Libération des prisonniers d’Action Directe !
kommt mit - vieni - come with us - bizimle gel - venez nombreux
Nous serons le 21 février 2009 devant la prison d’Ensisheim, France.
Le 21 février 2009 est le 22e anniversaire de l’arrestation des camarades d’Action Directe : Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan et Georges Cipriani.
Georges a déposé sa demande de libération conditionnelle en 2007. En janvier 2009 il n’y avait toujours pas de réponse à cette demande.
L’année dernière, alors que Jean-Marc Rouillan venait d’obtenir une semi-liberté, nous espérions que le rassemblement à Ensisheim serait le dernier !
Mais le gouvernement Sarkozy, jouant sur la médiatisation de viols d’enfants et autres crimes sexuels, aggravait les lois sécuritaires et instaurait la loi sur la rétention de sûreté. La libération de Georges est alors de nouveau retardée.
La loi sur la rétention de sûreté permet initialement de retenir enfermés à vie certains prisonniers condamnés pour des « crimes graves » à des peines supérieures à 15 ans, et ce une fois leur peine accomplie.
Mais également en raison de cette loi de février 2008, tous les prisonniers condamnés à perpétuité qui déposent une demande de libération conditionnelle doivent subir une expertise de psychiatres et de psychologues. C’est pourquoi Georges a été transféré six semaines au CNO (Centre National d’Observation) de la prison de Fresnes en juin et juillet 2008. Et il n'y a pas de délai pour que les expertises soient présentées à la justice.
La résistance politique est psychiatrisée.
On nie l’existence de prisonniers politiques et on tente d’assimiler leurs actes à des "cas psychologiques ou psychiatriques ».
Début avril, une vaste opération de propagande impérialiste se tiendra à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de l'OTAN. En réponse aura lieu à Strasbourg une forte mobilisation anti-OTAN.
AD et la RAF ont mené dans les années 70 et 80 le combat armé contre l’impérialisme et le capitalisme. L’OTAN, en tant qu’instrument militaire de réalisation des intérêts impérialistes, constituait une de leurs cibles stratégiques.
Les camarades issus de ces combats et qui sont toujours emprisonnés ont toute notre solidarité !
Georges a eu de multiples activités avant de décider de rejoindre l'organisation Action Directe : Il milita au syndicat CFDT à l’usine Renault-Billancourt (Paris) pour y publier un journal syndical ("Prairial"). Après son déménagement à Francfort, à la fin de 1972, il milita au Schwarze Hilfe (Le secours noir), organisation anarchiste pour les prisonniers, au collectif SPK (Collectif Socialiste des Patients) et discuta, en tant que travailleur précaire, des luttes contre l'oppression et l’exploitation dans les usines et les bureaux. Il s'engagea également dans le combat antinazi en République Fédérale d’Allemagne.
Georges, qui a vécu dix ans à Francfort, faisait partie en 1974 des premiers squatteurs du centre de jeunesse de Bockenheim, lieu qui a été de nouveau squatté au mois d’août 2008.
Qui était Action Directe ?
Action Directe était une organisation de guérilla communiste qui dans les années 80 menait, avec d’autres organisations, la lutte armée en Europe. Leurs actions s’inscrivirent toujours dans une ligne internationaliste et furent toujours liées aux luttes des trois continents contre l’exploitation, l’impérialisme et ses structures militaires. Depuis 1985 les militants d’AD avec ceux de la RAF en République Fédérale d’Allemagne poursuivaient la stratégie de l’unité des révolutionnaires en Europe de l’Ouest. Action Directe mena des actions contre le responsable des trafics d’armes en France (Général Audran) et contre le PDG de Renault (Georges Besse). Georges Besse était un exécuteur de déstructurations industriels et de licenciements de masse.
kommt mit - kommt mit - vieni - vieni - vieni - come with us - come with us - come with us – bizimle gel – bizimle gel - bizimle gel - venez nombreux - venez nombreux - venez nombreux
21 février 2009 à 15 Heures
Rassemblement devant la prison d’Ensisheim
Rendez-vous rue Jacques Balde, 68190 Ensisheim
[Bas-Rhin, prés de Mulhouse]
Pour un départ groupé de Strasbourg :
Rendez-vous à 13 Heures place de Lattre de Tassigny (Place de la Bourse).
Pour les départs groupés d’autres villes (Bruxelles, Lille, Paris, …) :
Renseignez vous auprès des collectifs locaux de soutien.