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L'Internationale

L'Internationale, 1983. Le premier numéro d'un journal paraît, qui reprend le titre de celui publié en 1915 par Rosa Luxemburg - emprisonnée - alors que s'affrontaient les peuples entraînés dans la plus grande des boucheries par le capitalisme, l'impérialisme, et alors que s'étaient ralliés à celle-ci les partis de l'Internationale. En 1919, ceux-ci mettront à mort celle qui avait résisté et qui pour cela avait été emprisonnée. L'internationale 1983 comptera 11 numéros, avant de devoir s'arrêter momentanément : Il témoignera de luttes - et certains qui menèrent ces luttes sont encore aujourd'hui emprisonnés. Il réfléchira à l'évolution du capitalisme - et cette réflexion reste toujours aussi nécessaire. Le blog linter est la chronique d'un journal, c'est par là même la chronique des luttes menées alors, cela pourra être aussi la chronique de luttes menées ... aujourd'hui.

      

       SONJA SUDER EST LIBRE         Procès C. Gauger, S. Suder: Une page pour s'informer 

   PALESTINE - Une carte à ne jamais oublier

Dimanche 23 novembre 2014 7 23 /11 /Nov /2014 11:13

Pour consulter le blog : linter.over-blog.com

 

Nous publions le texte tel qu'il est paru en 1967 dans la brochure Partisans. Tel que nous l'avons reçu à l'époque.

 

Pour permettre à chacun de réfléchir aujourd'hui à ce que peut être le combat anti-impérialiste.

Un grand texte anti-impérialiste, un de ceux qui nous ont constitués et qui font que ce combat, nous continuer à le mener sur des bases de classes.


affichepetra-schelmpmatz.jpg


Vingt et un an se sont déjà écoulés depuis la fin du dernier conflit mondial, et diverses publications dans un grand nombre de langues célèbrent l'événement symbolisé par la défaite du Japon. Il règne une atmosphère d'optimisme apparent dans de nombreux secteurs dissemblables qui divisent le monde.

 

Vingt et un an sans guerre mondiale, en ces temps de suprêmes affrontements, de chocs violents et de brusques changements, cela paraît bien long. Mais, sans analyser les résultats pratiques, de cette paix pour laquelle nous sommes tous disposés à lutter, (la misère, la déchéance, l'exploitation de plus en plus grande d'énormes secteurs du monde) il convient de se demander si cette paix est réelle.


Ces notes ne prétendent pas faire l'historique des divers conflits de caractère local qui se sont succédé depuis la reddition du Japon; notre tâche n'est pas non plus de dresser le lourd bilan croissant des luttes civiles qui se sont déroulées au cours de ces années de prétendue paix. Il nous suffit d'opposer à cet optimisme démesuré les exemples des guerres de Corée et du Vietnam.


Dans la première, après des années de lutte sauvage, la partie nord du pays a été l'objet de la dévastation la plus terrible des annales de la guerre moderne; criblée de bombes; sans usines, sans écoles et sans hôpitaux; sans aucun abri pour dix millions d'habitants.


Dans la guerre de Corée, sont intervenus sous le drapeau déloyal des Nations Unies, des dizaines de pays sous la conduite militaire des Etats-Unis, avec la participation massive des soldats américains, et l'emploi de la population sud-coréenne enrôlée comme chair à canon.


Dans le camp adverse, l'armée et le peuple de Corée et les volontaires de la République Populaire de Chine étaient ravitaillés et assistés par l'appareil militaire soviétique. Du côté américain, on s'est livré à toutes sortes d'essais d'armes de destruction: si les armes thermonucléaires ont été exclues, les armes bactériologiques et chimiques ont été utilisées à échelle réduite.


Au Vietnam se sont succédées des actions de guerre, menées presque sans interruption par les forces patriotiques, contre trois puissances impérialistes; le Japon, dont la puissance devait subir une chute verticale après les bombes d'Hiroshima et de Nagasaki; la France qui récupéra sur ce pays vaincu ses colonies indochinoises et ignora les promesses faites dans les moments difficiles; et les Etats-Unis, à cette dernière étape de la lutte.


Sur tous les continents il y a eu des affrontements limités, encore que sur le continent américain, il ne s'est produit pendant longtemps que des tentatives de lutte de libération et des coups d'Etat jusqu'au moment où la révolution cubaine sonna le clairon d'alarme sur l'importance de cette région et provoqua la rage des impérialistes, ce qui l'obligea à défendre ses côtes, d'abord à Playa Giron, et pendant ensuite la Crise d'octobre.


Ce dernier incident aurait pu provoquer une guerre aux proportions incalculables, à cause de l'affrontement entre Américains et Soviétiques à propos de Cuba.


Mais, évidemment le foyer des concentrations, en ce moment se trouve dans les territoires de la péninsule indochinoise et dans les pays voisins. Le Laos et le Vietnam sont secoués par des guerres civiles, qui cessent d'être telles dès l'instant où l'impérialisme américain est présent, avec toute sa puissance; et toute la zone devient un dangereux détonateur prêt à exploser.


Au Vietnam, l'affrontement a pris une extrême acuité. Nous n'avons pas non plus l'intention de faire l'historique de cette guerre. Nous signalerons simplement quelques points de repère.


En 1954, après la défaite écrasante de Dien-Bien-Phu, on signa les accords de Genève qui divisaient le pays en deux zones et stipulaient que des élections interviendraient dans les dix-huit mois pour décider qui devait gouverner le Vietnam et comment le pays se réunifierait. Les Américains ne signèrent pas ce document et commencèrent à manoeuvrer pour remplacer l'empereur Bao-Dai, fantôche français, par un homme répondant à leurs intentions. Ce fut Ngo Dinh Diem dont tout le monde connaît la fin tragique - celle de l'orange pressée par l'impérialisme. L'optimisme régna dans le camp des forces populaires durant les mois qui suivirent la signature des accords de Genève. On démantela au sud du pays les dispositifs de lutte anti-française et on s'attendait à à l'exécution du pacte. Mais les patriotes ne tardèrent pas à comprendre qu'il n'y aurait pas d'élections à moins que les Etats-Unis se sentent à même d'imposer leur volonté aux urnes, ce qui ne pouvait pas se produire, même s'ils avaient recours à toutes les formes de fraude dont ils ont le secret.

Les luttes reprirent de nouveau au sud du pays, et devinrent de plus en plus intenses, juqu'au moment actuel où l'armée américaine est composée de près d'un demi-million d'envahisseurs, tandis que les forces fantoches diminuent et perdent totalement leur combativité.


Il y a près de deux ans que les Américains ont commencé le bombardement systématique de la République Démocratique du Vietnam dans une nouvelle tentative pour freiner la combativité du Sud et lui imposer une conférence à partir d'une position de force. Au début, les bombardements étaient plus ou moins isolés et prétextaient des représailles contre de prétendues provocations du Nord. Par la suite, ces bombardements augmentèrent d'intensité, devinrent méthodiques, jusqu'à se transformer en une gigantesque battue réalisée par les unités aériennes des Etats-Unis, jour après jour, dans le but de détruire tout vestige de civilisation dans la zone septentrionale du pays. C'est l'un des épisodes de la tristement célèbre escalade.


Les objectifs matériels du monde yankee ont été pour la plupart atteints malgré la résistance résolue des unités aériennes du Vietnam, malgré les 1 700 avions abattus, et malgré l'aide du camp socialiste en matériel de guerre.


Il y a une pénible réalité: le Vietnam, cette nation qui incarne les aspirations, les espérances de victoire de tout un monde oublié est tragiquement seul.


La solidarité du monde progressiste avec le peuple du Vietnam ressemble à l'ironie amère que signifiait l'encouragement de la plèbe pour les gladiateurs du cirque romain. Il ne s'agit pas de souhaiter le succès à la victime de l'agression, mais de partager son sort, de l'accompagner dans la mort ou dans la victoire.


Si nous analysons la solitude vietnamienne, nous sommes saisis par l'angoisse de ce moment illogique de l'humanité.


L'impérialisme américain est coupable d'agression; ses crimes sont immenses et s'étendent au monde entier. Cela, nous le savons, messieurs! Mais ils sont aussi coupables ceux qui, à l'heure de la décision, ont hésité à faire du Vietnam une partie inviolable du territoire socialiste; ils auraient effectivement couru les risques d'une guerre à l'échelle mondiale, mais ils auraient aussi obligé les impérialistes américains à se décider. Ils sont coupables ceux qui poursuivent une guerre d'insultes et de crocs-en-jambe, commencée il y a déjà longtemps par les représentants des deux plus grandes puissances du camp socialiste.


Posons la question pour obtenir une réponse honnête: le Vietnam est-il oui ou non isolé, se livrant à des équilibres dangereux entre les deux puissances qui se querellent?


Comme le peuple est grand! Comme il est stoïque et courageux! Et quelle leçon sa lutte représente pour le monde!


Nous ne saurons pas avant longtemps, si le président Johnson pensait sérieusement entreprendre certaines des réformes nécessaires à un peuple pour enlever leur acuité à des contradictions de classe qui se manifestent avec une force explosive et de plus en plus fréquemment. Ce qui est certain, c'est que les améliorations annoncées sous le titre pompeux de lutte pour le "grande société" sont tombées dans la bouche d'égoût du Vietnam.


La plus grande puissance impérialiste éprouve dans ses entrailles la perte de sang provoqué par un pays pauvre et arrieré et sa fabuleuse économie se ressent de l'effort de guerre. Tuer cesse d'être le commerce le plus lucratif des monopoles. Tout ce que possèdent ces soldats merveilleux en dehors de l'amour de la patrie, de leur société et d'un courage à toute épreuve, ce sont des armes de défense, et encore en quantité insuffisante. Mais l'impérialisme s'enlise au Vietnam, il nee trouve pas d'issue et cherche désespérement une voie qui lui permette d'éluder dignement le péril où il est pris. Mais les "Quatre Points" du Nord et "les Cinq Points" du Sud le tenaillent, et rendent l'affrontement encore plus décidé.

 

Tout semble indiquer que la paix, cette paix précaire à laquelle on n'a donné ce nom que parce qu'aucun conflit mondial ne s'est produit, est de nouveau en danger de se rompre contre une initiative irréversible, et inacceptable, prise par les Américains.

 

Et à nous les exploités du monde, quel est le rôle qui nous revient? ...

 


bombardement.jpeg

 

Suite de la publications dans nos prochains articles.


Par luxemb - Publié dans : impérialisme et anti-impériali
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Mercredi 19 novembre 2014 3 19 /11 /Nov /2014 07:05

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

A tous ceux qui ont signé l'appel international et qui sera remis aux familles des normaliens lors de l'arrivée de la marche à Mexico, Jeudi 20 novembre, à tous ceux qui n'ont pas pu le faire,

 

un rassemblement de solidarité aura lieu JEUDI 20 NOVEMBRE à 18 h Place de la République. Faites passer l'info et surtout venez nombreux.

 

coquelicot-et-colombe16.jpg

Collage de Joëlle Aubron

 

Appel urgent à signature après les assassinats et disparitions au Mexique.

Par luxemb - Publié dans : oppression - répression - exploitation -ACTIONS
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Dimanche 16 novembre 2014 7 16 /11 /Nov /2014 14:21

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Message urgent d'une camarade

 

Je sais c'est dimanche et le 17 c'est déjà demain mais comme il s'agit d'Ayotzinapa, je me dis que vous pouvez faire vite très vite même un dimanche. Si vous êtes d'accord avec le texte signez, et faites signer ... Je vous ai fait une traduction vite fait pour ceux qui ne comprennent pas l'espagnol (je compte sur votre indulgence pour les erreurs inévitables) alors vite vite  Ayotzinapa n'attend pas les disparus non plus...
Besos a todos

 

tout-le-monde-descend.jpg

Carte de prison de Bruno Baudrillard



Nous lançons cet appel au sujet de ce qui s'est passé à Ayotzinapa, Guerrero face aux dernières informations et mobilisations, ce texte a été élaboré par différents collectifs pour le diffuser et le faire parvenir aux normaliens et à leurs familles, si en tant qu'individu, groupe, collectif, organisation, vous souhaitez le signer, nous vous demandons de le faire au plus tard le 17 novembre en retournant votre signature à :

 

liberonsles@riseup.net

 

Appel

Notre douleur, notre rage


et maintenant comment faire pour continuer  à avancer dans cette nouvelle étape?

Depuis le 26 septembre 2014, le Mexique se regarde et le monde à nouveau découvre une réalité que l'on ne peut plus cacher qui est  devenue toujours plus présente et de la forme la plus terrifiante. C'est le même lieu que le Mexique de douleur et de mort ne plus ignorer sa réalité, c'est le lieu qui a  empli le monde entier d'indignation, c'est le lieu dans lequel le secret muet s'est converti en cri de douleur et de rage.


43 étudiants disparus, trois étudiants assassinés. Tous assassinés et disparus à Iguala, tous assassinés et disparus par l’État. Tous assassinés et disparus par le pacte d'impunité qui lie la classe politique.

Mais désormais il ne suffit plus de parler d'impunité car les institutions qui auraient dû exercer la justice non seulement ne le font pas mais se protègent elles-mêmes de leurs propres délits, en réalité nous sommes devant un système qui trouve toujours comment et qui punir de façon exemplaire et spectaculaire (coupable ou innocent) afin de pouvoir garder intacts le grand commerce de la corruption ainsi que les structures brutales du pouvoir qui maintiennent le pays entier submergé par la violence.


Au Mexique ce n'est pas le système qui est corrompu, c'est la corruption qui est le système. Ce n'est pas qu'il y ait de plus en plus de vides de l’État, mais que ce qui apparaît comme des vides est en réalité plein de la nouvelle mutation de l’État mexicain : le Narco-Etat. *


Le couple Abarca est une terrifiante démonstration du lien entre gouvernement et crime organisé, mais le pire c'est que ce n'est pas le seul ou la pire des preuves, c'est précisément la démonstration de ce que sont devenues les institutions du Mexique.A  Iguala, les 43 étudiants de Ayotzinapa sont également la terrible évidence de ce que les actions du Narco-État sont contre insurrectionnelles, qu'elles cherchent la criminalisation des luttes, qu'elles recherchent le contrôle à travers la terreur, qu'elles recherchent le génocide de l'espoir.


Dans ce Mexique brisé, sécurité signifie vivre terrorisé entouré de militaires et policiers, surveillés en permanence. Dans ce Mexique brisé, les appareils des droits de l'homme sont utilisés pour garantir aux véritables agresseurs d'échapper à la justice et qu'ils puissent continuer à agresser.

Dans ce Mexique brisé, l'ex-maire d'Iguala, José Luis Abarca, est accusé de nombreux délits, mais pas de celui qui entraînerait la reconnaissance de la responsabilité de l’État, celui de disparition forcée.


Dans ce Mexique brisé, María de los Angeles Pineda est maintenue aux arrêts pendant 40 jours et Noemi Berrument Rodriguez, protectrice du couple accusé, est laissée en liberté, alors que ceux qui s'opposent au système, ceux qui défendent la terre, ceux qui exigent justice, ceux qui se solidarisent avec les familles des 43 étudiants disparus par l’État, ceux qui éclatent d'indignation, sont immédiatement emprisonnés.

Dans ce Mexique brisé le pouvoir se scandalise lorsque quelqu'un brûle une porte en bois, tandis que pour les centaines de milliers de morts, les centaines de milliers de disparus, les centaines de milliers de déplacés, n'existent que des montages médiatiques, de longs procès bureaucratiques, de fausses condoléance et jamais justice n'est faite.


Le message qu'il y a derrière la façon dont tout à été fait à Iguala, derrière les milliers de morts et de disparus dans tout le Mexique, c'est qu'aucune vie n'a de valeur, et qu'à partir de ces « nouvelles institutions » la façon de gouverner est désormais la mort.


Pour toutes ces raisons, après que le monde a espéré une réponse sur la localisation des 43 normaliens disparus à partir d'une enquête rigoureuse, il est indignant et douloureux que les enquêteurs démontrent non seulement  leur incompétence mais également leur impressionnant manque de respect minimum dû aux familles des victimes et à travers elles à toute la société, car en réalité leur unique but est celui de faire dévier les enquêtes afin d’occulter la vérité.


L'indignation a grandi, a débordé les places, croissant semaine après semaine. Les manifestations, les actions, les grèves, démontrent que malgré les mensonges, les montages, les calomnies et les tromperies de la part du « Gouvernement mexicain »  toujours absent lorsqu'il s'agit de donner des réponses, le peuple mexicain et d'autres parties du monde, ont fait leur le slogan « Vivants ils les ont pris, vivants nous les voulons !


Dans de nombreux endroits aussi bien au Mexique qu'à l'extérieur du pays des étapes importantes sont franchies passant rapidement à de nouveaux cris qui résonnent # Nous ne vous croyons pas, # C'est un coup de l’État # C'est bon, j'en ai marre, #Nous sommes tous Ayotzinapa.


A Iguala est devenue visible la logique politique qui a fait que dans notre pays 180 milles morts nous font mal et que nous continuons d'attendre plus de 20 milles disparus.


Aujourd'hui nous rejoignons la rage active des pères et des mères des étudiants disparus, aujourd'hui nous leur disons que nous attendons que les 43 reviennent,que nous ne croyons pas à la farce avec laquelle ils prétendent fermer le dossier de cette indignation et de rage globale. Ayotzinapa est le début de quelque chose, qui grandit dans les salles de classe et dans les rues.


Ces dernières semaines un mouvement, qui clairement  identifie qui ils sont, est en train de naître, dans ce nouveau processus la peur est en train de reculer, il devient impossible de rester simple spectateur et la possibilité de se demander :


Que faire pour que notre énergie sociale parvienne à ouvrir une voie qui permette à la société, depuis le bas,  d'imposer au gouvernement la vérité avec toutes ses conséquences ?


Comment faire pour continuer à avancer dans cette nouvelle étape ?


Ayotzinapa ne fait pas seulement mal au Mexique mais c'est le monde entier qui a mal.

Signatures

Compañeras y compañeros:

Desde México, mandamos este pronunciamiento por lo sucedido en
Ayotzinapa,Guerrero y ante las ultimas noticias y movilizaciones, este
texto se trabajo entre varios colectivos para difundirlo y hacerlo llegar
a los normalistas y a sus familias, si desean anexar de manera solidaria
su firma como organización, colectivo, grupo o individuo, les pediríamos
nos manden su firma ( o nombre) a este mismo correo:
liberonsles@riseup.net, el plazo que se acordó para el cierre de envío de
firmas es hasta el día lunes 17 de noviembre 2014.

Compas, favor de no publicar este pronunciamiento antes de recolectar
todas las firmas nacionales e internacionales- gracias! Una vez el
pronunciamiento firmado en su totalidad, se los haremos llegar.

Vivos se los llevaron, vivos los queremos !!!!!

Pronunciamiento :

Nuestro dolor y nuestra rabia
¿Cómo seguimos caminando en esta nueva etapa?

Desde el 26 de septiembre de 2014 México se vio a sí mismo y el mundo
nuevamente volteó a ver una realidad ya inocultable que se hizo presente
de la forma más terrible. Iguala es el lugar en el que el México de dolor
y muerte ya no pudo evadir su realidad, el lugar que ha llenado al mundo
entero de indignación, el lugar en el que el secreto a voces se convirtió
en un grito de dolor y rabia.

43 estudiantes desaparecidos, tres estudiantes asesinados, dos jóvenes
deportistas asesinados, una mujer asesinada. Todos ellos asesinados y
desaparecidos en Iguala, todos ellos asesinados y desaparecidos  por el
Estado.  Todos ellos asesinados y desaparecidos por el pacto de impunidad
de la clase política.

Pero ahora resulta insuficiente hablar de impunidad por que las
instituciones que debían de ejercer justicia no solo no lo hacen sino que
se protegen a sí mismas de sus propios delitos, en realidad estamos ante
un sistema que siempre encuentra cómo y a quién castigar de manera
ejemplar y espectacular (culpable o inocente) para así poder mantener
intactos al gran negocio de la corrupción y a las brutales estructuras de
poder que mantienen al país entero sumergido en la violencia.

En México el sistema no está corrupto, la corrupción es el sistema. No es
que el Estado se esté llenando de vacíos, sino que esos que parecen vacíos
están llenos de la nueva mutación del Estado Mexicano: el Narco-Estado. La
pareja Abarca es una terrible muestra de la vinculación entre gobierno y
crimen organizado, pero lo más terrible es que no son la única o la peor
muestra de ello, son precisamente una muestra de lo que son ahora las
instituciones en México. Iguala, los muertos, los 43 estudiantes de
Ayotzinapa son igualmente la terrible evidencia de que las acciones de
este Narco-Estado no sólo son de contrainsurgencia, no sólo buscan la
criminalización de la protesta, buscan el control a través del terror,
buscan el genocidio de la esperanza.

En este México quebrado, seguridad significa vivir aterrado rodeado de
militares y policías, vigilado constantemente. En este México quebrado,
los aparatos de derechos humanos se utilizan para asegurarse de que los
verdaderos agresores evadan la justicia y puedan seguir agrediendo.

En este México quebrado, al ex–alcalde de Iguala, José Luis Abarca, se le
acusa de varios delitos, pero no del que implica reconocer la
responsabilidad del Estado, el de desaparición forzada.

En este México quebrado, a María de los Ángeles Pineda se le dan 40 días
de arraigo, y a Noemí Berumen Rodríguez, encubridora de la pareja acusada,
la dejan en libertad, mientras quienes se oponen al sistema, quienes
defienden la tierra, quienes exigen justicia, quienes se solidarizan con
las familias de los  43 estudiantes desaparecidos por el Estado, quienes
estallan de indignación, son inmediatamente encarcelados.


En este México quebrado el poder se escandaliza cuando alguien quema una
puerta de madera,  pero para los cientos de miles de muertos, para los
miles de desaparecidos, para los desplazados, solo hay montajes
mediáticos, largos procesos burocráticos y falsas condolencias, pero nunca
justicia.

El mensaje que hay detrás de la forma en que hicieron todo en Iguala,
detrás de los miles de muertos y desaparecidos en todo México, es que
ninguna vida vale, que desde esas “nuevas instituciones” la muerte es la
forma de gobernar.

Por todo esto, después de que el mundo ha esperado una respuesta acerca
del paradero de los 43 normalistas desaparecidos a partir de una
investigación rigurosa, es indignante y doloroso que los encargados de
hacerla no solo estén  mostrando incompetencia, sino una impresionante
falta del más mínimo respeto a los familiares de las víctimas y a través
de ellos a la sociedad toda, porque su única finalidad es la de desviar
las investigaciones para ocultar la verdad.

La indignación ha ido creciendo, desbordando plazas, creciendo semana con
semana. Las manifestaciones, las acciones, los paros, demuestran que pese
a las mentiras, los montajes, las calumnias y las burlas por parte del
“Gobierno Mexicano”, siempre ausente cuando se trata de dar respuestas, el
pueblo de México y de otras partes del mundo, ha hecho suya la consigna de
¡Vivos se los llevaron, vivos los queremos! Se están dando pasos
importantes en muchos lugares dentro y fuera de México, en los que
rápidamente se ha pasado a los nuevos gritos que resuenan: #NoLesCreemos,
#FueElEstado, #YaMeCanse, #AyotzinapaSomosTodos.
En Iguala se hizo visible la lógica política que ha hecho que en nuestro
país nos duelan  más de 180 mil muertos, y que sigamos  esperando a los
más de 20 mil desaparecidos.

Hoy, nos sumamos a la rabia activa de los padres y madres de los
estudiantes desaparecidos, hoy les decimos que estamos esperando a que los
43 regresen, no creemos la farsa con la que pretenden dar carpetazo a esta
indignación y rabia global. Ayotzinapa es el inicio de algo, que está
creciendo en las aulas, en las calles.

Estas últimas semanas se ha gestado un movimiento que tiene muy claro
quiénes son ellos, en este nuevo proceso se está perdiendo el miedo, se
vuelve imposible quedarse como espectador y se abre la posibilidad de
preguntarnos: ¿Cómo hacer  para que esta energía social logre abrir un
camino que permita a la sociedad, desde abajo, imponerle al gobierno la
verdad con todas sus consecuencias? ¿Cómo seguimos caminando en esta nueva
etapa?

Ayotzinapa no sólo le duele a México, le duele al mundo.

( firmas)

Par luxemb - Publié dans : oppression - répression - exploitation - ACTIONS
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Dimanche 9 novembre 2014 7 09 /11 /Nov /2014 09:15

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 " Et avec chacun d’eux, c’est un combattant de l’avenir, un soldat de la révolution, un de ceux  qui libéreront l’humanité du joug du capitalisme qui descend dans la tombe. "

rl_1915

A lire sur http://comprendreavecrosaluxemburg2.wp-hebergement.fr

 

« C’est notre force, notre espoir qui est fauché quotidiennement en rangs serrés comme l’herbe sous la faux. »

La brochure de Junius, la guerre et l’Internationale (1907 – 1916). Editions Agone &Smolny, 2014. P 195 – 197


 » Mais la fureur présente de la bestialité impérialiste sur le sol européen a encore un autre effet, pour lequel « le monde civilisé » n’a ni un regard épouvanté ni le cœur tressaillant de douleur : c’est la disparition en masse du prolétariat européen. Jamais une guerre n’a exterminé dans de telles proportions des couches entières de population. Jamais, depuis un siècle, une guerre n’a saisi de cette sorte l’ensemble des grands et anciens pays civilisés d’Europe. Dans les Vosges, dans les Ardennes, en Belgique, en Pologne, dans les Carpates, sur la Save, des millions de vies humaines sont anéanties, des milliers d’hommes sont frappés d’infirmité. Mais neuf dixièmes de ces millions de victimes sont constitués par la population laborieuse des villes et des campagnes. C’est notre force, notre espoir qui est fauché quotidiennement en rangs serrés comme l’herbe sous la faux. Ce sont les meilleures forces du socialisme international, les plus intelligentes, les plus instruites, ce sont les porteurs des traditions les plus sacrées du mouvement ouvrier moderne, et de son héroïsme les plus intrépides, les troupes d’avant-garde de l’ensemble du prolétariat mondial – les ouvriers d’Angleterre, de France, d’Allemagne, de Russie – qui sont maintenant réduits au silence, abattus en masse. C’est seulement d’Europe, c’est seulement de ces pays capitalistes que peut venir, lorsque l’heure sonnera, le signal de la révolution sociale qui libérera l’humanité. Seuls les ouvriers anglais, français, belges, allemands, russes et italiens peuvent prendre ensemble la tête de l’armée des exploités et des opprimés des cinq continents. Quand le temps sera venu, eux seuls peuvent demander des comptes et exercer les représailles pour les crimes séculaires du capitalisme envers tous les peuples primitifs et pour son œuvre d’anéantissement sur l’ensemble du globe. Mais la progression du socialisme exige un prolétariat fort et capable d’agir, instruit, des masses dont la puissance réside aussi bien dans leur culture intellectuelle que dans leur nombre. Et ce sont précisément ces masses qui sont décimées par la guerre mondiale. Des centaines de milliers d’hommes, dans leur jeunesse ou dans la fleur de l’âge, dont l’éducation socialiste, en Angleterre, en France, en Belgique, en Allemagne et en Russie, était le produit d’un travail d’agitation et d’instruction de dizaines d’années, et d’autres centaines de milliers, qui, demain, auraient pu être gagnés au socialisme, tombent et tuent misérablement sur les champs de bataille. Le fruit de dizaines d’années de sacrifices et d’efforts de plusieurs générations a été détruit en quelques semaines. La fine fleur des troupes du prolétariat a été coupée à la racine.


La saignée de la boucherie de Juin avait paralysé le mouvement français pour une quinzaine d’années. La saignée du carnage de la Commune l’a encore retardé de dix ans. Ce qui a lieu maintenant est un massacre de masse sans précédent qui réduit toujours plus la population ouvrière adulte de tous les pays civilisés aux femmes, vieillards et infirmes. C’est une saignée qui menace de faire perdre tout son sang au mouvement ouvrier européen. Encore une telle guerre mondiale et les perspectives du socialisme seront ensevelies sous les décombres amoncelés par la barbarie impérialiste …


La guerre mondiale se révèle être non seulement un crime grandiose mais aussi un suicide de la classe ouvrière européenne. Ce sont bien les soldats du socialisme, les prolétaires d’Angleterre, de France, d’Allemagne, de Russie, de Belgique, qui se massacrent les uns les autres depuis des mois sur ordre du capital, qui s’enfoncent  les uns les autres dans le cœur le fer glacial du meurtre, qui basculent ensemble dans la tombe en s’enlaçant les uns les autres d’une étreinte mortelle … Les dividendes montent et les prolétaires tombent. Et avec chacun d’eux, c’est un combattant de l’avenir, un soldat de la révolution, un de ceux  qui libéreront l’humanité du joug du capitalisme qui descend dans la tombe … »

Article publié sur Comprendre avec Rosa Luxemburg 2. Une semaine avec « Junius » (1). A l’occasion de la publication du tome IV des Oeuvres complètes de Rosa Luxemburg.  31. 10. 2014 | Auteur: | Catégorie: a. Textes de Rosa Luxemburg, e. Rosa Luxemburg et l'impérialisme, i. actualité de Rosa Luxemburg, j. militarisme, colonialisme, impérialisme

(éditer)

 


 

A l’occasion de la publication du tome IV des Œuvres complètes de Rosa Luxemburg, nous consacrons sur le site une semaine à cette publication essentielle des textes de Rosa Luxemburg autour de l‘éclatement en 1914 du conflit mondial, et de la faillite de  la social-démocratie. Le texte majeur que l’on connaît sous le nom de Brochure de Junius, à la fois sombre, poignant et terriblement lucide, a été ici retravaillé pour ce qui concerne sa traduction, on y ressent pleinement ce lyrisme, cette écriture si forte qui caractérise l’expression de Rosa Luxemburg. Ce texte est mis en perspective et prend toute son importance grâce d’une part à la relation faite à l’un des moments essentiels de l’action de Rosa Luxemburg auparavant:  son intervention au Congrès de Stuttgart en 1907 et d’autre part à l’action qu’elle développera ensuite autour du concept et de l’idée d’organisation internationale du prolétariat. On découvre ainsi que  l’Internationale n’est pas un simple slogan mais est devenue pour elle la  dimension organique, nécessaire, constitutive de l’action du mouvement ouvrier. Cet ouvrage fait ainsi comprendre mieux que tout la conception de Rosa Luxemburg de l’Internationale, conception qui naît de son expérience et de sa réflexion et qui se cristallise dans les « Principes directeurs » publiés à la fin de ce volume. Dans l’extrait que nous choisissons de publier en premier, Rosa Luxemburg pointe un fait rarement compris: la disparition sur les fronts, de la classe ouvrière, en particulier de la classe ouvrière éduquée, consciente et engagée et ce que cela signifiera ensuite pour nous qui connaissons l’issue de l’histoire, la montée du fascisme que plus rien n’enrayera plus. En souhaitant que la beauté tragique et la lucidité de ce texte vous  incite à aller plus avant dans la lecture de cet ouvrage. Comprendre avec Rosa Luxemburg 2

Par luxemb - Publié dans : impérialisme et anti-impériali
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Samedi 8 novembre 2014 6 08 /11 /Nov /2014 23:04

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

 

A lire:

Un appel à manifester que nous avons reçu trop tardivement pour le publier dans les temps mais qui ne perd rien de sa force pour les temps à venir.

 

rebel.jpg

Une carte de prison de Bruno Baudrillart

 



Un camarade tué au Testet - APPEL A MANIFESTER - Contre le productivisme
et la violence d’État

        Pendant la nuit de samedi à dimanche un manifestant, Rémi a été tué au
cours des affrontements qui se sont déroulés lors du rassemblement contre
le barrage de Sivens au Testet. Environ 7000 personnes ont convergé sur
la ZAD du Testet après des mois d'attaques policières, de destruction de
la zone humide et des habitats de ceux qui la défendaient. En fin d'après
midi puis plus tard dans la nuit, des dizaines de personnes s'en sont
pris aux forces de l'ordre qui protégeaient le chantier. Elles
souhaitaient ainsi marquer leur colère et retarder la reprise des
travaux, initialement prévue pour lundi.

        Elles ont été repoussées à coups de flash-balls, de grenades
assourdissantes ou de désencerclement et de gaz lacrymogènes. D'après les
témoignages des camarades du Testet, la personne décédée se serait
écroulée suite à des tirs de grenade puis aurait été emmenée par les
forces de l'ordre. Le gouvernement a déjà commencé à stigmatiser les
manifestants, et tente de diviser pour noyer le poisson. Mais ils savent
bien que, quoi qu'ils fassent, cette mort aura des conséquences
explosives.

        Nous ne les laisserons pas nous tuer avec leurs armes dites «non létales
». Réagissons avec force pour qu'il y ait un avant et un après cette
mort. Affirmons plus fort que jamais notre solidarité avec toutes celles
et ceux qui luttent au Testet et ailleurs contre leurs projets guidés par
les logiques de contrôle et de profit, barrage de Sivens mais aussi avec
toutes celles et ceux qui tombent plus silencieusement sous les coups de
la répression partout ailleurs.

        Nous ne nous laisserons ni diviser ni paralyser par la peur. Nous
continuerons à vivre et lutter sur les espaces qu'ils rêvent d'anéantir,
et à leur faire obstacle.

Nous n’appellerons pas au calme, nous ne laisserons pas le silence
retomber, nous n'oublierons rien !

[contreinfo7-news] Un camarade tué au Testet - Rassemblement - Alès - vendredi 18h
Par luxemb - Publié dans : oppression - répression - exploitation -ACTIONS
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Texte libre

Aux camarades, visiteurs du blog, bienvenue ...
Aux camarades qui viennent de rejoindre le blog, bienvenue. A ceux aussi qui lui rendent visite à l'occasion, bonjour. Le combat n'est jamais un échec, s'informer est déjà un pas vers la conscience. L'ordre et la sécurité ne sont pas le désir de tous, s'aliéner par tous les moyens de la société d'aujourd'hui ne nous intéresse pas. Nous ne cherchons pas à exploiter l'autre. Nous ne tournons pas la page des combats passés, ils sont partie de nous. Et chaque mot que nous lisons, chaque image  que nous voyons, contribue à nous former. Nous ne sommes pas dupes. Nous sommes solidaires. Nous chassons les chasseurs d'enfants. Et nous sommes  le jour face à la nuit sans cesse renouvelée de la violence et de l'oppression. Il n'y a pas d'âge pour la révolte. Et 68 rejoint l'esprit de la Bastille de ce 6 mai où les pavés ont su de nouveau voler. La révolte est une et se rit de toutes les différences.

Pour tous ceux qui viennent sur ce blog, qui font "la route des insoumis" que décrit Nathalie, qui sont et seront les révolutionnaires de demain dont parle Jean-Marc, qui se reconnaissent ce droit à l'insurrection que revendique Georges. Pour chacun, ce collage de Joëlle, mieux qu'un bras d'honneur, à tous ceux qui sont ce que nous refusons.

La queue de la baleine, Nathalie, nous ne la lâcherons pas!

Archives

Joëlle Aubron

Sur ce collage, un poème. linter
C'est l'automne, et ce n'est pas l'automne,
Ces femmes qui marchent
Des combattantes?
Des femmes qui marchent?
Vie de tous les jours ou vie d'exception?
Guerre d'Espagne,
Journées d'après occupation?
Journées d'après l'occupation?
La vie est simple
comme l'est souvent le combat

Entre l'or du feuillage
et le noir et blanc de la vie
Cette image sensible

Georges lors d'une audience devant le JAP en 2005
En tout premier lieu, du fait qu'il va être question ici de mes inclinaisons politiques et de mon évolution depuis 1987 au sein du monde carcéral, je tiens à faire une déclaration de principe : ainsi, conformément à la Constitution de la République française de 1792, repris par l'Article 35 du 26 Juin 1793 *, stipulant un droit à l'insurrection, qui a servi à Valmy pour sauvegarder et étendre la révolution, qui a servi en 1871 avec la Commune de Paris contre l'occupation Prussienne, qui a encore servi en 1940 contre l'occupation national-socialiste allemande et la collaboration pétainiste française, et pour encore servir concrètement après 1968 dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest avec l'insurrection armée larvée et latente contre chaque Etat capitaliste en place et contre l'OTAN ; une Constitution qui après avoir servi depuis son avènement de réfèrent à la plupart des peuples de par le monde pour se libérer des différents maux entretenus que sont, soit l'occupation étrangère, soit l'oppression de classe, soit l'exploitation de l'homme par l'homme jusqu'à l'esclavagisme, leur a ouvert une perspective politique. Et dès lors dans l'assurance qu'elle restera de même une référence au futur pour tous les peuples épris de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de Démocratie, conformément à cette Constitution de 1792 donc, je me refuse à abjurer ces moments historiques comme je me refuse à abjurer la stratégie de Lutte Armée pour le communiste, qui en est une expression particulière.
(
Georges Cipriani  MC Ensisheim, 49 rue de la 1ère armée 68 190 Ensisheim)


Jean-Marc dans une interview en 2005

C'est la question centrale (la question du repentir) depuis notre premier jour de prison. Et c'est le pourquoi de nos condi­tions de détention extraordi­naires, des restrictions actuelles sur le droit de communiquer ou de la censure des correspon­dances. Dans aucune des lois de l'application des peines, il n'est stipulé que le prisonnier doit ab­jurer ses opinions politiques. Mais pour nous, certains procu­reurs n'hésitent pas à affirmer que les revendications du com­munisme impliquent une récidive. Je sais bien que si nous nous repentions, nous serions soudai­nement adulés par la bonne so­ciété, mais ce n'est pas notre vi­sion de la responsabilité poli­tique. Notre engagement n'est pas à vendre ni à échanger contre un peu de liberté.
(Jean-Marc Rouillan 147575 Cd des baumettes, 230 Chemin de Morgiou Marseille Cedex 20

Joëlle à sa sortie le 16 juin 2004
Je suis fatiguée, aussi je dirai seulement trois choses :
La première est d'être bien sûr contente d'avoir la possibilité de me soigner.
La seconde est que l'application de la loi de mars 2002 reste cependant pour de nombreux prisonnières et prisonniers très en deça de son contenu même.
La troisième est ma conscience de ce que la libération de mes camarades est une bataille toujours en cours. Régis est incarcéré depuis plus de 20 ans, Georges, Nathalie et Jean-Marc, plus de 17. Je sors de prison mais je dois d'abord vaincre la maladie avant de pouvoir envisager une libération au sens propre. L'objectif reste ainsi celui de nos libérations.

Nathalie, en février 2007

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

Militants d'AD

Situation des  MILITANTS

Nathalie Ménigon

Georges Cipriani

en libération conditionnelle

Jean-Marc Rouillan

en semi-liberté 

NOS COMBATS

(avril 2010)

Après la semI-liberté de Georges Cipriani, la campagne continue pour la libération de Jean-Marc Rouillan
et encore et toujours  
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

(septembre 2008)

Contre le risque de peine infinie pour les prisonniers révolutionnaires - contre la rétention de sûreté - contre le CNO
Pour une libération complète et sans condition des prisonniers révolutionnaires
Pour une solidarité avec ces militants en semi-liberté, en libération conditionnelle et au-delà car le but reste le même: leur permettre de préserver leur identité politiqe et de vivre matériellement, politiquement.

  (août 2009)


Le combat pour la libération des prisonniers d'Action directe doit donc continuer et se renforcer ...
Après la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, nous avons appris ce 20 août, le refus brutal et tellement politique de la libération conditionnelle pour Georges Cipriani.

Alerte: La santé, la vie de Jean-Marc Rouillan sont menacées, il doit être libéré.
Liberté pour Georges Cipriani'

C. GAUGER ET S. SUDER

PROCES CONTRE C. GAUGER ET S. SUDER

Pour suivre le procès : lire

 

LIBERATION DE SONJA SUDER

EMPRISONNEE DEPUIS SEPTEMBRE 2011 POUR DES FAITS REMONTANT A PLUS DE TRENTE ANS ET SUR LES SEULES ACCUSATIONS D'UN TEMOIN REPENTI HANS-JOACHIM KLEIN.

 

ARRET DES POUSUITES CONTRE CHRISTIAN GAUGER ET SONJA SUDER

ENGAGEES AU MEPRIS DE TOUTE PRESCRIPTION

SUR LES SEULES BASES DE DECLARATIONS OBTENUES SOUS LA TORTURE D'UNE PART ET D'UN REPENTI D'AUTRE PART

 

NON A LA TORTURE - NON A LA CITATION COMME TEMOIN D'HERMANN F.

Militant grièvement blessé en 1978, interrogé dès le lendemain d'une opération où il a perdu ses deux yeux et a été amputé des deux jambes, séquestré durant quatre mois sans mandat d'arrêt par la police, maintenu à l'iolement, et dont le tribunal prétend aujourd'hui utiliser les déclarations, qu'il a remis en cause dès qu'il a qu'il a pu être libéré des griffes des policiers.

 

LIBERATION DE SIBYLLE S., ARRETEE LE 9 AVRIL EN PLEIN PROCES POUR REFUS DE TEMOIGNER :

 

condamnée il y a plus de trente ans sur la base des déclarations de son ex-compagnon Hermann F., elle est restée proche de lui toutes ses années et refuse qu'on utilise ces déclarations qui lui ont été extorquées au prix de traitements inhumains.

 


Liberté pour Sibylle et Sonja 2

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