1 er mars 2006, cela fait maintenant un an, Joëlle disparaissait.
Penser à elle, c'est penser à son rire, c'est penser à ses engagements, c'est penser à ce qu'elle a apporté politiquement à l'organisation Action Directe. Au collectif des prisonniers d'Action Directe: aux textes, aux réflexions, aux combats durant toutes les années d'emprisonnement.
C'est penser aussi au temps de l'Internationale. Dans son interview filmée, elle explique ce qu'était pour elle l'Internationale. "Un journal où seraient publiés des textes des organisations de guérilla dans le monde. C'est aussi basique que ça. On est est dans un moment où les autres mensuels réduisent considérablement les espaces où on peut avoir ce genre de choses". Mais l'écrire ainsi, c'est faire l'économie des rires et sourires qui accompagnaient les mots et qui leur donnaient toute leur vie.
Joelle a pu participer à l'Internationale. Elle sortait de prison elle voulait discuter avec les autres, elle voulait rencontrer et discuter avec les militants, les mouvements tels qu'ils existent. L'Internationale était le lieu d'une expression , d'un combat. De son combat.