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Rassemblement à Bapaume le 24 mars 2007


Dans le Nord, à Bapaume, là où est emprisonnée Nathalie Ménigon, chaque mois, des camarades de libérez-les tiennent un rassemblement. Souvent des militants de NLPF, de la région parisienne, de Belgique ou d'Allemagne font le voyage, comme ils l'avaien fait auparavant lors des rassemblements devant les prisons où se trouvent les prisonniers d'Action Directe. Alors comme en février 2006 sous la neige, ou en février 2007 sous la pluie, les drapeaux flottent, les chants révolutionnaires s'élancent. Quelquefois comme en février 2006, un minuscule drapeau rouge s'affiche fièrement à une fenêtre. Et chaque mois, nous affirmons notre solidarité, notre attention, notre volonté et notre espoir d'une libération. En mars 2007, c'est le 24 que se tiendra le rassemblement. Quelques jours avant l'examen de la demande de libération conditionnelle. Alors mobilisation. Et espoir.

APPEL DE LIBEREZ-LES!

Depuis maintenant 20 ans, des militants du groupe révolutionnaire Action Directe sont maintenus en prison pour avoir osé défier ceux qui laminaient le Peuple à coup de milliers de licenciements et de fermetures d’usines, mais aussi les marchands de morts que sont les fabricants, les marchands d’armes, qu’ils trafiquent pour l’Etat ou pour des industries privées.

Arrêtés en 1987, 4 membres d’Action Directe ont subi la justice spéciale composée de magistrats professionnels aux ordres du pouvoir et de l’argent. Verdict : 2 fois  perpétuité, assortie d’une peine incompressible de 18 ans.

Le 1er mars 2006, Joëlle AUBRON succombait à un cancer non sans résister pendant des mois, elle avait été libérée fin 2004 en suspension de peine pour raison médicale.

Ses 3 autres camarades, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani, sont libérables depuis février 2005,  mais l’Etat est revanchard quand il s’agit de militants révolutionnaires qui ont toujours résisté sans jamais renier leur lutte et leurs idéaux….

 Maurice Papon, (DCD le 18-02) préfet ayant collaboré avec les nazis, organisateur de la répression contre les militants anti colonialistes Algériens mais aussi français, a été libéré après trois ans de prison, libérés aussi  rapidement les assassins de l’OAS, du SAC… jamais emprisonnés les tortionnaires de l’armée coloniale française… pourtant des centaines de milliers de morts, de déportés, mais aussi torturés et parfois mutilés...

  Dans ce pays, en 2007, il y a des centaines de prisonniers politiques  anti-impérialistes, anti-colonialistes, anti-capitalistes, anti-fascistes…des militants d’action directe, aux Basques, aux Corses, aux Espagnols, certains le sont depuis des décennies comme Régis Schleicher, membre d’AD, ou Georges Ibrahim Abdallah, communiste Libanais, en prison depuis 23 ans.  

 

Le refus de se repentir, de renier leurs actions politiques passées, plus récentes pour d’autres, et surtout leur volonté de continuer à être des acteurs politiques qui réfléchissent et écrivent sur la conjoncture d’aujourd’hui, sont des actes de résistance intolérable pour le pouvoir ; même désarmés, emprisonnés et parfois gravement malades ils restent un exemple qu’il faut effacer à tout jamais, parfois jusqu'à l’anéantissement total, pourquoi ?

   

A côté d’eux, d’autres militants sont aussi parfois emprisonnés …résistants de la cause du Peuple opprimé…ceux de la révolte des quartiers populaires et ouvriers de l’hiver 2005, ceux de la résistance de la jeunesse ouvrière et étudiante contre le CPE et les lois réactionnaires du printemps 2006, ceux de la résistance syndicale face aux plans massifs de licenciements et aux reculs sociaux, ceux de la résistance antifasciste contre les partis d’extrême droite, ceux de la résistance paysanne et citoyenne contre les OGM ou toutes autres formes d’empoisonnement de masse…

 

Oui une action de résistance est parfois « illégale », comme ils disent, avec leurs lois.
Est elle pourtant illégitime?

L’ UNITE EST UN REMPART, LA SOLIDARITE EST UNE ARME… !

 

La résistance des prisonniers politiques, d'ici et d'ailleurs, renforce toutes les résistances face au conditionnement de masse que veulent nous imposer les médias et les dogmes des « bien-pensants ».

 La liaison est facile entre la répression politique de masse et la renaissance des néo-fascistes déguisés en hommes ou femmes de l’appareil démocratique politicien.

Entre la droite fasciste, la droite réactionnaire et la gauche sécuritaire, un trait d’union : la répression d’Etat contre les « rebelles » résistants d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

SAMEDI 24 MARS 2007 15H00 à BAPAUME
10 ème rassemblement mensuel devant les portes de la prison 
Pour exiger la libération de Nathalie Ménigon
[Chemin des Anzacs, sortie Bapaume par autoroute A1 Paris-Lille]
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