Olivier Besancenot a dénoncé aujourd'hui la réincarcération de Jean-Marc Rouillan, et appelé à une "mobilisation unitaire" contre cette "double peine", précisant que le cofondateur d'Action directe est membre à Marseille d'un comité local pour la construction du NPA.
"Jean-Marc Rouillan est incarcéré de nouveau, ce qui est absolument révoltant, puisqu'il a purgé sa peine", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la LCR.
"Légalement, il a le droit de sortir et il n'y a rien qui justifie le fait qu'il retourne en prison, si ce n'est un acharnement judiciaire de la part de l'Etat" qui invoque "non pas ce qu'il a fait, mais ce qu'il a dit et même sous-entendu", ajoute M. Besancenot.
"L'heure pour nous est à une mobilisation unitaire de toute la gauche sur la question de la liberté d'expression pour défendre les libertés démocratiques", et pour que "la loi soit respectée". Rouillan "a le droit de sortir", a-t-il dit, en dénonçant ce qui "s'apparente à une double peine".
M. Besancenot a souligné que "Jean-Marc Rouillan est membre depuis le mois de juin d'un comité NPA de Marseille". Ces comités dé-centralisés, intègrent des militants de la LCR et d'autres horizons pour préparer le lancement du Nouveau parti anticapitaliste en janvier.
Une porte-parole de collectif à Marseille a précisé aussi que Rouillan "est et reste membre du collectif d'initiative départemental 13 du NPA".