       
Copie au Comité Solidarité Basque de Lille : csblille@aol.com

Un article sur Rue89

Aurore Martin, militante basque à la tête d'ETA ? « C'est barge ! »

Aurore Martin lors d'un conférence de presse à Bayonne, le 24 novembre 2010 (Régis Duvignau/Reuters).

 

(De Madrid) Représentante en France du parti indépendantiste Batasuna, légal en France mais interdit en Espagne, Aurore Martin, née dans la verte province de Soule (Pyrénées-Atlantiques), est accusée par la justice espagnole de « participation à une organisation terroriste » : ETA.

 

Elle fait l'objet d'un mandat d'arrêt européen (MAE) qui vient d'être validé par la cour d'appel de Pau, après le rejet au printemps d'un premier mandat.

 

Après une semaine d'incarcération, début novembre, elle est aujourd'hui sous le coup d'un contrôle judiciaire strict.

« On me reproche d'être à la tête d'ETA »

Pour le juge espagnol Baltasar Garzón, qui a enquêté sur le dossier l'inculpant, son appartenance au bureau national de Batasuna, « partie intégrante d'ETA », sa participation à plusieurs réunions « clandestines » sur le territoire espagnol et son activité salariée pour le Parti communiste des terres basques (Ehak) avant son interdiction en 2008 font de la jeune femme un membre présumé de l'organisation terroriste.

 

« Il est difficile pour les gens de comprendre que je sois autorisée à mener des activités en France en vertu d'une législation et que ces mêmes activités soient interdites et relèvent même du terrorisme dans un autre pays », souligne-t-elle, d'un ton posé et cordial entrecoupé d'une petite toux automnale.

« Aujourd'hui, on me reproche d'être à la direction d'ETA, c'est quand même barge ! »

Elle est au téléphone depuis Bayonne, samedi 4 décembre, en train d'attendre que débute la manifestation organisée pour la soutenir et protester contre l'attaque « aux droits civils et politiques élémentaires » que ces poursuites judiciaires supposent, selon ses supporters.

 

Quelques 2 000 personnes s'y étaient finalement rassemblées.

 

José Bové ou encore Noël Mamère figurent parmi les signataires d'une pétition de soutien.

Batasuna ne condamne pas les attentats d'ETA

Batasuna refuse de condamner explicitement le terrorisme au Pays Basque, contrairement à d'autres partis indépendantistes (Eusko Alkartasuna, Aralar).

 

C'est justement ce refus qui a en partie valu à la branche espagnole de Batasuna d'être déclarée illégale en Espagne en 2003. Une décision controversée mais finalement confirmée par le tribunal européen des droits de l'homme en 2009.

« J'avais 22 ans et j'ai fait un mois de prison »

Serveuse dans un bar près de Saint-Jean-Pied-de-Port, Aurore Martin espère pouvoir abandonner un jour ce « travail alimentaire » pour monter un atelier de création où elle pourrait mettre à profit sa formation de couture.

 

Son vocabulaire, mais aussi sa vie quotidienne ressemblent à ceux de beaucoup de jeunes trentenaires qui galèrent pour pouvoir faire le métier de leur rêve.

 

Mais une première arrestation, il y a bientôt dix ans, l'a poussée à investir une grande partie de son temps libre dans le militantisme. Elle était alors accusée d'association de malfaiteurs, affirme-t-elle.

« J'avais 22 ans et j'ai fait un mois de prison qui s'est finalement soldé par un non-lieu. Je n'arrivais pas à comprendre que la justice m'inculpe d'un tel délit sans preuve.

Un an après, je faisais le choix de m'engager en politique. »

« Je n'ai pas été bercée par le militantisme »

Née d'un père originaire de la région et d'une mère ayant grandi en Allemagne et vécue en Algérie avant de s'installer au Pays Basque, Aurore Martin affirme ne pas avoir grandi dans un terreau particulièrement indépendantiste.

 

Ses parents ont toutefois choisi de l'inscrire enfant à une ikastola, une école où l'enseignement se fait en basque. « À l'époque c'était un acte militant, c'est sûr, mais je n'ai pas été bercée dans cette atmosphère », assure-t-elle.

 

C'est en basque (euskera) qu'elle échange aujourd'hui avec les autres militants indépendantistes originaires de « l'autre côté des Pyrénées ».

 

Elle ne parle en effet pas castillan, ce qui l'effraie encore plus à l'idée de passer plusieurs années derrière des barreaux en Espagne.

Son transfert en Espagne serait une première juridique

« C'est la première fois qu'un tribunal français accepte de livrer un de ses ressortissants pour des faits en relation avec l'entourage politique de l'organisation, commis en Espagne », soulignait récemment le journaliste José Yoldi dans El País.

 

Cinq apparaissent sous le coup du même chef d'inculpation dans le dossier de Baltasar Garzón : « Je fais jurisprudence », explique-t-elle.

 

Son transfert devant un juge espagnol ouvrirait la porte, selon Aurore Martin, à l'arrestation d'autres membres de Batasuna en France pour qu'ils soient jugés en Espagne.

 

Vu depuis l'Espagne, les poursuites judiciaires dont elle fait l'objet sont cohérentes, explique José Yoldi. Près d'une quarantaine d'Espagnols y sont poursuivis pour avoir participé aux mêmes réunions.

 

« Il est clair que la fin d'ETA ne dépend pas » de la décision inédite du tribunal de Pau, écrit-il.

« Mais elle donne une idée de l'implication de la justice et de l'exécutif français dans la lutte contre le terrorisme. »

Photo : Aurore Martin lors d'un conférence de presse à Bayonne, le 24 novembre 2010 (Régis Duvignau/Reuters).

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 17:04

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linter.over-blog.com

 

 

 

CAMPAGNE 2010 POUR LA LIBÉRATION DES MILITANTS D’ACTION DIRECTE

 

dimanche 12 décembre 2010, de 16h à 22h précises

 

16h30 : projection de "LUCIO", anarchiste, braqueur, faussaire...,, film de Aitor Arregi et José Maria Goenaga, (documentaire, Pays basque, 2007, 1h33)

 

18h : infos et rencontre avec les comités de soutien et Lucio

 

19h : concerts avec THE STRUMMING BIRDS country folk punk songs – Paris) - LA MARMITE (anarcho-punk - Belgie) - RENÉ BINAMÉ (anarcho-disco-punk - Belgie)

 

CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE 21 ter, rue Voltaire, Paris XIe (metro : Nation, Rue des Boulets, Alexandre-Dumas) Soutien : 5 euro

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:57

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Articles et photo sur le blog le laboratoire 

Elle risque douze ans de prison pour une conférence de presse, un meeting et une réunion politique.

http://www.lejpb.com/paperezkoa/201...

24/11/2010

La cour d’appel de Pau ouvre la porte à l’extradition d’Aurore Martin

Hier, la cour d’appel de Pau a validé le mandat d’arrêt européen délivré par un juge espagnol à l’encontre d’Aurore Martin. Elle risque douze ans de prison pour une conférence de presse, un meeting et une réunion politique.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 17:48

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Comité Solidarité Basque Lille – csblille@aol.com. le 25 novembre 2010        
Objet : Extradition de la militante basque Aurore Martin
Appel à une réunion unitaire le mardi 30 novembre 19h
à la MRES rue Gosselet LILLE
Aux organisations, aux militants(es) : appel URGENT
Le 23 novembre, le Tribunal de Pau a accepté  le mandat d'arrêt européen émis par l'Audience Nationale de Madrid contre la militante de Batasuna, Aurore Martin.
Aurore Martin, agée de 31 ans, de nationalité française, est militante, et elle a été porte- parole d’une organisation interdite en espagne mais « encore » légale en france, Batasuna.
 L’espagne lui reproche sa participation aux activités publiques de cette organisation, d’avoir participé à des conférences de presse en 2006 et 2007 à Pampelune, d’avoir été salariée du groupe parlementaire d’Ehak, le Parti communiste des terres basques, interdit en 2008 et d’avoir publié un article dans le quotidien indépendantiste basque GARA .
Pour ces faits, l’espagne prétend pouvoir l’inculper pour  «participation à une organisation terroriste ». Oui, pour ces faits et rien d’autre, Aurore peut être condamnée à une peine de 12 ans de prison.
L’organisation  Batasuna est interdite en Pays basque depuis 2001 par la volonté et l’acharnement répressif de l’Etat espagnol, ses dirigeants ont été à plusieurs reprises emprisonnés ; Arnaldo Otegi, l’un des ses porte-parole, est toujours incarcéré. Un procès se déroule d’ailleurs actuellement à Madrid, un autre est programmé en 2011.
Comme vous le savez aussi, les différentes forces de police qui sévissent au Pays basque font l’objet de dénonciations répétées de militant(es) basques ayant subi des mauvais traitements, la torture ; accusations graves reconnues et dénoncées aussi par de nombreux organismes de défense des droits humains.
Suite à cette décision du tribunal de Pau contre Aurore, un recours a été déposé devant la cour de cassation, la décision sera connue dans le délai maximun d’un mois.
En pays basque, la décision du tribunal de Pau a provoqué un important mouvement de dénonciation et de très nombreuses protestations. Le samedi 20 novembre à Bayonne une manifestation a rassemblé plus d’un millier de personnes.
A ce jour, ce mouvement de solidarité s’amplifie en pays basque, des organisations politiques et syndicats français ont rejoint les mouvements basques et s’engagent publiquement à leur côté, NPA, PCF, Parti de Gauche, Europe Ecologie, Sud solidaires, PS etc..
Les organisations des droits de l’homme LDH, FIDH, AEDH sont particulièrement actives dans cette dénonciation de la collaboration répressive intolérable, et ancienne, de l’Etat français contre les militants(es) basques.
Une liste importante d’élu(es) s’est prononcée contre la menace d’extradition d’Aurore Martin. Hier 24 novembre, la sénatrice communiste Nicole Borvo Cohen-Seat a d’ailleurs interpelé au Sénat le groupe UMP sur le cas d'Aurore Martin. L'UMP n'a pas daigné répondre.
La presse quotidienne nationale a publié plusieurs articles : Libération et l’Humanité le 24 novembre.
Oui, il serait grave de « banaliser », une fois de plus, ce nouvel acte répressif contre une personne membre d’un mouvement basque ayant une activité politique publique et visible, dont le seul tort est de maintenir une légitime revendication partagée des deux cotés des pyrenées :    le droit des basques à décider de leur destin, option que partage notre comité depuis sa création en 1996.
Comptons sur votre présence ce 30 novembre afin de décider d’initiatives communes dans les jours à venir...avec nos remerciements à la LDH de Lille qui nous permet d’organiser si rapidement cette réunion unitaire.
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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 16:52

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JMR-espagnol.jpg

 

Jean-Marc Rouillan a écrit, alors que deux années de son nouvel emprisonnement s'achevaient, un courrier:

 

"Je remercie, du fond de ma cellule, tous les camarades, les amis et les inconnus qui incluent ma libération dans leur projet d’émancipation révolutionnaire". Lettre de Jean-Marc Rouillan

 

Des blogs, des sites l'ont repris comme en écho aux remerciements que Jean-Marc adressait alors à ceux qui le soutiennent. 

 

Comme en écho aux remerciements de Jean-Marc Rouillan, des blogs et des sites font naviguer sa lettre sur le net ... Solidarité

 

Depuis, d'autres publications ont suivi comme celle-ci à lire sur: Indymedia Barcelone.

 

Pour continuer à inclure dans nos combats, le combat pour sa libération ...

 

linter. le 12 novembre 2010

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2