Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Appel en soutien à Marina Petrella

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

L'année 2007 va vers sa fin. Deux camarades d'Action directe ont comme le dit Georges Ibrahim Abdallah "arraché" le premier pas vers la liberté, en tout respect de leur identité politique. Et nous savons apprécier ce que cela représente.

Cependant, cette liberté n'est pas complète loin de là et chaque jour, et les week end, c'est l'emprisonnement et encore l'emprisonnement.
Cependant, notre mémoire va vers Joëlle Aubron aujourd'hui disparue.
Cependant, le combat continue pour un autre militant d'Action directe, Georges Cipriani, et pour les autres militants révolutionnaires, pour lesquels le combat pour la libération conditionnelle est encore et toujours un combat, Georges Ibrahim Abdallah, Régis Schleicher...


L'année 2007 va vers sa fin mais de nouveaux combats sont à l'ordre du jour. Car 2007 en effet, c'est aussi les attaques frontales, brutales contre le courant révolutionnaire des années 60/80.
Les attaques contre la pensée de 68, quand elle était rupture, ce que l'Etat ne peut accepter.
Et c'est aussi, pas seulement en France, des pousuites lancées contre des militants révolutionnaires. Ainsi en France, l'arrestation de Marina Petrella, de deux militants des Cellules révolutionnaires, en Allemagne les attaques contre les militants de la RAF et ceux qui ont apporté un soutien alors qu'ils étaient emprisonnés en rendant visite, en faisant connaître leurs conditions d'emprisonnement.
Le combat pour Marina Petrella est essentiel, pour elle et ce qu'elle vit et que nous ne pouvons que difficilement imaginer: brusquement la prison, brusquement le risque d'extradition, brusquement la menace d'un long emprisonnement en Italie.

Et pour nous tous, car c'est bien le combat révolutionnaire que l'on veut détruire.

undefined
collage de Joëlle Aubron

Ici le texte publié sur le blog "le laboratoire".

 Dés 1981 le président de la République François Mitterrand affirme sa volonté d'accorder asile aux italiens engagés dans la lutte armée pour autant qu'ils renoncent à toute forme de violence;

 Faisant foi à cette promesse quelques centaines de militants italiens traqués par les autorités de leur pays s'exilent dans l'hexagone; ce sont des gens ayant pratiqué ou côtoyé la lutte armée, il s'agit de personnes inculpées, puis lourdement condamnées, dans le cadre d'atteinte à la personne et sûreté de l'état; pour le code pénal italien les faits poursuivis sont donc politiquement qualifiés.

 Treize ans plus tard, la 4 mars 1998, le premier ministre Lionel Jospin reprend cette position dans une lettre adressée aux avocats des réfugiés: « mon gouvernement n'a pas l'intention de modifier l'attitude qui a été celle de la France jusqu'à présent, c'est pourquoi il n'a fait et ne fera droit à aucune demande d'extradition des ressortissants italiens venus chez nous dans les conditions que j'ai précédemment rappelées. »

 Ces discours politiques comportent les effets que tout le monde connaît: régularisation administrative, formation de familles, naissance d'enfants, intégration au grand jour dans la société française.

 Ces effets, tout en étant des droits formels, renvoient au concept des droits acquis du fait de leur source politique et de leur maintien dans le temps, toutes couleurs politiques confondues. C'est à dire qu'ils ne peuvent être piétinés sans faute vérifiés de la part des bénéficiaires.

 Pourtant, c'est ce qui arrive en août 2002 avec l'extradition de PAOLO PERSICHETTI, puis en 2004 avec l'affaire BATTESTI quand le gouvernement utilise hypocritement l'émotion suscitée par l'attaque des twin towers, pour récuser la parole de la France.

 L'air du temps est ainsi fait, n'en déplaise à la raison et aux contraintes morales. Aujourd'hui, c'est au tour de Marina Petrella d'en faire les frais. Cependant, nous ne voulons pas de cette logique perverse qui poursuit toute violence politique même vieille de 30 ans, traquant Marina Petrella, les autres réfugiés politiques ainsi que les '' sans papiers '' .

 Marina Petrella, incarcérée depuis 4 mois, et son compagnon sont en grève de la faim depuis le 6 décembre dernier. Ils ont lancé un cri aux autorités françaises et à nous tous contre l'injustice qui leur est faite en remettant en cause l'asile dont Marina a bénéficié pendant 15 ans. Ce cri n'a pas été entendu par la Chambre d’Instruction de la Cour d’Appel de Versailles qui, le 14 décembre dernier, a rendu un avis favorable à l’extradition de Marina Petrella. Un pourvoi en cassation a été déposé. Nous approchons donc du moment de la décision politique qui, au final, devra être prise sur ce dossier. En effet, l’avis des juges, quand il est favorable à une extradition, n’est pas contraignant et il appartiendra donc, très prochainement, aux autorités politiques françaises de décider du destin de Marina Petrella.

 

Pour soutenir Marina Petrella
demander sa libération et refuser son extradition,

Nous appelons à un rassemblement le

Jeudi 27 décembre 2007 à 16 heures 30

 Devant la Préfecture de Valence

 

 
 COLLECTIF PAOLO PERSICHETTI – VALENCE – LYON – RHONE ALPES

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article