Beaucoup de mots ont été dits depuis ce six octobre, date où un juge a décidé de remettre un homme en prison pour risque de trouble à l'ordre public. Risque qui existerait à partir du moment où cet homme pourrait rentrer en relation avec les médias.
Beaucoup de mots ont été dits mais quel journaliste, quel média s'est élevé contre cette atteinte à la liberté d'un homme.
Contre cet enferment pour empêcher tout contact avec eux.
Contre cet enfermement pour le prix d'une interview.
Cela aurait été essentiel pourtant pour eux car que seraient-ils sans le courage de certains de parler.
Et que deviendraient-ils si pris par la peur, certains refusaient de témoigner?
Demain, c'est sur un autre plan que les choses vont se décider: l'analyse d'une phrase qui suffit au parquet pour demander la levée de la semi-liberté et le processus de libération conditionnelle.
De nouveau, il suffit de lire et de montrer une toute simple honnêteté intellectuelle pour se rendre compte que le motif d'inculpation n'existe pas.
Alors demain, tous ceux qui ont relayé la version inexacte du Parquet, tous ceux qui n'ont pas montrer la réalité telle qu'elle est, vont-ils de nouveau jouer la liberté d'un homme, dans leurs commentaires.
La vérité est claire et toute simple: Jean-Marc Rouillan n'a pas enfreint les règles de sa semi-liberté, il n'y a pas donc de raison de lever celle-ci.
Toute autre décision serait illégale.
Nous pensons que l'audience de demain ne peut que décider la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan et la reprise du processus qui devrait l'amener dans moins de deux mois à la libération conditionnelle.
(linter)
(Collage de Joëlle Aubron)