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Jean-Marc Rouillan - Communiqué de Libérez-les! "Un révolutionnaire reste un révolutionnaire".

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com
1-1.jpg(Photographie d'un rassemblement devant la prison de Bapaume)Le 25 octobre, en visioconférence depuis sa cellule de Lannemezan et assisté sur place à Paris au tribunal, par Me Chalenset, Jann-Marc Rouillan a dû, une nouvelle fois, affronter la haine et l’arrogance du Procureur en charge de s’opposer à la semi-liberté conditionnelle qui lui avait été accordée par la Cour Spéciale de Paris.

Deux heures de débats intensifs entre Jann-Marc, Me Chalenset, le Procureur et les membres de la Cour d’Appel spéciale. Une nouvelle fois, l’Etat et le patronat, via leur Procureur aux ordres, ont tenté de remettre en question le jugement et la semi liberté.

Agitant des arguments fallacieux, tels que : « le manque de repentance, un retour possible aux armes, un contrat de travail inadapté… », le Procureur n’a pas failli à son devoir de vengeance réactionnaire contre les militants d’Action Directe.

La question se pose sur la nature même de cette vengeance politique et cette haine de classe contre les militants révolutionnaires.

Joëlle est décédée, Nathalie est en semi-liberté et retisse pas à pas les liens sociaux qui lui ont été supprimés pendant 20 ans - malgré les contraintes récurrentes et les pièges tendus par le Parquet. Georges Ibrahim s’est vu refuser sa 7éme demande de libération à cause ou sur injonction de la DST, de la CIA et du Mossad, Jann-Marc a une fois de plus essuyé des salves rancunières et hostiles, Georges et Régis attendent les jugements…

Aujourd’hui, le patronat assassine en toute impunité. « Assassine », vous allez dire que le mot est déplacé, qu’il est injuste, qu’il est trop fort. Pourtant, l’actualité est têtue, elle ne peut pas masquer cette réalité objective.

Plus de 1000 morts connus en 2006 suite à la dégradation et aux mauvaises conditions de sécurité au travail, plus de 500 suicides connus suite aux mises au chômage, à l’augmentation de la pression sur les salariés et aux nouveaux moyens de productions, des milliers de morts connus empoisonnés par l’amiante et autres produits dangereux.

Mais personne, aucun patron ne se prend « perpette » ! « ASSASSIN » est il trop fort ?

Dans tout le pays, dans tous les pays, là où les travailleurs sont victimes du système capitaliste, du colonialisme, de l’impérialisme, du racisme, les résistances s’organisent pour affronter le patronat et le grand capital sur les terres de la guerre de classes.

C’est la jeunesse qui est à l’avant-garde de ce combat, ce ne sont pas les « vieux » militants de la « vieille » garde. Certes, ils restent attentifs, mais ne participent plus à l’engagement physique et la lutte, comme ils le faisaient à l’âge de 20 ans.

Les années ont passé, le poids des ans a fait son effet, il ne faut mentir, il ne faut pas se mentir.

Les anciens de cette résistance de classe, ceux qui ont participé avec ou sans les armes à la main à la guerre de classes contre le capitalisme, à la lutte contre le colonialisme, au combat contre l’impérialisme et le fascisme, sont conscients de cette réalité objective.

Ainsi, les fantasmes de peur ou les paranoïas de la grande, moyenne ou petite bourgeoisie, invoqués par les défenseurs de la démocratie bourgeoise, n’ont aucun sens.

Ils ne sont que des poudres de perlimpinpin atomisées, qui sont destinées à assouvir leurs besoins de vengeance, mais aussi leurs besoins de se rassurer dans un monde incertain, un monde où leur avenir n’est pas assuré, tellement la fracture est grande, tellement la misère est présente et qu’elle forge les consciences face à la richesse et la décadence des hommes au pouvoir.

Alors, qu’ils le sachent bien, que les juges, les politiques, le patronat et les grands argentiers le sachent bien : il n’y aura jamais de repentance des camarades, même si les militants révolutionnaires comprennent que les proches et les familles ont souffert des actions menées au sein de la guerre de classes. C’est le prix à payer, c’est le risque de la barricade qui n’a que 2 côtés, ils l’assumeront à jamais !

Un militant révolutionnaire n’est ni bourreau sanguinaire ni un ange idéaliste, il agit dans le sens des seuls intérêts du prolétariat et de la classe ouvrière, pour ceux qui sont exploités, bafoués, sacrifiés et assassinés sur l’autel de la rentabilité et de l’argent.

Un militant révolutionnaire ne cherche ni médaille, ni considération, ni à être mis sur un piédestal, il agit pour le peuple exploité, bafoué, assassiné !

Un militant révolutionnaire n’est ni icône ni exemple, il agit pour les peuples exploités, bafoués, martyrisés, assassinés !

Un révolutionnaire, c’est un communiste, un communiste, c’est un révolutionnaire! Il est l’élément antagoniste à toute forme d’exploitation de l’homme par l’homme, l’antidote au poison capitaliste, son stade suprême, l’impérialisme, son arme de terreur, le fascisme.

Jann-Marc Rouillan doit obtenir sa semi-liberté, toutes les arguties développées par les protagonistes de la vengeance et les partisans réactionnaires de la solution haineuse, doivent être balayées, rien ne doit être subjectif, tout doit être objectif.

Le 29 novembre 2007, la Cour rendra son verdict, Jann-Marc aura fait 20 ans et 9 mois de prison, Nath ses 4 mois de semi-liberté, Georges Ibrahim aura entamé sa 24éme année de prison ! Libérez-les !

Le combat continue, la solidarité est une arme, la victoire ou la victoire !

« Libérez-les ! » Comité de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques (59-62)
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