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Nathalie Ménigon - "Oihane, chercheuse d’étoiles, de montagnes et de plaines libérées ..."

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Un poème dédiée à une prisonnière basque sucidée.

A Oihane
jeudi 2 septembre 2004, par Nathalie Ménigon

Oihane, camarade hier méconnue,

je ressens ta vie, ton nom couler

dans mes veines et faire battre mon coeur,

de tes nobles sentiments de femme et de militante.

Oh ! Fille du vent.

Tu m’emportes avec toi

sur les rouleaux de la mer

par dessus les nuages

d’ici et de là-bas...

tu m’emportes avec

ta détermination

en amie et en camarade

Maite zaitut, Petite soeur,

une soeur que j’aurais

tant désiré avoir.

Oihane, chercheuse d’étoiles,

de montagnes et de

plaines libérées.

Maite zaitut camarade,

et en toi, ta force

et ta générosité.

Maite zaitut

Oh toi, partie sans mot dire, à la voile vers cet immense

espace

indépendante, tu restes avec nous, vivante,

car tu ouvres l’horizon de la liberté pour ton peuple

et de son indépendance enfin reconquise.

Sa liberté désormais acquise !

Camarade en rouge vert et blanc

je te salue humblement

je le vois clairement

petite flamme

dans les yeux de tes camarades et de ton peuple.

Chant immortel dans les paroles

de ton peuple en lutte.

Petite soeur, camarade,

tu m’as conquise.

A tes côtés je marche,

assurée par ta main

qui fermement me tient

sur le chemin révolutionnaire

d’Euzkadi Ta Askatasuna

Jo Ta Ke

Euskal Presoak Askatu Orain

Su Ta Gar

Maite zaitut

Nathalie Ménigon, prisonnière révolutionnaire d’ActionDirecte (publié dans Ekaitza, n° 937, 26 août 2004 ; http://ekaitza.free.fr)


Note de NLPF :

Oihane Errazkin, militante basque, avait 31 ans. Elle a été retrouvée pendue le 8 juillet dernier dans sa cellule de la prison de Fleury-Mérogis. Arrêtée depuis le 23 septembre 2001, elle se trouvait toujours, trois ans plus tard, en préventive. Elle avait dénoncé à plusieurs reprises les dures conditions de détention, l’isolement et le "régime militaire" auquel elle était soumise, comme ses camarades. Evoquant Oihane Errazkin à laquelle il a dédié ses premiers instants de liberté, le militant breton Alain Solé, libéré le 6 août dernier, déclarait : "Il faut que l’on sache qu’en prison, vous n’avez pas accès aux soins. Il n’y a pas de suivi réel et il y a un manque de coordination entre l’administration pénitentiaire et les services de santé. Si vous avez mal aux dents, il faut attendre deux mois avant d’avoir un rendez-vous. Je suis sûr qu’Oihane Errazkin, qui s’est suicidée le 8 juillet à Fleury-Mérogis, a mis fin à ses jours parce qu’elle était malade et n’avait pas accès aux soins. Elle n’en pouvait plus." (L’Humanité, 9.08.04)

Repris sur le site nlpf
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