C'était un appel lancé en 2000. Devant ce qui se passe aujourd'hui.
Le réenfermement de Jean-Marc Rouillan,
véritable déni de justice,
obtenu avec l'aide sans conteste des médias
dans des conditions qui le mettent tellement en danger qu'il a dû être hospitalisé
L'avis négatif de la commission pour Georges Cipriani et l'inquiétude pour l'examen de sa conditionnelle
la psychiatrisation de l'engagement politique
l'utilisation de la rétention de sûreté
N'est-il pas temps de lancer un nouvel appel pour faire la lumière sur l'acharnement contre ces prisonniers. N'est-il pas temps que ceux qui refusent l'utilisation de la psychiatrie, qui luttent contre la rétention de sûreté, qui refusent la subordination des médias au pouvoir, prennent conscience que ce qu'ils refusent et combattent, est appliqué aux militants révolutionnaires, et que cela peut signifier pour eux une peine sans fin et un danger réel pour leur vie.
le 3 février 2000 - Appel pour Georges Cipriani et Nathalie Ménigon Dans un communiqué rendu public hier, plusieurs personnalités indiquent qu’informées " tant par des témoignages de prisonniers que des représentants syndicaux pénitentiaires, sur les conditions de détention infligées aux prisonnières et prisonniers d’Action directe et les conséquences physiques et psychiques de détérioration que de telles conditions engendrent, une commission d’enquête formée de juristes, d’avocats, d’écrivains, d’universitaires et de médecins s’est formée ". Elles en appellent " à toutes les personnalités morales ou politiques, afin qu’une enquête soit rendue possible sur l’état de santé et les soins apportés aux prisonnières et prisonniers qui en ont le plus urgent besoin, en particulier Georges Cipriani et Nathalie Ménigon ". Les premiers signataires sont Jean-Pierre Faye, Geneviève Clancy, Jacques Gaillot, Henri Malberg, Léon Schwartzenberg, Philippe Tanceli, Catherine Vieu-Charier, Antoine Comte, Mireille Mendès-France.