De procédure en procédure depuis 1984, Georges Ibrahim Abdallah, reste en prison et atteindra dans les prochains mois, sa 25ème année d’emprisonnement.
25 ans pour avoir détenu des faux papiers qui se sont révélés vrais, et pour ensuite, de l’intérieur de sa prison fortifiée, avoir soit disant ‘’organisé’’ les éliminations d’individus au service des lobbies américano-sionistes… le délire ! C’est bien là, à une justice aux ordres qui craint les véritables révolutionnaires, que nous avons à faire.
Aujourd’hui, les familles des militaires morts en août en Afghanistan, pleurent leurs proches qui sont « morts au champ d’honneur » pour reprendre la formule, mais savent elles que leur chagrin sommes toute légitime, est le fruit de l’alliance entre l’impérialisme étasunien et le colonialisme sioniste israélien, qui ordonne aux « caniches » d’envoyer leurs jeunes à la guerre.
En effet, qui sait encore aujourd’hui, qui en parle encore aujourd’hui, qu’il y a 30 ans, les filles afghanes se promenaient en mini jupe dans les rues de Kaboul, qu’elles avaient comme tous les enfants et les adultes de ce pays, aujourd’hui dévasté et occupé, le droit à l’éducation gratuite, le droit à la santé gratuite… et qu’elles vivaient dans un pays socialiste où la priorité est l’être humain, l’émancipation et le progrès social.
Qui, aujourd’hui, sait encore, qui en parle encore aujourd’hui, que l’impérial-sionisme a, via ses services secrets que sont la CIA, la NSA et le Mossad, formé la « rébellion » incarnée par Massoud, éliminé depuis par ces mêmes services, et fourni des armes de haute technologie aux milices talibanes, pour déstabiliser le régime et amener les troupes soviétiques à intervenir militairement.
Donc, ceux qui ont blessés et tués les soldats de l’armée française, sont indirectement les mêmes qui ont fournis du matériel et des armes aux forces talibanes. Ces forces ne sont en fait que le résultat de l’alliance entre les clans tribaux et féodaux qui avaient été réduits au silence par le régime socialiste. Cette alliance fomentée, armée et organisée par la CIA et le Mossad, a créé une sorte d’armée blanche conservatrice et contre révolutionnaire avec comme base la religion dévoyée.
C'est-à-dire que les lobbies américano-sionistes, soutenus par les forces et dogmes judéo-chrétiens, notamment par Paul XI puis Jean-Paul II, sont à l’origine d’une guerre débutée il y a 30 ans bientôt, au nom de l’Islam. Mais le but était de s’approprier une zone d’influence géostratégique, dans un moment de doute en Union Soviétique avec la période ou débute une Pérestroïka qui sonnera 10 ans plus tard, le glas de l’URSS.
Aujourd’hui, le Liban, l’Irak, l’Afghanistan sont directement occupés par des forces militaires étrangères, l’Egypte est le 2ème récipiendaire des aides financières étasuniennes après Israël, la Turquie est une base militaire de l’Otan (n’est-ce pas le Mossad qui a arrêté le camarade Occalan du PKK), les pays du Moyen-Orient sont sous tutelle occidentale, et la Palestine a été réduite à sa plus simple expression territoriale où elle subit un apartheid qui mécaniquement attise haine et révolte.
Toutes ces occupations, ces tutelles, ces colonisations directes ou latentes, amènent les forces révolutionnaires à s’organiser pour reconquérir territoires et droits, histoire et dignité.
Georges Ibrahim Abdallah, comme Georges Habache avant lui et bien d’autres combattants révolutionnaires arabes, sont des symboles de la liberté et de la lutte contre les occupants. Et c’est pour cette simple raison que l’Etat français et les gouvernements successifs le maintiennent en prison depuis 25 ans, à la demande directe de leurs amis naturels étasuniens et sionistes.
Georges Abdallah n’est pas dangereux physiquement mais son influence de grand révolutionnaire intègre et dévoué, a dépassé les frontières libanaises, et il est considéré par le prolétariat du Moyen Orient comme un symbole, comme un « petit père des peuples », il suffit d’en parler dans les quartiers populaires de ces pays pour se rendre compte à quel point il est aimé par le Peuple.
Et pourtant, ici c’est l’omerta médiatique ou alors quand ils en parlent, c’est pour le salir. En le salissant, ils trahissent des peuples en lutte, ils trahissent l’histoire et la révisent : ILS, se sont les média-menteurs, média-fraudeurs, média sous perfusion des lobbies américano-sionistes.
Les véritables révolutionnaires n’apparaissent jamais dans cette presse audiovisuelle ou écrite, qui ne sait que déblatérer des mensonges et distiller des contres informations sans amener aucune preuve ni investigation.
Les véritables révolutionnaires sont celles et ceux qui agissent à leur niveau, par une présence effective et un soutien quotidien et sans faille aux camarades avec un grand C, aux révolutionnaires avec un grand R, qui subissent ou qui ont subis les vengeance haineuse des portes flingues du capital, pour avoir luttés contre l’injustice, la guerre, le racisme d’Etat, le colonialisme et l’exploitation. Des Camarades Révolutionnaires qui agissent ou ont agit pour le progrès social, pour le socialisme, pour la reconnaissance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Georges Ibrahim est un camarade a qui l’Etat français et les états américano-sionistes, demandent « la repentance pour lui pardonner » et le libérer. Quel révolutionnaire peut accepter cela ?
Au moins, pour celles et ceux qui n’auraient pas encore compris, cela prouve bien que la justice « divine » est intimement liée à la justice d’une classe qui a la haine viscérale de celle qu’elle exploite, spolie, asservie, affame, opprime et tue chaque jour, une classe fondamentalement révolutionnaire que le capital veut désarmer à tout prix et avec toutes les méthodes, même les plus pernicieuses voire inquisitoires.
Voilà pourquoi, le 20 septembre, à 11h30 devant la prison de Fresnes,à l'appel de nombreux collectifs, la mobilisation doit être forte pour exiger la libération rapide de Georges Ibrahim Abdallah, un Camarade Révolutionnaire.