Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément: Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.
 
"A tous ceux qui osent parler et bouger
Le refus de laisser tranquille notre camarade Georges est un
soufflet insupportable à notre espoir de le voir ou l'imaginer
marchant loin de la visibité des murs carcéraux. Car, que veut
le pouvoir!?? Liberté pour Georges et Jean-Marc.
Salut sorel et communiste à tous ceux qui osent parler et bouger."
(Après le refus de libération conditionnelle de Georges Cipriani)
Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 18:41
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Une réunion a eu lieu à Paris vendredi 18 décembre au CICP*  sur la disparition de Jon Anza.

Rappelant les pires heures du GAL, cette disparition fait renaître dans les esprits cette guerre sale qui fut longtemps niée, l'a rappelé une participante, jusqu'à ce que l'on retrouve les corps des premières victimes, des jeunes de 21 et 22 ans, torturés, assassinés puis enterrés.

L'occasion aussi de rappeler les plus de 700 prisonniers basques, témoignage qu'il s'agit là  d'une véritable lutte populaire et le silence sur des manifestations qui ont pu rassembler jusqu'à 20 000 personnes, et qui montrent pourtant, ramenées à la population basque, l'ancrage de ce combat.

La réunion d'information a réuni un nombre significatif de participants, Basques de Paris mais aussi de nombreux camarades révolutionaires, qui comme nous, peu à peu ou depuis longtemps, ont découvert le caractère réellement progressiste de cette lutte.

Pour nous, c'est aussi le moment de rappeler la solidarité sans faille des prisonnières basques de Bapaume avec Joëlle Aubron et Nathalie Ménigon
.

Lors de cette réunion, un appel a été adressé à chacun d'entre nous de lancer partout où nous le pouvons cette question: "Où est Jon Anza", pour que lumière soit faite sur cette disparition.

*REUNION PUBLIQUE 18 DECEMBRE 2009 A 18 HEURES 30  AU CICP 21 ter rue Voltaire à Paris 11ème - avec la participation de Gabi Mouesca ancien Président de l’OIP, Anais Funosa d’Askatasuna, et en présence de Marijo compagne de Jon.

Lors de la réunion a été indiquée l''existence d'un article dans Le Monde. Il est reproduit ci-dessous.

Une étrange disparition
LE MONDE | 03.12.09 | 15h15  •  Mis à jour le 03.12.09 | 15h15

 

Son nom circule dans tout le Pays basque français. Son visage a été exposé sur des dizaines d'affiches placardées sur des murs. Jon Anza Ortunez, 47 ans, a subitement disparu alors qu'il se trouvait dans la région de Bayonne, sans laisser de trace. L'organisation indépendantiste basque ETA, qui figure sur la liste des entreprises terroristes de l'Union européenne, l'a reconnu comme l'un de ses membres. Une première. Et elle accuse la police espagnole de l'avoir enlevé.

Un collectif de militants et sympathisants s'est mis en place. Il devait organiser, vendredi 18 décembre, à Paris, une réunion publique, neuf mois jour pour jour après cette disparition inexpliquée.
Le 18 avril, tôt le matin, Jon Anza prend le train à Bayonne pour se rendre à Toulouse, où il compte passer quelques jours "chez des amis". Maixo, sa compagne, le conduit à la gare et tourne les talons avant le départ du train. Elle ne sait pas chez qui il se rend, elle n'a pas de numéro où le joindre. "Il était censé m'appeler quand il reviendrait." Mais, depuis lors, plus de nouvelle.
Le 15 mai, la famille et les proches de Jon Anza se décident à rendre publique sa disparition lors d'une conférence de presse, et alertent la justice. Le parquet de Bayonne ouvre une enquête pour "recherche des causes d'une disparition inquiétante", et saisit la police judiciaire de Bayonne.
Trois jours plus tard, dans un communiqué daté du 18 mai, publié le 20 dans le quotidien basque espagnol Gara, l'ETA revendique l'appartenance de Jon Anza à l'organisation. Ce qui motive aussitôt l'ouverture d'une seconde enquête, préliminaire, par le parquet de Paris, pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et "financement du terrorisme". Car, avec un luxe de détails qui laisse sans voix la police française, l'organisation indépendantiste révèle qu'elle avait rendez-vous le 18 avril avec Jon Anza pour qu'il lui remette une forte somme d'argent - sans en préciser le montant.
Dans la foulée, l'ETA assure que le militant était connu des services français et en avance la preuve : ses empreintes, affirme-t-elle, figurent sur du matériel trouvé par la police le 16 novembre 2008 dans un "zulo" (un trou, une cache) en forêt de Saint-Pée-sur-Nivelle, à quelques kilomètres de Saint-Jean-de-Luz. Or, ces traces n'ont pas encore été "exploitées", selon la police. Dans l'urgence, celle-ci vérifie et constate, stupéfaite, que les empreintes digitales qui figurent sur un manuel de lutte armée en langue basque correspondent effectivement à celles du disparu.
Certes, Jon Anza était connu. Originaire de Saint-Sébastien, il s'était établi en France en 2004 après avoir passé vingt ans en prison en Espagne. Membre de l'ETA, il dirigeait le commando Lau Halizea, responsable, selon les autorités espagnoles, de l'assassinat d'un policier. Condamné le 20 février 1982, il avait été remis en liberté le 18 octobre 2002. Mais pour la police française, qui surveillait de loin en loin cet homme, il n'était plus dans la course, d'autant qu'il souffrait depuis 2008 d'un cancer affectant un nerf optique. "Il n'y voyait plus à trois mètres", souligne sa compagne. Jon Anza suivait un traitement lourd avec d'importants effets secondaires, notamment sur le poids. Le 24 avril, il n'aurait pas dû manquer son rendez-vous à l'hôpital.
Les recherches ont alors été déclenchées. Tous les hôpitaux, tous les cadavres non identifiés de la région ont été vérifiés. Les investigations sur la Carte bleue de Jon Anza, son passeport, sa carte Vitale, n'ont rien donné. La police de son côté, les proches constitués en "brigades" de l'autre, ont chacun refait, à la même heure, le même jour, le parcours Bayonne-Toulouse en train, interrogé les habitués et distribué des avis de recherche.
La procureure de Bayonne, Anne Kayanakis a fait survoler la ligne ferroviaire en hélicoptère. En vain. "La police ne fait pas semblant de chercher, je suis vraiment très perplexe", avoue la procureure. "Nous avons épuisé toutes les pistes rationnelles", affirme Marixtu Paulus-Basurco, avocate de la famille. Les proches excluent un suicide. "Il aurait laissé une explication, il aurait fait comme il faut", tranche Anaïz Funosas, porte-parole d'Askatasuna, une association d'aide aux prisonniers basques dont faisait partie Jon Anza. "C'est un hyperpositif", affirme sa compagne.
Autre hypothèse avancée devant la presse espagnole par le ministre de l'intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, mais rejetée par les proches : l'ETA aurait elle-même mis la police sur la piste de Jon Anza, parti avec l'argent. "Ça aurait été stupide et Jon est loin d'être stupide", s'insurge Maixo. Aux enquêteurs qui l'interrogent à deux reprises, la compagne de Jon Anza, qui partageait sa vie depuis deux ans et connaissait son passé, a affirmé ignorer la poursuite de son engagement à l'ETA.
La famille penche donc de plus en plus pour un "enlèvement qui aurait mal tourné", une "conviction" renforcée par un article, paru le 2 octobre, dans Gara. Citant des "sources fiables", le quotidien basque affirmait que l'etarra aurait été "intercepté" dans le train par des policiers espagnols, soumis à un interrogatoire illégal et enterré sur le territoire français. "Aujourd'hui, cela apparaît à la famille comme la seule explication possible", appuie Me Paulus-Basurco. Contacté, Gara n'en dit pas plus.

En accusant les policiers espagnols, l'ETA réveille le souvenir de la "guerre sale", dans les années 1980, lorsque les sinistres Groupes antiterroristes de libération (GAL), parapoliciers, pourchassaient et tuaient des membres d'ETA sur le sol français. Le sujet est toujours sensible au Pays basque. Le jour de la parution de l'article de Gara, la procureure a réagi en invitant quiconque à témoigner, même anonymement. Un appel resté jusqu'ici lettre morte. "Je n'ai pas d'élément accréditant la piste d'une séquestration par des barbouzes, mais on ne peut rien exclure", commente Mme Kayanakis qui a demandé l'entraide judiciaire espagnole par l'intermédiaire du magistrat de liaison à l'ambassade de France.
Depuis plusieurs années, la coopération franco-espagnole sur ETA s'est considérablement développée. Des équipes communes d'enquête, en police judiciaire ou dans le renseignement, ont été créées. Un pas supplémentaire a été franchi après l'assassinat, en décembre 2007 à Capbreton, de deux policiers espagnols qui circulaient dans une voiture banalisée du ministère de l'intérieur français. Depuis, les policiers espagnols peuvent intervenir armés sur le territoire français, en partenariat avec leurs collègues. "C'est une coopération exemplaire", souligne le commissaire divisionnaire Loïc Garnier, chef de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste (UCLAT) dont l'organisation accueille en permanence deux fonctionnaires espagnols. Pour lui, l'implication de la police espagnole dans la disparition de Jon Anza "est totalement exclue".
Un élément troublant est pourtant intervenu quelques mois auparavant. Le 11 décembre 2008, un autre réfugié espagnol, Jon Maria Mugica Darronsoro, a porté plainte après avoir été enlevé dans le village de Saint-Palais et retenu plusieurs heures par quatre individus qui s'étaient présentés comme des policiers français. S'exprimant en espagnol, ces interlocuteurs auraient fait pression sur M. Mugica pour "collaborer" en évoquant sa fille, en prison à Madrid. Une information judiciaire est toujours ouverte. Jusqu'ici, la police française a remonté la piste de quatre téléphones portables espagnols.


Isabelle Mandraud,
Article paru dans l'édition du 04.12.09
Par luxemb - Publié dans : Actualité
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 01:17
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Dans le précédent article, nous indiquions la force et la conviction, la sensibilité de la déclaration d'Henri Malberg. lors de la réunion d'information et de soutien aux prisonniers d'Action directe organisée par nlpf .

Et l'on comprend en la lisant, que c'est parce son engagement dans ce combat est ancien et réel,  et parce qu'il y a réellement tout un moment de lutte partagée qui la sous-tend, qu'elle  peut avoir cette sincérité politique rare.

Une camarade de nlpf en a fait aussi rapidement que possible une transcription. Nous en gardons volontairement la forme orale, non écrite  auparavant, mais dite au fil de la pensée, car cela en rend nous l'espérons la simplicité et l'émotion.

Nous sommes convaincus qu'elle n'est pas unique et que nombre de ceux qui exigent la libération de Georges Cipriani et Jean-Marc Rouillan auraient pu employer les mêmes mots.


Intervention de Henri Malberg (PCF) :

 

En ce moment même, j’ai une réunion de mon Parti et j’ai envie d’y aller ... Beaucoup de personnes ici me connaissent. Je vous dis en deux mots pourquoi j’ai décidé de venir ce soir alors que depuis trois ou quatre fois, je n’ai pas participé à des initiatives.


Je le fais par fidélité et par urgence.


Par fidélité à un choix que nous avons fait il y a déjà longtemps. J’ai un souvenir exact d’il y a presque 12 ans en 98 je crois, nous avons décidé avec mon parti de rejoindre le mouvement qui avait lieu depuis longtemps en faveur des 4 , des 5 d’Action directe


Je me souviens de la situation dramatique de l’époque, je me souviens de la grève de la faim de Rouillan, je me souviens du fait qu’à un moment donné nous avions obtenu des conditions pour Nathalie, Joëlle et Rouillan de détention enfin un peu plus acceptables ... Mais ce n’est jamais acceptable une détention.Tenant compte de ce choix que j’ai fait, je le continue indépendamment du fait que les désaccords politiques évidemment sont réels, mais ce n’est pas à l’ordre du jour d’en débattre, ce n’est pas la question, ce n’est pas très important.


Je dis par urgence parce que il faut que cette peine interminable s’achève !


Y’en a marre à un moment donné d’une situation qui dure depuis plus de 20 ans, des gens qui ont été condamnés dont la peine minimale est finie! Il n’y a plus rien qui justifie cela. C’est même plus de la vengeance, c’est insupportable !


J’ai le sentiment indépendamment du plus dont vous parlez, puisque je sais que Rouillan est réellement malade et que ce n’est pas acceptable dans son cas qu’on continue comme ça.


Je trouve que cette interminable aventure doit cesser.


Mon parti s’est engagé dans ce sens; on l’a fait dans le passé, on le refera.


Je regrette aussi que la mobilisation extérieure soit difficile pour des raisons de toutes sortes : la vague réactionnaire qui s’abat sur la France fait apparaître des urgences de tous bords et au milieu de tant de souffrances, ça apparaît comme dans l’ordre des choses... Cela n’empêche pas que cela doit s’achever !


Voilà, je voulais vous le dire et dire à mes amis de tout un temps de luttes que nous sommes à leurs côtés, que nous sommes avec vous et s’il y a des initiatives qui peuvent avoir lieu... mais il faut que ce soit des initiative larges.


Il faut se souvenir qu’il y a 12 ans, c’est parce qu’un mouvement intellectuel réel s’était levé, et je termine par cela, qu’on a obtenu - et ce n’est pas sur notre bonne mine -  donc il y a bien un problème d’idéologie si j’ose dire, de remettre cette question sur le fond et d’obtenir un soutien élargi qui donne sens.


Voilà, je vous remercie de m’avoir invité.

Par luxemb - Publié dans : libération
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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 15:26
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Les initiatives se mettent en place pour exiger la libération des militants d'Action directe emprisonnés. Face à l'urgence et l'acharnement contre ces camarades, il est essentiel que nous soutenions tout ce qui peut contribuer à faire connaître leur situation et à influer sur le pouvoir pour arracher ce qui est indispensable: des soins pour Jean-Marc Rouillan et sa libération ainsi que celle de Georges Cipriani.

Dans ce cadre, une réunion d'information et de soutien a eu lieu au CICP jeudi 17 décembre , organisée par nlpf et rassemblant son avocat Jean-Louis Chalanset, Henri Malberg, Helyette Bess, Maurice Rajfus, Alain Krivine. Antoine Lazarus a été empêché de rejoindre la réunion par les intempéries et un texte de Frédéric Neyrat a été lu.

De cette réunion, nous retenons en particulier la déclaration d'Henri Malberg, par ce qu'elle exprimait et qui nous est commun à tous. Je suis ici a-t-il dit en substance par urgence devant la situation de ces deux militants et par fidélité pour un engagement pris depuis des années et qui avait permis à une époque où les soutiens étaient très difficiles d'aider à  obtenir le regroupement et l'information sur les conditions de détention. 10 ans après, c'est encore et toujours la même nécessité qui doit animer les soutiens et permettre une campagne large et forte.


réunion
Par luxemb - Publié dans : libération
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 21:34
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JEAN-MARC ROUILLAN : UN AN DE LIBERTÉ… VOLÉE

En décembre 2009, cela fera un an que Jean-Marc Rouillan, militant d’Action directe, aurait dû se trouver en liberté conditionnelle. Mais cette année de liberté lui a été volée par la justice "antiterroriste", une justice d’exception, qui a fabriqué de toutes pièces un prétexte pour perpétuer une peine déjà accomplie. Il a suffi d’une interprétation fallacieuse de quelques mots prononcés lors d’une interview pour refermer une porte brièvement ouverte, pour mettre fin à dix mois de semi-liberté étroitement contrôlée, et le renvoyer en prison à temps plein.

Au printemps dernier, à la suite d’une détérioration de sa santé, une maladie grave, rare et évolutive était diagnostiquée. Mais depuis plus de six mois, à la prison des Baumettes puis au centre de détention de Muret où il a été transféré le 27 octobre, Jean-Marc est laissé sans soins adaptés. La justice attend-elle que de graves complications dégradent encore sa santé ou va-t-elle enfin lui permettre d’être soigné par des médecins spécialistes du syndrome de Chester-Erdheim ?

Jean-Marc Rouillan a été emprisonné en 1987. Il a accompli sa peine de sûreté depuis 2005. Combien de temps encore l’État va-t-il s’acharner à le priver du droit à une libération conditionnelle ? Alors qu’elle aurait dû lui être accordée depuis un an, la justice va-t-elle la repousser à une date toujours plus lointaine ? Quand va-t-elle examiner sa nouvelle demande de semi-liberté et quand sera-t-il transféré à Fresnes pour le passage préalable obligé par le Centre national d’observation (CNO) ?

En décembre 2009, cela fera six mois que Georges Cipriani, militant d’Action directe encore incarcéré depuis près de 23 ans, aurait dû se trouver en semi-liberté. En effet, en avril dernier, un jugement lui avait accordé ce régime pour un an, première étape vers la liberté conditionnelle. Mais, sur appel du parquet, des juges ont infirmé cette décision le 20 août, décidant après 22 mois de procédure que le dossier de Georges accepté en première instance n’était soi-disant pas recevable ! Depuis la prison d’Ensisheim où il reste incarcéré, Georges Cipriani a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle : celle-ci sera-t-elle cette fois examinée dans des délais normaux ?

Georges Cipriani comme Jean-Marc Rouillan n’en finissent pas de subir un chantage au reniement, voire au repentir. Ce sont pourtant deux notions absentes du droit français. Leur identité politique assumée collectivement leur a valu de passer enfermés les 22 dernières années. Comment pourraient-ils renier aujourd’hui cette identité de militants révolutionnaires, sans se nier eux-mêmes, alors qu’ils sont encore prisonniers et qu’ils résistent toujours pour échapper à l’anéantissement carcéral ?

Continuons à dénoncer cette justice d’exception, qui invente d’année en année de nouveaux obstacles à leur libération : Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani doivent être libérés !

Pour faire le point sur la situation des camarades après les derniers rebondissements judiciaires et pour débattre ensemble des actions à mener pour leur libération, nous vous invitons à une

RÉUNION D’INFORMATION ET DE MOBILISATION

Avec la participation de Miguel Benasayag (sous réserve), Olivier Besancenot, Hellyette Bess, Jean-Louis Chalanset, Antoine Lazarus, Frédéric Neyrat (lecture de son intervention), Maurice Rajsfus…

Jeudi 17 décembre 2009
à partir de 18 h 30
au CICP, 21 ter rue Voltaire, Paris 11e
(métro L9 Rue des Boulets)

Collectif « Ne laissons pas faire ! »




Accueil du site > Mobilisations > Réunion d’information et de mobilisation
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /2009 21:03
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                                                                            Bonjour !
 
Une pure merveille ! Les nouvelles aventures de Guy Lefranc, le célèbre reporter imaginé par Jacques Martin, le père de la BD historique, a pour cadre le bassin minier du Pas-de-Calais et pour sujets principaux, des ouvriers ! Une performance rare que l'on doit à Michel Jacquemart, le scénariste wallon de ce tome 20.
 
Une part d'histoire ouvrière et militante locale loin des clichés dictés par la patronat des mines et l'Etat. A consommer sans modération...
 
En pièce jointe, pour information, l'article de la Tribune de la Région minière qui traite de ce sujet.
 
Les Amis de Joseph Tournel

Association des Amis de Joseph Tournel
22, rue nationale
62150 Rebreuve-Ranchicourt

Une précision presque documentaire du quotidien des mineurs, accompagnée de nombreuses notes de bas de page.



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Nos dates

Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...

Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.


Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani



  On y va (rendez-vous militant) :
Rassemblement mensuel devant l'AP le premier jeudi du mois à 18 heures en solidarité avec les militants d'Action directe
un-jour--je-fouille-ma-cave-copie-1.jpg








Cela a eu lieu:

. Mars 2005, Hommage à Joëlle Aubron
. Le 13 octobre 2007, Hommage à Bruno Baudrillart
. Semi-liberté pour Jean-Marc Rouillan après Nathalie Ménigon
. La manifestation de solidarité avec Georges Cipriani à Ensisheim
. Le 30 mai 2008, la cérémonie pour Martin à Sarrebrück
. Révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Cipriani
. Avis négatif de la commission du CNO pour Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah
. Avis négatif  pour la libération conditionnelle de Georges Cpriani

Cela a lieu (Pour information) :

. Hospitalisation en urgence de Jean-Marc Rouillan
. Campagne 2009 pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
. Pourvoi en cassation envisagé pour Georges Cpriani

Nos combats:

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO

Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires

Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.
(septembre 2008)

Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Images Aléatoires

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