Par luxemb
de : PACO sur Bellaciao
On avale d’une traite le « Je regrette » de Jann Marc Rouillan (Editions Agone, août 2016. 9,50 euros). A la manière du « Je me souviens » de Georges Pérec, Jann-Marc Rouillan revient sur des souvenirs militants hexagonaux ou internationaux, sur ses années de taule, sur des clins d’oeil familiaux, amicaux ou amoureux, sur des saveurs d’enfance, sur des ambiances de bars et de bouffes, sur une riche mémoire cinématographique, poétique ou musicale, sur des déambulations marseillaises..., bref sur des regrets qui ne sont en tout cas pas ceux que ses accusateurs aimeraient l’entendre braire en se flagellant à genoux.
Au fil des 197 regrets, notons-en un, le 92ème : « Je regrette vraiment le temps où j’étais coupable. L’innocence me gâche le teint. Voilà de quoi je suis tombé malade ! » On connaît la suite...
Jean-Marc Rouillan, ex-membre du groupe Action Directe toujours en liberté conditionnelle après avoir passé un quart de siècle en prison, auteur d’une quinzaine d’ouvrages passionnants, a été condamné le 7 septembre dernier à 8 mois de prison ferme lors un procès kafkaïen. La justice l’accuse d’avoir de « l’empathie » pour les tueurs de Daesh, une organisation qu’il a pourtant toujours présentée comme une ennemie féodale, réactionnaire et mortifère. Jean-Marc Rouillan a fait appel.
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