Beaucoup d'articles sur le blog depuis mars. Il est vrai que les 20 ans d'emprisonnement des camarades d'Action Directe, le souvenir de Joëlle qui n'est plus avec nous déjà depuis un an, la mobilisation pour la demande de libération conditionnelle de Nathalie, et ce ministre de l'Intérieur qui devient président en clamant sa haine de 68 - qui d'une certaine mesure est constitutif de nos identités - mais aussi les chants, poèmes et images de lutte, la mise en ligne de textes de réflexion et d'information et tant d'autres "choses" ont sollicité le blog. Alors pour renouer avec la chronique de l'Inter, tout d'abord le titre du numéro 5 - "s'organiser" - et le début de l'édito:
"Aujourd'hui plus que jamais face au capital des multinationales, à ses projets de guerre de moins en moins cachés, il est nécessaire et possible comme le montrent toutes les contributions contenues dans ce numéro de l'Internationale, de participer activement à l'organisation de la lutte internationale des prolétaires pour le Communisme. Nous disons organiser parce que la volonté, la révolte spontanée, la radicalisation des luttes partielles ne suffisent pas. De même que sont inefficaces l'improvisation, la disparité des tâches multiples. Ce qui compte, dans la phase actuelle, c'est de se situer concrètement dans la dynamique de l'offensive des forces communistes, organisées dans leur lutte contre le capital à l'époque de l'impérialisme des multinationales..."
En posant tout au long du numéro le problème de l'organisation, en y répondant par une série de textes d'organisations ou du mouvement anti-impérialiste, l'Inter se situait dans cette réflexion constante du mouvement révolutionnaire sur les formes de luttes. Alors que vingt années ont passé, ne restons-nous pas toujours face à cette interrogation : à savoir comment transformer la révolte en conscience et comment transformer la conscience en lutte organisée. Si chaque lutte est de toute façon déjà un moment essentiel qui fait passer vers l'autre le flambeau de la révolte et de la conscience, comment cette lutte peut elle aller au-delà? L'organisation est-elle la condition d'une pratique rationnelle de la lutte pour la libération?
Dans ce numéro aussi, un dossier Canada: "De l'action directe à l'action anti-impérialiste" qui témoigne de la force et de l'étendue, dans ces années du mouvement anti-impérialiste. En effet ce groupe s'en était pris à l'une des plus grosses entreprises de haute technologie de l'époque, fabriquant le système de guidage des missiles Cruise, ainsi qu'à un énorme complexe énergétique. Pour cette dernière action, il indiquait:
"A l'intérieur du monde capitaliste, un nombre de plus en plus important de mouvements de libération ont créé des situations dans lesquelles les sociétés industrialisées ne peuvent dépendre plus longtemps pour leur approvisionnement en matériaux stratégiques de régions potentiellement instables de ce qu'on appelle le Tiers Monde.Ainsi durant les années 70 et maintenant les années 80, les sociétés industrialisées essaient de devenir moins dépendantes au niveau des ressources énergétiques de ces régions, en exploitant le charbon,le gaz, l'énergie nucléaire ainsi que les ressources de régions qui présentent des gages de sécurité internationale: le Canada réunit aujourd'hui ces conditions ....Nous devons rendre cet endroit hostile et inhabitable pour les capitalistes et leurs projets."
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