Le combat contre AD pour certains décidemment ne s'arrête jamais.
Autant, nous comprenons que le soutien aux emprisonnés sous accusation de terrorisme est essentiel, autant nous nous étonnons de la phrase suivante trouvée dans un article de soutien aux emprisonnés de Tarnac de Serge Quadruppani "L’antiterrorisme ou la terreur integrée".
" Ne pas se couper des rapports sociaux quotidiens (au contraire de ce que fit, par exemple, AD), et éviter de confondre la subversion avec la guerre sont deux des points essentiels d’une action qui refuse sa réduction au « terrorisme ». On ne le répètera jamais assez : la terreur n’est pas une arme révolutionnaire, c’est TOUJOURS l’arme d’un Etat ou d’une force qui aspire à devenir un Etat."
Pourquoi dans un article de soutien à des militants emprisonnés, cette phrase sur Action directe. Quel peut-être l'effet d'une telle phrase et d'une telle affirmation? Si ce n'est créer la distance?
Est-ce bien le moment alors que nous nous battons toujours pour obtenir la libération de militants emprisonnés depuis plus de vingt ans, qui ont connu toutes les mesures antiterroristes durant ces décennies et qui sont libérables depuis plusieurs années?
Pour nous, l'heure est à la solidarité de tous face à des mesures prises au nom de l'antiterrorisme (ainsi, nous informons régulièrement par exemple sur le combat "d'Isa" et de ses camarades). Et au combat du maximum de militants pour obtenir la libération des prisonniers d'Action directe.
Rappelons à ce propos qu'un rassemblement est prévu le 21 février devant la prison d'Ensisheim où est emprisonné Georges Cipriani. Le lendemain, cela fera 22 ans qu'il est emprisonné, 4 ans qu'il pourrait être libéré et plus d'une année qu'il attend la réponse à sa demande de libération conditionnelle! Une réunion d'information est prévue à Paris. Des groupes s'organisent dans différents lieux. Le blog informera sur les initiatives et les possibilités de covoiturage.