APPEL DE LIBEREZ-LES! « L’avenir appartient à ceux qui luttent ! » : vieil adage révolutionnaire !
Depuis 20 ans, les militants révolutionnaires du groupe communiste armé Action Directe (qui, dans les années 80, ont osé défier frontalement le grand capital français, atlantiste et impérialiste) résistent, à la « mort blanche » imposer par la vengeance la plus haineuse et la plus détestable.
Le 10 mai dernier, un espoir est né quand le juge d’application des peines de la Cour spéciale de Paris accordait pour la première fois un régime de semi-liberté à Nathalie MENIGON invitée à travailler dans une entreprise paysagère, le jour, et à retourner en prison la nuit.
Moins d’une heure plus tard, le Parquet faisait appel d’une décision pourtant assortie de dispositions restrictives très sévères et très strictes. Un appel qui, soyons-en sûr, est liée à la personnalité du ministre de la Justice en place à ce moment. Nous ne rappellerons jamais assez que Pascal Clément a été l’un des 5 députés à voter contre l’abolition de la peine de mort en septembre 1981.
On pourrait ainsi croire qu’entre la décision de semi-liberté prise par la Cour spéciale et l’appel du Parquet général, il y a une manœuvre politique en lien avec la période électorale en cours. Mais nous espérons nous tromper sur ce point et que cette semi-liberté accordée à Nathalie MENIGON, n’est pas qu’un simple effet de manche à fin de propagande…
Le jeudi 28 juin, à 13h30, le Tribunal en charge de se prononcer sur l’appel du Parquet, entendra à nouveau Nathalie. Les motifs de l’appel s’appuient sur deux points : Nathalie n’aurait pas eu assez de compassion pour les parents des « victimes » et son projet de réinsertion ne serait pas crédible.
Libérez-les ! vous donne RDV à 13h00 ce 28 juin, devant la Préfecture d’Arras pour rappeler que nous ne lâcherons jamais !
Nathalie, comme ses camarades, a toujours refusé de se repentir pour les actions armées menées dans le cadre de l’affrontement révolutionnaire de classes. Par contre, elle a exprimé plusieurs fois dans des articles, qu’elle comprenait la douleur des familles, de ceux qui ont été les victimes de cet affrontement entre les classes…
Nathalie est de longue date une femme proche de la nature et des animaux. Depuis des années, elle s’est intéressée à la science de la culture des plantes et des fleurs, au point d’en être devenue une « spécialiste » dont les conseils sont appréciés par les gardiennes [comme quoi on peut être matonne et aimer les fleurs… Il y a bien un ex-ministre, maire de Bapaume qui aime les batteries industrielles (voir tract appel au 19-05)] (sic)
Il est donc tout à fait ordinaire et même vital pour elle, que sa passion historique pour les plantes et la nature, se concrétise dans ce moment si important et si déterminant de sa vie.
Assumer la volonté d’un retour à une vie normale en devenant ouvrière dans l’horticulture, malgré un handicap dû à des années de prison, d’isolement et de nombreuses grèves de la faim pour le respect d’une forme de dignité humaine, serait-il dégradant pour des hauts fonctionnaires de la magistrature d’un pays qui s’affirme être celui des Droits de l’homme ?
Notre propos n’est pas de juger les actions menées par les militants d’Action Directe, mais bien d’exiger que la vengeance d’Etat prenne fin immédiatement : 20 ans, ça suffit !
Le Samedi 23 Juin 2007
à 15h00
13éme RASSEMBLEMENTdevant la prison de Bapaume
(autoroute A1 Paris-Lille sortie Bapaume)
POUR EXIGER LA LIBERATION
de NATHALIE MENIGON et de tous les prisonniers politiques !