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Fresnes en transit - Fresnes CNO

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com


C'est aujourd'hui

Sur le blog liberonsgeorges, un article témoigne des conditions de parloirs, des conditions au CNO. Il montre que rien n'a changé. Fresnes reste cette prison où l'on a l'impression que, comme dans de nombreuses prisons,  tout est fait pour détruire et avilir. Que l'on ne veut pas que ce soit autrement et pourtant nombre de prisonniers y passent à un moment essentiel, en transit, hier pour un procès, aujourd'hui pour les camarades révolutionnaires pour cette periode "d'observation" au cno (collage de Joëlle Aubron)

« Surveillant, surveillant ! Il y a une souris dans le box. ».
« Ne vous inquiétez pas. Mon collègue va venir l’écraser. ».
Jour ordinaire de visite aux prisonniers à Fresnes.

Fresnes et ses box de parloir d’1m20 sur 1m50, traversés au milieu par un muret à hauteur d’homme pour séparer le prisonnier du visiteur. Ses box à l’odeur nauséabonde. Ses box aux tabourets d’un autre âge. Ses box minuscules où théoriquement 3 visiteurs peuvent venir voir ensemble un détenu. Comment tenir à 4 dans si peu d’espace ? 
Fresnes
et ses parloirs de 30 minutes le samedi ou 45 minutes les jours de la semaine. Le détenu n’a le droit qu’à une visite par semaine. Possibilité d’avoir un double parloir (durée double), mais il doit en faire la demande par écrit et attendre l’éventuel accord de l’administration. Un double parloir en semaine ne signifie pas 90 minutes de suite entre le visiteur et le détenu. Ce serait si simple ! Non, à l’issue des 45 minutes, le détenu et le visiteur doivent quitter le parloir pour revenir avec les parloirs suivants. Pour le détenu, cela signifie une double fouille au corps. Et en cas d’urgence, pas question d’aller aux toilettes « Réservé au personnel » lire la suite sur liberonsgeorges.over-blog.com


C'était il y a longtemps
On arrive souvent à Fresnes en transit. C'était alors pour un procès. On arrive d'un transfert éprouvant : militant politique, c'est dans un convoi démesuré, avec escorte démesurée. A Fresnes comme partout, c'est alors l'identification, et le mitard, si l'on refuse. Et donc le prétoire: découverte de la ligne jaune que l'on ne devrait pas franchir à quelques mètres d'un pseudo-tribunal: direction et maton(nes), et que l'on s'acharne à franchir. Affolement et  ruée de maton(nes). Pas de mitard cette fois, procès oblige. Des cellules d'un autre âge : hautes, sombres et le claquement sur les barreaux du barreau de contrôle. Et l'on fait connaissance du médical, dans le rôle qu'il ne devrait avoir, qu'il devrait refuser d'auxiliaire de police et qui nous amène à le refuser,  à le voir comme ennemi. Et l'on se retrouve sans rien puisque l'on est en transit: pas de livres, affaires personnelles minimales. Et pourtant, l'on est à un moment crucial où l'on doit rassembler toutes ses forces de réflexion, d'expression pour donner au procès le sens que l'on veut lui donner: la manifestation d'un engagement, d'une identité, d'un espoir donné aux autres de par ses choix et son combat.
Carte de Bruno Baudrillart
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