Après la révocation de la semi-liberté de Jean-Marc Rouillan, nous avions publié un article sur le blog intitulé:
Et la longue litanie de ceux que l'on poursuit, que l'on arrête, qu'on emprisonne ...
Cet inventaire nous vous proposons de le faire avec nous et de nous unir dans la lutte
C'est pourquoi nous tenons à informer dans ce cadre sur les différentes formes que prennent les attaques du pouvoir et qui se soldent par des gardes à vue, des inculpations, des procès ... des emprisonnements.
Ainsi, le précédent article informait sur un procès pour refus de prélèvement ADN. Et celui-ci, sur les poursuites pour délit d'outrage.
Car, nous sommes convaincus que toutes ses attaques à la liberté des uns et des autres se tiennent. Qu'il faut établir le lien, entre les multiples tentatives de fichages (jusqu'au plus intime, le prélèvement ADN qui n'était prévu que pour des circonstances particulièrement odieuses et qui s'applique maintenant à ceux qui résistent), les poursuites pour simple expression (la comparaison, intolérable pour le pouvoir, de ses méthodes avec celles du fascisme en particulier) jusqu'à cette réincarcération de Jean-Marc Rouillan pour une interview qui n'enfreint pas les conditions de la semi-liberté et les délais sans cesse prolongés pour les demandes de libération conditionnelle de prisonniers révolutionnaires: rappelons que le 12 novembre, cela fera un an que Georges Cipriani attend l'examen de celle-ci et qu'il n'a aucune indication de date pour cet examen. Et que d'autres prisonniers comme Georges Ibrahim Abdallah, Régis Schleicher sont dans la même attente.
C'est pourquoi, nous appelons chacun, en particulier ceux qui s'inscrivent dans une lutte, à rejoindre les initiatives pour la libération deJean-Marc Rouillan. Signer les pétitions, manifester son soutien par un message sur les blogs, s'organiser jusqu'à l'appel car, si celui-ci était négatif, c'est en années de prison que risque de se compter pour lui le temps pour un nouvel examen. Pouvons-nous l'imaginer? Pouvons-nous l'accepter? Revoyons de nouveau le film des événements, le contenu de l'interview, les motifs de la levée par le JAP de la semi-liberté et de sa révocation par le juge. Et nous avons tous les arguments pour obtenir sa libération.
C'est pourquoi, nous appelons à nous mobiliser pour la libération des militants révolutionnaires qui ont terminé leur peine et à ce que s'arrête cette roue broyeuse de temps qui les maintient enfermés, de refus en délais d'examen, de réponse, d'audience.
(le collage est de Joëlle Aubron)
Sur le site
CODEDO (collectif pour la dépénalisation du délit d'outrage). L
undi 22 septembre 2008 Automne 2008 : 4 procès symptomatiques de l’état des libertés dans la République
13 octobre, Avignon : procès pour outrage de Patrick MOHR, violemment agressé par des CRS [repoussé au 3 mars 2009] 24 juillet 2008. Patrick Mohr, metteur en scène de théâtre de nationalité helvétique, assiste devant le Palais des Papes à un contrôle d'identité "au faciès" de musiciens africains. Intervenant auprès des CRS, il est très violemment agressé par ceux-ci et maintenu en garde à vue pendant 16 heures. La suite de l'histoire, il la raconte dans un texte intitulé Chaque homme est une race, monsieur le policier, publié dans Libération. Poursuivi pour outrage, incitation à l'émeute et violence envers des personnes dépositaires de l'autorité publique, Patrick Mohr a porté plainte contre plusieurs CRS, ce qui a permis à son avocat, William Bourdon, d'obtenir que les deux plaintes soient jugées conjointement (ce qui est évidemment une très bonne nouvelle). Son procès a été reporté au lundi 3 mars 2009 à 8h30. 22 octobre, Paris : procès en appel de Romain DUNAND contre Nicolas SARKOZY.
Pour avoir comparé en 2006 la politique répressive du ministre de l'Intérieur Sarkozy à celle du régime de Vichy, Romain Dunand a été condamné en février 2008 à 800€ d'amende. (A noter que la plainte du président de la République a été déposé 4 jours après son élection à l'Elysée.) Le Parquet a requis une amende de 1.000 €. Délibéré le 26 novembre. Le texte de soutien de la CNT à Romain, sur le site du Réseau éducation sans frontières (RESF).
23 octobre, Laval : procès de Hervé EON pour offense au président de la République Lors de la venue de Nicolas Sarkozy à Laval le 28 août 2008, Hervé Eon, militant mayennais de PRS (Pour la République sociale), se rend à la manifestation organisée contre le chef de l'Etat. Se déplaçant à vélo sur le parcours du cortège présidentiel, il est immobilisé sur le trottoir par des policiers en civil. Au passage du cortège, il brandit une pancarte où il a inscrit "Casse-toi, pov'con". Ce qui lui vaut d'être poursuivi, non pas pour plagiat, mais pour offense au président de la République française. Son procès a eu lieu le 23 octobre devant le tribunal correctionnel de Laval. Le Parquet a requis une amende de 1.000 €. Délibéré le 6 novembre. Une pétition de soutien circule sur le site de PRS53.
13 novembre, Vesoul : procès de Simone LEVAVASSEUR pour outrage au préfet Décembre 2007. Suite à l'expulsion d'une jeune femme géorgienne vers Tbilissi, Simone Levavasseur, militante syndicale, associative, réagit en envoyant à la préfecture de Haute-Saône un courriel dans lequel elle établit un parallèle entre "l'actuelle politique gouvernementale en matière d'immigration" et "le début des années 1940". Après avoir refusé une composition pénale, (une amende de 300€ avec sursis et 5 ans de mise à l'épreuve, en échange d’une "reconnaissance de culpabilité"), elle revendique le droit de se défendre dans un procès public et comparaît pour outrage au préfet le jeudi 13 novembre à 9h, devant le tribunal de Vesoul. Tous les détails sur le site de L’Alsace et de RESF. Publié par CODEDO à l'adresse 12:20