Par luxemb
Malik Oussekine
Dans la nuit du 5 au 6 décembre 1986 à Paris, en plein conflit gouvernement-étudiants Malik Oussekine fut matraqué à mort par deux policiers de la brigade des voltigeurs motoportés.
Cela s’est passé peu après minuit rue Monsieur-le-Prince, dans le hall du no 20, l’immeuble où le jeune homme s’était réfugié.
Un témoin du drame a raconté : « Je rentrais chez moi ; au moment de refermer la porte après avoir composé le code, je vois le visage affolé d’un jeune homme. Je le fais passer et je veux refermer la porte. Deux policiers s’engouffrent dans le hall, ils se sont précipités sur le type réfugié au fond et l’ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. ».
Le lendemain Alain Devaquet, ministre délégué à l’Enseignement supérieur et auteur du projet contesté, présentait sa démission. Une gigantesque marche silencieuse se déroula le lundi 8 décembre. Trois cent mille personnes défilèrent à Paris, 1 million en France. Et Jacques Chirac, alors premier ministre du gouvernement de cohabitation, décidait de retirer le projet de loi. Les deux auteurs du matraquage mortel, le brigadier Jean Schmitt et le gardien Christophe Garcia ont comparu trois ans plus tard devant la cour d’assises de Paris pour « coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils furent condamnés le 28 janvier 1990 respectivement à cinq ans et deux ans de prison avec sursis. Leur administration n’a pris aucune sanction notable : l’un a vu sa retraite avancée, l’autre a changé de poste.Plus d’informations sur le net, par exemple sur : http://rebellyon.info/article1183.html
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