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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 17:28

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JEAN-MARC ROUILLAN : DEUX ANS DE PLUS POUR DÉLIT D’AMBIGUÏTÉ" !

Déjà 23 ans de prison pour Jean-Marc Rouillan, dont 25 mois accomplis après la révocation en octobre 2008 de sa semi-liberté.

Deux années supplémentaires d’emprisonnement pour des mots que la Justice a qualifiés d’"ambigus".

Georges Cipriani et Nathalie Ménigon sont aujourd'hui en semi-liberté ou en liberté conditionnelle.

Dans la prison de Muret, Jean-Marc Rouillan n'a toujours pas reçu, lui, l'avis des "experts" de la commission pluridisciplinaire, suite à son passage en février dernier au Centre national d’observation de Fresnes.

Combien de mois encore à attendre une audience pour sa demande de libération, mois qui s’ajoutent aux années et aux années de résistance à l’enfermement ?

Jean-Marc Rouillan doit sortir enfin de prison : comme chaque mois, nous viendrons le dire à l'occasion du

 

 

RASSEMBLEMENT
jeudi 4 novembre, de 18 h à 19 h

en face de la direction de l'Administration pénitentiaire
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - Métro L1/L11 : Hôtel-de-Ville)

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 19:40

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Il faut que la liberté soit possible (par une prisonnière politique basque)
Ekaitza du 21/10/2010 n°1231
(Traduction pour Ekaitza : Ursoa Parot)

Par Gotzone Lopez de Luzuriaga (prisonnière politique basque)

Je ne sais pas très bien comment décrire, pour commencer, de quelle manière je vis ce moment où ils viennent de me notifier l'application de la sentence du tribunal suprême m'empêchant de recouvrer la liberté, alors que j'ai accompli intégralement ma peine. Du jour au lendemain, ils ajoutent neuf ans de plus aux vingt et un ans que je viens d'accomplir. Je me retrouve submergée de sensations et de sentiments ; je me sens fatiguée et impuissante, attrapée dans cet entrelacs où ils nous enserrent, dans leur compétition du « toujours plus », cette méprisable utilisation de nos personnes menée à l'extrême et à laquelle ils nous soumettent afin de nous détruire physiquement, moralement et politiquement.
Nous sommes déjà un grand nombre dans cette situation. J'éprouve tendresse, respect et admi¬ration pour tous et chacun d'entre nous qui « encaisse » avec tant de dignité tout ce que cela suppose, pour nous et pour nos familles et nos proches. Je donne le fond de ma pensée : je ne peux admettre tant d'impunité. Car le minimum pour une personne privée de liberté est de connaître la condamnation qu'elle doit réaliser, dans quelles conditions et selon quelles lois. L'insécurité et l'incertitude ne font qu'augmenter. La question est que la « réinterprétation » des lois de l'époque franquiste élimine d'un trait de plume la date de remise en liberté. La date par excellence, fondamentale pour toute personne en prison, celle qu'elle doit connaître quand elle est condamnée, cette date n'existe pas pour les prisonniers et prisonnières politiques basques. C'est un droit fondamental dont ils te privent. L'État « séquestre » les droits de l'homme les plus élémentaires et compte sur la couverture et la complicité des juges, politiciens et médias. Faire table rase de tout droit est inhumain mais dépeint bien ceux qui en sont les instigateurs.
Ce n'est pas un fait spontané. Il s'agit de tout un processus qui porte toujours le sceau du « apor ellos ! » (sus à eux !) qui dans les prisons a des connotations bien concrètes pour nous et pour notre entourage.
Dans mon cas, au bout de 18 ans de prison et alors que j'aurais déjà dû être en liberté conditionnelle, est survenue la maladie, le cancer et la tromperie ; ils m'ont fait croire, pas seulement verbalement mais aussi en utilisant des papiers officiels signés et tamponnés, que j'allais sortir pour recevoir les traitements médicaux nécessaires, dans des conditions dignes, auprès des miens. Ce qui aurait été le meilleur traitement possible. Mes proches aussi méritaient de pouvoir m'aider avec un minimum de tranquillité. Mais ce qui fut effectif c'est le chantage. En dépit des critères des rapports médicaux, spécifiant que les conditions carcérales ne sont pas adaptées pour supporter la dureté des traitements, leurs effets secondaires, en raison des déficits de la prison elle-même quant aux structures et à son fonctionnement, ceci ajouté au fait de devoir supporter seule la maladie, avec la tension que suscite la police qui par sa seule présence imposée conditionne aussi bien les médecins que moi-même.
Tout réside dans l'usage de différentes intensités de pression. Elle est intensifiée quand on est le plus faible. Sans aucun scrupule, ils en sont arrivés à me sortir du lit où je tremblais de froid pour me descendre de force dans un bureau où ils m'ont lu pour la première fois en quoi consistait le chantage. En résumé : « Si tu ne te repens pas... si tu ne signes pas... tu restes ici. »
Mais j'ai eu de la chance parce que tout près je pouvais compter sur mes compagnes de captivité qui, par leur affection et leur aide, m'ont donné tout ce qui était à leur portée pour « me guérir ». Avec toutes et tous, vous qui êtes loin aussi, ma famille et mes proches surtout, me parvenait ce txute (shoot) si spécial et positif qui soigne la solitude et la douleur physique par l'affection et la solidarité. Il me reste encore deux ans de traitement et ce coup qu'ils viennent de me donner ne va pas me les rendre faciles. J'ai donc demandé à être hébergée chez un de mes frères pendant la durée d'examen des recours, lesquels, même s'ils sont favorables, ne permettent pas de recouvrer la liberté.
Ceci afin que soit au minimum respecté mon droit à la santé dans des conditions dignes et accompagnée de mes proches. Je n'ai pas obtenu de réponse pour l'instant. Pendant ce temps, les sorties « hasardeuses » à l'hôpital continuent avec le même manque de garanties. La visite médicale prévue pour juillet est toujours en attente et, en dépit des plaintes à la Direction pour tous les « incidents » médico-policiers qui se répètent et où prévaut le critère policier, le problème ne se résout pas et je dois choisir entre santé et dignité-intimité.
Je veux que cela finisse pour ma famille et pour moi, parce que nous avons le droit de voir cette situation connaître une fin, car bien que l'on ne nomme pas ceci couloir de la mort, c'en est un, et bien que l'on ne parle pas de procès de Burgos et que Franco ne gouverne pas, nous devons subir cette autre sorte de dictature où ils se permettent tout. Et tout fait mal, spécialement la punition supplémentaire pour nos familles et nos proches qui peuvent en conter beaucoup sur cette histoire d'Euskal Herria que l'on n'entend ni ne voit dans les médias-menteurs ou les livres de classe.
Il est nécessaire de riposter et de revendiquer pour que cela finisse, pour que la liberté soit possible, surtout quand les condamnations sont déjà réalisées aux trois quarts et pour ceux qui ont des maladies graves.
Je vous demande, une fois de plus, aide et solidarité.

http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=498:il-faut-que-la-liberte-soit-possible-par-une-prisonniere-politique-basque&catid=31:aberri-eguna&Itemid=52
 
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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 12:34

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Samedi 23 octobre 2010 : rassemblement devant la prison de Lannemezan (Pyrénées atlantiques) pour manifester notre solidarité avec Georges Abdallah qui entrera le 24 octobre 2010 dans sa 27e année de détention.

 


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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 12:15

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Veranstaltung zur aktuellen Solidaritätskampagne für die Gefangenen aus Action directe in Frankreich mit dem Film "Rückblick auf mein Leben als Militante" (interviewt wird Joëlle Aubron aus AD) unf Gäst_innen aus Frankreich.

 

21, Oktober 2010 19H30

Café Grössenwahn, K9

Kinzigstrasse 9, Berlin-Friedrichshain

 

AD Flyer 21oct2010 Berlin

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:34

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Nombreux ont été les blogs et les sites à reprendre le texte de Jean-Marc Rouillan, comme en écho à ses « remerciements » pour tous ceux qui inscrivent dans leur lutte le combat pour sa libération.

Nombre de ces blogs et sites ont avec obstination et depuis longtemps informé sur la situation des prisonniers d’Action directe.

Nous reprenons aujourd’hui ceux dont nous avons eu connaissance, en remerciement pour leur action.

Et parce que nous pensons que la mobilisation a été et est un moment important de la lutte pour la libération complète et sans condition des militants d'Action directe.

Et pour la sortie enfin de Jean-Marc Rouillan, réincarcéré depuis maintenant deux ans, pour rien, pour une prise de position politique qui ne contrevenait en rien aux règles de sa semi-liberté.


Sur le site Agone, dans le cadre des chroniques de JM Rouillan, le 30 septembre, la parution du texte. L’occasion pour ceux qui ne connaissent pas, d’aller lire les autres chroniques et de découvrir les Editions.

Happy birthday !

Ce samedi 2 octobre, Jean-Marc Rouillan fête le deuxième anniversaire de sa réincarcération. Deux années de prison pour quelques mots.

Sur le site Naku Presse, le 1er octobre. Le plus beau titre donné à la reprise de ce texte :

Lettre d’un révolutionnaire

En commentaire sur  notre blog, Nosotros.Incontrolados 

Sur l'article "Je remercie, du fond de ma cellule, tous les camarades, les amis et les inconnus qui incluent ma libération dans leur projet d’émancipation révolutionnaire". Lettre de Jean-Marc Rouillan, sur votre blog le blog linter


Aux remerciements de JMR nous lui retournons les nôtres de savoir démontrer, que depuis nos cellules à l'extérieur, nous devons aussi résister à la machine qui tous nous broie.

Les voies que nous empruntons sur les plans théoriques et pratiques divergent dans la façon d'affronter un ennemi commun. Il peut arriver aussi qu'elles ne se rencontrent pas sans pouvoir toutefois
historiquement s'ignorer.

(N.I) 


Sur le site Turandot, le 30 septembre

http://turandot.over-blog.net/article-jean-marc-rouillan-deux-annees-d-emprisonnement-pour-des-mots-58041006.html


Sur le blog action-directe, le 1er octobre 2010

action-directe.over-blog.com,


Sur le blog de J. Tourtaux

Sur le site Danactu-Resistance, le 2 octobre 2010 Jean-Marc Rouillan, deux ans de prison pour une phrase, un réel acharnement

« Happy birthday ! » Jean-Marc Rouillan

Ce samedi 2 octobre, Jean-Marc Rouillan fête le deuxième anniversaire de sa réincarcération. Deux années de prison pour quelques mots. Deux années d’emprisonnement pour une phrase dans une interview. Qui n’annonce aucune dévastation apocalyptique. Même pas sulfureuse. Une phrase que la Cour d’appel a qualifiée d’« ambiguë ». Pour ce sombre « anniversaire », le blog des éditions Agone publie Happy birthday, un texte de Jean-Marc Rouillan qui a sauté la muraille de la prison de Muret, près de Toulouse


 

Bonjour

 

Nous publions ci-dessous une lettre de Jean-Marc Rouillan, l'un des plus anciens prisonniers politiques de l'Hexagone toujours incarcéré en raison de ses idées et sa fidélité à des idéaux émancipateurs.Plus que jamais la solidarité autour de l'exigence de sa libération est d'actualité.

 

Les Amis de Joseph Tournel, le 30 septembre 2010


 

Sur Le Post Par Paco

 

 

sur anarzone le 1er octobre 2010

 

Sur le site le vieux monde qui n’en finit pas, le 2 octobre 2010. Jean-Marc Rouillan, 2 ans

Sur Mille Babords, le 2 octobre. Lettre de Jean-Marc Rouillan

Sur Lutte en Nord, le 2 octobre 2010

Sur Info-Palestine, le 3 octobre :

Sur changement de société, le 2 octobre. Une lettre de Jean-Marc Rouillan

Sur le POOLP (le site des personnes obstinément opposées à la loi Pécresse). Le 2 octobre. J-M Rouillan: "ma détention révèle les peurs qui hantent toujours les gouvernements des pays impérialistes"

Sur Liban francophone le 3 octobre 2010. Deux années d’emprisonnement pour des mots

http://blog.libnanews.com/agregateur/2010/10/03/«-deux-annees-demprisonnement-pour-des-mots-


Sur Pays basque info, le 4 octobre 2010 : Lettre de prison

Sur le site altermonde le 4 octobre

Sur le site anarsixtrois le 4 octobre

Sur le site Alternatifs Drôme Ardèche, le 4 octobre

http://alternatifs0726.over-blog.com/article-chronique-de-jean-marc-rouillan-58246288.htm


Sur le site revolt united  05 octobre 2010

http://revoltunited.canalblog.com/archives/2010/10/05/19251132.html

Lettre de Jean-Marc Rouillan (tiré du blog "linter")

Sur le site Jura libertaire, le 6 octobre 2010

 

http://juralibertaire.over-blog.com/article-happy-birthday-jean-marc-rouillan-58320609.html

 

 

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:44

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Dans une lettre récente, Jean-Marc Rouillan remerciait tous ceux qui inscrivent dans leur combat celui pour sa libération. Le texte de cette lettre d'abord parue chez son éditeur et employeur Agone a navigué sur de multiples sites, montrant l'attention que nous sommes nombreux à porter à son emprisonnement comme à la situation des autres militants d'Action directe. Deux initiatives marquent ces prochains jours: le rassemblement mensuel devant l'administration pénitentiaire et ce concert organisé par les camarades de Toulouse ...

 

 

Deux ans après sa ré-incarcération

 

13 octobre 2010 au bar le Communard

Fabien Maguin | Publié le 6 octobre 2010

Dix mois de semi-liberté après vingt années de prison. Et depuis, deux années supplémentaires de taule se sont écoulées. Jean-Marc Rouillan a été réincarcéré en octobre 2008 pour une phrase dans une interview que des magistrats ont trouvée " ambigüe ".

Atteint d’une maladie rare diagnostiquée en mai 2009, il a depuis déposé successivement une nouvelle demande de liberté conditionnelle, puis une demande de suspension de peine pour raison médicale, et une plainte contre X pour non-assistance à personne en danger. Sans suite à ce jour. J-M Rouillan a cinquante-huit ans et est incarcéré à la prison de Muret depuis octobre 2009 après son transfert depuis celle des Baumettes.

Le Comité de soutien aux prisonniers d’Action Directe organise une soirée au bar le Communard le 13 octobre prochain à 21:00. J-M Rouillan a également publié le 2 octobre dernier un texte à l’occasion de ces deux ans de ré-incarcération que vous pouvez consulter ici.

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 22:54

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Le rassemblement mensuel devat l'AP, c'est ce jeudi.

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Vingt-trois ans ça suffit !
Libérez Jean-Marc Rouillan !

La justice a des oublis et des oubliés, tel Jean-Marc Rouillan, relégué depuis bientôt deux ans pour une interprétation tendancieuse de quelques paroles livrées lors d’une interview. Depuis, arrêt brutal du régime de semi-liberté, retour à plein temps en prison alors que la peine de sûreté assortie à la condamnation des militants d’Action directe est terminée depuis 5 ans !

Depuis l’hiver dernier, les délais s’étirent : la peine serait-elle sans fin ? Dans le déluge de déclarations et de mesures sécuritaires actuelles, le sort d’un prisonnier ne pèse pas bien lourd. La bourgeoisie et son gouvernement ne sont-ils pas aussi violents avec les travailleurs, les jeunes, les sans-papiers, la population nomade ? Pour tenter de rallier le peuple, tout est bon : on assiste aujourd’hui aux bonnes vieilles ficelles qui ont maintes fois servi et, une fois encore, l’épouvantail du terrorisme est brandi...

L’écran de fumée a du mal à cacher que le terrorisme d’État est bel et bien en action contre les travailleurs, à qui on vole la retraite, les jeunes à qui on vole l’espoir d’entrer sur le marché du travail avec une juste rémunération, les sans-papiers qui ont quitté leur pays pour vivre mieux et sont ici surexploités et traités comme des délinquants. Terrorisme d’État encore contre les différents groupes de population nomades, sempiternellement décriés, stigmatisés et pourchassés...

En regard des déclarations provocatrices du gouvernement de la bourgeoisie, les paroles d’un Jean-Marc Rouillan, qui ne dit rien ou qui s’excuse de ne pas pouvoir dire grand-chose, ne pèsent pas lourd sauf devant la justice bourgeoise !... Le terrorisme est bien du côté de ceux qui le décrètent !

Pour le dire haut et fort,

Rassemblement
Jeudi 7 octobre de 18 h à 19 h
devant l’Administration pénitentiaire
carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard
(Paris 4e - Métro L1/L11 : Hôtel-de-Ville)

Ne laissons pas faire !


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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 21:57

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Il y a deux ans, Jean-Marc Rouillan devait abandonner son travail auprès de la maison d'édition  Agone pour la prison, emprisonné pour des mots, lui qui avait fait le choix des armes! Sur le site Agone, deux ans après, on peut lire cette lettre de lui qui donne toute la mesure de son engagement et de la violence de l'Etat. Emprisonné "sur parole", il est malheureusement la preuve même de la légitimité de son, de nos combats contre l'impérialisme. Ses remerciements en fin de lettre ancrent plus profondément encore la volonté de lutter pour sa libération.

 

coquelicot-et-colombe16.jpg

collage de Joëlle Aubron


 

 

Lettre de Jean-Marc Rouillan

 


Deux années d’emprisonnement pour des mots… Moi qui, à la sortie de Mai 68, ai fait le choix des armes et de l’action révolutionnaire, me voici, à cinquante-huit ans, incarcéré, suprême ironie, « sur parole ».

Les magistrats de l’antiterrorisme donnent ainsi raison à l’adolescent que j’étais et qui, comme des milliers d’autres à travers l’Europe, avaient fait ce choix en estimant qu’il était impossible d’agir en révolutionnaire dans les cadres de la politique bourgeoise. Pour nous, dans ce système, on ne parle librement qu’à la seule condition de balbutier les commandements des maîtres.


Aveuglés par leurs certitudes réactionnaires, les juges parient sur la disparition sans retour d’une véritable opposition d’extrême gauche dans nos pays repus du malheur qu’ils causent ailleurs. Une opposition de classe capable de briser les appétits de prédateurs qui détournent les fruits du labeur des travailleurs. Une opposition conséquente en mesure rallier le pôle politique des exploités.

Qu’on le veuille ou non, ma détention révèle les peurs qui hantent toujours les gouvernements des pays impérialistes. Leurs craintes du fantôme de la résistance. Ma détention résulte de la volonté d’anéantir toute trace d’une alternative radicale aux habitudes rituelles des pétitions et des manifs-promenades, au verbiage hémiplégique des « plus à gauche, tu meurs », aux actions sans lendemain et aux comédies de la rupture avec le système et ses supplétifs.


Malgré tout, la lutte continue : chaque combat, chaque escarmouche, chaque refus porte en son sein une alternative révolutionnaire. J’ai appris de nos défaites. Mais je ne suis jamais dit qu’ils sont les plus forts, qu’il n’y a plus rien à faire. Je n’ai jamais renoncé à diffuser notre expérience combattante. Et j’assume toute la responsabilité politique de nos actions passées.

Deux années d’emprisonnement pour des mots… Ma détention repose sur l’arbitraire. Qui est aussi le fruit « ordinaire » de la prolifération des lois et des décrets liberticides. Alors que les gouvernants organisent l’impunité des patrons voyous et des milliardaires voleurs, ils multiplient les lois durcissant le rapport de force contre les exploités. Pas une année ne passe sans qu’on ne fasse voter en toute hâte (et souvent en catimini) une loi ou un amendement serrant encore la vis.


Les tribunaux d’exception et les brigades antiterroristes encadrent l’autoritarisme de cet État policier. Ils en sont l’expression omnipotente. Et aujourd’hui les tribunaux « ordinaires » – qui expulsent les Roms et les travailleurs étrangers, qui innocentent les policiers assassins, qui emprisonnent par brassées le petit peuple des quartiers –, relayés par le cortège des brigades spéciales – qui contrôlent au faciès, fouillent, tabassent et jouent du Taser et du flash ball –, font entrer l’arbitraire dans chaque relation « ordinaire » des plus pauvres avec l’État. Jusqu’où allons nous accepter la dictature « ordinaire » de la droite extrême ?

Cet État aurait-il cherché à donner un sens supplémentaire à ma vie militante qu’il n’aurait pu s’y prendre mieux ! Que je remercie en empruntant les mots du poète Heinrich Heine : « La haine de mes ennemis peut servir de garant que j’ai rempli jusqu’à ce jour cet emploi fidèlement et avec honneur. Je me montrerai toujours digne de cette haine. »


Et pour conclure ce deuxième anniversaire, je remercie, du fond de ma cellule, tous les camarades, les amis et les inconnus qui incluent ma libération dans leur projet d’émancipation révolutionnaire.

 

 


 


Jean-Marc Rouillan

Centre de détention de Muret

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 00:00

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Askapena arrestations
Lille le 28 septembre 2010
Après les arrestations et l’incarcération des 9 membres de l’organisation EKIN il y a 2 semaines, c’est au tour de 7 miltant(es) d’Askapena d’être raflés ... Le comité solidarité basque de Lille dénonce fortement ces nouvelles arrestations.
Le comité, dans le cadre de la solidarité internationale, participe publiquement aux activités d’Askapena et le revendique, il poursuivra son travail d’information et de dénonciation de la répression sauvage qui se poursuit en pays basque.
Solidarité avec nos camarades et amis d’Askapena !
Comptons sur votre soutien et votre solidarité, à suivre... car cette opération policière n’est certainement pas terminée...

Communiqués d'Askapena et du syndicat basque LAB en réaction à la rafle contre les militants basques d'Askapena,
Suite à l’opération policière contre Askapena
Suite à l’opération policière contre Askapena que la police nationale espagnole a menée à terme aujourd’hui 28 septembre, l’Organisation internationaliste basque Askapena déclare :
1. Nous dénonçons fermement la séquestration par l’appareil répressif de l’État espagnol de sept militants internationalistes. Nous voulons souligner que cette opération policière a lieu dans le cadre d’une campagne de criminalisation de la solidarité entre les peuples qui a commencé il y a quelques années avec des intoxications réalisées par les médias au service des intérêts de l’empire et qui a eu Askapena dans son collimateur.
2. Nous voulons, avant tout, montrer notre solidarité avec les personnes arrêtées, leurs familles et amis. Également, nous exprimons notre préoccupation concernant le traitement que ces personnes peuvent être en train de subir pendant leur garde à vue au secret.
3. Cette opération policière n’est qu’une nouvelle attaque contre le processus qui est en train de se mettre en marche au Pays basque. L’État espagnol au lieu d’offrir une sortie politique et démocratique, utilise exclusivement des moyens répressifs et est en train d’essayer de saboter la voie ouverte. Dans ce sens, l’implication et la solidarité qui existent en faveur de l’obtention d’une solution démocratique est un vrai problème pour l’État espagnol qui veut surtout les stopper.
4. Nous lançons un appel au peuple basque pour qu’il exprime sa solidarité envers les personnes arrêtées et envers Askapena, en participant aux mobilisations de protestation contre ce coup répressif.
5. Nous appelons aussi les peuples en lutte et le réseau des Ami(e)s du Pays basque à dénoncer la nature totalitaire de l’État espagnol et, plus concrètement, à se solidariser avec Askapena, pour que les droits du peuple basque soient respectés.
 
Atxilotuak askatu! Liberté pour les personnes arrêtées !
Gora Euskal Herria internazionalista!
Hamaika herri, borroka bakarra!
Beaucoup des peuples, une seule lutte!
Herriok independentzia!
Indépendance pour les peuples!
Pays basque, le 28 septembre 2010
http://www.askapena.org/?q=fr

  
Note de presse du syndicat basque LAB
 
LAB dénonce l’opération policière
contre l’organisation internationaliste Askapena
 
Cette nuit une nouvelle fois, il y a eu une opération policière contre des militants de la gauche indépendantiste. Cette fois-ci la répression a frappé sept militants de l’organisation Askapena.
 
Nous LAB, en plus de montrer une fois encore notre préoccupation pour le traitement que les personnes arrêtées vont subir pendant la garde à vue au secret, exigeons leur mise en liberté immédiate. Le seul “délit” d’Askapena est celui de travailler, depuis plus de vingt ans, en faveur de la solidarité entre les peuples et de l’internationalisme. Dans une société néolibérale où les valeurs promues sont l’égoïsme et l’individualisme, Askapena a toujours travaillé pour l’engagement, le travail collectif et la solidarité internationaliste. Askapena a toujours développé son travail militant en ce sens, ; et au Pays basque on le sait.
 
 Le Pays basque est un peuple qui lutte pour le droit à décider de son avenir, comme la Catalogne, la Galice, la Palestine, le Kurdistan, la Corse ou l’Écosse, pour ne citer que quelques exemples. Pour cela, les gens de gauche du peuple basque ont toujours été solidaires de ces nations, et en tant que militants de gauche nous le sommes aussi avec les processus de transformation sociale qui sont en train de se développer en Amérique latine. Cela, et rien d’autre, est le motif pour lequel année après année l’internationalisme basque, en général, et celui d’Askapena, de façon concrète, ont organisé des brigades solidaires dans lesquelles des dizaines de personnes participent, ce qui montre leur succès.
 
Des opérations répressives comme celle d’aujourd’hui, en plus de punir le travail militant des indépendantistes basques, prétendent saboter le nouveau processus qui est en train de s’ouvrir au Pays basque, processus qui a pour finalité d’ouvrir des chemins démocratiques pour que notre peuple puisse s’exprimer et décider de son avenir. Face à cette situation, les divers partis politiques et organisations syndicales et sociales du Pays basque sont en train de travailler pour que la société basque soit maîtresse de son avenir ; un exemple est la déclaration de samedi dernier à Gernika. L’État espagnol, avec Rubalcaba, ministre de l’Intérieur, comme exemple, maintient une position immobiliste et continue à parier exclusivement sur les voies répressives.
 
LAB exige que le gouvernement espagnol mette fin à cette folie répressive et appelle la classe travailleuse et la société basque à se mobiliser avec des forces nouvelles en défense des droits civils et politiques, tels que le droit à la participation politique, de réunion et d’association. L’opération policière d’aujourd’hui est un motif de plus pour que la classe travailleuse soit présente à la manifestation du 2 octobre à Bilbao convoquée pour exiger le droits civils et politiques. Nous appelons, également, à participer aux mobilisations qui auront lieu pour dénoncer ces arrestations. 
 
Pays basque, le 28 septembre 2010
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18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 20:47

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

Fin d'été. Des initiatives en solidarité avec les militants d'Action directe se manifestent . ..Voir ci-dessous.

 

Pour ce qui concerne linter: des camarades péruviens et basques ont donné un espace pour la solidarité avec les militants d'Action directe, sur la fête de l'Humanité.Cela a permis que comme tous les ans, un lieu et un moment de rencontre existe. Toujours beaucoup de réactions positives. Des messages de solidarité adressés aux camarades. Les collages de Joëlle Aubron et le livre de Bruno Baudrillart ont aussi pu trouver leur place. Mis en place au dernier moment, il n'a pu l'être avec tous les soutiens qui le désiraient, mais peut-être une autre fois ...


Tract Pour la libération de Jean-Marc Rouillan - nlpf - mardi 14 septembre 2010
ASSEZ D’ACHARNEMENT !

Arrêté en février 1987 avec ses camarades d’Action directe, Jean-Marc Rouillan a terminé depuis 2005 la peine de sûreté de 18 ans attachée à sa condamnation par un tribunal d’exception. En 2008, il obtient enfin un aménagement de peine qui sera révoqué après dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée. En octobre de la même année, il est remis en prison à temps complet par la justice « antiterroriste » qui a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie. Il a suffi d’une interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une interview pour refermer une porte brièvement ouverte.

En novembre 2009, Jean-Marc Rouillan dépose une nouvelle demande de libération. En février dernier, en raison de dispositions contenues dans la loi sécuritaire de juillet 2008 sur la rétention de sûreté, dite loi Dati, il subit comme tous les condamnés à une longue peine un transfert au CNO (Centre national d’observation devenu aujourd’hui CNE, Centre national d’évaluation) à la maison d’arrêt de Fresnes. Il y sera soumis pendant six semaines à une évaluation de sa « dangerosité » par plusieurs « experts » : un nouveau moyen que s’est donné l’État pour tenter de psychiatriser les actes de ses opposants politiques.

En cette fin d’été, alors que les « vacances judiciaires » sont maintenant terminées, Jean-Marc Rouillan attend encore, enfermé dans une cellule de la prison de Muret, que soit fixée la date d’audience pour l’examen de sa demande de libération.

Bientôt deux ans de prison de plus depuis octobre 2008, des mois peut-être encore qui s’ajoutent aux années et aux années d’enfermement pendant lesquelles, longtemps à l’isolement, Jean-Marc Rouillan a résisté à l’anéantissement carcéral. En le maintenant dans cette incertitude, le pouvoir politique continue-t-il à faire pression sur le militant pour obtenir de lui une repentance, un reniement que la loi française actuelle n’exige en rien ?

Ce que l’on nomme la justice de classe est une réalité. Il y a ceux qui participent de près ou de loin à l’élaboration des lois qui seront appliquées à d’autres… mais surtout pas à eux-mêmes. Pour cette justice de classe qui poursuit de sa vindicte le « terroriste » Jean-Marc Rouillan, celui-ci reste dangereux. Mais nous savons bien que ce qui nous menace, ce sont les lois liberticides et xénophobes dictées par un gouvernement aux ordres de la bourgeoisie et approuvées par le Parlement, lois qui visent en premier lieu les travailleurs, la jeunesse populaire, les sans-papiers, la population nomade…, tous ceux que les classes dominantes exploitent et oppriment, tous ceux que l’État pour-chasse quand ils s’opposent à l’ordre établi.

Liberté pour Jean-Marc Rouillan !

Nathalie Ménigon est en liberté conditionnelle pour cinq ans depuis août 2008.

Georges Cipriani est en semi-liberté pendant un an depuis avril 2010. Joëlle Aubron avait obtenu une suspension de peine en juin 2004, pour être soignée d’un cancer développé en prison. Elle décéda en mars 2006, après avoir consacré ses dernières forces à la lutte pour la libération de ses camarades.

 


Sur le site action-directe

 

En taule depuis presque un quart de siècle …

(mss / 05.09.10 à 11:37 / Sujet Jean-Marc Rouillan)

… Jean-Marc Rouillan est le dernier prisonnier d’Action directe !

Après 20 ans de prison, sa peine avait été aménagée en semi-liberté en décembre 2007. Cette semi-liberté a été révoquée suite à une interview parue dans l’Express. Jean-Marc est retourné en cellule, 24 heures sur 24, en prison ferme et ce depuis maintenant presque deux ans !

L’inflation des lois sécuritaires quadrillent le quotidien d’interdits et de menaces. La criminalisation frappe toutes les résistances et en premier lieu les pratiques de solidarisation active avec les prolétaires des continents opprimés.
Pour garantir les profits des transnationales, les prolétaires sont surexploités, la productivité augmente, les salaires diminuent, les acquis sociaux supprimés, le nombre des travailleurs pauvres explose, les migrants sont sur-précarisés, le temps de travail hebdomadaire augmente, l’âge de retraite est repoussé, les licenciements massifs sont la norme, ainsi que les délocalisations,… En son temps, Action directe a répondu à cette violence du système, quotidienne, masquée sous la forme de la norme.

Dès leur incarcération en 1987, l’État a cherché l’anéantissement physique et psychique des prisonniers d’Action directe. Ils furent soumis à un traitement spécial : torture par l’isolement, interdiction ou restriction des contacts et de la communication à l’intérieur de la prison et vers l’extérieur.
Et l’État a toujours voulu réécrire l’histoire des luttes de cette époque et nier leur dimension politique.
Dans « Paul des épinettes et moi » Jean-Marc écrit : « Ils mentent sur ce qui s’est passé. Ils en rajoutent et ne s’en gênent pas. Mais ils savent que sans nos regrets la boucle ne serait jamais bouclée. Voilà le sens de l’acharnement judiciaire. ».
D’autres États européens sont sur cette ligne de la réécriture de l’histoire. Dans un texte datant de mai 2010, « un certain nombre de personnes qui, à des moments différents, étaient dans la RAF » écrivent à propos de la situation actuelle en Allemagne : « On exige de nous d’arriver à un ‘accord historique’ qui n’en est, en réalité, pas un. Une ‘conclusion finale’ à laquelle personne d’autre que nous ne se tiendrait et dont les conditions ne sont guères négociables. C’est encore une tentative d’enterrer des expériences réelles, d’empêcher des processus d’apprentissage, d’isoler les différentes luttes les unes aux autres.
Là serait donc la fin de l’histoire. Une histoire dont rien ne subsisterait sinon l’auto-accusation et la dénonciation. »
C’est dans cette logique que l’État français maintient Jean-Marc Rouillan en prison, année après année. Sa dernière demande de libération date de novembre 2009 et à ce jour il n’a toujours pas été relâché.
Septembre 2010.
Des soutiens pour la libération des militants d’Action directe.

Adresse de Jean-Marc Rouillan
# 9590 B 139
Centre de détention de Muret
route de Seysses
31600 Muret

Plus d'informations sur
http://www.action-directe.net et http://action-directe.over-blog.com

Action directe était une organisation de guérilla qui dans les années 80 a mené la lutte armée en Europe de l’Ouest. Au moment de leur arrestation, en février 1987, ils étaient quatre : Joëlle Aubron, Georges Cipriani, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan. Tous les quatre ont été condamnés à perpétuité avec une peine de sûreté de 18 ans.
Joëlle Aubron est sortie de prison en juin 2004 suite à une campagne pour obtenir sa suspension de peine pour raisons médicales. Elle est décédée le 1er mars 2006 après avoir mené un combat pour la libération de ses camarades et contre la maladie.
Nathalie Ménigon est en liberté conditionnelle pour 5 ans depuis août 2008.
Georges Cipriani est en semi-liberté pour un an depuis avril 2010, épreuve obligatoire avant l’obtention éventuelle d’une libération conditionnelle.
Jean-Marc Rouillan est incarcéré à la prison de Muret. Quelques mois après l’annulation de sa semi liberté son état de santé s’est dégradé. Il souffre du syndrome de Chester-Erdheim, maladie grave et évolutive, et il est sans soins. Les procureurs ont explicitement demandé à Jean-Marc de prendre ses distances avec l´histoire d´AD et d´exprimer des regrets s´il voulait sortir pour être soigné.

 


Assez d’acharnement contre Jean-Marc Rouillan !
Par P A C O
 

 

Le collectif Ne laissons pas faire ! a distribué un tract du 10 au 12 septembre dans les allées de la Fête de l’Humanité pour rappeler que la France détient toujours un prisonnier politique nommé Jean-Marc Rouillan alors qu’il a terminé sa peine de sûreté en 2005. Au moment où la France est en prime l’objet de vives critiques internationales pour sa politique répressive et xénophobe, qui peut encore oser parler de « pays des droits de l’Homme » ? Nous reproduisons ci-dessus la déclaration des militant-e-s de NLPF.


 

Arrêté en février 1987 avec ses camarades d’Action directe, Jean-Marc Rouillan a terminé depuis 2005 la peine de sûreté de 18 ans attachée à sa condamnation par un tribunal d’exception. En 2008, il obtient enfin un aménagement de peine qui sera révoqué après dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée. En octobre de la même année, il est remis en prison à temps complet par la justice « antiterroriste » qui a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie. Il a suffi d’une interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une interview pour refermer une porte brièvement ouverte.


En novembre 2009, Jean-Marc Rouillan dépose une nouvelle demande de libération. En février dernier, en raison de dispositions contenues dans la loi sécuritaire de juillet 2008 sur la rétention de sûreté, dite loi Dati, il subit comme tous les condamnés à une longue peine un transfert au CNO (Centre national d’observation devenu aujourd’hui CNE, Centre national d’évaluation) à la maison d’arrêt de Fresnes. Il y sera soumis pendant six semaines à une évaluation de sa « dangerosité » par plusieurs « experts » : un nouveau moyen que s’est donné l’État pour tenter de psychiatriser les actes de ses opposants politiques.


En cette fin d’été, alors que les « vacances judiciaires » sont maintenant terminées, Jean-Marc Rouillan attend encore, enfermé dans une cellule de la prison de Muret, que soit fixée la date d’audience pour l’examen de sa demande de libération.


Bientôt deux ans de prison de plus depuis octobre 2008, des mois peut-être encore qui s’ajoutent aux années et aux années d’enfermement pendant lesquelles, longtemps à l’isolement, Jean-Marc Rouillan a résisté à l’anéantissement carcéral. En le maintenant dans cette incertitude, le pouvoir politique continue-t-il à faire pression sur le militant pour obtenir de lui une repentance, un reniement que la loi française actuelle n’exige en rien ?


Ce que l’on nomme la justice de classe est une réalité. Il y a ceux qui participent de près ou de loin à l’élaboration des lois qui seront appliquées à d’autres… mais surtout pas à eux-mêmes. Pour cette justice de classe qui poursuit de sa vindicte le « terroriste » Jean-Marc Rouillan, celui-ci reste dangereux. Mais nous savons bien que ce qui nous menace, ce sont les lois liberticides et xénophobes dictées par un gouvernement aux ordres de la bourgeoisie et approuvées par le Parlement, lois qui visent en premier lieu les travailleurs, la jeunesse populaire, les sans-papiers, la population nomade…, tous ceux que les classes dominantes exploitent et oppriment, tous ceux que l’État pourchasse quand ils s’opposent à l’ordre établi.


Plus d’informations sur le site du Collectif Ne laissons pas faire !

Courriel : nlpf@samizdat.net


Concernant linter:

 

Au passage, nous regrettons toujours le silence qui entoure le blog, rarement cité. Nous serions des nostalgiques ou pire ... Nous remercions d'autant plus ceux qui nous relaient et qui ne nous livrent pas pieds et poings liés aux seuls google et consorts pour faire connaître notre action. Le blog existe maintenant depuis décembre 2007, il informe systématiquement sur les initiatives de solidarité avec les militants d'Action directe, et développe une information et une réflexion dans la logique de ce qui fut à la base de l'Internationale: le combat contre l'impérialisme, pour le comunisme.

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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2