17 décembre, premier jour Il est des combats qui donne à chacun la force de continuer à combattre 17 décembre, "premier matin" Il est des matins où ces combats prennent tout leur sens
17 décembre, Jean-Marc, après Nathalie,
- et avant Georges, nous l'espérons - libre
(Enfin presque libre!)
(carte de Bruno Baudrillart)
En ce jour, dire que le combat n'est jamais fini, qu'être aux côtés de ces militants qu'ils soient emprisonnés, semi-libres, libres est essentiel.
En ce jour, rappeler, que le premier combat des militants d'action directe ces vingt dernières années a été et est avant tout de rester au sein du combat révolutionnaire, pleinement conscients, car rien de ce pour quoi et contre quoi ils ont lutté, n'a changé.
Rappeler que le principal objet de leur lutte pour la libération conditionnelle a été et est de ne pas renier leurs combats face à des juridictions qui ne demandaient que cela pour prix de leur liberté.
En ce jour, rappeler le combat de Joëlle Aubron et sa déclaration à sa sortie de prison, sortié arrachée pour cause de maladie, de cette maladie qu'il l'a trop tôt emportée.
Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses : La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même. La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.
Et finir par ces mots de Georges Ibrahim Abdallah, compagnon à Lannemezan de Jean-Marc, parce qu'ils sont toute la dignité des militants révolutionnaires:
Ainsi, aujourd’hui, les premières choses qui me viennent à l’esprit, c’est d’abord la joie que nous partageons tous en voyant certains de nos camarades d’AD arracher un statut qui les rapproche encore plus de la liberté. Certes, cette victoire n’est pas complète. D’autres camarades d’AD sont encore en prison et surtout ils ne sont pas encore sortis complètement. » (blog liberonsgeorges ici)
linter, 18 décembre 2007