Sur le blog de linter, une semaine avec Brecht
Brecht s’est battu en son temps. Il a dénoncé la tragique montée du nazisme et la folie meurtrière du « peintre en bâtiment » Hitler (« une si petite moustache et une si grande gueule ») :
Quand on me chassa, quand on m’exila
On lut dans les journaux du peintre en bâtiment
Que c’était pour avoir moqué dans un poème
Le soldat de la grande guerre.
De fait l’avant-dernière année de cette guerre-là
Quand le régime, pour reculer sa défaite,
Renvoyait au front jusqu’aux grands mutilés
Avec les vieillards et les adolescents,
J’avais décrit dans un poème
Comment on déterrait le soldat mort au feu
Pour le renvoyer au combat
Tandis que l’escortaient en criant d’allégresse
Les grugeurs, les bouchers, les oppresseurs du peuple.
Maintenant qu’ils préparaient une nouvelle guerre mondiale
Bien décidés à surpasser les forfaits de la dernière
Ils assassinaient ou chassaient les gens comme moi
Parce que nous dévoilions
Leurs mauvais coups. 
Georg Grosz
(Sur le même blog)