MOLP
Mouvement Ouvrier de Luttes Prolétariennes
La vie de Jean-Marc ROUILLAN est suspendue à la décision d’un juge d’application des peines, qui demain 16 octobre 2008 , aura à décider de la révocation ou non de sa semi liberté, après que la Chancellerie eût ordonné sa réincarcération.
Jean-Marc, après avoir purgé une peine incompressible de 18 ans, dont 7 en isolement total, suivie, de deux année de rab, deviendra t’il demain, un prisonnier d’opinion ?
Dans ce pays, qui entend donner des leçons de démocratie et de droits de l’homme au monde entier, ne pas s’exprimer sur un sujet sur lequel il vous est interdit de vous exprimer, devient un délit qui peut vous rejeter dans les abîmes de la prison à vie.
M. Sarkozy, refuse l’entrée de la Turquie dans l’espace communautaire européen, pour les raisons que ce pays ne respecte pas les droits humains élémentaires et le droit d’expression, et rappelez vous le tôlé médiatique de la bande à Ménard pour que la France ne participe pas aux jeux de Pékin, dans la Chine où les droits humains et d’expression ne seraient pas respectés.
On peut se demander ce que fait RSF, celle qui prétend défendre la liberté d’expression et de la presse. Même si son président a démissionné de ses fonctions à vie dans la structure, que font RSF, ses adhérents, ses sympathisants… pour soutenir le journaliste de l’Express qui a interviewé Jean-Marc au nom de la liberté d’expression. Car c’est bien un article qui a servi de prétexte pour déclencher un procès inquisitoire sur la notion du repentir, qui n’est encore dans la Loi, sauf pour les patrons véreux, mais dans les missels et les ouvrages théologiques.
Dans le même temps, M. Sarkozy met en application son droit de ne pas expulser Marna Petrella pour des raisons humanitaires, et c’est tant mieux, mais de l’autre, la Chancellerie dont il est le membre le plus éminent, interprète une interview, sommes toute banale, pour remettre Jean-Marc Rouillan derrière les barreaux.
Délit d’expression, c’est bien la raison de cette réincération au pas de course voulue par le pouvoir.
La semi conditionnelle accordée à Jean-Marc Rouillan était assortie de diverses interdictions, notamment sur les faits et les actes d’Action Directe, elles ont été respectées puisqu’il a refusé de s’exprimer sur le sujet.
Concernant la lutte armée, elle est incontestablement et historiquement un passage obligatoire dans une trajectoire révolutionnaire. Ce n’est ni une idiotie ni un scoop, c’est une réalité objective, affirmer le contraire serait révisionniste, et se serait nier la création révolutionnaire de la République Française de 1789, qui fût la mère des révolutions modernes à l’échelle du temps.
Croire que le camp antagoniste à la classe ouvrière se laissera dépouiller de tous ses biens, sans réagir violemment, c'est-à-dire sans créer l’affrontement violent contre les masses en luttes pour leur émancipation et leurs droits à l’égalité dans un pays dépourvu de classes, est une négation grave de l’histoire humaine.
La masse des travailleurs exploités n’est pas cruelle ni violente par nature, elle n’est ni guerrière ni expansionniste, c’est bien les bourgeoisies qui le sont, ce sont elles qui déclenchent de fait la violence armée.
La preuve est devant nos yeux aujourd’hui, avec ce qui se passe en Bolivie, car tout démontre, que c’est bien la bourgeoisie qui entend déstabiliser par la violence, un président, un parlement et un gouvernement qui ont été élus démocratiquement par le Peuple.
Voilà ce que voulait dire Jean-Marc, je ne parle pas de mon passé, je n’en ai pas le droit et la lutte armée est un fait incontournable dans un moment T de l’histoire.
Comment le pouvoir pouvait il déstabiliser un parti en construction, qu’on soit pour ou contre, qui entend lutter démocratiquement, c'est-à-dire par la voie des urnes, contre le capitalisme. Un système qui vient de montrer sa violence dans les dernières semaines, avec les milliers de suppressions d’emplois prévues et le sacrifice de milliers de familles sur l’autel de la rentabilité des dividendes des actionnaires.
Rouillan le révolutionnaire communiste au côté de Besancenot, le révolutionnaire trotskiste, deux parcours, deux idéologies qui se croisent un temps pour se diriger peut être dans la même voie, était un pas de trop pour le pouvoir.
Deux bêtes politiques qui s’allient un temps, un moment, pour une expérience peut être vouées à l’échec ou à la victoire, seule l’histoire le dira. Rouillan-Besancenot, deux parcours, deux noms, deux personnalités détestées ou estimées, deux histoires qui résonnent dans les masses et dans la classe ouvrière comme ont résonné les noms de Lénine et Staline, Castro et Guevarra, Robespierre et Desmoulin… pour des Peuples en lutte du monde entier.
Il fallait faire taire Jean-Marc Rouillan et éviter son retour en politique par l’intermédiaire de la création du NPA. Son droit d’expression démocratique sur des sujets du moment sans jamais aborder les sujets de son passé, c’est ce qui a inquiété les politiciens, et c’est la réaction de Hollande qui le démontre le mieux quand il s’adresse à Besancenot pour lui dire qu’il fait une erreur en acceptant un « terroriste » dans ces rangs du NPA.
C’est bien la preuve qu’ils ont la trouille, pas d’une révolution socialiste, mais d’être mis en difficulté politiquement sur des sujets de société, des sujets qu’ils ne veulent aborder que dans le cadre des réformes en lien avec le libéralisme, Delanoé n’a-t-il pas dit qu’il était socialiste et libéral ?
Délit d’opinion, délit d’expression délit d’être resté communiste même après 22 ans de prison, délit d’être un animal politique, délit d’être intelligent, délit d’être du côté du prolétariat de la lutte prolétariennes…voilà ce que les pouvoirs et les instruments politiciens reprochent à Jean-Marc Rouillan qui est resté un homme debout, fier et communiste, malgré les épreuves et toutes les expériences menées pour le casser moralement, psychologiquement et physiquement.
ROUILLAN RESTERA DANS L’HISTOIRE, DANS LES MEMOIRES ET DANS LES CONSCIENCES DE CLASSE, CE QUI NE SERA PAS LE CAS D'UN GRAND NOMBRE DES VEDETTES DE LA POLITIQUE BOURGEOISE DU MOMENT.
Les masses ouvrières et prolétariennes ont tout intérêt à soutenir Jean-Marc ROUILLAN, non pas pour son intégration dans le NPA, mais pour sa lutte pour le droit des peuples à se doter d’un système ou l’exploitation, l’actionnariat, les droits divins des patrons, et les classes sociales, sont bannis... un régime socialiste ou l’être humain est le capital le plus précieux.