Par luxemb
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Brecht a écrit que se battre un jour est bien, mais que se battre une semaine, un mois est mieux, un an c’est extraordinaire… mais que la lutte reposait finalement sur ceux qui se battent toute leur vie.
Martin, tu étais un de ceux là.
Beaucoup dont les noms ont été à la Une des journaux, ont trahi alors que, toi Martin, tu étais à nos côtés hier encore, dans les mobilisations derrière les murs et dans les files de parloir quand nous avions besoin de parler à quelqu’un et qu’un de nos textes devait sortir de nos cachots.
Certains ont affirmé que les conditions avaient trop changé pour qu’ils puissent encore être honnêtes avec leurs engagements passés. Toi Martin, tu n’étais pas de ceux qui parlent en l’air et tu as été à nos côtés jusqu’au bout et… « malgré tout » (K Liebknecht).
La révolution internationale, celle qui ne s’écrit pas dans les beaux livres que les marchands exposent dans les vitrines des librairies des beaux quartiers, mais cette révolution qui avance le matin et le soir au fil des jours et des nuits, au cœur de notre classe, le prolétariat, oui la révolution internationale est faite d’hommes et de femmes comme toi.
Honnêtes et droits.
Des camarades persévérants, des combattants simples, des combattants efficaces.
Des camarades qui ne tremblent pas devant l’impatience de nos tâches.
Aujourd’hui je dis avec fierté, j’ai été un camarade de Martin.
Pour toi et pour ceux des nôtres qui ont disparu,
SEGUIREMOS ADELANTE !
Le collage est de Joëlle Aubron.
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