Mercredi 11 mars, Ivan et Farid ont été convoqué devant les juges d’instruction pour une audition sur l’instruction en cours. Mais surtout, il s’agissait pour le parquet et aux juges de demander leur réincarcération sous prétexte qu’ils seraient en récidive de violation de contrôle judiciaire ( voir "le "cadeau" de la juge anti-terroriste : durcissement du contrôle judiciaire d’Ivan et Farid" sur http://nantes.indymedia.org/article/14975) . Les flics les auraient vu ensemble à certains rassemblements en solidarité avec Isa (incarcérée à ce moment-là). Leur contrôle judiciaire leur interdisait « d’entrer en contact de quelque manière que ce soit ». Le Juge des Libertés et de la Détention M. Maton a donc suivi les réquisitions du procureur. Et, Farid a été amené à la prison de la Santé dans la soirée. Ivan, quant à lui, ne s’est pas présenté à sa convocation.
La réincarcération de Farid est un exemple parmi d’autres de la manière dont le contrôle judiciaire permet à la justice de garder à disposition et d’accroître son contrôle à une population bien supérieure aux capacités des prisons. Présenté comme une manière d’éviter l’incarcération, le contrôle judiciaire reste une forme d’enfermement car la prison est suspendue au-dessus des têtes pour le moindre écart aux contraintes fixées par la justice. Des contraintes qui s’étendent à de nombreux domaines : lieux de vie, horaires, fréquentations et activités. La pression est donc permanente, alimentée par une surveillance policière potentielle. Le quadrillage du temps travail-maison-travail vise à faire marcher droit. Cette mise à disposition et ce contrôle hors les murs de la prison sont une des marques de cette société toujours plus carcérale. Et, au delà de la volonté punitive, les flics et les juges trouvent tous les prétextes pour maintenir et/ou remettre en prison les personnes inculpés dans cette affaire. L’objectif pour eux est de s’acharner à construire leur "association de malfaiteurs" , la "mouvance anarcho-autonome francilienne".
Farid va faire appel de son mandat de dépôt dans les prochains jours et devrait passer devant la Chambre de l’instruction d’ici deux semaines. Juan et Damien vont poser des demandes de mise en liberté dans les jours à venir. Affaire à suivre ....
SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES INCARCERES !
TOUT CONTINUE, ON LACHERA RIEN.
LIBERTE POUR TOUTES ET TOUS !
"Libre, en cavale, sous contrôle judiciaire ou enfermé, ces situations sont différentes mais quelle qu’elles soient, nous restons animés par le même désir de liberté et le même envie de révolte face à ce qui nous opprime."