Par luxemb
Ce n’est pas nouveau, cette opposition. Encore fallait-il l’oser. Mais cela est-il si difficile dans un pays qui sait si peu sur le fascisme.
Ce n’est pas nouveau et l’art dégénéré, terme de Goebbels, servit à désigner tout ce qui était vivant d’art et d’artistes au moment de l’accession d’Hitler au pouvoir. Il servit à désigner ceux que l’on devait faire disparaître.
Une première exposition a lieu, en 1935, eh oui, à Nuremberg. La seconde est organisée à Munich en 37, puis parcourra l'Allemagne jusqu'en 1941. Cette exposition regroupait près de sept cents oeuvres confisquées dans les musées depuis 1933, rassemblées autour de thèmes : expressionnisme, abstraction, Dada, religion, antimilitarisme, artistes juifs, femmes. Le prix d’acquisition était indiqué.
On y trouvait le Bauhaus, Kandinsky et Klee qui fuient l'Allemagne dès 1933, les expressionnistes comme Kirchner qui se suicide peu après, Nolde demeuré en Allemagne, mais interdit de peindre, Kokoschka, qui, après avoir fui l'Autriche pour Prague, se réfugie à Londres, ou encore Beckmann dont un Christ "difforme" et "immoral" se trouvait à l'entrée de l'exposition. Figuraient aussi des représentants de
L'émotion à l'étranger n'empêchera pas les nazis de continuer l'épuration des collections publiques et prodiguer aux artistes des interdictions d'exposer et même de peindre . On estime à 4.829 le nombre de peintures, sculptures ou dessins détruits sur ordre de Goebbels à la veille de
Les styles : Dadaïsme Cubisme Expressionnisme Fauvisme Impressionnisme Surréalisme Le terme d'art dégénéré est ensuite étendu au-delà des arts plastiques : musique (Schönberg, Bartok, par exemple, mais aussi la musique swing), la littérature ou encore le cinéma (Max Ophüls, Fritz Lang, Billy Wilder)
(Infos prises sur Internet - requête art dégénéré)
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