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Peines fermes et lourdes

vendredi 6 avril 2007, 15h53

Prison ferme pour des militants d'extrême gauche espagnols et italiens

PARIS (AP) - Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi trois membres présumés du nouveau parti communiste italien, dont Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, et deux militants d'extrême gauche espagnols à des peines d'emprisonnement ferme comprises entre six mois et trois ans pour "association de malfaiteurs".

Giuseppe Maj et Giuseppe Czeppel, réfugiés en France car réputés proches des Brigades rouges, ont été condamnés en leur absence à cinq ans d'emprisonnement dont trois ans ferme. Le tribunal a délivré un mandat d'arrêt et une interdiction définitive du territoire français à leur encontre.

Ils étaient poursuivis pour "association de malfaiteurs" et "falsification et détention de faux documents administratifs". Un important atelier de falsification de papiers avait été découvert chez Czeppel en 2005.

L'Espagnol José Antonio Ramon Teijelo et sa compagne Manuela Ontanilla ont écopé de respectivement 40 mois d'emprisonnement dont 20 avec sursis et dix-huit mois dont douze avec sursis pour avoir aidé Maj et Czeppel dans la clandestinité. L'homme a notamment été reconnu coupable de leur avoir appris la fabrication de faux documents.

Le couple est présenté comme d'anciens membres des Grapo (Groupes de résistance antifasciste du 1er octobre), apparus en 1975 au crépuscule de la dictature franquiste. Fait qu'ils ont toujours nié. Ramon Teijelo est sous écrou extraditionnel. Les deux ont été condamnés aussi à une interdiction définitive du territoire français.

Maj et Czeppel avaient été interpellés une première fois en juin 2003, à la demande de la justice italienne, et écroués. Ils étaient recherchés dans l'enquête sur l'assassinat de l'économiste Marco Biagi en mars 2002. Ils ont été remis en liberté en décembre 2003. De nouveau arrêtés en 2005 mais libérés en mai 2006, ils n'étaient pas présents mercredi à l'audience.

Angelo d'Arcangeli, un jeune leader maoïste italien, également soupçonné d'avoir aidé ses deux amis italiens dans leur clandestinité, a été condamné à deux ans d'emprisonnement dont un avec sursis. Il n'a pas assisté à son procès.

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