Par luxemb
Jamais!! Rouillan change de poste
Un jour, un « stagiaire » répond au téléphone. La gueule enfarinée, il baragouine quelques trucs du style « si tu crois que je connais tous les abonnés ». Et après avoir raccroché : « J’ai rien compris, c’était un certain Jean-Marc… De Lannemezan… » Depuis, dès que le turlu sonne à côté de lui, nous le taquinons avec sa bourde. Quant à Jann-Marc, tous les mois depuis le numéro 6, soit janvier 2004, il nous écrit sur sa condition de taulard longue durée. Chaque mois, nous attendons sa chronique avec impatience, sans trop savoir par quel canal elle va nous parvenir. Il est même arrivé qu’il nous dicte sa prose par téléphone. Mais en quatre ans, le bougre n’a fait faux-bond qu’une fois, bien malgré lui : au printemps 2004, placé à l’isolement, l’administration pénitentiaire ne lui laissa même pas un crayon à papier. « Il est là, le “Rouillan” ? » est une question courante en début de mois. Suivie immanquablement de : « Il est bien, le dernier “Rouillan”, hein ? », après lecture. Mais pas une fois, et pour cause, le Rouillan ne s’est pointé au journal pour boire l’apéro et fêter la sortie du canard. Pas une fois, mais ce sera pour la prochaine : le 6 décembre, la cour d’appel de Paris a fini par lui accorder un régime de semi-liberté. La veille, Jann-Marc nous a passé un coup de fil : « Vous allez peut-être perdre votre correspondant permanent au pénitencier », disait-il d’un ton guilleret. Qu’à cela ne tienne, te voilà bombardé correspondant intermittent au pays du dehors !
L’équipe de CQFD
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