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Rappel: rassemblement devant l'AP

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Georges Cipriani a déposé en novembre 2007 une demande de libération conditionnelle. Son dossier répond à toutes les exigences d’une telle décision et devrait logiquement dans quelques mois lui permettre de gagner un statut de semi-liberté que ses camarades Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan ont déjà arraché à la justice.


Plus que jamais, il nous faut donc maintenir la pression : la mobilisation de chacun doit se poursuivre afin d’exiger la liberté pour Georges Cipriani et aussi pour Régis Schleicher ; pour exprimer notre soutien à Nathalie Ménigon et à Jean-Marc Rouillan jusqu’à leur libération complète.

Rendez-vous jeudi 3 avril à 18h
devant l’administration pénitentiaire : à l’angle de la rue de la Verrerie et de la rue du Renard

Membre d’Action Directe, arrêté en 1987, Georges Cipriani a été  condamné à perpétuité pour des actions armées revendiquées par son  organisation. Incarcéré depuis 21 ans, il a terminé en février 2005 la  peine de sûreté de 18 ans assortie à sa condamnation. Il est donc  libérable depuis trois ans.
Georges Cipriani a déposé en novembre 2007 une nouvelle demande de  libération conditionnelle. Son dossier répond à toutes les exigences  d'une telle décision et devrait logiquement dans quelques mois lui  permettre de gagner un statut de semi-liberté que ses camarades  Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan ont déjà arraché à la justice.
Bien sûr, cet aménagement de peine, après plus de 20 ans de prison, ce  n'est pas encore la liberté, mais c'est en principe la dernière étape  avant la libération conditionnelle. En attendant, Nathalie et  Jean-Marc doivent subir pendant au moins un an un régime de  semi-détention, assorti de contraintes exceptionnelles.
Mais pour Georges Cipriani, c’était sans compter sur un nouvel  acharnement judiciaire dû à la récente loi « sur la rétention de  sûreté ». Bien que censurée par le Conseil constitutionnel, cette loi  a vraiment un effet rétroactif, puisqu’elle exige que les condamnés à  perpétuité effectuent dorénavant un séjour de six semaines dans un «  service spécialisé chargé de l’observation des personnes détenues aux  fins d’une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité ». La  Commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté doit enfin rendre  un avis. Censée s’appliquer « à titre exceptionnel » ? mais les  prisonniers politiques d’Action Directe n’ont connu pendant toutes ces  années que les sanctions d’une justice d’exception ‘, cette loi (dans  laquelle n’est d’ailleurs nullement défini ce qu’est une « dangerosité  particulière ») va ainsi compliquer et allonger encore la procédure  pourtant très restrictive appliquée à Georges Cipriani.
Plus que jamais, il nous faut donc maintenir la pression : la  mobilisation doit se poursuivre afin d’exiger la liberté pour Georges  Cipriani et aussi pour Régis Schleicher ; pour exprimer notre soutien 
à Nathalie Ménigon et à Jean-Marc Rouillan jusqu’à leur libération  complète.
R
assemblons-nous une fois encore jeudi 3 avril 2008, de 18 h à 19 h en face de la direction de l'Administration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie - rue du Renard (Paris 4e - métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).

Collectif "Ne laissons pas faire !"

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