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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

Jeudi 11 septembre 2014 4 11 /09 /Sep /2014 21:20

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Et pour cet autre 11 septembre et toutes nos révolutions. Ecouter Victor Jara

 

  1. Victor Jara Manifiesto

    youtube.com4 mn - 21 avr. 2007 - Ajouté par yecolennon
    Yo no canto por cantar ni por tener buena voz canto porque la guitarra tiene sentido y razon, tiene corazon de tierra y alas de ...
  2. Victor Jara A Desalambrar

    youtube.com2 mn - 9 août 2007 - Ajouté par yecolennon
    Yo pregunto a los presentes si no se han puesto a pensar que esta tierra es de nosotros y no del que tenga más. Yo pregunto si en la ...
  3. Zamba Del CHE

    youtube.com4 mn - 31 juil. 2007 - Ajouté par LeYLiCaN
    Victor Jara'dan Zamba Del Che ... Che Victor Jara Sosyalist Sosyalizm Devrim Socialism Ernesto Guevara Sol Red ...
  4. Victor Jara Amanda

    dailymotion.com3 mn - 16 mars 2008
    Victor Jara un chanteur inoubliable et inoublié à la voix si pure . Pinochet lui à coupé les mains dans un grand stade rempli de ...


  5. victor jara-el cigarrito

    youtube.com3 mn - 28 déc. 2006 - Ajouté par ajirojo
    video de victor jara
    1. Julos Beaucarne. Hommage à Victor Jara. 1975

      dailymotion.com3 mn - 4 mai 2010
      Art, animation, dessin animés et le meilleur du cinéma indépendant sur le web et du film court.
    2.  
    3. Victor Jara - Deja la vida volar

      youtube.com3 mn - 20 août 2007 - Ajouté par yecolennon
      Victor Jara - Deja la vida volar
    4. Victor Jara - Yarım Kalan Şarkı

      dailymotion.virgilio.it4 mn - 8 mai 2010
      Victor Jara - Yarım Kalan Şarkı Victor Jara, general Pinochet yönetimindeki Şili ordusunun 11 Eylül 1973'te yaptığı askeri ...
    5. Victor Jara - Manifiesto

      vimeo.com4 mn - 15 août 2009
      Victor Jara - Manifiesto
    6. Victor Jara Ni chincha Ni Limona

      dailymotion.com3 mn - 17 mars 2008
      Victor Jara un chanteur inoubliable et inoublié à la voix si pure . Pinochet lui à coupé les mains dans un grand stade rempli de ...
    7. Las casitas del barrio alto - victor Jara

      youtube.com7 mn - 17 avr. 2011 - Ajouté par Socialista04
      Esta canción hace referencia a un lugar de Chile pero no cabe duda que recorriendo las ciudades de todo el mundo encontramos la ...
    8. actuacion_victor_jara_big

      dailymotion.virgilio.it33 mn - 9 janv. 2007
      Actuation de Victor Jara au Pérou. Victor Jara est mort au Stade National de Santiago lors du coup d'Etat de Pinochet ... victor ...
    Recherches associées à victor jara
  6. Luchín por Víctor Jara

    youtube.com5 mn - 3 déc. 2006 - Ajouté par yecolennon
    Interpretación en vivo de una de las mas tiernas y tristes canciones de Víctor Jara. Hay una imagen del video que quiero com

 

 

11 septembre 1973 - Allende. Pour ne pas oublier

 

 

Un 11 septembre impérialiste. "Tu te souviens? La fumée, les gaz ..." Chili 1973

 

Par luxemb - Publié dans : impérialisme et anti-impériali
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Vendredi 5 septembre 2014 5 05 /09 /Sep /2014 20:12

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Un camarade de stopextraditions nous a adressé ce mail.

Communique--Cantine.jpg(Pour lire le communiqué de la Cantine, cliquer sur l'image)

 


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Salut  à tou(te)s

 

Nous revenons vers vous pour vous informer et appeler à la solidarité avec « La Cantine des Pyrénées », expulsée de son local le 11 août.  

 

Vous trouverez en pièce jointe un texte de présentation rédigé par ses membres.


Les camarades animant cette expérience nous ont témoigné, tout au long de la campagne de solidarité avec Sonja et Christian, leur intérêt (la plupart sont d’une génération pour laquelle la mémoire du puissant mouvement anticapitaliste des années 70 n’a pas été transmise, et ils s’en sont emparés à travers nos discussions ) et leur soutien. Plusieurs fois ils nous ont prêté ce lieu pour des repas de solidarité, nous permettant ainsi de desserrer l’étau financier, mais aussi et surtout de rompre l’isolement dans lequel nous a plongés le silence des médias, des organisations politiques et des associations « humanitaires » ou « de droit ».


Ce lieu de résistance au monde que le système capitaliste en crise structurelle veut nous imposer était devenu en quelques mois (1 an ½) dans le quartier un vrai pôle de rencontres entre les gens, insufflant des dynamiques individuelles et collectives fortes. En cela, il rompait avec une des nuisances les plus insidieuses des « politiques sociales » actuelles : inoculer aux individus isolés les uns des autres par la mise en concurrence dans le système pervers travail-valeur absolue/chômage-fatalité dégradante, la conviction paralysante qu’ils sont la cause de leur impuissance à mener une vie digne de leurs désirs humains, qu’ils « ont besoin d’aide », et que « on » (les milliers d’assos subventionnées pour « les animer » socialement ou « culturellement ») va les aider .

 

A « La Cantine », personne n’était « au service » de personne, il n’y avait pas des « assistés » et des « solidaires », pas de « bénévoles » (c à d de « travailleurs » acceptant de toucher un salaire nul , (d’ailleurs de plus en plus mis en concurrence avec des « demandeur(euse)s d’emploi » surtout du secteur de « l’aide à la personne) mais seulement des activités directement articulées sur des besoins et une volonté d’y répondre ensemble : manger à un prix acceptable ou gratuitement, échanger ses expériences de vie, apprendre le français, s’orienter dans le labyrinthe des démarches administratives, organiser des actions de résistance aux loyers trop chers, voir des films et en discuter, organiser des soirées d’information et de débats sur des expériences mal vécues surgies dans le quotidien des activités (meurtre sexiste d’une jeune femme du quartier, scènes d’incompréhension et de violence entre des personnes posant la question des limites à la tolérance des comportements « hors-normes », atteintes actuelles aux droits des femmes en regard des luttes pour le droit à l’avortement dans les années 70, question des formes de soutien à des luttes « revendicatives » …)


De nombreux collectifs, comités de lutte, grévistes, se sont appuyés sur ce centre de solidarité vraie.

 

Aujourd’hui, nous nous devons de participer à la mobilisation pour la reconstruction de cette expérience. Il est impératif qu’elle reprenne au plus vite dans de nouveaux locaux. Tous les samedis, de midi à 14h, sur le trottoir devant La Cantine, au 331 rue des Pyrénées, des tables sont dressées, un repas complet est servi. Chaque semaine nous sommes plus nombreux, et il faut que ce rendez-vous devienne, pour les « autorités » locales qui nous ont baladés de promesses en mensonges depuis des mois, un véritable abcès de fixation

 

Des rendez-vous de participation aux activités (récupération de légumes et fruits auprès des vendeurs du marché et des commerçants, collages, d’affiches, diffusion de tracts…) sont donnés

 

Pour les contacter, écrire à  contact.cantine.des.pyrenees@gmail.com

 

 

Par luxemb - Publié dans : capitalisme/combats anticapitalistes
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Vendredi 5 septembre 2014 5 05 /09 /Sep /2014 19:40

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Prochains rendez-vous de la solidarité avec Georges Abdallah.


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  A lire sur le blog liberonsgeorges.over-blog.com 

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Afin de statuer sur la dernière demande de libération déposée en mars dernier par Georges Ibrahim Abdallah et son avocat Jean-Louis Chalanset, le tribunal de l'application des peines de Paris tiendra audience le 30 septembre 2014 à 13h30 au centre pénitentiaire de Lannemezan. 


★ Le 25 octobre 2014, 30 ans après son arrestation, Georges Ibrahim Abdallah est toujours en prison, malgré deux décisions de libération en 2003 et en 2012. Rappel.

 

Soyons le plus possible à exprimer notre soutien lors de ces deux journées ! 

Détails à venir.


      * * *

Autres rendez-vous :

12, 13, 14 septembre : présence du CLGIA (Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah) à la fête de l'Humanité au Parc de la Courneuve.


➙ 22 octobre à 9h au TGI de Paris : convocation de notre camarade Alain Pojolat (24e chambre). Rappel des faits


➙ 1 novembre : FREE PALESTINE aux Docks de Paris


 * * *

➙ A Bordeaux, au cinéma Utopia, vendredi 5 septembre une soirée organisée par la Clé des Ondes qui sera dédiée en ouverture à la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Programme ici.


solidarité

Par luxemb - Publié dans : Georges Ibrahim Abdallah
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Jeudi 4 septembre 2014 4 04 /09 /Sep /2014 09:44

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Grève des cheminots juin 2014


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La première internationale des travailleurs, une grande âme

http://blog.mondediplo.net/2014-09-02-La-premiere-internationale-des-travailleurs-une

mercredi 3 septembre 2014, par Christophe Goby

« Jésus ne pouvait pas, c’est Marx qui est venu » telle est la dernière réplique de la farce de la compagnie L’Autre scène, adaptée de la pièce d’Howard Zinn [1] présentée à l’occasion des 150 ans de la première Internationale à Nancy le week-end du 13 au 15 juin 2014.


C’est une chorale militante de Nancy qui est à l’initiative de cet anniversaire de l’Association internationale des travailleurs (AIT), dont ont fait partie Karl Marx ou Michel Bakounine mais également des acteurs importants de la Commune de Paris, comme Eugène Varlin. Un stage intersyndical entre militants de la CGT, de la FSU et de Solidaires sur l’histoire du mouvement ouvrier avait réuni quatre-vingt participants deux jours auparavant. Stéphane Thomas, militant au NPA entre autres, explique son engagement pour ses journées : « Du 13 au 15 juin j’étais à Nancy parce que c’est là que je vis. C’est aussi là que je milite : j’étais donc au week-end des 15 ans de l’AIT. Je suis d’ailleurs toujours à Nancy et toujours prêt à saisir une opportunité de faire un croche-pied au talon de fer. »


Manu fait partie des Sans Noms, cette chorale qui regroupe bon nombres de militants de Nancy dans un œcuménisme tout à gauche. Il raconte entre deux invités : « Ca entre en résonance avec les débats de l’extrême gauche. L’AIT fut la première force politique dans le camp prolétarien et sans donner prise au stalinisme et aux querelles qui suivirent. » La scission interviendra au Congrès de la Haye entre les antiautoritaires (les anarchistes), et les « marxistes », pour reprendre le terme de Bakounine. Les premiers refusent d’entrer dans le jeu politique tandis que les autres y voient un moyen d’action supplémentaire. A cela s’ajoute une donnée fondamentale que Mathieu Léonard a rappelé dans son livre  [2] : la création des caisses de grève. Trois ans après la naissance de l’AIT, en 1864, des caisses modestes soutiennent les combats. Mais l’AIT restera « une grande âme dans un petit corps », comme le disait Charles Rappoport, un militant communiste anti-stalinien dès les années 1920. Elle aura le mérite de regrouper des proudhoniens et des fouriéristes, des hommes du peuple qui exercent les métiers de mécanicien, imprimeur ou joaillier à Paris, des Suisses de la Chaux-de-Fonds, des blanquistes qui claqueront la porte, une poignée d’Italiens et de Belges. Elle fut surtout tenue par les Trade Unions anglais et par les ouvriers de Paris.


Lire Jacques Kirsner, « La voix d’un communard », Le Monde diplomatique, août 2014.« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux mêmes ». On mesure l’importance de cette déclaration, moins d’un siècle après la révolution française, un slogan, comme l’explique Mathieu Léonard, qui devait écarter le peuple de la morale bourgeoise ou cléricale, et des partis. On sait comment le syndicalisme en France s’est construit dans cette ambivalence à l’égard des partis. « Benoit Malon, Albert Theisz, Varlin organisent des milliers de travailleurs. Le rapport de cotisations donne un millier de membres à l’AIT à Paris mais beaucoup s’inscrivent dans son projet par consentement oral. » André Bastelica, « un apôtre », qui sera fer de lance de la Commune de Marseille, fédérera des milliers de travailleurs jusque dans le Var. Jean Vasseur annonce alors que cinq cents ouvriers sont prêts à adhérer à Marseille tandis qu’à Fuveau les mineurs débrayent.


Comme d’habitude, « la guerre sera une déchirure pour l’AIT. Elle n’a pas les épaules ». Comme l’ajoute Eric Fournier [3], historien de la Commune de Paris à propos d’un de ses membres, « Tolain est exclu parce qu’il siège à Versailles ». Et pour cause… Si la Commune fut un élan spontané, les membres de l’Internationale présents dans la Garde Nationale, qui ne voulait reconnaître que les chefs qu’elle se donnait, furent nombreux : lors d’une réunion au Vauxhall en février 1871, ses délégués représentant deux cent cinquante-quatre bataillons refusent de se laisser désarmer par Adolphe Thiers. C’est en assemblée générale qu’ils font regrouper les canons à Belleville et Montmartre. Ces éléments hostiles aux armées permanentes et à la discipline sont souvent des anarchistes.


Lire Christophe Voilliot « L’utopie réalisée de la Commune », Le Monde diplomatique, décembre 2011. Pour Mathieu Léonard, la Première Internationale fut d’une grande fraîcheur. « Elle répond à une nécessité, celle pour les travailleurs de prendre la parole ». Le besoin de s’associer a contribué à sa fondation. « J’ai un attachement particulier à Eugène Varlin qui fut tout le contraire d’un chef, et le modèle d’un organisateur. » Son abnégation le conduit à mourir sur la butte Montmartre, lynché, et fusillé. Sa soif de dépassement de sa condition ne l’a pas mené au dogmatisme. Il fonda la Marmite, une coopérative où l’on mangeait et chantait notamment le Chant des ouvriers, un petit chef d’oeuvre de poésie. Varlin demeure moins connu que Louise Michel, « une franc tireuse, une blanquiste ».


A côté d’Hubert Truxler, alias Marcel Durand [4], ouvrier chez Peugeot, Jean Marc Rouillan explique aussi sa venue à Nancy en pleine grève des cheminots — ceux de Sud Rail sont d’ailleurs venus donner des nouvelles : « Je maintiens mon passé vivant pour participer au futur. J’ai eu une chance dans ma vie : avoir seize ans en 68 ! »


La parole ouvrière fut au cœur de cette rencontre. Anne Mathieu organisa à dessein une table ronde sur l’histoire du syndicalisme. Si la grève lui faucha ses intervenants, elle trouva une relève conséquente avec les travailleurs du spectacle ou les cheminots présents. Hasard de l’histoire, ce furent des chorales révolutionnaires venues de Marseille, de Londres ou encore le chœur d’Alsthom de Manheim qui chantèrent l’Internationale avant qu’une femme, seule, impérieuse, n’entame le chant de Cheik Imam, Chayed Kousourak, un hymne repris de la place Tahrir à Marrakech. Comme quoi l’Internationale passe un peu plus au sud désormais... et reste ce grand mouvement de fraternité, célébré souvent par la chanson, entre des hommes de même condition, portés par une souffrance, celle du travail, dans une société fondée sur son exploitation.

Notes

[1] Howard Zinn, Karl Marx le Retour, Agone, Marseille, 2002, 96 pages, 10 euros.

[2] Mathieu Léonard, L’émancipation des Travailleurs, une histoire de la Première Internationale, La Fabrique, Paris, 2011, 416 pages, 16 euros.

[3] Eric Fournier, La Commune n’est pas morte, Libertalia, Paris, 196 pages, 13 euros.

[4] Marcel Durand, Grain de sable sous le capot, Agone, Marseille, 2006, 432 pages, 23 euros.

Par luxemb - Publié dans : Jean-Marc
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Mercredi 27 août 2014 3 27 /08 /Août /2014 21:04

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Samedi 30 août 2014 à 12h30. Mairie du 20e arrondissement.

6 place Gambetta Métro Gambetta

Rassemblement et repas en soutien à la Cantine des Pyrénées.

 

Rassemblement et repas en soutien à la Cantine des Pyrénées

Lundi 11 août 2014, la Cantine des Pyrénées a été expulsée du bâtiment qu'elle occupait depuis décembre 2012, au 331 rue des Pyrénées dans le 20ème arrondissement à Paris. Toutes les tentatives de pérennisation du lieu ont échoué. Nous étions expulsables depuis le 6 septembre 2013, c'est désormais chose faite : les repas accessibles à tous, les cours de français, les permanences d'entraide et la volonté de solidarité sont maintenant à la rue avec les six habitants qui ne se sont vus proposer aucune solution.


Depuis un an et demi, le collectif de la cantine des Pyrénées essayait de mettre en place un espace de solidarité de classe. Il s'agissait de faire de ce lieu un endroit de rencontre et d'échange pour que toute personne en galère, précaire, sans-papiers, mal-logée ou simplement intéressée puisse participer et s'y organiser. Une trentaine de personnes en avait les clefs, et plus de cent personnes se sont relayées pour y cuisiner. Parmi les actions initiées par la cantine :


La création d'un collectif de Mal-Logés révoltés contre les problèmes de logement. On pouvait aussi y recevoir ou y donner des cours de français sans avoir à se justifier de quoi que ce soit.


Chaque dimanche soir se tenaient des séances de cinéma gratuites.


La Cantine se mobilisait au quotidien pour dénoncer des actes qu'elle estimait inacceptables (affiches pour rendre hommage à une voisine assassinée, victime d'un crime sexiste...).


La Cantine a aussi été mise à la disposition d'un collectif de soutien à d'anciens militants politiques allemands des années 70, extradés en 2011. Les ouvriers de PSA en grève contre leur licenciement y ont collecté de l'argent pour leur lutte au cours d'un repas...


Ce lieu était nécessaire pour beaucoup, car les conditions de vie et de travail dues à la structure même du capitalisme, ne laissent que trop peu d'espace pour résister collectivement.


La Cantine ne cherche pas à faire de bénéfices et le paiement d'un loyer au prix du marché est incompatible avec son action. C'est pourquoi nous avons occupé illégalement un immeuble vide. Nous n'avons eu aucun scrupule à le squatter dans la mesure où ce lieu appartient à un groupe immobilier qui participe à la spéculation en chassant les plus pauvres du centre de la ville. En automne, une élue est venue de sa propre initiative et des vœux ont ensuite été votés au conseil de Paris : « (…) la Ville de Paris étudie toute solution permettant de pérenniser l'activité associative de « La cantine des Pyrénées » dans une autre implantation (...) ». Pendant plusieurs mois, alors que nous avons attiré leur attention sur des locaux qui nous convenaient, les services de la mairie ne nous ont fait visiter qu'un entrepôt sans fenêtres, sans cuisine, ne donnant pas sur la rue, avec accès restreint (digicode). Nous avons évidemment refusé. Au printemps, force a été de constater que rien n'aboutissait, nous leur avons donc demandé d'appuyer notre candidature pour l'accession à un local commercial de Paris Habitat, avec un loyer plutôt modéré. Là encore, on nous a répondu négativement. Ils ont préféré le louer à un vendeur de sandwichs. Après les élections municipales et européennes, ils ne répondaient plus à nos mails, ni à nos appels téléphoniques, et quand nous sommes allés les voir, ils nous ont dit qu'ils ne pouvaient rien pour nous. Depuis qu'elle a été réélue, l'équipe municipale ne veut plus entendre parler de la Cantine, elle se retranche dans le mensonge en affirmant publiquement que nous ne voulons pas payer un loyer alors que des négociations étaient en cours depuis des mois avec la mairie et le propriétaire du lieu. Nos échanges de mail le prouvent. Nos textes distribués et les dossiers de candidatures que nous avons envoyés au cabinet de la mairesse le prouvent aussi.


Nous voulons poursuivre notre action sans « revoir notre modèle économique » selon l'expression de la mairie, car nous refusons de servir des repas plus chers. La mascarade n'a duré que le temps des élections car leurs intérêts ne sont pas les nôtres. Leurs décisions et ambitions reposent sur le pouvoir et sur l'argent. Ils préfèrent voir des gens à la rue, isolés et crevant de faim plutôt que de louer un lieu à des gens qui résistent.


Sortir de l'anonymat des rues parisiennes, se rencontrer, résister côte-à-côte a été l'ambition de la Cantine.


Nous pensons que les habitants d'un quartier ne se rencontrent pas seulement dans une file d'attente au supermarché du coin. La Cantine était un lieu qui permettait de partager non seulement des problèmes, un rythme de vie et une fatigue mais aussi des idées, des colères et des solidarités. Afin de prendre conscience que nous vivons une réalité commune : la condition d'exploité.


Nous considérons le social et nous considérons la solidarité comme l'arme des peuples.


Nous ne comptons pas rester passifs ! Nous revendiquons le droit à occuper l'espace public, bail ou non, la nécessité de lieux de solidarité, de résistance et d'organisation n'est plus à démontrer. Là où l'on nous dit que nous ne sommes pas légitimes à occuper la Cantine des Pyrénées, nous répondons que ce sont plutôt les spéculateurs, marchands et autre capitalistes qui envahissent chaque mètre carré qu'on devrait exproprier.

Vive la solidarite ! Ne nous laissons pas faire ! La cantine vivra ! La cantine vaincra !


Rendez vous tous les samedi a partir de 12h en face de la cantine pour dejeuner et discuter .

Pour être tenu au courant de la suite des activités de la cantine, vous pouvez nous envoyer un mail à cette adresse et appeler à ce numéro : 0771161258


contact.cantine.des.pyrenees@gmail.com

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/34690

 

 

Rendez vous tous les samedi à partir de 12h en face de la cantine

pour dejeuner et discuter .

Pour être tenu au courant de la suite des activités de la cantine, vous pouvez nous envoyer un mail à cette adresse et appeler à ce numéro : 07 71 16 12 58


contact.cantine.des.pyrenees@gmail.com

Par luxemb - Publié dans : oppression - répression - exploitation - ACTIONS
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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Archives

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2

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