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Ils parlent avec leurs mots, leurs images de J.M. Rouillan (1). Sur le site Marginales

Pour consulter le blog: linter.over-blog.com

Ce sont des images, des articles plus anciens. Ils sont le témoignage de soutiens divers. Ils participent de l'information sur la situation de Jean-Marc Rouillan et de la mobilisation sur sa libération. L'article d'aujourd'hui témoigne de l'activité de la revue Marginales.

Le site de la revue Marginales informe régulièrement depuis la révocation de la semi-liberté sur la situation de Jean-Marc Rouillan. On y trouve  les articles, textes en relation avec la pétition de fin 2008, mais aussi les liens avec les articles publiés sur les sites et blogs.

Articles sur le site de marginales
Photo reprise de la page d'accueil pour Jean-Marc Rouillan

J’apprends à écrire - Jérémy Beschon

 

"Ce texte est dédié à Jean-Marc Rouillan réincarcéré en octobre 2008

parce que ses non-dits dérangent."

vendredi 19 décembre 2008

 

J’apprends à écrire explore les relations entre langage et pouvoir. Il donne à lire et à entendre la manière dont l’apprentissage de la langue est devenu pour l’enfant « civilisé » celui de la séparation des êtres et des objet ainsi que celui du respect de la hiérarchie. Il énonce les liens qui s’établissent dans l’apprentissage scolaire entre identité, singularité, possession et plaisir et raconte comment la norme sociétale s’impose à l’intérieur de l’enfant par les interdits et la surveilllance dont « l’avoir » est le seul objet. Ainsi la langue, devenue police, peut à loisir criminaliser l’individu qui prêtendrait être libre sans passer par l’avoir.

 

Écrit au début de l’année 2008 pour le collectif  Manifeste rien, il a été mis en scène par Jean-Battiste Couton et Jérémy Beschon et lu dans plusieurs festivals par Virginie Aimone accompagné d’une installation sonore et graphique de Kévin Donlon

 

Ce texte est dédié à Jean-Marc Rouillan réincarcéré en octobre 2008 parce que ses non-dits dérangent.


 

Humiliation - Cédric Demangeot

 

Donner à un homme la liberté sans lui reconnaître celle de la parole

dimanche 16 novembre 2008


Ce commentaire a été envoyé le 21 octobre 2008.

Donner à un homme la liberté sans lui reconnaître celle de la parole, c’est un peu comme lui donner du pain après lui avoir arraché les dents. C’est se foutre de sa gueule et, accessoirement, l’humilier.

 

Cédric Demangeot

Poète et éditeur dans l’Ariège.



Images du Nord

Patrice Bardet -La parole bâillonnée

dimanche 16 novembre 2008


Cette réaction à la réincarcération de Jean-Marc Rouillan a été postée le 20 octobre 2008 en même temps que sur le site de Bellaciao qui relaie les pétitions de soutien émises par « Les mots en marche ».

On n’a certes pas encore réhabilité la peine de mort, mais voila ce que y ressemble fort : la mort lente, la parole bâillonnée, l’embastillement perpétuel pour cause d’engagement politique. Le moindre de ces soutiens est apporté par la « candidate » d’une soit disant « gauche » qui renie tous ses principes, les uns après les autres, au point de ne plus se distinguer que par des postures politiciennes de la droite, voire de l’extrême droite. Voila qui donne raison par avance à toutes les révoltes, qu’elles soient pacifiques (elles seront tout autant réprimées), que violentes.

Quelle justification peut-on donner à la seule action pacifique, alors que la réponse sociétale n’est que domination, sans limite ? Rouillan, comme d’autres, a eu un tort : celui ne ne pas être en phase avec son époque. Sinon, il serait un héros ! Cela, les caciques politiciens, piliers du système, grands profiteurs de droite ou de "gôche" unis, ne peuvent l’effacer, et tenteront par tout moyen de faire disparaitre sa parole et celle de bien d’autres.

Pensent-ils pouvoir contenir la colère, la révolte du peuple ? Réprimer à tout va ? Jusqu’à ces gosses qui ont pris plusieurs mois de prison ferme (à Dijon) pour avoir participé à une manifestation lycéenne, n’avoir pas accepté sans réagir (modérément) à ce qu’une voiture leur fonce dessus ? Accepter de voir ces patrons criminels blanchis devant la « Justice » ? Accepter les milliers de morts de l’Amiante ? Tolérer les 2000 morts par au travail, sans jamais qu’aucun patron ne soit inquiété ? Accepter ce système de mort, « légal », soit la cause directe de plusieurs milliers d’enfants chaque jour de par le monde ? Accepter ces milliers de morts chaque année aux portes de la forteresse Europe ? Jusque quand ? Il y aura une limite. (Re)Lire un roman prémonitoire : Le Talon de Fer de Jack London.

Patrice Bardet

Militant syndical et informaticien à la Caisse régionale d’assurance maladie du Nord-Pas-de-Calais.

 

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