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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 21:31

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Texte sur un emprisonnement. Pour un 11 décembre.


A lire sur le site de la quinzaine Rosa Luxemburg

 

Prison de Metz-Queuleu, avant même le passage des surveillantes car je refuse de bouger sur ordre, alors que la prison dort encore, et que l'on s'entend presque soi-même respirer et vivre, le café bricolé des détenus devant moi, assise à la table face au ciel qui lentement s'éclaircit, je commence une lecture et un travail quotidien: la correspondance et les écrits de Rosa Luxemburg. Cela fait la sixième prison que j'intègre, et ma troisième année de vie quotidienne avec RL. Militante révolutionnaire, je vis depuis quatre ans au rythme des transferts et de l'isolement, le transfert, c'est pour les femmes le moyen d'isolement préféré de l'AP. Depuis longtemps déjà je proteste par le silence. Alors, en dehors de l'heure de promenade avec deux prisonnières, c'est Rosa Luxemburg qui est mon seul interlocuteur.

Lire Rosa Luxemburg en prison, lire ses lettres en détention, c'est avoir l'impression que la prison reste éternellement même: ses moyens pour tenter de vous soumettre, mais parfois un respect qui ne peut s'empêcher de transparaître pour la volonté inflexible que vous pouvez montrer.

La lecture en prison de Rosa Luxemburg en prison prend une extraordinaire profondeur et une profonde résonance. La description de son quotidien entre silence et travail intellectuel, l'évocation de tout ce que représente un transfert, la condamnation à dix jours pour révolte contre un surveillant qui lui interdit d'aborder un sujet pendant un parloir, tout me parle fortement, étrangement. Le silence qu'évoque RL, est celui qui règne autour de moi, la condamnation fait écho aux nombreux mitards connus pour refus de transfert ou autres et diverses raisons, l'ambivalence du personnel entre respect pour la résistance quotidienne et blessures répétées de mille petites atteintes, je la retrouve dans certaines lettres. Et je retrouve, l'extraordinaire impression d'isolement incommensurable quand des nouvelles terribles vous arrivent: pour RL, les morts de la guerre 14-18.

L'observation du ciel, des innombrables nuances qu'il prend de l'aube à l'aurore, des oiseaux peu romantiques qui squattent la cour, le suivi à distance de la vie quotidienne des prisonnières, nous mettent en phase. La respiration semble parfois se suspendre comme le temps.

Et puis il y a , partagée, l'obstination politique à travailler entre quatre murs malgré la prison. Il y a le regard des surveillante devant ce travail obstiné, il y a l'attention des prisonnières et leurs attentions qui vous arrivent malgré les ordres carcéraux d'isolement.

Lire Rosa Luxemburg en prison, c'est affirmer sa résistance mais aussi la permettre.

Les combats en prison ont été nombreux : au mitard de Fleury, une grève dure qui me mènera à l'hôpital pour refus des conditions qui règnent dans les cellules: pas d'eau, repas passé sous les grilles, un mince matelas de mousse sur le sol. Puis après un troisième transfert à Chalon, un jour de Pâques, la montée sur les toits de la prison avec pour tout texte revendicatif un poème de Verlaine: "le ciel est par dessus les toits ...". Un autre combat, à Lille, pour que l'on s'adresse à vous avec correction: refus de douche pendant près de deux mois, la prison cède. A chaque transfert, le refus de la photo entraîne une connaissance étendue et comparée des différents mitards des prisons fréquentése, et à Metz, enfin le refus de faire quelque demande que ce soit, visite ou livres. Et pourtant les livres de RL arrivent dans ma cellule et la seule personne qui a le droit de visite vient un beau matin. La prison a bien voulu céder.

Mais lire Rosa Luxemburg en prison, c'est aussi suivre ses analyses et voir ce qu'elles ont de relevant pour nous aujourd'hui, c'est être portée vers le haut, c'est aiguiser son intelligence, c'est devenir une autre, c'est apprendre et comprendre.

Et surtout, lire Rosa Luxemburg en prison, pour un militant politique, c'est réfléchir à son propre combat, au système que l'on a combattu, et que l'on continue à combattre.

Lire Rosa Luxemburg en prison, c'est vivre beaucoup plus intensément, faire tomber les murs, rire toute seule d'une saillie et admirer ses trésors d'écriture.

Lire Rosa Luxemburg en prison, c'est vivre consciente et vivre libre.
Par luxemb - Publié dans : oppression - répression - exploitation - ACTIONS
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Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 10:05

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Mort lors d'une manifestation en Cisjordanie. Et si ce responsable politique n'avait pas été palestinien, aurions-nous entendu   ... ce même silence?

 


 

Ce compte-rendu est sur le site assawra: http://assawra.blogspot.fr/2014/12/ziad-abou-ein-est-mort-apres-des-coups.html

Ziad Abou Eïn est mort après des coups, selon un ministre palestinien

Ziad Abou Eïn, le haut responsable palestinien mort mercredi en Cisjordanie, est décédé à cause des coups portés par des soldats israéliens et des gaz lacrymogènes qu'il a inhalés, selon son autopsie, a affirmé jeudi un ministre palestinien à l'AFP.


"Sa mort a été causée par les coups reçus de la part des occupants israéliens et par l'usage intensif qu'ils ont fait de gaz lacrymogène", a déclaré Hussein al-Sheikh, ministre des Affaires civiles.


L'autopsie pratiquée à l'institut médicolégal d'Abu Dis, en Cisjordanie occupée, a aussi montré que Ziad Abou Eïn avait succombé parce que "les occupants avaient empêché qu'il soit transporté à l'hôpital à temps pour être sauvé", a-t-il précisé.


Les Israéliens ne se sont pas prononcés officiellement sur les causes de la mort de Ziad Abou Eïn.


Selon Hussein al-Sheikh, l'autopsie "coupe court aux fables véhiculées par les Israéliens dans la presse". La presse israélienne indique qu'un arrêt cardiaque est la cause probable de la mort.


Des images des incidents montrent Ziad Abou Eïn respirant à grand peine face aux soldats israéliens après avoir respiré des gaz lacrymogènes. D'autres images le montrent ensuite s'affaissant dans l'herbe en se tenant la poitrine.


L'autopsie a été pratiquée par des médecins jordaniens, un médecin palestinien et un médecin israélien, a rapporté Hussein al-Sheikh. Le médecin israélien a toutefois souhaité prendre du temps pour signer le rapport d'autopsie, a-t-il dit.

(11-12-2014 - Avec les agences de presse)


 

La réaction d'un camarade. A chaud et en déplacement. A toutes celles et ceux qui sincères pouvaient croire à la possible cohabitation de deux États sur la terre de Palestine. L exécution délibérée d un ministre Palestinien par l'armée de l État d Israël prouve que cela est désormais impossible parce que le gouvernement israélien fera tout pour qu un État Palestinien souverain ne voit pas le jour. Il en est de même de la poursuite frénétique de la colonisation réduisant le Territoire palestinien a une peau de chagrin. Il ne peut s agir pour autant de "jeter tous les juifs à la mer" slogan absurde attribué à certains Palestiniens. Peut-être serait-il temps d'envisager un État Palestinien acceptant comme le fait l'Afrique du Sud la présence de populations d'origines, de religions (ou de non religion) diverses sur son territoire. Y compris ces victimes de la barbarie nazie poussées à l'exil par les grandes puissances impérialistes à partir de 1948 pour diviser davantage les peuples de la région. Rappelons qu'avant 1948 les habitants de Palestine ne se souciaient pas de savoir qu'elle était la religion ou l'absence de religion des uns et des autres et que tous vivaient en paix. Ce modèle consistant à opposer les croyances et les origines sur un territoire donné a été également appliqué par la suite pour déstructurer d autres peuples de la Yougoslavie a l Irak. A qui profite ces crimes? le slogan du Congrès de l'Internationale de Bakou date peut être du premier quart du siècle passé, c'était "Prolétaires de tous les pays ET PEUPLES OPPRIMÉS, unissez vous". Est plus que jamais d actualité!

 


Par luxemb - Publié dans : impérialisme et anti-impériali
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Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 10:02

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Libérez Georges Ibrahim Abdallah !

 

Sur le site assawra. http://assawra.blogspot.fr/2014/12/liberez-georges-ibrahim-abdallah.html


Le 5 novembre, le tribunal d’application des peines de Paris a rejeté la demande de libération que Georges Ibrahim Abdallah avait formulée en mars dernier. La demande a été déclarée "irrecevable" au motif que Georges Ibrahim Abdallah n’avait pas fait préalablement l'objet d'un arrêté d'expulsion.


Ce simulacre de justice témoignait une fois de plus du régime d’exception appliqué à Georges Ibrahim Abdallah, qui est entré dans sa 31e année de détention ; il confirmait que son maintien en prison est une décision politique de l’État français.  En 2012, déjà, Valls – alors ministre de l’intérieur – avait refusé de signer l’arrêté d’expulsion qui aurait permis à Georges Ibrahim Abdallah de revenir dans son pays, le Liban.


Georges Ibrahim Abdallah a immédiatement fait appel de la décision du tribunal : celui-ci sera examiné par la cour d'appel de Paris, le 18 décembre à 13h30.


Devant la prison de Lannemezan, le 25 octobre dernier, nous avons fait entendre nos voix : « Georges Abdallah, tes camarades sont là ! ». Pour l’audience en appel du militant communiste libanais, combattant de la cause palestinienne, nous appelons à un

 
RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ
Jeudi 18 décembre, de 13h30 à 15h30
Esplanade de la fontaine Saint-Michel (Paris 6e)
(métro : Ligne 4 Saint-Michel)

Libérez Georges Ibrahim Abdallah !

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah
(CLGIA)
Par luxemb - Publié dans : Georges Ibrahim Abdallah
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Jeudi 11 décembre 2014 4 11 /12 /Déc /2014 10:01

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GA Tardi

 

 Jacques Tardi, Christian Champiré et Dominique Grange solidaires de Georges Ibrahim Abdallah.


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A la salle Ronny-Coutteure de Grenay, ce samedi 6 décembre 2014, le spectacle "Putain de Guerre" imaginé par Dominique Grange et Jacques Tardi a été donné à l'initiative du Collectif « Liévin 1974 » dans le cadre du 40e anniversaire de la catastrophe minière de Liévin (décembre 1942 / 42 morts). 


L'auteur de Bandes Dessinées et la chanteuse engagée "à perpétuité" posent avec Christian Champiré, le maire communiste de Grenay, une commune dont Georges Ibrahim Abdallah est citoyen d'honneur. 

Ce jeudi 18 décembre, la « Justice » examine en appel la nouvelle demande de libération du partisan communiste libanais... 

Mobilisons-nous ! Sortons

Par luxemb - Publié dans : Georges Ibrahim Abdallah
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Dimanche 7 décembre 2014 7 07 /12 /Déc /2014 09:25

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"Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme"

 

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Collage de Joëlle Aubron

 


Che Guevara. "Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam. Voilà le mot d'ordre". (1) Un grand texte anti-impérialiste.

Che Guevara. "Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam. Voilà le mot d'ordre". (2) Un grand texte anti-impérialiste.

Che Guevara. "Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam. Voilà le mot d'ordre". (Fin) Un grand texte anti-impérialiste.


 

En définitive, il faut tenr compte du fait que l'impérialisme est un système mondial, stade suprême du capitalisme, et qu'il faut le battre dans un grand affrontement mondial. Le but stratégique de cette lutte doit être la destruction de l'impérialisme. Le rôle qui nous revient à nous, exploités et sous-développés du monde, c'est d'éliminer les bases de subsistance de l'impérialisme: nos pays opprimés, d'où ils tirent des capitaux, des matières premières, des techniciens et des ouvriers à bon marché et où ils exportent de nouveaux capitaux - des instruments de domination - des armes et toutes sortes d'articles, nous soumettant à une dépendance absolue.

 

L'élement fondamental de ce but stratégique sera alors la libération réelle des peuples; libération qui se produira à travers la lutte armée, dans la majorité des cas et qui prendra inéluctablement en Amérique la caractéristique d'une Révolution socialiste.

 

En envisageant la destruction de l'impérialisme, il convient d'identifier sa tête, qui n'est autre que les Etats-Unis d'Amérique.

 

Nous devons exécuter une tâche de caractère général, dont le but tactique est de tirer l'ennemi de son élément en l'obligeant à lutter dans des endroits où ses habitudes de vie se heurtent au milieu ambiant. Il ne faut pas sous-estimer l'adversaire; le soldat américain a des capacités techniques et il est soutenu par des moyens d'une ampleur telle qu'il devient redoutable. Il lui manque essentiellement la motivation idéologique que possèdent à un très haut degré ses plus opiniatres rivaux d'aujourd'hui; les soldats vietnamiens. Nous ne pourrons triompher de cette armée que dans la mesure où nous parviendrons à scier son moral. Et celui-ci sera miné à force d'infliger à cette armée des défaites et de lui causer des souffrances répétées.

 

Mais ce petit schéma de victoires implique de la part des peuples des sacrifices immenses, qui doivent être consentis dès aujourd'hui, à la lumière du jour, et qui peut-être seront moins douloureux que ceux qu'ils auront à endurer si nous évitons constamment le combat, pour faire en sorte que ce soient d'autres qui nous tirent les marrons du feu.

 

Il est évident que le dernier pays qui se libérera le fera probablement sans lutte armée et que les souffrances d'une guerre longue et cruelle, comme celles que font les impérialistes, lui seront épargnées. Mais peut-être sera-t-il impossible d'éviter cette lutte ou ses conséquences, dans un conflit de caractère mondial, où l'on souffre de manière égale, si ce n'est pas plus. Nous ne pouvons pas prévoir l'avenir, mais nous ne devons jamais céder à la lâche tentation d'être les porte-drapeaux d'un peuple qui aspire à la liberté mais se dérobe à la lutte qu'elle implique et attend la victoire comme une aumône.

 

Il est absolument juste d'éviter tout sacrifice inutile. C'est pourquoi il est si important de faire la lumière autour des possibilités dont l'Amérique dépendante dispose pour se libérer par des On nous a acculés à cette lutte; il ne nous reste pas d'autre ressource que de la préparer et de nous décider à l'entreprendre.moyens pacifiques. Pour nous, la réponse à cette interrogation est claire; le moment actuel peut être ou ne pas être le moment indiqué pour déclencher la lutte, mais nous ne pouvons nous faire aucune illusion, ni nous n'en avons le droit, de conquérir la liberté sans combattre. Et les luttes ne seront pas de simples combats de rue, de pierres contre les gaz lacrymogènes; ni de grèves générales pacifiques; ce ne sera pas non plus la lutte d'un peuple en colère qui détruit en deux ou trois jours le dispositif de répression des oligarchies dominantes; ce sera une longue lutte, sanglante, dont le front se trouvera dans les abris des guérillas, dans les villes, dans les maisons des combattants - où la répression cherchera des victimes faciles parmi leurs proches -, dans la population paysanne massacrée, dans les villages détruits par le bombardement ennemi.

 

 

On nous a acculés à cette lutte; il ne nous reste pas d'autre ressource que de la préparer et de nous décider à l'entreprendre.

 

Les débuts ne seront pas faciles. Ils seront extrêmement difficiles. Toute la capacité de répression, toute la capacité de brutalité et de démagogie des oligarchies sera mise au service de cette cause. Notre mission, dans les premiers temps, sera de survivre, ensuite oeuvrera l'exemple continuel de la guérilla, réalisant la propagande armée, selon l'acception vietnamienne du terme, autrement dit la propagande des coups de feu, des combats qui sont gagnés ou perdus, mais qui se livrent contre les ennemis. Le grand enseignement de l'invincibilité de la guérilla imprègnera les masses dépossédées. La galvanisation de l'esprit national, la préparation à des tâches plus dures pour résister à de plus violentes répression. La haine comme facteur de lutte; la haine intransigeante de l'ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l'être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer. Nos soldats doivent être ainsi; un peuple sans haine ne peut triompher d'un ennemi brutal.

 

Il faut mener la guerre jusqu'où l'ennemi la mène; chez lui, dans ses lieux d'amusement; il faut la faire totalement. Il faut l'empêcher d'avoir une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans; il faut l'attaquer là où il se trouve; qu'il ait la sensation d'être une bête traquée partout où il passe. Alors il perdra peu à peu son moral. Il deviendra plus bestial encore, mais on notera chez lui des signes de défaillance.

 

Et il faut développer un véritable internationalisme prolétarien; avec des armées prolétariennes internationales, où le drapeau sous lequel on lmutte devient la cause sacrée de la rédemption de l'humanité, de telle sorte que mourir sous les enseignes du Vietnam, du Venezuela, du Guatemala, du Laos, de la Guinée, de la Colombie, de la Bolivie, du Brésil, pour ne citer que les théâtres actuels de la lutte armée, soit également glorieux et désirable pour un Américain, un Asiatique, un Africain, et même un Européen.

 

Chaque goutte de sang versé sur un territoire sous le drapeau duquel on n'est pas né est une expérience que recueille celui qui y survit pour l'appliquer ensuite à la lutte pour la libération de son lieu d'origine. Et chaque peuple qui se libère est une étape gagnée de la bataille pour la libération de son propre peuple.

 

C'est l'heure de modérer nos divergences et de tout mettre au service de la lutte.

 

 

Que de grands débats agitent le monde qui lutte pour la liberté, nous le savons tous, et nous ne pouvons le dissimuler. Que ces discussions ont atteint un caractère et une acuité tels que le dialogue et la conciliation semblent extrêmement difficiles, sinon impossibles, nous le savons aussi. Chercher des méthodes pour entamer un dialogue que les adversaires éludent, c'est une tâche inutile. Mais l'ennemi est là, il frappe tous les jours et il nous menace avec de nouveaux coups et ces coups nous uniront aujourd'hui, demain ou après-demain. Ceux qui en sentent la nécessité et se préparent à cette union nécessaire seront l'objet de la reconnaissance des peuples.

 

Etant donné la virulence et l'intransigeance avec lesquelles on défend chaque cause, nous autres, les dépossédés, nous ne pouvons prendre parti pour l'une ou l'autre forme d'expression des divergences, même quand nous sommes d'accord avec certaines positions de l'une ou l'autre partie, ou avec les positions d'une partie plus qu'avec celles de l'autre. Au moment de la lutte, la forme que prennent les divergences actuelles constitue une faiblesse; mais dans l'état où elles se trouvent, vouloir les régler avec des mots est une illusion. L'histoire peu à peu les effacera ou leur donnera leur véritable sens.

 

Dans notre monde en lutte, toute divergence touchant la tactique, les méthodes d'action pour l'obtention d'objectifs limités, doit être analysée avec le respect dû aux appréciations d'autrui. Quant au grand objectif stratégique, la destruction totale de l'impérialisme au moyen de la lutte, nous devons être intransigeants.

 

Résumons ainsi nos aspirations à la victoire: destruction de l'impérialisme par l'élimination de son bastion le plus fort: la domination impérialiste des Etats-Unis d'Amérique du Nord. Adopter pour mission tactique la libération graduelle des peuples, un par un ou par groupes, en obligeant l'ennemi à soutenir une lutte difficile sur un terrain qui n'est pas le sien, en liquidant ses bases de subsistance qui sont des territoires dépendants.

 

Cela veut dire une guerre longue. Et, nous le répétons une fois de plus, une guerre cruelle. Que personne ne se trompe au moment de la déclencher et que personne n'hésite à la déclencher par crainte des conséquences qu'elle peut entraîner pour son peuple. C'est presque la seule espérance de victoire.

 

Nous ne pouvons pas rester sourds à l'appel du moment. Le Vietnam nous l'apprend avec sa leçon permanente d'héroïsme, sa leçon tragique et quotidienne de lutte et de mort pour remporter la victoire finale.

 

Au Vietnam, les soldats de l'impérialisme connaissent les incommodités de celui qui, habitué au niveau de vie qu'affiche la nation américaine, doit affronter une terre hostile; l'insécurité de celui qui ne peut faire un pas sans sentir qu'il foule un territoire ennemi; la mort de ceux qui s'avancent au-delà de leurs redoutes fortifiées; l'hostilité permanente de toute la population. Tout ceci a des répercussions dans la vie interne des Etats-Unis, et fait surgir un facteur qu'atténue l'impérialisme en pleine vigueur: la lutte des classes sur son territoire même.

 

Comme nous pourrions regarder l'avenir proche et lumineux, si deux, trois, plusieurs Vietnam fleurissaient sur la surface du globe, avec leur part de mort et d'immenses tragédies, avec leur héroïsme quotidien, avec leurs coup répétés assénés à l'impérialisme, avec pour celui-ci l'obligation de disperser ses forces, sous les assauts de la haine croissante des peuples du monde !

 

Et si nous étions tous capables de nous unir, pour porter des coups plus solides et plus sûrs, pour que l'aide sous toutes les formes aux peuples en lutte soit encore plus effective, comme l'avenir serait grand et proche !

 

 

S'il nous revient, à nous qui en un petit point de la carte du monde, accomplissons le devoir que nous préconisons et mettons au service de la lutte ce peu qu'il nous est permis de donner, nos vies, notre sacrifice, de rendre un de ces jours le dernier soupir sur n'importe quelle terre, désormais nôtre, arrosée par notre sang, sachez que nous avons mesuré la portée de nos actes et que nous ne nous considérons que comme des éléments de la grande armée du prolétariat, mais que nous nous sentons fiers d'avoir appris de la Révolution cubaine et de son grand dirigeant suprême la grande leçon qui émane de son attitude dans cette partie du monde: "Qu'importent les dangers ou les sacrifices d'un homme ou d'un peuple, quand ce qui est en jeu c'est la destruction de l'humanité."

 

Toute notre action est un cri de guerre contre l'impérialisme et un appel vibrant à l'unité des peuples contre le grand ennemi du genre humain: les Etats-Unis d'Amérique du Nord. Qu'importe où nous surprendra la mort; qu'elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu'une autre main se tende pour empoigner nos armes, et que d'autres hommes se lèvent pour entonner les chants funèbres dans les crépitements des mitrailleuses et de nouveaux cris de guerre et de victoire.

 

"Che" Guevara

 

Texte envoyé par E. "Che" Guevara au Secrétariat Exécutif de l'Organisation de Solidarité des Peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine (O.S.P.A.A.L.), publié à la Havane, le 16 avril 1967.

 

La traduction est reprise de la brochure e. "che" guevara, Créer deux, trois ... de nombreux Vietnam devant la nouvelle menace d'agression impérialiste, déclaration du P.C. de Cuba, dans la collection "dossiers partisans" en juin 1967.

 


 

 


 


Par luxemb - Publié dans : impérialisme et anti-impériali
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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Archives

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2

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