Que dit-il d'autre que la réalité. La seule expression possible et autorisée sur les actions est la condamnation : la seule qui ne serait pas sanctionnée d'un nouvel emprisonnement bien au contraire. Tout autre expression signifie l'emprisonnement.
Or tous les prisonniers révolutionnaires ont une éthique politique: la revendication collective de l'action de l'organisation. Ceci a été défendu vingt ans durant dans des conditions d'emprisonnement extrêmes et lors de toutes les procèdures d'exception. Cela a été défendu par Joëlle jusqu'à sa disparition.
Cela a été le cas aussi des audiences pour les demandes de libération. Les prisonniers d'Action directe sont restés sur cette base et c'est sur cette base que la semi-liberté a été accordée. Et c'est ce que le Parquet cherche à remettre en question.
Alors que dire face à ce déchaînement de la presse et à la demande du Parquet si ce n'est l'extrême danger que courent les prisonniers d'Action directe et la nécessité de se mobiliser.
Et de se mobiliser aujourd'hui contre toute tentative de réemprisonnement de Jean-Marc.
Car, ce que l'on reproche à Jean-Marc, ce n'est pas la phrase incriminée, on le voit mais bien le fait qu'il reste comme il le dit "profondément politique" Conscient et attentif au développement du capitalisme, de l'oppression, de l'exploitation.
C'est ce militant qui est, de nouveau en danger
Et dont nous serons chacun, c'est certain, solidaires.
linter