Publié l'année dernière. Repris cette année. Parce que toujours nous nous souvenons ...
Nous cherchions sur le net quelque chose
qui parle, qui nous parle
de cet autre 11 septembre
voulu par l'impérialisme.
Qui de dictature en dictature
cherchait à prendre le contrôle d'un continent.
Ce 11 septembre 1973 au Chili qui,
sans fard cette fois ,
montrait ce qui se cache
derrière la façade,
- démocratie, droits de l'homme -
derrière laquelle on cherche
d'habitude à masquer
les vraies raisons des interventions:
l'implacable voloté de domination
de l'impérialisme, du capitalisme.
Nous avons choisi ce texte publié sur Bellaciao.
11 septembre je me souviens… Toi aussi tu t’en souviens, n’est-ce pas ? La fumée, les gaz, l’affolement, l’impuissance. C’est à peine croyable quand on y repense. Ces horreurs se déroulaient sous nos yeux, nous en étions en quelque sorte témoins mais nous ne pouvions rien y faire. Nous ne pouvions que condamner ces actes barbares, sanglants, s’insurger contre l’attaque infâme d’un pays démocratique et libre. Il y eut officiellement un peu plus de trois mille morts et près de vingt sept mille personnes ont été torturées. Oui, torturées. Tu t’en souviens, toi aussi, n’est-ce pas ?, du 11 septembre 1973. Le jour où Augusto Pinochet instaura, sur le cadavre encore brûlant de Salvador Allende, la dictature au Chili. Allende et son peuple étaient en marche vers un monde plus juste, et, tout comme la commune, ces résistants furent massacrés. Alors je t’en prie, n’oublie pas. Cet idéal qu’on moque en utopie, ces lendemains à faire chanter, ces horizons encore et toujours à éclaircir, n’oublie rien. Et prend courage ! Si la route est longue, ne pas s’y engager c’est à coup sûr jeter l’espoir aux oubliette. Garde confiance en toi. Le jour viendra où nous irons, comme disait le poète, « réveiller Allende ». L’Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A) **** Pour écouter l’improvisation d’O.P.A sur le texte de Ferré : "Allende". http://tinyurl.com/5hzj6x
(Voir aussi sur le blog: Victor Jara dans poèmes, chants, images)
Collage de Joëlle Aubron
Publié le 11 septembre 2008