Va-t-on recommencer ce qui s'est passé avec Joëlle Aubron? La nécessité d'une mobilisation incessante pour obtenir sa sortie pour raison médicale. Les déclarations indécentes du pouvoir qui ont accompagné son année et demie de survie dehors.
Jean-Marc Rouillan ne devrait pas être emprisonné. La révocation de sa semi-liberté était un déni de justice.
Jean-Marc Rouillan a effectué près de 22 ans de prison et a connu quelques mois d'une semi-liberté totalement surveillée et sous pression.
Sa réincarcération est inhumaine, elle se passe de plus dans des conditions invraisemblables pour un prisonnier en longue peine.
Aujourd'hui, Jean-Marc Rouillan a dû être hospitalisé. Seule la vigilance de ses amis et proches ont permis que soit pris en compte son état de santé. C'est l'interview d'un collaborateur d'Agone qui a permis de faire connaître vers l'extérieur ce qui se passait et ce sont ses amis et proches qui ont pu alerter son avocat
"J'ai été alerté il y a quatre, cinq jours qu'il était très malade depuis trois semaines, un de ses amis, médecin, l'a vu jeudi et a constaté qu'il était très faible, qu'il avait perdu plusieurs kilos", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Jean-Louis Chalancet.
"Vendredi, il a été transféré à l'hôpital Nord, il souffrirait d'une pneumopathie", a-t-il ajouté, mettant en cause l'attitude de l'administration pénitentiaire qui n'aurait, selon lui, pas pris la mesure de la maladie de son client qui n'aurait pas été soigné.
L'acharnement de l'Etat doit cesser. En prison, il reste l'ôtage du pouvoir et sa vie est menacée. La "justice" doit revenir sur une décision inique ... Jean-Marc Rouillan doit être libéré.
linter
le 8 mars 2009