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Georges Ibrahim Abdallah - contribution du collectif de soutien pour la journée du prisonnier politique

Pour consulter le blog : linter.over-blog.com

Journée du prisonnier politique

Les différentes contributions à la réunion publique pour la journée de solidarité  avec les prisonniers à Paris au CICP à Paris se trouvent sur le site du comité de solidarité avec le peuple basque : cspb.unblog.fr. Ici un point sur la situation et le combat de Georges Ibrahim Abdallah, du collectif liberonsgeorges

Journée du prisonnier politique – 17 avril 2008
Contribution du collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

Bonsoir
Pour commencer cette intervention je voudrais avoir une pensée particulière pour notre camarade Joëlle Aubron, ancienne prisonnière politique, militante d’Action directe.
Joëlle est sortie de prison, en suspension de peine, le 16 juin 2004 après 17 ans d’enfermement, pour soigner un cancer qui s’est développé durantles années d’incarcération. A sa sortie, Joëlle a mené de front 3 combats ; le combat contre lamaladie bien sur mais aussi le combat pour la libération de ses camarades, Georges Cipriani, Nathalie Ménigon, Jann-Marc Rouillan, Régis Schleicher, et le combat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.
Joëlle est décédée le 1er mars 2006 sans avoir vu aucun de ces camarades libres. Je voudrais également avoir une pensée pour AGURTZANE DELGADO, prisonnière politique Basque, avec qui Joëlle s’était liée d’amitiés à la prison de Bapaume. Agurtzane après plus de 7 années d’emprisonnement en France a été le 2 juillet 2007 extradée directement de Bapaume vers une prison espagnole pour purger une autre condamnation de 18 ans de prison. Les quelques noms qui viennent d’être mentionnés montrent la réalité de la prison politique en France. Joëlle, Nathalie, Georges, Jann-Marc, Régis, Georges Abdallah, Agurtzane représentent à eux seuls plus de 150 ans de prison effectués, et leurs peines ne sont pas terminées. Georges Ibrahim Abdallah, militant révolutionnaire arabe, combattant de la cause palestinienne est, en tant que prisonnier politique, un cas exemplaire. Tout d’abord, exemplaire est son engagement, avant et pendant son incarcération.

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné en France depuis 1984. Il purge une peine de prison à perpétuité pour des actions revendiquées par son organisation, les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises).

Dans les années 1980, le Liban subit une guerre d'agression de l'Etat illégitime d'Israël et la Palestine est victime, comme aujourd’hui, de la violence des occupants sionistes. Les agresseurs israéliens bénéficient du soutien et de l’aide des Etats-Unis.

Les FARL ont décidé à l’époque de mener des actions de résistance armée sur le territoire français contre des cibles sionistes et états-uniennes. C'est ainsi qu'auront lieu le 18 janvier 1982 l'exécution du colonel Charles Ray attaché militaire à l'ambassade américaine et, le 3 avril1982, l'exécution de Yakov Barsimantov responsable du Mossad, les services secrets israéliens.

En prison, Georges Abdallah continue à défendre la cause des peuples opprimés. Il adhère à la Plate-forme du 19 juin 1999 qui réunit dans une communauté de lutte une centaine de prisonniers révolutionnaires. En août 2002, en solidarité avec des prisonnières palestiniennes, Georges Abdallah et plusieurs dizaines de prisonniers détenus à Moulins refusent le repas de l'administration pénitentiaire. Encore dernièrement, en décembre 2006, il a été, avec Jean Marc Rouillan, en grève de la faim en solidarité avec la résistance dans les prisons turques. C’est parce qu’il y a eu et qu’il y a toujours cet engagement que nous soutenons Georges Ibrahim Abdallah. A travers ce soutien c’est la lutte armée du peuple palestinien et la résistance anti-impérialiste et antisioniste que nous soutenons. Exemplaire également les moyens déployés par l’Etat à travers l’alliance des pouvoirs politiques, policiers et judiciaires pour condamnerlourdement et garder ad aeternam en prison un combattant révolutionnaire. Difficile de faire court quand on parle du traitement du dossier de Georges Abdallah, mais quelques faits sont significatifs.Par exemple, un des avocats d’Abdallah, Jean-Paul Mazurier, reconnait
après la condamnation de son client qu’il avait été recruté par les services secrets français. Malgré cet aveu, le jugement n’a pas été remis en cause.
Autre exemple, en 86 une série d'actes meurtriers a lieu à Paris, comme l’attentat de la rue de Rennes devant le magasin “Tati”. Le gouvernement français a besoin de coupables. Très vite il décide de désigner la famille Abdallah. Des affiches à appel à délation avec récompense d’un million de francs font leur apparition. C’est une première en France. Elles désignent deux frères Abdallah. Pourtant les services français savent que les Abdallah se sont pour rien dans cette affaire. Il s’agit des conséquences d’une guerre larvée entre la France et L’Iran. Pandraud, ministre de la sécurité de l’époque, l’a encore reconnu dernièrement. Mais rien n’y fait.
Georges Abdallah continue à être accusé de terrorisme. Ce qui est faut. Plus récemment, en 2005, Georges Abdallah dépose une nième demande de libération, qui est acceptée par le tribunal de Pau. Scandale politique ! Immédiatement une question est posée à l’assemblée nationale, Perben, le ministre de la justice, annonce qu’il fera appel et que la loi sera modifiée. Aujourd’hui Georges est toujours en prison et la loi a été effectivement changée. Maintenant toutes les décisions concernant les prisonniers politiques sont prises à Paris.Enfin est exemplaire le traitement politique du dossier de Georges Abdallah. Aujourd’hui il est clair que les juges ne savent plus comment justifier le maintien en prison de Georges. Mais il y a la pression des sionistes, des Etats-Unis et des services secrets français.Toujours à titre d’exemple on peut citer un extrait d’un rapport rédigé par la DST à destination des juges, qui dit notamment « Enfin, il est certain que la libération de Georges Ibrahim ABDALLAH, responsable de la mort de plusieurs personnes en France, dont des diplomates américains et israéliens, soulèvera de vives protestations de la part des parties civiles et des autorités de ces pays ». Comme le souligne M° Vergés dans sa plaidoirie du 17 septembre 1987, « Là où est demandé un acte de justice, le directeur de la DST demande un geste politique en faveur des autorités américaines. »

Aujourd’hui 17 avril, le dossier de Georges Abdallah a été examinée une f ois encore par des juges pour une éventuelle libération. Septième demande effectuée par Georges. Il est libérable depuis 1999. En 1987 le procureur n’avait requis que 10 ans d’emprisonnement. La peine de sureté assortie à sa condamnation est de 15 ans. 24 ans après son arrestation, Georges Abdallah est toujours en prison. Le 25 mars, il a été entendu devant une juridiction d'exception. Ce 17 avril les juges ont décidé en application de la nouvelle loi Dati, que le dossier de Georges Abdallah, comme ceux de tous les prisonniers lourdement condamnés et susceptibles d'un aménagement de peine, devrait être examiné par une commission spéciale pour évaluer son potentiel de dangerosité. De quelle dangerosité ose t-on parler quand des dizaines de palestiniens sont chaque jour tués par les sionistes avec la complicité des maîtres à penser de Washington et leurs alliés ici et ailleurs ? Le délibéré sera rendu le 4 septembre. Un quart de siècle après son incarcération ! Et dix-huit mois se seront écoulés depuis le dépôt de sa septième demande de libération conditionnelle, dix-huit mois faits de lutte, d'espoir et de solidarité de ses camarades, famille et amis. Sa libération sera une décision politique. A nous d’œuvrer pour arracher
cette décision.
Pour terminer, un mot pour parler également des milliers de prisonniers qui, s’ils ne sont pas des « politiques » en tant que tels, sont le résultat d’une politique sécuritaire servant à protéger les intérêts d’une classe dominante de plus en plus offensive. Eux aussi subissent la violence de la prison ainsi que leurs familles.

Solidarité !
Libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !
Libération des tous les prisonniers politiques en France, en Europe, et
dans le monde.
Et en ce jour de la journée du prisonnier palestinien, vive la résistance
du peuple palestinien.
Paris le 17 avril 2008

Incarcéré en France depuis 1984, libérable depuis 1999, Georges Ibrahim Abdallah n'a rien renié de son combat solidaire des peuples en lutte,contre l'impérialisme, le sionisme et pour la libération totale de la Palestine.
Ce combat, il le poursuit aujourd'hui par les idées, par l'écrit, par une résistance quotidienne et résolue face cette pseudo justice qui entend en faire une des multiples victimes de la loi sur la rétention de sûreté, et ce alors qu'il aurait déjà dû retrouver la liberté depuis 10 ans !

Le 31 janvier une décision devait être rendue sur l'examen en appel de sa demande de libération, mais une fois encore, la « justice » a différé sa réponse, jouant la montre pour entre autre ne pas déplaire aux « intérêts supérieurs » des U.S.A.. Georges Abdallah est un prisonnier politique et la décision de sa libération est une décision politique.

Le 25 mars, il a été entendu devant une juridiction d'exception. Ce 17 avril les juges ont décidé en application de la nouvelle loi Dati, que le dossier de Georges Abdallah, comme ceux de tous les prisonniers lourdement condamnés et susceptibles d'un aménagement de peine, devrait être examiné par une commission spéciale pour évaluer son potentiel de dangerosité. De quelle dangerosité ose t-on parler quand des dizaines de palestiniens sont chaque jour tués par les sionistes dans l'indifférence des maîtres à penser de Washington et leurs alliés ici bas ?

Militant communiste, Georges Abdallah a toujours été clair : son combat, il l'a mené et il le mène contre les oppresseurs, ceux-là uniquement.
Le délibéré sera rendu le 4 septembre. Un quart de siècle après son incarcération ! Et dix-huit mois se seront écoulés depuis le dépôt de sa septième demande de libération conditionnelle, dix-huit mois faits de lutte, d'espoir et de solidarité de ses camarades, famille et amis.
Aujourd'hui comme hier : LIBERTE POUR GEORGES IBRAHIM ABDALLAH !

Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah
Paris le 18 avril 2008
http://liberonsgeorges.over-blog.com/

 

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