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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

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Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 19:59
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L-Inter5.jpg

Aujourd'hui plus que jamais face au capital des multinationales, à ses projets de guerre de moins en moins cachés, il est nécessaire et possible, comme le montrent toutes les contributions contenues dans ce numéro de l'Internationale, de participer activement à l'organisation de la lutte internationale des prolétaires pour le Communisme
Nous disons organiser parce que la volonté, la révolte spontanée, la radicalisation de luttes partielles ne suffisent pas De même que sont inefficaces, l'improvisation, la disparité des tâches multiples Ce qui compte dans la phase actuelle, c'est de se situer concrètement dans la dynamique de l'offensive des forces communistes organisées dans leurs luttes contre le capital à l'époque de l'impérialisme des multinationales.
Cela n'est possible que dans une perspective stratégique de la globalité du rapport de forces antagonistes, de la reconstitution d'un pôle communiste offensif en Europe de l'Ouest, quelles que soient les différences actuelles de niveau entre spécificités dues à des situations nationales différentes en apparence, mais soumises aux mêmes lois, lois définies précisément par la théorie marxiste - celle de la lutte des classes - seule méthode d'analyse efficace de la réalité sociale
Les textes contenus dans ce numéro témoignent de la volonté d'organiser rationnellement l'offensive internationale du prolétariat, la reconquête de la théorie révolutionnaire - théorie d'une pratique de la libération :
. Que ce soient les camarades des Brigades Rouges pour la Construction du Parti Communiste Combattant
qui expliquent leur action anti-impérialiste contre l'un des responsables des massacres des Palestiniens, affirmant par là - au-delà des défaites subies et de ce que voudrait faire croire l'Etat italien, leur capacité à continuer la lutte; 
. Que ce soit le texte signé "des camarades pour l'organisation" qui dans une analyse, posent les jalons d'une perspective pratique;
. Que ce soit les Cellules Révolutionnaires analysant les limites du mouvement pacifiste et de ceux qui se cachent derrière les "masses" pour ne pas lutter;
. Que ce soit le travail de camarades emprisonnés en Italie pour une reconquête de la théorie révolutionnaire, contre tout défaitisme et abandon;
. Que ce soit le court texte envoyé par des "camarades concernés" sur la situation actuelle en France et leurs questions à l'organisation Action directe à la suite d'événements relatés dans la presse;
Que ce soit au-delà de l'Atlantique, la volonté de groupes canadiens de s'en prendre au Parti de la guerre en s'attaquant au trust Litton qui participe à la construction des missiles de croisière;
. Ou bien d'autres textes, communiqués d'action, du front contre l'impérialisme, de la RFA à l'Euskadi ...

Il y a là une force, une dynamique, celle du prolétariat organisé qui fait l'Histoire, une amorce de pratique internationale qui oblige à prendre position sous peine d'être balayé, d'être rejeté aux poubelles de l'Histoire.
 
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 17:23
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undefinedcollage de Joëlle Aubron

Les massacres de Gaza font revenir à nos lèvres
Un terme, anti-impérialisme

Quand l'analyse du combat politique à mener
nous ramène encore et toujours
à la conscience que le capitalisme  continue
son processus d'extension, d'aliénation, d'exploitation
Quand on sait  que tous les combats  ici et ailleurs
ne font qu'un.

Un terme revient à nos lèvres
anti-impérialisme.

Quand on comprend qu'un militant politique
quelle que soit soit sa situation personnelle
est avant tout cet être de conscience et de combat
Que son combat, c'est lui-même, et c'est tout
Militant communiste, anti-impérialiste
C'est ainsi que l'Etat le combat
Qu'il tente de le psychiatriser,
Qu'il tente de le nier
Ou qu'il tente de le réduire au silence
C'est comme tel que nous devons le soutenir
C'est cela que nous devons protéger.


Les massacres de Gaza, rejoignent maintenant
ceux de Tell el Zaatar
Et un combat pour nous s'impose
Anti-impérialisme


linter
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29 février 2008 5 29 /02 /février /2008 20:01
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Soutenir est difficile
On a peur des erreurs
qui pourraient nuire.
Et tout ne peut-il pas nuire quand l'Etat le décide?
On fait des erreurs parce qu'on a peur
ou parce qu'on est trop sur
ou pas assez sur

Mais on ne fait pas d'erreurs
quand déjà on soutient
Et que l'on reste sur le terrain
de ce soutien

Soutenir est difficile
Diffficile car il est difficile de ne pas trahir
la pensée, l'action
de ceux que l'on soutient
quand le pouvoir peut vous amener
là où il veut que vous alliez
et vous y allez parce que
vous rentrez dans sa réflexion

Mais on fait pas d'erreurs
quand déjà on soutient
Et que l'on reste sur le terrain
de ce soutien

Soutenir est difficile
Mais il l'est moins quand on reste bien
sur le terrain que l'on s'est donné
Soutenir des prisonniers révolutionnaires
contre la destruction de l'Etat

Demain,  1er mars
Il y a deux ans  Joëlle disparaissait
Alors encore et toujours, sa déclaration
"Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :

La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.

La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.

La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations"

Joëlle Aubron, Bapaume, 16 juin 2004

E l'immense regret qu'elle ne puisse être là
Pour nous aider à réfléchir
au soutien


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22 janvier 2008 2 22 /01 /janvier /2008 12:26
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Réflexion ...
undefinedDans les combats politiques révolutionnaires,
il n'est ni victoire, ni défaite.
Il est ce que l'on peut imaginer de mieux
à un moment donné pour lutter.

    Il n'est pas de vaincus.
    il est des actes qui sont posés.
    Et qui participent des combats de l'instant.
    Et des combats à venir.

Les forces face à nous sont immenses et puissantes.
Elles sont celles de ceux qui ouvertement exploitent.
De ceux qui disent lutter, mais profitent d'un système d'exploitation.
Et de ceux qui croient lutter mais confortent.
Elles sont celles de la boucherie de 1914, du nazisme,
De l'exploitation de continents entiers.
De l'exploitation de la force de travail des hommes.

    Il n'est de combat révolutionnaire que de rupture.
    Quelle que soit la forme prise par ces combats
    et cette rupture.

Que retenons de l'histoire.? La participation en 1914 -1918 aux gouvernement de guerre,
après des décennies de déclarations inverses,
des forces qui disaient lutter contre la guerre.
Ou, le refus obstiné de participer au conflit, des forces de la révolution.

Que retenons de l'histoire?
    La trace des luttes.
    La conviction que tout moment de lutte
    est une victoire.
    L'espoir que d'autres trouveront après nous
    comment lutter mieux et plus fort

Contre l'exploitation, l'oppression, l'aliénation.

linter
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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 18:22
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(Dans le cadre de la mise en ligne des éditos de l'Internationale)

Aujourd'hui plus que jamais face au capital des multinationales, à ses projets de guerre de moins en moins cachés, il est nécessaire et possible, comme le montrent les contributions contenues dans ce numéro de l'Internationale de participer activement à l'organisation de la lutte internationale des prolétaires pour le Communisme.

Nous disons  organiser parce que la volonté, la révolte spontanée, la radicalisation de luttes partielles ne suffisent pas. De même que sont inefficaces l'improvisation, la disparité des tâches multiples. Ce qui compte dans la phase actuelle, c'est de se situer concrètement dans la dynamique de l'offensive des forces communistes organisées dans leurs luttes contre le capital à l'époque de l'impérialisme des multinationales.
Cela n'est possible que dans une perspective stratégique de la globalité du rapport de forces antagonistes, de la reconstitution d'un pôle communiste offensif en Europe de l'Ouest, quelles que soient les différences actuelles de niveaux entre spécificités, dues à des situations nationales différentes en apparence, mais soumises aux mêmes lois, lois définies précisément par la théorie marxiste - celles de la lutte des classes - seule méthode d'analyse efficace de la réalité sociale.
Les textes contenus dans ce numéro témoignent de la volonté d'organiser rationnellement l'offensive internationale du prolétariat, la reconquête de la théorie révolutionnaire - théorie d'une pratique de libération.
. Que ce soient les camarades des Brigades Rouges pour la Construction du Parti Communiste Combattant qui expliquent leur action anti-impérialiste contre l'un des responsables des massacres des Palestiniens, affirmant par là, au-delà des défaites subies et de ce que voudrait faire croire l'Etat italien, leur capacité de continuer la lutte;
. Que ce soit le texte signé par "Des camarades pour l'organisation" qui dans une analyse posent les jalons d'une perspective pratique;
. Que ce soit le travail de camarades emprisonnés en Italie pour une reconquête de la théorie révolutionnaire, contre tout défaitisme et abandon;
. Que ce soit le court texte envoyé par des "camarades concernés" sur la situation actuelle en France et leurs questions à l'organisation Action Directe à la suite d'événements relatés dans la presse;
. Que ce soit, au delà de l'Atlantique, la volonté de groupes canadiens à s'en prendre au Parti de la guerre en s'attaquant au trust Litton qui participe à la construction des missiles de croisières;
. Ou bien d'autres textes, communiqués d'actions, du front contre l'impérialisme, de la RFA à l'Euskadi ...
Il y a là une force, une dynamique, celle du prolétariat organisé qui fait l'Histoire, une amorce de pratique internationale qui oblige à prendre position sous peine d'être balayé, d'être rejeté aux poubelles de l'Histoire.
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 14:03
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L'édito du no 4 est particulier, puisque c'est en fait le début du communiqué Guerre à la Guerre publié juste avant l'entrée en guerre des pays européens en 1914. La lecture de ce communiqué, à la lumière de ce qui se passera dès la déclaration de guerre, c'est--à-dire non seulement le ralliement de la presque totalité des dirigeants du mouvement ouvrier dans les différents pays, mais encore leur participation active aux gouvernements guerriers nous invite plus que jamais à réfléchir à ce qu'est le réformisme politique et à nous souvenir d'un des titres des principaux textes de Rosa Luxemburg,  près de quinze années avant: Réforme ou révolution.
l--internationale--4-fevrier-1984.jpg
CONFEDERATION GENERALE DU TRAVAIL
GUERRE A LA GUERRE!

DANS LES BALKANS, LA GUERRE EST DECLAREE!
Monténégrins, Serbes, Bulgares et Turcs commencent à s'engager.
Ainsi l'Europe, sortant de la crise que fit naître la France capitaliste et financière, par son abominable agression contre le Maroc, voit surgir dans le présent conflit les redoutables possibilités d'une conflagration guerrière, dressant les unes contre les autres les puissances européennes.
Les désir d'expansion territoriale de l'Autriche et de la Russie, la recherche de débouchés nouveaux pour certaines autres nations s'ajoutant aux convoitises des groupes financiers et intellectuels, mettent en péril la paix du monde.
Les excitations cléricales, les haines de race font de cette guerre, non pas seulement une vaste flibusterie capitaliste, mais une fanatique croisade. Dans la complexité des intérêts engagés, dans le caractère implacable de cette guerre, peu de place, est laissé aux espérances de la localiser, espérances avec laquelle la presse bourgeoise tente d'apaiser les inquiétudes populaires. En effet, à ce jour, les puissances n'ont pas voulu empêcher la guerre. Pourquoi,? Parce que l'opinion publique est restée indifférente. Les puissances voudront-elles, aujourd'hui localiser le conflit, en limiter la durée? Oui, si l'opinion publique, enfin éclairée, veut et sait intervenir.
Si tous les partisans sincères de la paix entre les peuples ne se montrent pas vigilants ...
Le Congrès déclare qu'en cas de guerre entre les puissances, les travailleurs répondront à la déclaration de guerre par une déclaration de grève générale révolutionnaire.
 
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 11:23
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Le blog continue son travail d'archives de l'Internationale. En même temps que les éditos, il informe sur le dossier central que comportait chaque numéro. Nous en indiquons ci-dessous le sommaire et saisissons quelques articles. Nous proposons cependant aux amis et camarades qui souhaiteraient l'un ou l'autre de ces dossiers ou des articles qu'il contient de nous contacter.

LES ETATS-DESUNIS
PORTO RICO
luttes au coeur de la bête

. Ce dossier SUR LES COMBATS AUX-UNIS est le premier consacré à des luttes que l'on nous tait soigneusement. Pourquoi ce dossier. Caractère des luttes aux USA.

. UNE ILE, COLONIE MILITARO-INDUSTRIELLE DES USA

L'article:
Porto-Rico fait partie des Antilles et est situé dans les îles Caraïbes.
C'est un archipel de 100 miles de long sur 35 miles de large composé d'une île principale et d'îles plus petites telles que Vieques, Culebra, Culebrita, Mona etc.
la population comptait en 1980, 4,5 millions d'habitants, 2,5 millions aux USA.
. Porto-Rico est une colonie américaine, contrôlée depuis 1898 par les Etats-Unis après que les forces militaires de ce pays ont occupé l'île au moment de la guerre dite hispano-américaine.
Porto-Rico a un gouverneur et un parlement qui doivent cependant obtenir l'approbation du gouvernement et du congrès des USA pour avaliser leurs décisions. La citoyenneté américaine et le service militaire obligatoire ont été imposés aux porto-ricains au moment de la première guerre mondiale.
. Porto Rico est une colonie militaro-industrielle du fait de la présence massive des troupes et des industries américaines.
Onze bases américaines occupent 13% des terres cultivables. Par exemple, 80 % de l'île de Vieques ont été expropriés par les Etats-Unis pour développer leurs bases sur cette base et pour entraîner leur marine. C'est une grande partie du Roosevelt Road, le plus grand complexe naval militaire des Etats-Unis dans le monde.
. Porto Rico est un pays qui devrait se suffire sur le plan agricole. Il possède une forte industrie, métallurgique et chimique. Mais les Etats-Unis utilisent cette économie à leur profit.
Porto Rico doit importer sa viande des Etats-Unis, 81 % de la population doit s'employer dans des trusts américains. Les Etats-Unis investissent énormément sur Porto-Rico. Ils installent sur l'île des industries hautement polluantes réalisant d'énormes profits comme l'industrie pétrochimique. Le cinquième des investissements réalisés dans le Tiers Monde par ce pays est réalisé à Porto Rico, les industries étant assurés de hauts profits dans des conditions parfaites. Les capitalistes américains contrôlent 80 % de l'industrie, 60 % des banques et 90 % des exportations industrielles.
. La population est complètement méprisée par les Etats-Unis qui n'y voient que chair à canon comme lors de la première guerre mondiale (où les portoricains ont été enrôlés en masse), travailleurs à bas prix et à haut risque sur l'île, marchandise immigrée et objet d'expérience: 40 % des femmes sont stérilisées, les expériences concernant la pilule ont été réalisées d'abord à Porto-Rico.
. A cette exploitation, les portoricains ont répondu depuis toujours par la lutte sur l'île et maintenant aux USA. La création des partis à la solde des Etats-Unis n'a pu empêcher le développement d'organisations de lutte.
Les forces politiques sur l'île sont d'une part les partis créés par les USA et/ou qui les servent:
- Le Nouveau Parti Porgressiste est contrôle par le gouvernement colonial. C'est un parti néofasciste. Il utilise l'Etat pour lutter contre les indépendantistes. Il est financé en grande partie par les USA
- Le parti politique Démocratique. Il a été formé par Munoz Marin dans les années 30.
Et les organisations progressistes et indépendantistes:
- Le Parti Portoricain indépendantiste. Il appartien à l'Internationale socialiste. Le plus important parti d'opposition jouant le rôle de l'opposant loyal et préconisant la prise du pouvoir par les élections.
- Le parti socialiste Portoricain. Parti eurocommuniste dans le contexte colonial. Participe aux élections.
- La ligue socialiste Portoricaine. Groupe révolutionnaire marxiste-léniniste. Il refuse toute participation aux élections. Il soutient le combat indépendantiste. Parti frère du MLN qui, lui, agit aux USA.
Puis des groupes armés clandestins qui ont revendiqué plus d'une centaine d'actions.
- Les FALN: forces armées de libération nationale
- Les FARP: Forces armées de résistance populaire
- Les macheteros, Ejercito Popular Boricua, bras armé du parti révolutionnaire des travailleurs.
- L'OVRP: Organisation des Volontaires pour la révolution portoricaine.
- Le CRP: Commandement Révolutionnaire du peuple.
Ces derniers représentent avec la ligue, les forces politiques qui ont une réelle compréhension de l'impérialisme et une expérience/volonté d'affrontement jamais démentie.

. FALN: les Faln sont l'organisation de lutte armée portoricaine ayant choisi de lutter sur le sol même des USA. Ces communiqués précisent leurs positions politiques

Un des communiqués:

Les FALN revendiquent l’entière responsabilité pour les attentats à la bombe qui ont eu lieu dimanche 28 février dans le quartier financier de Wallstreet. Cette attaque armée contre des entreprises et des institutions de l’impérialisme yankee font partie de la guerre permanente que nous menons pour la libération de notre pays du colonialisme US, pour la libération immédiate et sans condition de nos prisonniers de guerre et de nos prisonniers politiques, et elle est l’expression de notre solidarité avec le peuple héroïque du Salvador et son avant-garde armée, le Front Farabundo Marti de Libération Nationale.
C’est la réponse du peuple portoricain en exil (aux USA, note du traducteur), aux dernières déclaration des impérialistes américains, celles de Reagan (le 12 janvier 1982) et du porte-parole du gouvernement O’Neil, affirmant que les impérialistes américains revendiquent le "statehood" pour Porto-Rico.
Ainsi, les impérialistes ont renouvelé clairement leurs prétentions concernant notre pays : accentuer la colonisation de Porto-Rico par son intégration dans la fédération des Etats yankees. Ils veulent réaliser cela avec la bénédiction et le soutien du capitalisme international, comme l’a déclaré ouvertement l’ancien président Gerald Ford lors d’une rencontre de la Commission Trilatérale qui a eu lieu sur le sol de Porto-Rico, sur un territoire qui nous a été dérobé par des voelurs et des criminels, des parasites ouvertement tolérés : les Rockfellers.
Nous, membres de la nation portoricaine opprimée, qui avons été contraints de quitter notre cher pays, pour aller dans les misérables bidonvilles et ghettos des USA et tenter d’y survivre, nous savons ce que signifie réellement pour le peuple portoricain "l’autonomie". Nous la vivons. "L’autonomie" signifie le génocide. C’est une vie d’esclaves soumis aux intérêts d’une minorité parasite, avide seulement de profits. C’est la destruction totale de notre idenité, de notre langue, de nos valeurs, de notre nationalité, de notre culture, et cela signifie le vol et le pillage de notre pays et de ses ressources naturelles au profit des capitalistes yankees. Nous devons résister à cela. Porto-Rico n’est pas et ne sera jaais une partie des USA. Porto-Rico appartient au peuple portoricain. c’est ce que nous défendons et nous combattons pour cela jusqu’à la victoire ou la mort.
Les FALN aimeraient attirer l’attention du peuple portoricain, du peuple des Etats-Unis et des peuples du monde sur le traitement inhumain réservé à nos camarades prisonnierEs, membres de notre organisation, les onzes prisonnierEs de guerre portoricains (Oscar Lopez Rivera, Lucy Rodriguez, Carlo Alberto Torres, Haydee Torres, Luis Rosa, Alicia Rodriguez, Ricardo Jiminez, Dyclia Pagan Morales, Adolfo Matos, Anton Giorgi, Elizam Escobar, Carmen Valentin) dans les géôles du système pénitentiaire yankee. Leurs problèmes de santé ont été ignorés, les surveillantsl es tourmentent sans arrêt et tentent de les provoquer. Ils ont été isolés dans leurs cellules des semaines durant, les visites de leur famille leur ont été interdites, les livres et toute littérature leur ont été refusées et ils ont été confrontés sans cesse à des situations de stress psychique et physique. Cela comprend par exemple la balle tirée dans la cellule de Luis Rosa et le refus d’un traitement médical pour Haydee Torres, bien que même le médecin de la prison ait diagnostiqué un cancer vraisemblable au stade précoce. Malgré une campagne nationale et internationale qui a mobilisé des groupes médicaux, des organisations bourgeoises et religieuses, des travailleurs, des étudiants, des intellectuels, qui ont effectué une pression constante sur le gouvernement yankee et son administration des prisons, Haydee Torres n’a pas été soignée.
Notre organisation ne laissera pas sans réponse tout dommage physique ou psychique subi par nos camarades. Nous exigeons qu’ils soient traités comme des prisonniers de guerre comme l’imposent la Convention de Genève et les protocoles des Nations Unies pour les combattantEs faitEs prisonnierEs dans le cadre des guerres de libération. Nous rendons responsables les capitalistes yankees et les bêtes féroces et sadiques qui constituent et dirigent leurs forces de répression, pour tout dommage que subissent nos prisonniers de guerre et nos prisonniers politiques et pour toute attaque qui vise à opprimer et à détruire l’aspiration légitime de notre peuple à l’indépendance et au socialisme. Ce n’est pas une menace en l’air. L’impérialisme yankee sait très bien que les révolutionnaires portoricains ne bluffent pas. Il a essuyé nos balles et senti l’odeur de nos explosifs - du Colonel Riggs à Blair House, de l’attaque contre le Congrès, contre l’Anglr’s Club à Sabana Seca.
Le combat portoricain pour l’indépendance et le socialisme fait partie de la révolution des masses exploitées et opprimées contre l’oligarchie, contre le capitalisme et l’impérialisme, en Amérique latine. C’est tout autant une partie de la révolutioin de la classe ouvrière internationale pour la destruction du capitalisme et la construction du socialisme. En tant que révolutionnaires, nous sommes unis aux masses exploitées et opprimées du monde entier et nous savons clairement que les seuls gouvernements progressistes sont ceux qui sont menés par les principes du marxisme-léninisme et qui construisent une société socialiste libre de toute exploitation de classe.
Pour ces raisons, nous rejetons la "solidarité" et le "soutien" hypocrites à l’indépendance portoricaine, affirmés par les gouvernements de Mexico et du Venezuela. Tandis qu’il soutient l’indépendance du Porto-rico, le gouvernement du Venezuela renforce ouvertement le régime tyrannique et fasciste de Duarte au Salvador, en lui procurant le soutien politique et matériel pour l’assassinat lâche et brutal de milliers de Salvadoriens. En tant qu’allié de l’impérialisme yankee pour le maintien de la domination de l’oligarchie au Salvador, le gouvernement du Venezuela est coupable de meurtres et de génocide. Il assume un rôle de plus en plus agressif comme exécuteur des plans de l’impérialisme yankee qui veut étendre et assurer sa domination en Amérique Centrale et aux Caraïbes. En échange, les USA ont accepté d’équiper l’armée vénézuélienne d’armes modernes, d’accorder des crédits et des capitaux pour l’expansion économique des capitalistes vénézuéliens et de permettre à ces capitalistes l’accès à de nouveaux marchés pour leurs produits. Le Venezuela doit se comporter, et ce en accord avec les plans de la Commission Trilatérale, comme une puissance sub-impérialiste. Ce sera l’un des garants du trilatéralisme en Amérique Latine, opprimant les mouvements populaires et révolutionnaires intérieurs et défendant les intérêts de l’impérialisme.
Le gouvernement mexicain prétend lui aussi soutenir l’indépendance de Porto-Rico. Il était même l’hôte de la Conférence Internationale pour la Solidarité avec l’Indépendance Portoricaine. Cette image de "défenseur des opprimés" est une farce. C’est un masque qui a pour but de cacher l’exploitation et la répression la plus brutale des masses mexicaines appauvries par l’oligarchie mexicaine et l’impérialisme yankee. comme au Salvador, des milliers de travailleurs, de petits paysans, d’étudiants, de professeurs et de révolutionnaires mexicains ont été assassinés et ont disparu par le soin des forces de répression et des escadrons de la mort d’extrême-droite, payés et organisés par la classe dominante mexicaine. A Mexico, l’ordre et la loi sont maintenus par le meurtre, la terreur et la torture. Le véritable but de Mexico à sa politique extérieure progressiste n’est autre qu’un manoeuvre pour masquer la répression dans son propre pays et pour servir de force stabilisatrice dans la région contre les mouvements populaires et révolutionnaires, afin que ceux-ci ne tendent pas trop vers la gauche. Dans la stratégie des impérialistes, il doit apparaître comme le brave type à côté des méchants garçons que sont les USA.
Notre combat pour la libération nationale n’a pas besoin de cette "solidarité" des meurtriers, des bourreaux et des exploiteurs. Ils sont partout les ennemis des peuples qui aiment la liberté. Nous n’avons pas besoin de prostituer nos principes politiques pour gagner le soutien momentané de nos ennemis de classe, qui nous trahiraient finalement quand nous ne leur servirions plus à rien ou quand nous servirions plus leurs intérêts.
A nos frères et soeurs chicano-mexicains, noirs nés mexicains, qui combattent à l’intérieur de la Fédération des Etats yankees, pour reconquérir le pays et les territoires qui leur ont été volés, nous adressons l’expression de notre solidarité révolutionnaire la plus sincère et la plus profonde. Les FALN soutiennent la volonté de réunification des pays chicano-mexicains du Sud-Ouest et de l’Ouest américain avec Mexico et de construction d’un Mexique indépendant des blocs impérialiste et socialiste ; elles soutiennent le droit légitime du peuple noir sur les territoires du sud et à la création de la nation Nouvelle Afrique ; elle soutient le droit des peuples et dfes nations indigènes américaines à recouvrer leurs territoires occupés. Pour nous, il n’y a qu’une seule voie : la lutte armée, et qu’un seul ennemi : l’impérialisme yankee. Dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien, les FALN livrent leur contribution à la destruction de la fédération des Etats impérialistes en continuant à mener la lutte armée jusqu’à ce que Porto-Rico soit libéré du colonialisme et de l’immixion yankee.
Aux combattants noirs qui sont confrontés actuellement à toute la violence de la machine de répression yankee et qui ont été torturés et assassinés par ces agents de la mort : votre force, votre courage et votre volonté de combattre nous a donné du courage. Nous soutenons votre combat contre l’esclavage colonial de votre peuple et pour la Nouvelle Afrique, et nous sommes convaincus que votre victoire comme la nôtre est inéluctable.
Nous voulons exprimer notre solidarité avec les trois Nord-Américains qui ont été faits prisonniers lors de l’action d’expropriation de la Brinks. En vous unissant avec vos camarades noir(e)s et en faisant vôtre leur combat, vous avez mis em pratique que le principe léniniste, qui dit que le devoir de la classe ouvrière et des forces progressistes dans les pays impérialistes est de soutenir activement la libération des colonies et de combattre pour cela. Compañeros, nous saluons votre exemple : désintéressement et engagement total au côté de la libération nationale et pour larévolution de la classe ouvrière internationale.
La guerre pour l’indépendance et le socialisme de Porto-Rico ne sera pas facile et coûtera de nombreuses victimes. Mais l’ennemi n’est pas invincible. Le Viêt-Nam, le Nicaragua. Cuba est maintenant le Salvador l’ont montré. L’impérialisme yankee va tout mettre en oeuvre pour vaincre notre organisation révolutionnaire et pour opprimer l’aspiration à la liberté de notre peuple. Sa stratégie face aux mouvements de libération est très claire : d’un côté, ils vont tenter d’utiliser leur système juridique et pénal pour chasser notre mouvement de la rue et l’enfermer dans les salles d’audience ; d’un autre côté, ils vont employer la violence pour nous intimider, pour nous faire peur, pour paralyser notre travail et nous contraindre à la défensive, où nous ne serions plus capables que de réagir. C’est dans ce contexte que nous devons voir le fait que Carlos Rosario Pantojas, Carlos Noya Muratti et Cintron Fiallo sont retenus prisonniers par les "grands jurys", le complot contre Jorge Albizu Orta et l’assassinat de Arnaldo Dario Rosado, Carlos Soto Arrivi et Angel Rodriguez Cristobal. Le traitement de l’affaire "Vieques" par la Cour Suprême de Boston, le fait que les tribunaux yankees soeint impliqués à Porto-Rico dans les grèves étudiantes sont des tentatives de contriandre notre combat à se mouvoir dans l’appareil de justice des impérialistes. Cette manoeuvre a pour but de nous désarmer et de nous placer dans une position où nous reconnaîtrions leur autorité et où tous les combats ont lieu dans des conditions déterminées par eux. Dans ces conditions, nous ne pourrions que perdre. Nous devons déterminer la confrontation et le lieu où elle se passe et non pas l’ennemi.
Notre combat doit être déterminé par la stratégie de la guerre permanente, s’il veut être victorieux. Pour mener celui-ci, nous devons construire les organisations, que l’ennemi ne peut détruire par ce qu’il ne peut les voir. Seule, l’organisation politico-militaire avec des structures, des membres et des méthodes de travail clandestins est en mesure de mobiliser notre peuple et de l’organiser et en même temps de mener le combat armé. Toute organisation luttant pour l’indépendance qui travaille à l’intérieur du système de la légalité bourgeoise, parce qu’elle a confiance en ce système ou parce qu’elle trouve que les conditions pour l’organisation clandestine ne sont pas encore mûres ou bien parce qu’elle n’a rien à cacher, se mystifie elle-même. quant ell l’attendra le moins, l’ennemi la détruira parce qu’il pense que ces organisations constituent une menca. Porto-Rico est une nation qui est déterminée par une puissance étrangère. Elle est occupée militairement, économiquement et politiquement. C’est pourquoi le peuple porto-ricain a toujours raison de prendre les armes et les conditions de la lutte armée ont toujours existé.
Ce qui lui a manqué dans une situation donnée, ce sont les organisations révolutionnaires qui dirigent ce combat. Maintenant, ces organisations existent. Leur existence contraint tout combattant ou bien à reculer ou bien à aller de l’avant en rejoin=gnant les organisations armées, clandestines, révolutionnaires ou en les soutenant ou bien à se mettre sur la touche et à annoncer la couleur, en rejoignant les fractions réformistes, autonomistes qui tentent d’endormir le combat armé pour l’indépendance et le socialisme à Porto-Rico.
Le succès de notre lutte dépend du développement et de la force de frappe des organisations armées, clandestines, politico-militaires. elles seules sont en mesure de rassembler et de mener efficacement les masses et les combats armés. C’est pourquoi nous devons travailler à réaliser cette unité. Par l’union des organsations clandestines armées qui sont nées de la théorie et de la pratique révolutionnaire et dans le feu du comabt, et qui se sont développées, nous organiserons le front de libération nationale et son bras armé, l’armée révolutionnaire du peuple. Ce sera ce moyen qui chassera les impérialistes yankees de Porto-Rico et qui ménera aux structures nécessaires pour la construction d’une société socialiste.
Indépendance et socialisme pour Porto-Rico.
Libération immédiate et sans condition de nos prisonniers de guerre et de nos prisonniers politiques.
USA, bas les pattes du Salvador, du Nicaragua et du Guatemala.
Pas une once de nos ressources naturelles ne doit quitter Porto-Rico.
Vive la lutte armée clandestine.
28 février 1982
FALN, Commandement central.

. CHRONOLOGIE D'UNE LUTTE

. LE GRAND JURY, une antichambre de la prison

. VIEQUES

L'article:
Manifestation importante contre la base de la marine US, contre le manoeuvres de l'OTAN et contre les essais nucléaires sur Vieques: une petite île sur la côte est de Porto Rico. Cette île est à 80 % occupée par la base de Camp Garcia qui sert avant tout à protéger la route du pétrole qui vient à 50 % des Caraïbes. Les deux-tiers de l'île sont interdits: et la pêche, ressource essentielle des habitants, est menacée par l'extension du camp et la pollution des eaux.
Ce Ier mai, les pêcheurs firent le blocus du port pendant que quelques centaines de manifestants tentaient de pénétrer sur la base. Leur slogan était un peuple en guerre. Ils s'affrontèrent durement aux militaires et plusieurs dizaines de manifestants furent arrêtés, vint et un traduits en procès.

. A.R. CRISTOBAL

. W. MORALES


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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 20:39
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DETRUIRE LE PARTI DE LA GUERRE

Le PARTI DE LA GUERRE, celui des capitalistes, des transnationales dominées par les intérêts américains, des affameurs de ce que leurs idéologues appellent pudiquement "le Tiers -Monde", les grands trusts de l'agro-alimentaire, les marchands d'armes, ceux pour qui la réponse à leur crise strcuturelle s'appelle toujours la guerre. Pour son plus grand profit, ce parti restructure, militarise davantage encore tous les secteurs de la société et prépare les peuples à l'idée d'une nouvelle boucherie.
Ainsi, en Suisse, la population est appelée à faire des stocks en cas de conflit. En RFA, au cours des dernières manoeuvres de l'OTAN, une unité spéciale de l'armée américaine s'entraînait à creuser au bulldozer des charniers, et pourquoi la télévision montre-t-elle toujours l'homme à la mallette, celui qui accompagne le président avec la clé du cataclysme nucléaire. Tout cela n'a pour but que de conditionner à l'idée de guerre possible. Cette guerre devient d'autant plus possible que sont mises au point des armes nucléaires tactiques comme les bombes à neutrons, propres puisque sélectives, qui tuent les personnes en laissant les constructions intactes.
L'histoire a prouvé que face au parti de la guerre, les grandes manifestations et les serments d'amitié ne changent rien, n'empêchent pas la guerre, mais bien souvent ils la précèdent. Rappelons-nous 1914, à la veille du conflit, déjà les pacifistes manifestaient par centaines de milliers, cela ne les a pas empêchés d'aller quelques mois plus tard au massacre.
J'aime la paix est une déclaration louable, mais c'est faire croire que la paix existe aujourd'hui, alors que depuis trente ans, l'impérialisme français par exemple n'a jamais cessé de faire la guerre, en Afrique, contre les peuples, qui veulent se libérer, et actuellement au Tchad et au Liban contre les peuples palestiniens et libanais. Et alors que la France est le troisième producteur d'armes du monde.
Le parti de la guerre, c'est le capitalisme au stade impérialiste et pour nous essentiellement l'impérialisme américain, ennemi de tous les peuples et en particulier de ceux qui vivent dans ses frontières, et ses alliés de l'OTAN, dont la France fait plus que jamais partie même si formellement elle n'appartient pas aux forces intégrées.
Ce numéro 1 de l'Internationale comprend deux grands articles sur la guerre: l'un émane de camarades français, l'autre est l'expression des forces anti-impérialistes aux USA

Publié sur le blog, le 21 novembre 2007
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 21:15
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Dans cet édito du numéro deux, paru en décembre 1983, l'Internationale, en évoquant "l'esprit d'Heidelberg" - en référence à l'une des premières actions de la RAF et une des plus fortes, car elle s'attaquait en pleine guerre du Vietnam à la présence américaine au plus haut nivau en Allemagne - se pose la question de l'action anti-impérialiste, de la guerre de classe:

"Malgré de nombreux revers, "l'esprit d'Heidelberg" est plus vivant que jamais. Partout des prolétaires des métropoles, des filles et des fils de la zone urbaine se donnent les moyens de sortir de la collaboration de classe, de la passivité opportuniste, de l'acceptation tacite du système. Et même si aujourd'hui la France n'est pas le point fort de l'offensive révolutionnaire, même si l'organisation du prolétariat révolutionnaire a encore beaucoup à faire, chaque action, la plus modeste soit-elle, le moindre grain de sable est une tentative d'enrayer la machine afin de la détruire, et en cela, elle est décisive."
Cet édito reste un moment de réflexion essentiel dans l'histoire du journal.

DETRUIRE CE QUI NOUS DETRUIT

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Mai 1972, l'appareil de guerre yankee, atteignant un niveau de développement technologique sans précédent, déverse chaque jour des tonnes et des tonnes de bombes contre l'un des peuples les plus pillés et les plus exploités de la planète: le peuple vietnamien. Cherchant à anéantir toute forme de vie, même végétale, il teste les dernières découvertes de planification scientifique de l'extermination en utilisant des technologies aussi variées que l'électronique, l'informatique, la météorologie, l'aéronautique, etc. Il s'agit pour lui d'affiner cette oeuvre de destruction systématique et de mort programmée pour terroriser tout un peuple.
Au même moment, à Heidelberg, un petit groupe de "fils et de filles" des métropoles refusaient d'être des zombies et de cautionner par leur silence et leur passivité la barbarie, et dépassaient leur statut figé et en apparence immuable de "victimes désarmées",avec des moyens dérisoires en comparaison de ceux mis en oeuvre en Indochine . Ils plaçaient quelques kilos d'explosifs, faisant sautet l'ordinateur du Grand Quartier Général des forces US à Heidelberg et chargé de calculer les cibles et de planifier les massacres et la terreur systématique. En détruisant cet ordinateur, ils retardaient l'oeuvre de mort.
La Fraction armée rouge donnait ainsi le signal de l'offensive révolutionnaire dans les métropoles impérialistes, élargissant au prolétariat des métropoles le front de combat ouvert par les peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine qui luttaient les armes à la main pour une société communiste.

Novembre 1983: l'impérialisme américain est toujours aux avant-postes des menées terroristes au niveau planétaire, envahissant Grenade, menaçant le Nicaragua, occupant le Liban, opprimant tant d'autres pays et imposant à l'Europe le déterminisme de la guerre nucléaire.
Malgré de nombreux revers, "l'esprit d'Heidelberg" est plus vivant que jamais. Partout des prolétaires des métropoles, des filles et des fils de la zone urbaine se donnent les moyens de sortir de la collaboration de classe, de la passivité opportuniste, de l'acceptation tacite du système. Et même si aujourd'hui la France n'est pas le point fort de l'offensive révolutionnaire, même si l'organisation du prolétariat révolutionnaire a encore beaucoup à faire, chaque action, la plus modeste soit-elle, le moindre grain de sable est une tentative d'enrayer la machine afin de la détruire, et en cela, elle est décisive.

Aujourd'hui, c'est un large front qui dans le monde entier mène la guerre à la guerre impérialiste: du véhicule militaire incendié au général de l'OTAN enlevé, du simple au complexe, partout des prolétaires s'organisent contre la barbarie. Pour le communisme, contre le capitalisme fauteur de guerres et sa folie meurtrière.

Partout où la pieuvre impérialiste montre ses tentacules, à Athènes, à Beyrouth, à Berlin, à Washington, à Chypre, à Ankara, partout la riposte des prolétaires s'organise.
Heidelberg a représenté une seule étape dans le long cheminement anti-impérialiste. Nous savons que notre lutte est à long terme. Partout où se mène - où se gagne - une bataille, le prolétariat oeuvre pour son émancipation. Il n'est d'autre victoire possible que la destruction du "parti de la guerre" et de ceux qui la servent. Croire qu'une frontière autre qu'artificielle, qu'un océan autre que géographique, séparent un Kohl d'un Mitterand ou d'un Reagan est illusoire.
Détruire ce qui nous détruit, c'est combattre les tentatives hégémonistes du capital, de l'impérialisme, c'est réaliser l'auto-organisation de la classe et reprendre l'offensive.
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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 18:51
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Nous publions les éditos des onze numéros parus de l'Internationale
"Face à sa crise structurelle, la logique du capitalisme reste la production de la destruction"

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De Talbot à Ramstein
CONSTRUIRE L'INTERNATIONALE DES PROLETAIRES


Aujourd'hui, l'antagonisme d'une classe contre l'autre apparaît de plus en plus comme le développement de la lutte, de la contre-violence, de l'organisation des prolétaires de par le monde pour combattre un capitalisme de plus en plus ouvertement morbide et criminel.

Celui-ci connaît une phase de restructuration économico-militaire qui fait éclater au grand jour l'action néfaste qu'il représente pour chaque homme sur la planète: guerre, famine, développement nucléaire, actions néfastes qui auparavant pouveaient être camouflées sous prétexte de progrès.

Aujourd'hui, le développement technologique signifie encore davantage, aliénation sous forme d'automatisation, de robotisation, de soi-disant rationalisation. En fait, il ne s'agit que de la rationalité du profit de quelques-uns. Les prolétaires d'Europe occidentale en font l'expérience; ceux de Talbot comme les sidérurgistes espagnols, ou encore les travailleurs italiens de Pomigliano d'Arco. Cette restructuration économique se fait, selon les régions, de manière plus ou moins brutale, utilisant à la fois les milices patronales, les nervis fascistes, la violence policère ou l'arnaque syndicale, grangguignol au service de l'idée-force du capitalisme: le réformisme. Face à sa crise structurelle, la logique du capitalisme reste la production de la destruction. La réalité de la guerre ne peut plus être comprise comme rapport politique dans une zone précise, Moyen Orient ou Afrique ou encore Sud-est asiatique, mais mondialement. Ce rapport a atteint un stade développé, liant les trois aspects: militaire, économique et idéologique. Sur le plan militaire, le déploiement des euromissiles en Europe, la restructuration des forces armées par la création des forces d'intervention rapide. Redéploiement des forces de pression dans les pays périphériques: Philippines et Caraïbes ... Sur le plan économique, restructuration et rationalisation de l'industrie de guerre, armement, recherche ..., hégémonie du dollar, pression des institutions financières internationales. Sur le plan idéologique, renforcement des intransigeances face aux luttes et aux résistances des prolétaires, accélération des restructurations judiciaires et repressives. Guerre psychologique: aujourd'hui, tout résistant à la politique de l'OTAN est présenté comme un "espion de l'est". Tout militnt anti-impérialiste est présenté comme un partisan des goulags par les Glucksmann, Montand et autres héros du dandysme parisien.

Pour exécuter ce plan, la social-démocratie est l'instrument idéal. En Europe du Sud, en particulier, où en quelques mois, cinq pays sont passés aux gestionnaires de la Deuxième Internationale: Portugal, Espagne, France, Italie et Grèce. Leurs installations au pouvoir sont liées au front même de la restructuration et des plans de l'OTAN . Gonzales, Premier ministre espagnol, élu en partie sur des promesses pour le départ et l'évacuation des Américains, paie aujourd'hui pour la première fois de son histoire la contribution au budget de l'OTAN et utilise les manoeuvres américano-espagnoles en vue de la rentabilisation de son armée. L'Italien Craxi, malgré les voeux pieux de son parti, a constitué la force de l'intervention italienne au Liban. Les idées atlantistes de la Deuxième Internationale sont bien connues, mais on pouvait s'interroger sur la méthodologie des résolutions de la question sociale: allaient-ils suivre la voie allemande, collaboration et matraque? Cela ne fait plus de doute aujourd'hui: au Portugal, les expériences autogestionnaires se sont terminées par l'emprisonnement des paysans et ouvriers. En Espagne, les lois d'exception succèdent aux charges de police contre les grévistes. En France, les missions des CRS restent les mêmes. Il n'y a plus d'illusion à se faire sur le rôle de la social-démocratie qui, dans l'histoire a toujours su prendre la tête de la lutte pour mieux la trahir une fois au pouvoir. Nous n'oublierons pas Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht et Ulrike Meinhof, assassinés par des sociaux-démocrates, pa plus que les militants algériens n'oublieront Guy Mollet et consorts ...

Aujourd'hui, en Europe, le front des prolétaires ne peut s'organiser qu'à l'intérieur de deux axes qui relèvent de la même logique: la politique de l'OTAN et la restructuration de l'économie vers la guerre. Deux aspects de la logique impérialiste. Les lier dans le combat quotidien veut dire la nécessité d'une véritable stratégie offensive du prolétariat dans les métropoles. Les textes des combattants américains, de la guérilla en RFA ou au Pays basque expriment cette recherche et ses premières expériences.

Aujourd'hui, il est impérieux de créer les instruments capables de diffuser ces expériences et d'en débattre. Telle est l'une des tâches que nous nous sommes fixées

L'Internationale

 
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Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2