Rappel, face à une actualité que nous devons absolument entendre, de cet appel angoissé que nous avions ressenti lors de la manifestation du Ier mai à Paris.
" ... Alors quand même, des moments forts comme ce défilé des Tamouls. On ne peut pas dire militants, tant cela serait réducteur cette année, car nous avons le sentiment que toute une population était là. Les autres années, ils constituaient une grande partie de la manifestation, structurés en groupes, très encadrés. Cette année, le sentiment est différent. Les différences sont moins nettes, les distances entre les groupes moins marquées. C'est qu'ils subissent en ce moment la pire des répressions là-bas et qu'ici on les arrête par centaines, avec trop d'indifférence de notre part. Et leur défilé paraissait comme un appel."