Nous avons appris ce jour le refus de libération conditionnelle opposé à Georges Cipriani.
Après plus de 22 années de prison et une procédure exceptionnellement longue de 22 mois, après une décision pourtant favorable en première instance, c'est finalement le Parquet, qui avait fait appel et donc l'Etat, qui a emporté la décision.
Pourtant ses camarades, Nathalie Ménigon et Jean-Marc Rouillan avaient eu une réponse favorable et le dossier de Georges Cipriani n'est en rien différent. Alors pourquoi?
Parce que l'on reproche à Georges Cipriani de ne pas avoir pris suffisamment de distance avec ce qui l'a amené en prison? C'est ce qui est avancé, mais c'est surtout parce que la porte qui s'était entrouverte pour ses deux camarades, s'est entre-temps brutalement refermée. Aujourd'hui, le temps est à la crise et le temps est à la répression: militants, jeunes en révolte, ouvriers, habitants dans les dits territoires d'outre-mer le savent bien.
Alors, on découvre brusquement que le dossier présenté par Georges Cipriani, jusqu'à ce jour jugé très favorablement, n'est pas recevable: le lieu, Strasbourg, alors que Georges est emprisonné depuis plus d'une décennie à quelques kilomètres, à Ensisheim. On lui reproche son travail mi-temps, alors que Georges Cipriani a près de 60 ans et que trouver un emploi n'est pas des plus simples. Et que la structure accueille souvent des prisonniers en semi-liberté
Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage!
Quant on veut enterrer en prison un militant d'Action directe, tous les prétextes sont bons.
Nous adressons à Georges toute notre solidarité.
linter