Par luxemb

Joëlle Aubron invitée
à Amnistiaren Eguna
Joëlle Aubron, militante communiste combattante d’Action Directe, arrêtée en février 1987, condamnée par deux fois à la réclusion perpétuelle avec une période de sûreté maximale, bénéficie d’une mesure de suspension de peine pour raison médicale depuis le 16 juin dernier, après qu’elle soit opérée d’une tumeur avec métastases au cerveau. Elle n’en reste pas moins soumise à une assignation à résidence chez ses parents dans l’Est de la France et est astreinte à un contrôle judiciaire rigoureux.
Malgré sa volonté, elle ne pouvait donc participer à Amnistiaren Eguna, consacré aux longues peines que connaissent les militants emprisonnés, et dédié cette année à Filipe Bidart. Elle est malgré tout intervenue, par le biais d’un diaporama projeté à la fin du repas, qui illustrait un long témoignage enregistré au téléphone par une animatrice de l’Observatoire international des prisons (OIP).
Devant une nombreuse assistance extrêmement attentive, elle a relaté les longues années d’isolement et le régime strict que subissent celles et ceux qui refusent de se renier, visant à leur anéantissement politique et physique. Evoquant aussi le cas de Filipe Bidart, elle a conclu en affirmant la continuité du combat, même derrière les barreaux.
Comme le dit Jann-Marc Rouillan après des décennies de détention, “je me sens un homme plus libre aujourd’hui que bien des gens à l’extérieur”. Une leçon pour chacun de nous.
Bruno
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